L’honneur perdu du médecin généraliste

22 avril 2008

Par Dominique DUPAGNE

Dupagne

Parler d’honneur perdu pour une profession régulièrement portée au pinacle médiatique par les politiques peut paraître paradoxal. Et pourtant, la médecine générale n’en peut plus et agonise sous les coups de boutoir conjugués du ministère de la santé et de celui des universités.

Comme la désertification du Sahel ou la fonte des glaces arctiques, cette agonie est visible surtout dans les campagnes où les généralistes ne sont plus remplacés, ni pendant leurs vacances, ni après leur retraite.

Je n’ai pas inventé ce titre : c’est celui d’un article de Marie Jaisson dans la revue Actes de Recherche en Sciences Sociales. Bien qu’il date de 2002, il reste d’une actualité criante. Il explique notamment les raisons historiques qui conduisent certains spécialistes hospitaliers à considérer les généralistes comme des sous-médecins, indignes de former leurs pairs, d’obtenir les mêmes titres universitaires qu’eux, et de devenir les véritables spécialistes de leur profession. Pour eux, le seul lieu d’excellence est l’hôpital et ils assimilent les MG pourtant spécialistes en soins ambulatoires à des “officiers de santé”.
Quelques chiffres résument bien la situation :

-  Parmi la soixantaine de médecins conseillers de Xavier Bertrand, ne figurait qu’un seul généraliste.
-  Les généralistes représentent 50% des médecins formés par l’université. Mais les moyens en hommes et en locaux que l’université met à la disposition de la médecine générale ne dépassent pas 10% des ressources globales.
-  Il y a en France dix fois plus de professeurs des universités dans chaque spécialité d’organe [[Terme imparfait désignant les spécialités médicales autres que la médecine générale.]] qu’en médecine générale. Celle-ic a pourtant obtenu le statut légal de spécialité médicale, au même titre que la cardiologie ou la pneumologie par exemple. Actuellement, un spécialiste d’organe qui n’a pas été formé en médecine générale (l’immense majorité) ne peut prétendre l’exercer, tant ce métier nécessite des connaissances spécifiques dans de nombreux domaines, connaissances reconnues par ce nouveau statut de spécialiste.

Cette situation perdure depuis plus de 20 ans, avec des avancées réelles mais si peu significatives qu’elles constituent finalement plus des alibis pour maintenir le statu quo :
-  Création de quelques postes de professeurs associés, CDD strapontins éphémères ne permettant pas de se projeter dans l’avenir universitaire. Le principe d’un poste de professeur pour 3 ans n’est pas totalement absurde si l’on veut assurer un renouvellement des élites, mais il doit concerner alors toutes les spécialités et non justement ceux qui, libéraux exclusifs, ne peuvent se permettre de s’investir sans visibilité à long terme.
-  Création de “départements de médecine générale” sous dotés en moyens humains (une secrétaire à plein temps est souvent une victoire…) et matériels.
-  Enseignement du troisième cycle de médecine générale réalisé par des généralistes ne bénéficiant d’aucun statut et quasi bénévoles. Faut-il être passionné par son métier pour accepter d’enseigner dans de telles conditions !

Quelques chiffres qui frappent l’esprit : 50% des futurs médecins formés seront des spécialistes en médecine générale. Pour former ces spécialistes pendant les 3 ans de leur troisième cycle, il existe actuellement une poignée de professeurs titulaires et une centaine d’enseignants associés mi-temps en CDD.

Pour former l’autre moitié des effectifs (les étudiants qui seront spécialistes d’organe), il existe 5000 enseignants titulaires à plein temps.

Certes, l’université est pauvre, très pauvre. Les spécialistes d’organe utilisent en grande partie leurs structures hospitalières et le personnel hospitalier pour gérer leur activité universitaire ; mais il existe dans les locaux universitaires des laboratoires de sciences fondamentales, de pharmacologie, d’anatomie, certes indispensables également, mais qui n’ont pas vocation à monopoliser les ressources dédiées à l’enseignement universitaire.

Voir  la suite sur www.atoute.org

la cpam ne manque pas d’humour

26 février 2008

juste une copie de la lettre type adressée au patient pour renouveler leur ALD. Mon état de santé étant au mieux je l’espère dois je remplir un protocole ALD?
humour cpam

Notes du Webmestre: La pièce jointe  a été retirée car nominative pour le patient

Une sympathique soirée de formation à propos du dépistage du cancer colorectal .

27 janvier 2008
Messieurs,
Un coup de gueule:
Cette semaine,un petite soirée de FMC sur le dépistage en Franche Comté du cancer colorectal. Soirée sympa à priori ! Mais surprise, l’ on y apprend que nous allons recevoir 30 %environ de notre clientèle ( 50- 70 ans ) par vague , très prochainement. Nous allons trier les patients ( selon leurs ATCD, leurs éventuels refus d’ adhérer à ce type de campagne de dépistage…) , donner les Tests ( Hemoccult ) à ceux qui peuvent en bénéficier, leurs expliquer toutes les modalités de réalisation, les précautions de bon usage …, remplir les formulaires adéquates, les retourner à l’ ADECA (organisme qui gèrera ces dossiers) et puis en assurer un certain suivi.  Parfait. Cela est très intéressant . A part que l’ on apprend qu’ une notice informe nos patients d’ en parler au décours d ‘une consultation habituelle type renouvellement de traitement!!!!!!! Le plus fort reste à venir : Tout ce travail est rémunéré à hauteur de 2,85 euro le test reçu, oui RECU, à l’ ADECA. 2,85 les 10 minutes supplémentaires et même pas pour tous les patients, DE QUI SE MOQUE T ON ENCORE ! Je n ‘en suis toujours pas revenu. Et l’ on nous parle de Burn Out ???  Le représantant de l’ ADECA nous précise que nos syndicats ont acceptés et signés cette ” convention” . Je n’ ose même pas y croire. Si tel est le cas, … Merde alors. On nous évoque des rémunérations forfaitaires pour ce type de dépistage , pourquoi pas , mais pas à moins de 22 euros par patient vu et lors de consult. dédiées à ce sujet seul . Très cordialement

Controle IJ

2 décembre 2007

Lors d’un entretien “pédagogique” (mon oeil) sur la hauteur de mes IJ, avec le directeur de la CPAM et les MedCon chef et adjoint du controle médical deux questions m’ont interpellées:

Une assurée ayant plusieurs employeurs, à qui je délivre un arrêt de travail, est-elle comptabilisée autant de fois qu’elle a d’employeurs ou une seule fois? Réponse du directeur de la CPAM: Je ne sais pas. C’est tout de même un comble pour quelqu’un qui vous attaque sur les statistiques de la caisse.

Une employée de grande surface victime d’un lombago aïgu en accident de travail, à qui je délivre un arrêt de huit jours, veut reprendre son travail à l’issue bien qu’elle ne soit pas guérie, reprend son travail avec soins, mais le méd travail à la visite de reprise la déclare inapte temporaire et lui conseille de me revoir pour une prolongation que je lui accorde. Réponse du medcon chef: Vous n’avez pas à lui accoder cet arrêt, vous n’êtes pas assistante sociale, qu’elle se débrouille avec son employeur ou pointe à l’ANPE! Edifiant et déplorable! Non?

Votre avis.

PES pour arret maladie prolonge

16 juin 2007

jusqu’ a maintenant la caisse nous demandait de rédiger un PES en cas d’arrêt de maladie au delà de 6 mois. dernièrement la caisse envoie une lettre à un de mes patient an arrêt maladie depuis 3 mois en lui demandant de faire remplir par son médecin un PES sous 10 jours faute de quoi il y aura un arrêt de versement des ij .je prend contact avec la caisse pour explication,réponse:on vous demande de remplir un pes précocement afin de ne pas perdre de temps car au bout de 6 mois les IJ seront systématiquement arrêtées!!!!! quelle est la base légale de ses exigences nouvelles ? AU PASSAGE on fait bien comprendre au malade que si ses IJ sont arrêtées se sera la faute de médecin s’il ne se plie pas aux exigences de la caisse. si j’en avais les moyens je devisserrai rapido ma plaque RAS LE BOL!!!!

Reflexion sur la médecine générale.

20 avril 2007

” Si je prescris cela, mon employeur ne sera pas content”.

Voilà une petite phrase que je m’amuse à dire à des patients, à des visiteurs médicaux, à des confrères et même à des médecins de caisse.
Eh bien personne ne parait surpris de ce que je dis. Personne. Personne ne me retorque : “mais vous êtes des libéraux, vous n’avez pas de patron”. Personne…..

A propos de la convention :

Au début, il s’agissait d’un contrat de confiance entre les Médecins et les Caisses d’Assurance Maladie dont le but était de fixer des tarifs et en contre partie, les caisses payaient une partie des cotisations sociales des Médecins.

Maintenant, les Caisses paient toujours une petite partie des cotisations sociales des M??decins, mais pour les Médecins, beaucoup de choses ont changées :

Ils sont quasiment totalement inféodés aux Caisses qui fixent non plus seulement les tarifs médicaux mais aussi, les caisses imposent : le contenu des consultations,
le contenu des ordonnances,
la tenu du dossier médical selon leurs critères
le remplissage de tonnes de papiers qui ne servent qu’à mieux contrôler les Médecins,
des contrôles incessants de tout ce que peut faire ou ne pas faire le Médecin,
des amendes pour les Médecins qui ne se plieraient pas à leurs exigences,
des réunions avec un “visiteur” de la CPAM réguli??rement : lui est payé pour cela, c’est son travail mais pas nous.

A chaque fois que les Médecins souhaitent voir la valeur d’un acte revaloris??, il s’en suit des discussions à n’en plus finir, discussions au cours desquelles, les caisses, en échange d’une timide revalorisation, exigent des contraintes supplémentaires pour les Médecins.

Paperasserie pour les soins infirmiers, pour les ALD, ordonnanciers bi-zones afin de pouvoir mieux surveiller et sanctionner le médecin alors que c’est le patient qui en tire des bénéfices, bons de transports, pour les cures thermales, pour les AT, modification des arrêts de travail, etc….. Selon les caisses cela simplifie les choses par rapport aux ordonnances que nous faisions jadis pour prescrire ces soins. Je n’en suis pas sur, en ce qui concerne les médecins.

Nos syndicats ne se posent même plus de question sur l’utilité pour les Médecins d’une telle convention. Je pense qu’il serait nécessaire de tout remettre à plat et de repenser un autre mode de fonctionnement entre l’Etat et les Médecins Libéraux.
En effet, ceux ci acceptent toutes sortes de contraintes nouvelles en échange de seulement quelques augmentations de tarfs qui ne suivent même pas l’augmentation du coût de la vie. ( voir le prix de l’essence et le prix des visites ).

La CMU, le tiers payant qui a tendance à se généraliser, parfois à la demande des caisses, font que tout le monde pense que les médecins sont payés par les caisses. Plus personne ne se souvient que les caisses ne font que rembourser les patients. Ce ne sont pas les médecins qui dépensent l’argent de la Sécu, se sont bien les patients qui le dépense et qui consomme du médical ( médecin et médicament ) comme on consomme du pain ou du beurre.
Les relations entre les caisses et les médecins ont été totalement corrompues par cela. Les caisses, en toute bonne foi, je pense, se considèrent comme nos employeurs et malheureusement, les médecins, se considèrent comme les employés des caisses.

La preuve, le projet de rémunérer les médecins en partie par un forfait.

Les caisses proposent même des conditions avantageuses pour les MG qui s’instaleraient à la campagne mais aussi de baisser leur participation aux charges sociales pour les MG qui s’instaleraient dans des régions déjà très médicalisées. Mais alors où est l’interêt de la convention ?

Je pose la question : Où est le Libéralisme dans tout cela. Nous avons toutes les contraintes des salariés sans en avoir cependant les avantages, notamment sociaux.

Quand au tarif des consultation de médecine générale. Depuis 1970, en se référant aux augmentations du SMIC et de la consultation du MG, en suivant simplement l’augmentation du SMIC, la C ne devrait pas être à 21 €, ni à 22 ou 23 € mais au moins à 35 €. Ce qui signifie que le pouvoir d’achat des MG libéraux en 35 ans a baissé d’environ 50%. Qui dit mieux ?

Quand à la PDS ? vaste sujet. Le Volontariat n’est respecté par personne. En fait, les MG ont le choix entre être Volontaire ou être Réquisitionnés.
La différence ?
Volontaires, ils perçoivent, parfois, les indemnités d’astreintes.
Réquisitionnés, ils ne les perçoivent pas.

Pourquoi ?
Ces indemnités d’atreintes ne me semblent pas être liées au Volontariat mais à l’effection de l’astreinte. Alors pourquoi les Non Volontaires, donc Réquisitionnés ne les perçoivent ils pas ? Mystère ???
Eh bien non, c’est tout simplement parce que les CDO, les DDASS et les Préfectures, s’arrangent entre eux pour que les noms des Réquisitionnés n’apparaissent pas sur les listes des MG de garde qui sont fournis aux caisses. Les caissent trop contentes de ne pas payer, ne demande aucune explication et parfois même, justifient le non règlement par la Réquisition qui, à mon sens, ne dispense pas les caisses de règler ces indemnités d’atreinte aux MG.

Les astreintes déjà effectuées sous réquisitions devraient donc être règlées par les caisses avec effet rétroactif depuis la mise en place officiel du règlement des astreintes. Les caisses peuvent avoir les listes de ces médecins auprès des DDASS et CDO qui jusqu’à présent faisaient de la rétention d’information.

Les DDASS, les Préfectures, les CDO, refusent d’appliquer la loi sur le volontariat et manifestement nos Ssyndicats ne semblent pas s’en émouvoir.
Que des MG libéraux travaillent jusqu’à 60 heures d’affilées ( week-end ), personne n’y voit de problème, ni de danger pour le MG et/ou les populations.
Mieux encore, les CDO estime qu’un MG libéral qui ne peux assurer 60heures d’afilées voir plus, est inapte à exercer son travail dans la journée. Pour des médecins, cela est un peu fort !!! Ils n’en ont rien à faire de la santé des MG libéraux qui sonr eux aussi, faut il le rappeler des êtres humains et comme tout un chacun, ces MG libéraux ont eus aussi besoin de repos, de sommeil et de se détendre après des journées de 12 heures, parfois plus. On a l’impression que le fait d’être libéral dispense de tout repos, de toute prudence vis à vis du libéral. On nous impose un véritable “marche ou crève”. Pourquoi seulement les Libéraux ?

Lorsque je lis dans le Panorama du Médecindu 4.12.2006 ( n° 5039 ) que Didier Sicard, président du comité d’éthique dit qu’il a honte d’être lui même médecin, il y a de quoi : Le travail forcé avec les gardes contre la volonté des MG Libéraux, sans tenir compte de leur capacité en tant qu’être humain à soutenir un tel rythme et à propos des CMU, je suppose qu’il doit être fonctionnaire donc salarié et à ce titre les CMU ne le dérange probablement pas mais quand on est libéral, si ces détenteur de CMU sont réelement malade, aucun médecin ne refusera de les soigner mais encore faut il qu’ils soit vraiement malade et pas simplement anxieux et comme de toute façon c’est gratuit, autant en profiter.
ASSEZ de leçons de la part de tous ces gens qui ne travaillent pas comme ils nous obligent à le faire ni dans les mêmes conditions.

Le choix des MG est donc clair : le Volontariat ou la Réquisition. Si ce n’est pas du travail forcé, j’aimerais beaucoup que quelqu’un me donne la définition officielle du Travail Forcé qui, me semble t’il est interdit en France et dans presque toutes les Démocraties occidentales.

Je sais bien qu’il est indispensable qu’il y ai un médecin de garde 24 h sur 24 mais pourquoi un Libéral forcé. Il s’agit d’un Service Public qui donc être assuré par le Service Public. Notamment en Ville.

Pourquoi seuls les MG libéraux devraient participer à la PDS en plus de leur travail quotidien ? La PDS doit être le problème de tous les médecins : des caisses, scolaires, des DDASS, des DRASS, des SAMU, des SMUR des services d’Urgences, etc… en plus de leur travail quotidien également. Question de justice il me semble.

L’installation des médecins prend maintenant en compte cela et si nos campagnes se vident médicalement parlant, les gardes n’y sont certainement pas pour rien. L’installation en ville ou à la campagne dépend en partie ce cette contrainte de plus en plus mal vévue par les jeunes médecins. Mais les autorités n’en ont manifestement rien à faire.

En fait, je pense que la solution à ce problème est dans la création d’un service de garde salarié, voir fonctionnaire avec des médecins qui ne feraient que des gardes et donc pas de travail 24h sur 24 sans arrêt. Cela créerait des emplois et je pense que nombre de jeunes médecins s’y engageraient et même probablement des plus anciens avoir d’avoir, enfin, une qualité de vie honnête, avec bien sur un salaire décent tenant compte des années d’étude, des diplômes et de l’ancienneté des MG déjà installés et interessé par ce travail. L’état doit se donner les moyens humains et financier d’avoir une PDS digne de ce nom, sans faire appel au travail forcé d’une seule classe de travailleurs.

La FMC obligatoire :
Encore une contrainte que nos syndicats ont acceptés sans broncher. Pourquoi ?
Parce qu’ils espèrent bien gagner de l’argent en assurant en grande partie cette formation.
Avant, nous recevions gratuitement des revues médicales, maintenant, pour recevoir ces mêmes revues, il faut payer. Pour les soirées de FMC, auparavent payées par les laboratoires pharmaceutiques, maintenant, il faut payer. On nous dit que c’est une obligation pour avoir une indépendance vis à vis de l’industrie pharmaceutique. A croire que non content d’être payés par les caisses, nous arrondissions nos fins de mois par des dessous de tables de la part de l’industrie pharmaceurique. C’est vraiment nous donner plus d’importance que nous n’en avons en réalité.

Les formations validantes se font à 98% dans les grandes villes. Cela ne facilitera pas non plus le recrutement de médecin de campagne qui devront s’absenter loin de chez eux pour subir ces formations.

Il est vrai que les Politiques pensent que les médecins sont aussi corrompus qu’eux. Ils ne peuvent même pas imaginer des gens honnêtes.

De plus, beaucoup de ces formations sont payantes. Donc, non seulement pendant ces journées de formation, nous ne travaillerons pas à nos cabinets, donc pas de rentrées d’argent mais en plus, il nous faut payer pour avoir ces formations. Une contrainte de plus qui permet aux conseils de l’ordre d’assoir encore un peu plus son pouvoir de rétorsion. Car bien sur, il y aura des sanctions à la clé, cela va de soi, sinon il n’y aurait pas d’obligation.

Les formations rémunérées sont si peu nombreuses par rapport au nombre de médecins que peu d’entre nous pourront en bénéficier, les autres devront faire des formations non pas bénévolement mais en payant.

Vraiment, tout donne aux MG Libéraux actuellement en activité, l’envie de cesser son activité et de trouver autre chose.

La Médecine Générale est en danger et toutes les nouvelles réformes actuelles vont dans le sens d’une aggravation et d’une dégradation de nos conditions d’exercice.
A mon avis, il faut que les Syndicats Médicaux deviennent un peu plus Corporatistes. Ils sont là pour défendre les Médecins et pas la Médecine.

Le programme santé de Marie-George Buffet

6 février 2007

PRISE EN CHARGE À 100 %

Il n’y a pas de bien plus précieux que la santé :
elle n’est pas une marchandise.

Les progrès scientifiques devraient permettre aujourd’hui à tous d’accéder à un haut niveau de santé. Il faut s’en donner les moyens par une grande réforme du système de santé et de protection sociale.

JE PROPOSERAI DÈS LA PREMIÈRE ANNÉE :

L’annulation de la réforme Douste-Blazy qui instaure une médecine à deux vitesses et ouvre sur une privatisation de la Sécu.
Une grande priorité aux politiques de prévention avec une attention particulière au milieu scolaire et aux lieux de travail.
Une première étape pour aller vers le remboursement à 100% par la Sécu en commençant par les enfants et les
personnes dépendantes.
L’arrêt de la casse de l’hôpital public, en lui donnant les moyens nécessaires pour répondre aux besoins de santé des
populations.
La formation des personnels médicaux et paramédicaux nécessaires : 9 300 médecins et 40 000 infirmières par an.
La réorganisation de l’ensemble du système de soins, notamment en développant les réseaux villes-hôpitaux et endonnant des droits nouveaux aux salariés, aux usagers et aux élus.

La démocratisation de l’assurance maladie, en confiant sa gestion aux assurés sociaux, en lui donnant des moyens financiers par l’augmentation de la cotisation patronale, en la faisant bénéficier d’une cotisation additionnelle sur les revenus financiers des entreprises et en instaurant une modulation des cotisations en fonction des politiques d’emploi et salariale des entreprises.


GAGNER LA BATAILLE DES RETRAITES


La loi Fillon et les décrets Balladur-Veil seront abrogés, le droit à la retraite à 60 ans à taux plein, avec 37,5 années de cotisations sera rétabli.

Le montant de la pension à 75% du salaire brut moyen des dix meilleures années pour les salariés du privé sera garanti.

Une nouvelle réforme sera mise en chantier, permettant la retraite à 55 ans pour les travaux pénibles, l’amélioration
concrète et spécifique du droit à la retraite pour les femmes, la validation des périodes de formation au-delà de l’âge de la
scolarité obligatoire.

Le programme Santé de Nicolas Sarkosy

6 février 2007

Santé : prenons soin de l’avenir

Le 27 juin 2006

Convention organisée par Paul-Henri Cugnenc, secrétaire national de l’UMP en charge de la Santé, député de l’Hérault, président du syndicat des chirurgiens des hôpitaux de Paris et Philippe Juvin, professeur des universitéspraticien hospitalier, maire de la Garenne-Colombes, vice-président du conseil général des Hauts-de-Seine.
En présence de Xavier Bertrand, ministre de la Santé et des solidarités

Le système de santé français a longtemps pu revendiquer, à bon droit, le titre de champion du monde : égalitaire, protecteur des plus faibles et des moins chanceux, garantissant à tous, sur tout le territoire, des soins de qualité, parmi les meilleurs du monde grâce à une formation médicale et une recherche pharmaceutique de pointe, et fondé sur les principes essentiels de liberté de choix du médecin par les patients et d’autonomie de la prescription par les médecins.

Ce système est malheureusement fragilisé aujourd’hui. Il ne sait pas assurer son financement. Il ne parvient pas à empêcher le développement d’inégalités sociales et territoriales. Il peine à répondre à des défis croissants comme le cancer et à en relever de nouveaux tels que le vieillissement ou l’obésité. Il est de moins en moins en phase avec les aspirations des professionnels de santé, tant en ville qu’à l’hôpital. Il accorde une place insuffisante à la prévention, ignorant ainsi le fait que la santé dépend aussi, sinon surtout, des conditions de vie : alimentation, comportements à risque, sécurité au travail, activité physique… Il n’est plus dans les meilleurs niveaux mondiaux en ce qui concerne la recherche.

Des plans de réformes se sont succédés sans discontinuer depuis 30 ans. Ils n’ont pas empêché la situation de se dégrader. Si la réforme de 2004 a posé des jalons significatifs sur la voie d’une meilleure organisation des soins et d’une plus grande maîtrise de la dépense, ils doivent toutefois être consolidés et leurs modalités améliorées. L’objectif est de garantir, sur le long terme, l’égalité, la qualité, la liberté et l’équilibre du système de soins dans un contexte certain d’augmentation des dépenses de santé et dans le respect des meilleures prescriptions éthiques.

Comment réconcilier notre système de santé avec ses idéaux de justice et d’excellence accessible à tous, tout en assurant sa pérennité financière ? Comment mieux prendre en compte les attentes des professionnels de santé ? Comment permettre à la France de retrouver le meilleur niveau mondial en termes de recherche et d’industrie pharmaceutique ? Les pistes de solution ne sont-elles que financières ? Comment mettre en œuvre une vraie politique de prévention et d’éducation à la santé ? Comment surmonter la coupure entre la ville et l’hôpital ? Quelles réformes faut-il entreprendre pour permettre à l’hôpital de remplir pleinement et sereinement ses missions fondamentales ? Quels doivent être les droits et les devoirs des patients ? Quelle place faut-il faire à l’évaluation et selon quelles modalités ? Comment rétablir en somme la confiance des patients dans le système des soins et des professionnels de santé dans les pouvoirs publics ?

Consulter le programme et les intervenants de la convention

Interview dans Le Généraliste du 9 février 2007

Interview dans EGORA- Panorama du Médecin du 16-19/02/2007

Le programme Santé de Ségolène Royal

6 février 2007

Propositions: La santé pour tous

36- Mettre en œuvre un grand plan de prévention et de recherche des maladies graves (cancer, SIDA, Alzheimer, maladies orphelines).
37- Assurer de façon pérenne le financement de l’hôpital public, de manière à lui permettre de faire face à toutes ses missions en veillant à l’égalité territoriale d’accès aux soins.
38- Créer des dispensaires, notamment dans les zones rurales.
39- Mettre en œuvre une carte santé jeune 16/25 ans ouvrant droit à la gratuité d’une consultation par semestre. Contraception gratuite pour les jeunes femmes de moins de 25 ans.
40- Renforcer les moyens de la médecine scolaire et universitaire, et de la médecine du travail.
41- Réaffirmer le droit à la CMU et sanctionner les refus de soins.
42- Adapter les conditions d’attribution de l’allocation adultes handicapés (AAH) aux maladies évolutives à diagnostic incertain.
43- Mettre en œuvre une politique de lutte contre l’obésité, fondée sur une détection précoce et des actions sur la qualité de l’alimentation.
44- Rétablir les moyens supprimés par la droite pour les soins aux étrangers en situation irrégulière, pour des raisons de dignité et de santé publique.
45- Négocier avec les partenaires sociaux le renforcement de l’indépendance de la médecine du travail.
46- Défendre l’accès aux soins des malades dans les pays en développement, par la promotion de médicaments génériques moins coûteux.

Interview dans le journal Le Généraliste du 16/02/2007

Interview dans le Journal chrétien du 15/02/2007


Le blog de Ségolène Royal

Le programme Santé de François Bayrou

6 février 2007

François BayrouOn est au bord de la désertification médicale dans de nombreuses régions : il faut une politique active de restauration du tissu médical”

5 novembre 2005

François Bayrou a présenté sa vision de la politique de santé en conclusion d’un colloque intitulé “Quelles stratégies pour la santé ?”, qui s’est tenu en novembre 2005. Une consultation par questionnaire, à laquelle 11 200 médecins ont répondu, alimentait cette réflexion.

“Les quelque 200 000 médecins français représentent un gisement de compétences, de connaissances, d’expérience scientifique et humaine à nul autre pareil. Ils ne demandent qu’à participer à l’élaboration des évolutions nécessaires. Il faut institutionnaliser la participation des médecins à la réflexion et à la décision, changer les pratiques professionnelles de décideurs habitués au secret et au soupçon.
Il faut donner à la gestion de nos politiques de santé une dimension régionale pour que les besoins de santé soient identifiés, qu’ils obtiennent une réponse adaptée, que puissent y participer des partenaires légitimement représentés.
On est au bord de la désertification médicale dans de nombreuses régions, dans un certain nombre de spécialités. Il faut une politique active de restauration du tissu médical. Au temps lointain où il fallait restaurer le tissu des professeurs, on inventa les Instituts Préparatoires à l’Enseignement Secondaire (IPES), qui garantissaient à des étudiants un revenu pendant une partie de leurs études, pourvu qu’ils souscrivent l’engagement de servir dix ans dans la fonction publique : une politique du même ordre, incitative, peut être imaginée pour le tissu médical français.
La permanence des prises en charge, de jour et de nuit, est une demande croissante. La participation des médecins généralistes est nécessaire. Cela impose l’implantation de maisons médicales, qu’on a pourtant, financièrement, récemment abandonnées.
Je crois peu au médecin traitant comme distributeur de ticket d’accès gratuit au spécialiste, mais je crois beaucoup au médecin traitant comme acteur et responsable de la prévention.”

Lien(s):

Propositions Santé de François Bayrou
Discours lors du colloque “Santé”, le 5 novembre 2005.
Interview de François Bayrou dans le Quotidien du médecin du 4 novembre 2005
EGORA: Le changement selon F. Bayrou