Espace Généraliste

Revue de presse du 31 Mai 2008

samedi 31 mai 2008 par JOSEPH Didier

Universités à vendre aux industriels les plus offrants. Bachelot et Pécresse font du marketing

Le dernier numéro d’Impact Médecine étale Valérie Pécresse sur toute sa une. Et son sourire m’a rappelé une lecture récente, en rapport avec la note précédente sur ce médecin australien censuré par une université arrosée de liquide par l’industrie pharmaceutique.

C’est là qu’on voit ce que devient une université, une recherche publique, dès lors qu’elle est financée par de l’argent industriel… J’avais parlé en passant de Mme Pécresse, en évoquant ce numéro de février de PharmaNetwork, qui a eu le privilège d’avoir deux ministres d’un coup...

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"HUIT EGALE CINQUANTE" : Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur de la SARKOLANGUE

Toi aussi, tu peux décrypter la SARKOLANGUE*, cette aptitude à nier avec constance le réel, à démentir formellement le lendemain ce que l’on affirmait la veille.

J’ai déjà dit ici à quel point me trouble le petit quarteron de courtisans encore regroupés autour du chef de l’Etat pour faire de leurs corps barrage entre la réalité et celui qui croit encore que si les sondages de popularité lui sont catastrophiques, c’est à cause des journalistes et non pas parce que son incompétence apparaît en plein jour. Jour après jour, sarkonnerie après sarkonnerie, il leur faut mentir au peuple, travestir les chiffres, expliquer que non, le dernier mensonge entendu la veille n’en était pas un, mais une subtile interprétation d’une réalité fluctuante.

J’ai déjà écrit ici à quel point Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, a fait preuve de sa maîtrise de la SARKOLANGUE en affirmant avec dédain dans l’émission Ripostes de Serge Moati, face à Marylise Lebranchu, que « les malades chroniques sont exclus » du paiement des franchises sur les soins. Le moindre pékin pris au hasard dans la rue sait qu’il s’agit d’une énorme sarkonnerie, et que le but des franchises est justement de pénaliser de « responsabiliser » ( en SARKOLANGUE) les malades, et tout particulièrement les malades chroniques.

Elle récidive aujourd’hui avec un brio qui force l’admiration, en affirmant en couverture de l’hebdomadaire IMPACT-MEDECINE du 29 Mai 2008, sous un portrait très glamour : "Nous avons fait un effort pour la médecine générale"

Je n’insisterai pas ici aujourd’hui sur le fond, le marasme catastrophique et la déshérence d’une médecine générale méprisée par le politique, poignardée par le petit arrangement tarifaire entre amis politiques que constitua la "réforme Douste-Blazy" concoctée sur le dos des patients et des généralistes par les syndicats que Xavier Bertrand et son prédécesseur à mèche cherchaient à se mettre dans la poche en 2005, et dont les présidents, désavoués lors des votes professionnels, furent décorés de la légion d’Honneur en reconnaissance de services rendus à l’UMP. Mais je ne peux résister à citer un extrait de l’interview réalisé par Loan Tranthimy, car la réponse de Valérie Pécresse frise la perfection dans l’utilisation de la SARKOLANGUE.

"Pour la rentrée universitaire de 2008, vous avez annoncé la création de huit postes de maîtres de conférence en médecin générale alors qu’il en faudrait une cinquantaine. Dans ces conditions, comment bien former les médecins généralistes de demain ?

La médecine générale est devenue une spécialité à part entière avec la loi de modernisation 2002. Aujourd’hui, plus de la moitié des étudiants de chaque promotion s’orientent vers cette spécialité. Nous avons donc fait un effort exceptionnel pour la médecine générale dès 2007. Ceci dans un contexte où il n’y a aucune création de postes dans toute l’université et où la règle de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux s’applique au niveau national. Pour la médecine générale, il y a 134 enseignants, soit 4 professeurs en moyenne par faculté de médecine. C’est un chiffre supérieur au nombre de professeurs prévu initialement qui était de 2 professeurs par UFR ou groupe UFR. En 2007, nous avons créé 8 postes. En 2008, nous allons renouveler cet effort important de 8 postes. Ce chiffre est en tout cas proche de la demande des syndicats qui est de 50. "

Vous avez bien lu. Dans un contexte où on démantèle le service public de l’enseignement, où s’applique la règle de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux.... 8 égale 50. A peu de choses près. A ce niveau, d’irresponsabilité, on va pas chipoter non plus...

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Quand l’URML exige l’arrêt des réquisitions et le respect du volontariat

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Quand des médecins imposent à d’autres leur vision de la PDS

Parole de médecin réquisitionné

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Pourquoi les Urgentistes s’intéressent-ils au DMP ?

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Santé - Roselyne Bachelot veut adapter la loi Evin

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Assurance-maladie : la vigilance sur les dépenses est de mise

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Contre le tabagisme, l’information tous azimuts

De nouvelles mesures à destination des jeunes, comme l’interdiction envisagée des cigarettes sucrées, une campagne de communication auprès du grand public et des professionnels de santé : les résultats de l’interdiction de fumer dans les lieux de convivialité sont bons mais le combat contre le tabagisme continue.

C’EST UN APPEL aux médecins du travail et aux chirurgiens-dentistes qu’a lancé Roselyne Bachelot à la veille de la Journée mondiale sans tabac, lors d’une visite aux locaux de Tabac Info Service. Elle demande ainsi « à ceux qui voient 60 000 bouches par jour » d’évoquer systématiquement la possibilité d’arrêter de fumer. Une décision saluée par le Pr Bertrand Dautzenberg, pneumologue et président de l’Office français de prévention du tabagisme, qui souhaite « que 100 % des professionnels de santé s’occupent du tabac, comme de la douleur » et souligne que les tabacologues sont prêts à renforcer les compétences de ces collègues. Malgré les efforts déployés ces dernières années, la courbe de consommation ne décroche pas de façon significative – il reste 13,5 millions de fumeurs –, et les circuits d’approvisionnement par l’industrie du tabac affichent toujours les mêmes stocks. Une industrie qui n’en finit pas d’innover. Le Pr Dautzenberg déplore l’arrivée sur le marché « de ces cigarettes bonbons qui deviennent une horreur ». Cet étroit marché ne dépasse pas 2 millions de paquets mais la dangerosité des produits est extrême. « C’est la cigarette d’initiation au goût sucré chocolat ou fraise dans la bouche, d’une douceur incroyable pour essayer le tabac avant de parvenir à griller des cigarettes classiques. » La ministre a annoncé qu’elle allait étudier la possibilité d’interdire ces cigarettes. « Il est essentiel de faire comprendre aux 15-20 ans que le tabac n’est pas un facteur de liberté, bien au contraire », a-t-elle souligné, en rappelant qu’elle veut également mieux faire appliquer la loi interdisant la vente de tabac aux moins de 16 ans. L’interdiction bien respectée. Certes, l’interdiction de fumer dans les lieux de convivialité, en vigueur depuis le début de l’année, a porté ses fruits. Le respect de la mesure est quasi absolu, note l’INPES (Institut national de prévention et d’éducation pour la santé) : 97 % des fumeurs déclarent ne jamais fumer dans les restaurants et brasseries et 95 % dans les bars et cafés (contre 89 et 82 % en 2005). Mais « ces bons résultats ne sont en aucun cas un prétexte pour baisser les bras », selon la ministre, qui a présenté la nouvelle campagne de l’INPES destinée à mieux faire connaître le processus de sevrage, pour le dédramatiser, et de favoriser le passage à l’acte. Elle sera lancée à partir de samedi dans la presse, à la radio et sur Internet, et à partir de lundi sur 8 000 tables de cafés et 6 000 affichettes du réseau des cafés, hôtels et restaurants. Un dispositif d’information est également mis en place pour faire connaître Tabac Info Service (TIS) aux professionnels de santé. Mme Bachelot souhaite aussi que le numéro de TIS (0825.309.310) figure systématiquement sur les paquets. Il est actuellement présent sur 1 paquet sur 14. L’an dernier, 49 % des appelants ont eu connaissance du numéro par ce canal. Quant au site Internet (www.tabac-info-service.fr), lancé le 31 mai 2005, il a reçu 445 000 visites et permis de « coacher » 15 000 personnes.

> R. C.

http://actu.blog.quotimed.com/archi...

L’OMS prône l’interdiction totale de la publicité pour le tabac

à lire sur : http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080...

Dépendance : les assureurs travaillent à la généralisation de l’assurance

Pour la construction du 5e risque de la Sécurité sociale dédié à la dépendance, le gouvernement veut faire entrer l’assurance privée dans la boucle. Les organismes d’assurance se sont mis au travail avec un objectif clair : favoriser la création du marché de l’assurance dépendance.

à lire sur : http://www.lesechos.fr/patrimoine/f...

Le patrimoine des personnes âgées pourrait financer les risques liés à la dépendance

à lire sur : http://www.lemonde.fr/politique/art...

Un projet de directive européenne sur le temps de travail inquiète les hospitaliers

Gaëlle Desgrées du Loû

Les médecins européens, regroupés au sein de la Fédération européenne des médecins salariés (Fems), entament une campagne de lobbying pour protester contre le nouveau projet de directive européenne sur le temps de travail qui sera discuté à la réunion du Conseil de l´Union européenne du 9 juin. « On va vers une eurogrève », prévient le Dr Michel Dru, président du Syndicat national des praticiens hospitaliers anesthésistes réanimateurs (Snphar) et membre de la Fems. Le motif de protestation majeur porte sur l´introduction de la notion de « périodes inactives de gardes ». La proposition slovène de modification de la directive de 2003 sur le temps de travail suggère en effet que les périodes de garde où le médecin n´est pas au chevet d´un malade ou en train d´effectuer un acte médical ne soient pas incluses dans le temps de travail hebdomadaire et ne soient donc pas prises en compte dans le calcul des temps de repos obligatoires.

« Quelle qualité et quelle sécurité des soins pour les malades qui seront de nouveau livrés à des médecins harassés par une nuit de garde enchaînant le lendemain sur une journée de travail ? Les études scientifiques montrent que la performance psychomotrice d´un individu après 24 h de veille est la même que celle d´un individu avec une alcoolémie à 1g/litre ! », fait remarquer le président du Snphar. « Si on sort les gardes du temps de travail, on fait un énorme pas en arrière », estime-t-il. « Le fait de créer des périodes inactives est inacceptable et scandaleux ! Peut-on parler de médecins inactifs lorsqu´ils sont présents pour surveiller les malades en réanimation ! », souligne pour sa part le Dr Claude Wetzel, trésorier de la Fédération européenne des médecins salariés dont le but est de défendre au niveau européen les intérêts moraux et matériels des médecins travaillant sous subordination administrative. Il s´apprête à rencontrer lundi à ce sujet le ministre du Travail, Xavier Bertrand et la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot.

La position du gouvernement français n´est pas encore connue. Restera-t-elle dans le camp de ses alliés que sont l´Italie, l´Espagne, Chypre et la Grèce, opposés à une telle évolution de la législation européenne sur le temps de travail ? Ou bien se ralliera-t-elle à l´Allemagne qui devrait approuver le projet de directive ? Les ministres Jean-François Mattéi, Philippe Douste-Blazy et Gérard Larcher s´étaient engagés en leur temps à ce que ces modifications de la directive européenne ne soient pas transposées dans le droit français.

Outre la notion de « périodes de garde inactives », le projet slovène propose de faire passer le temps de travail hebdomadaire maximum de 48 heures (actuellement calculé sur une période de quatre mois) à 60 ou 65 heures : une mesure défendue notamment par la Slovénie et le Portugal dont le nombre de médecins est insuffisant et qui pourraient ainsi disposer des marges de manœuvre plus importantes. Le Conseil de l´Union européenne devra aussi se prononcer sur le bien-fondé de la proposition qui consiste à pouvoir différer son repos de sécurité. Une idée jugée « dangereuse » par Michel Dru et Claude Wetzel qui assurent que la période de repos doit être immédiate.

La Fédération des médecins salariés européens avait déjà lancé en décembre dernier la menace d´une eurogrève. Le projet, alors d´initiative finlandaise, avait été reporté sine die.

Voir le projet de directive européenne (en anglais) : http://www.egora.fr/actualites/jour...

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La coordination des praticiens hospitaliers reçue à Matignon

La coordination des praticiens hospitaliers (CPH) a été reçue hier, jeudi 29 mai à Matignon par le cabinet du Premier ministre. « Les récentes annonces « coup de tonnerre » sur l´hôpital public et ses médecins donnaient à cette rencontre prévue depuis longtemps un caractère d´urgence. » Plusieurs dossiers « chauds » ont en effet été abordés : la redevance due à l´hôpital par les praticiens hospitaliers pour leur activité libérale au sein de l´établissement (voir article ci-dessus : un projet de directive européenne inquiète les hospitaliers), la modification de la directive européenne sur le temps de travail (voir article ci-dessous : polémique autour de la redevance), l´avenir du régime de retraite complémentaire Ircantec et l´ouverture de prochaines négociations sur le sujet auxquelles la CPH entend être « partie prenante ».

Le syndicat a également mis l´accent sur le « marasme budgétaire et organisationnel de beaucoup d´hôpitaux », mettant en cause l´application de « réformes inadaptées ».

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Activité libérale à l´hôpital : polémique autour de la redevance

Le récent décret du 15 mai sur la redevance reversée à l´hôpital par les praticiens hospitaliers pour leur activité libérale au sein de l´établissement, est vivement critiqué par la Coordination des praticiens hospitaliers. Pour la CPH, ce texte « impose » aux praticiens de reverser à l´établissement « des sommes qui n´ont plus rien à voir avec le service rendu mais qui constituent purement et simplement un nouvel impôt assis sur leur chiffre d´affaires ». Toujours selon le syndicat de Pierre Faraggi, qui demande l´annulation du décret « dans les plus brefs délais », cette « remise en cause… des conditions d´exercice du droit statutaire à l´activité libérale » est « particulièrement irresponsable à l´heure où des graves inquiétudes sur la démographie médicale… », alors que cette possibilité d´exercer en libéral fait partie des conditions attractives pour exercer à l´hôpital public.

L´avis de la coordination médicale hospitalière est plus nuancé. Pour le syndicat de François Aubart, la polémique autour de la redevance « occulte le sujet du niveau et du mode des rémunérations des médecins à l´hôpital public et, par ricochet, celui de la rémunération des médecins libéraux dans le cadre de l´actuelle convention ». La rémunération à l´ancienneté est obsolescente et l´activité libérale à l´hôpital « ne peut qu´être, en l´état, une modalité d´exercice en extinction ». La CMH prône, en ville comme à l´hôpital, de « nouveaux modes de rémunération, associant une part fixe et une part variable ». « Il s´agit d´associer la sécurisation des parcours professionnels, l´association réelle des activités entre l´hôpital et la médecine de ville, la contractualisation évaluée des engagements de service public et d´activité et la possibilité de passages de l´actuel système à un autre. »

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MG France demande l´application tarifaire de la convention

MG France a interjeté appel de la décision du tribunal des affaires de sécurité sociale de la Drôme, refusant le remboursement des consultations des généralistes sur la base du Cs. Pour le syndicat de Martial Olivier-Koehret, tous les spécialistes en médecine générale devraient pouvoir utiliser, « comme tous les autres spécialistes » la totalité de la nomenclature « spécialistes », et les patients devraient être remboursés sur cette base. Le syndicat demande l´application de l´intégralité des textes conventionnels, à commencer par l´article 5 de l´avenant à la convention N° 23 (paru au journal officiel du 3 mai 2007), lequel prévoit de porter la valeur du C à 23 euros au 1er juin 2008, « en fonction des marges de manœuvres prévues par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2008 et compte tenu de l´engagement des médecins dans la maîtrise médicalisée et dans la prévention en 2007 et 2008 ».

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Embauche | Médecins étrangers

« C’est de la rigolade »

Murielle Chatelier

Le Journal de Montréalt

La situation des médecins étrangers qui peinent à trouver un emploi au Québec est loin de s’améliorer. Même si les universités ont accepté de revoir 72 demandes d’admission rejetées au début du printemps, seulement trois d’entre elles ont été acceptées.

http://www2.canoe.com/infos/quebecc...

La Meuse en quête de médecins

La Meuse manque de médecins généralistes et de professionnels de santé. Certains territoires voient l’égal accès aux soins de proximité menacé à brève échéance. Le conseil général met en place des outils pour tenter d’inverser la tendance. Des mesures concrètes d’aide à l’installation des professionnels de santé sur les territoires les plus menacés.

http://www.village.tm.fr/index.php ?...


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