Revue de presse du 28 Février 2008
jeudi 28 février 2008 par JOSEPH Didier
- Nicolas Sarkozy et Roselyne
- Une consultation annuelle (…)
- Ce que propose le rapport (…)
- MG-France veut redevenir (…)
- Le CES préconise des mesures
- Un PH, menacé de mutation
- Les fumeurs et les obèses
- Roselyne Bachelot présente un
- Santé : le CES vote une (…)
- EGOS 2 ou Egalité Graduée (…)
- Consultation annuelle gratuite
- Tarifs MCO : une hausse (…)
- Egos : les spécialistes (…)
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- Les consommateurs pourraient
- Opinion : Santé : La « (…)
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Un sondage « le Quotidien du Médecin »-IFOP
Nicolas Sarkozy et Roselyne Bachelot en chute libre chez les médecins libéraux
Quelques mois après l’avoir plébiscité, les médecins libéraux tournent le dos à Nicolas Sarkozy. Selon le sondage réalisé par l’IFOP pour « le Quotidien », 38 % seulement des praticiens approuvent l’action du président en matière de santé et de protection sociale, contre 57 % quelques mois auparavant. Le chef de l’Etat entraîne dans sa chute Roselyne Bachelot, dont la cote est désormais négative. Seul réconfort ou presque : comme l’ensemble des Français, les médecins voteront aux municipales d’abord en fonction de considérations locales.
LA DÉCRUE EST SÉVÈRE. Certes, on savait que l’état de grâce dont bénéficiait depuis son élection le président de la République était terminé depuis quelques mois, et que les médecins, comme l’ensemble des Français, considéraient désormais d’un oeil critique la politique menée par Nicolas Sarkozy. Il n’empêche : les résultats du sondage réalisé par l’IFOP pour « le Quotidien du médecin » auprès de 401 médecins libéraux (voir fiche technique) sont cruels pour le chef de l’Etat.
Avec seulement 38 % d’opinions positives, et 59 % d’avis négatifs, le président perd 19 points par rapport au sondage publié il y a cinq mois par « le Quotidien » (voir « le Quotidien » du 1er octobre 2007), puisque son action en matière de politique de santé et de protection sociale était alors saluée par 57 % des médecins libéraux.
La tentation est évidemment forte de comparer le résultat de ce sondage à celui publié dimanche par « le Journal du Dimanche » qui montrait que 38 % des Français – le même score – étaient satisfaits de la politique générale du président de la République.
Les déçus du sarkozysme. Certes, il faut rester prudent et noter que les questions posées aux Français et aux médecins ne sont pas strictement identiques, puisque l’une concerne l’ensemble de la politique de la France et l’autre seulement la politique de santé et de protection sociale. Mais la similitude des résultats confirme bien la dégradation de l’image du président. Même auprès des médecins libéraux qui, à quelques jours de l’élection présidentielle de 2007, se prononçaient pourtant à 75 % pour le futur vainqueur, contre 25 % à sa rivale socialiste (voir « le Quotidien » du 12 avril 2007).
C’est dire si la désillusion est importante. Si l’on regarde de plus près le résultat de ce sondage, plusieurs constatations s’imposent : il est ainsi évident que les médecins libéraux, plutôt traditionnellement proches de la gauche ou du centre et qui avaient rejoint lors de l’élection présidentielle Nicolas Sarkozy puis lui étaient restés fidèles les premiers mois de son quinquennat, sont revenus aujourd’hui vers leur famille traditionnelle. Ce sont à l’évidence les déçus du sarkozysme. Par ailleurs, un certain nombre de médecins proches de l’UMP n’ont pas, lors de ce sondage, affirmé leur soutien au chef de l’Etat. Il est ainsi significatif qu’en octobre dernier 76 % de ces praticiens soutenaient très fortement la politique de santé et de protection sociale affichée par le président. Dans le sondage publié aujourd’hui par « le Quotidien », ils ne sont « plus » que 58 %. Un score certes honorable, mais qui marque un désenchantement certain. Enfin, et c’est peut-être plus préoccupant pour le président, seuls les médecins libéraux âgés de 65 ans et plus, jugent positive l’action de Nicolas Sarkozy dans le domaine de la santé. Dans toutes les autres catégories d’âge, et notamment chez les médecins âgés de 45 ans à 54 ans – les plus sévères –, les opinions négatives l’emportent sur les avis positifs.
Les critiques des médecins ruraux. On notera aussi que ce sont les médecins des communes rurales qui sont les plus critiques vis-à-vis du président puisque seulement 29 % d’entre eux approuvent son action dans le domaine de la santé et de la protection sociale, alors que 64 % la critiquent. Pour certains observateurs, le projet de maisons de santé pluridisciplinaires, invoqué à plusieurs reprises par le ministre de Santé et lors de la première phase des états généraux de l’organisation de la santé, projet qui inquiète fortement les médecins ruraux qui craignent une concurrence qu’ils ne pourraient maîtriser, pourrait expliquer ce mauvais résultat.
Désillusion aussi pour Roselyne Bachelot qui, pour la première fois, voit sa cote de popularité chuter et qui recueille plus d’opinions négatives que positives. Quarante-six pour cent seulement des médecins libéraux font confiance à la ministre de la Santé, alors qu’ils étaient 53 % en septembre 2007 et 67 % en mai de l’année dernière, quelques jours après sa nomination dans le premier gouvernement Fillon. Un score qui doit laisser un goût amer à la ministre qui peut s’estimer mal récompensée des efforts qu’elle a fournis. Même s’il est vrai que les médecins libéraux peuvent regretter de leur côté que la ministre de Santé n’ait pas pris suffisamment en compte leurs inquiétudes et leurs préoccupations. « J’ai construit une relation de confiance avec les médecins », affirmait Roselyne Bachelot dans l’entretien publié par « le Quotidien » le 15 février dernier. A l’évidence, ce n’est pas tout à fait l’opinion des intéressés.
Enfin, on notera que les médecins comme les Français regardent les élections municipales comme un scrutin avant tout local. Une opinion largement majoritaire, puisque 80 % des médecins libéraux (67 % de l’ensemble des Français) affirment qu’ils se prononceront les 9 et 16 mars prochains en fonction des considérations locales, et qu’ils ne prendront pas en compte, ni dans un sens ni dans l’autre, la politique suivie par le président de la République et le gouvernement. Un résultat qui confirme aussi sans doute la forte implication des médecins dans la vie locale.
> JACQUES DEGAIN
Etude réalisée par l’IFOP pour « le Quotidien du Médecin » à partir d’un échantillon de 401 médecins, représentatif des médecins libéraux.
Ont été interrogés 253 médecins généralistes et 148 médecins spécialistes.
La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, spécialité) après stratification par région et catégorie d’agglomération.
Les interviews ont eu lieu par téléphone sur le lieu de travail des personnes interrogées, du 19 au 22 février 2008.
http://www.quotimed.com/journal/ind…
Une consultation annuelle gratuite pour les 16-25 ans, l’an prochain
Roselyne Bachelot a présenté, ce mercredi, en Conseil des ministres les grandes lignes du plan « Santé des jeunes ». Il prévoit notamment, dès le 1er janvier 2009, une consultation annuelle gratuite de prévention pour les 16-25 ans, chez un médecin généraliste de leur choix (sans besoin d’accord parental pour les mineurs). Afin d’inciter les jeunes à devenir « acteur de leur santé tout en répondant à leur désir d’autonomie et de responsabilité », il prévoit aussi la possibilité pour les étudiants d’échelonner le paiement de leurs cotisations maladie lors des prochaines inscriptions universitaires ; la mise en place pour les mineurs d’un « passeport pour la santé » (leur rappelant leurs droits en matière de santé et les structures de soins les plus proches de chez eux). Les jeunes recevront ce passeport en même temps que leur carte Vitale à 16 ans.
Plus généralement, ce plan vise à lutter contre les conduites à risque des jeunes (cannabis, alcool, alimentation). Parmi les mesures : le gouvernement promet de rendre « plus cohérente et protectrice » la législation actuelle sur la vente de boissons alcoolisées aux mineurs. Des consultations « jeunes consommateurs » de cannabis seront mis en place en 2008 dans le nouveau cadre juridique des centres de soins d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA). Un observatoire de la qualité alimentaire sera créé pour « agir sur l’environnement des jeunes », notamment en matière de publicité et de bonnes pratiques (caisses des grandes surfaces, restauration scolaire). Pour lutter contre l’anorexie, une charte sera prochainement signée avec les professionnels du secteur de l’image du corps. Les autorités promettent aussi de « réprimer sévèrement l’apologie de l’extrême maigreur ou de l’anorexie dans les médias » et de protéger les mannequins, en particulier mineurs, par la médecine du travail et l’ inspection du travail.
Des dispositions seront également prises pour aider les jeunes les plus vulnérables : des maisons des adolescents seront créées dans tous les départements à partir de 2010, en priorité dans les quartiers populaires et dotées d’« équipes mobiles pluridisciplinaires ». Par ailleurs, un programme de prévention santé en milieu scolaire et universitaire sera expérimenté ainsi que la mise à disposition gratuite du numéro vert « fil santé jeunes », à partir des téléphones portables. A noter également : un dispositif de « repérage et de prévention de la crise suicidaire », plus particulièrement chez les jeunes homosexuels, sera mise en place, accompagné d’une campagne d’information lancée cette année (à laquelle participera le cinéaste André Téchiné).
Le sport sera également à l’honneur : le nombre d’heures sera augmenté à l’école dès la rentrée prochaine, alors qu’une mission sera confiée à Stéphane Diagana pour favoriser le sport à l’université.
> C.C.
http://www.quotimed.com/flashs/inde…
Le débat sur les inégalités d’accès aux soins
Ce que propose le rapport Flajolet
Dans un entretien avec « le Quotidien », le député UMP du Nord - Pas-de-Calais, André Flajolet, qui remet aujourd’hui à Roselyne Bachelot son prérapport sur les inégalités d’accès aux soins, propose, pour en finir avec le « désordre établi », la création de « communautés de santé », structures comprenant « du paramédical, de l’administration, du suivi, de l’HAD, des soins de fin de vie et des spécialistes ». André Flajolet suggère que les futures ARS (agences régionales de santé) s’organisent en partenariat avec les conseils régionaux. Le député UMP préconise enfin de « modifier en profondeur le rapport entre la médecine libérale et l’hôpital », notamment en matière de PDS, et de pénaliser les praticiens qui ne participent pas convenablement à ce dispositif.
LE QUOTIDIEN – Vous rendez votre prérapport aujourd’hui à Roselyne Bachelot…
ANDRE FLAJOLET – Oui, il a été achevé hier soir. Et je remettrai le rapport définitif au Premier ministre et à Roselyne Bachelot le 15 avril. Quant au prérapport, qui est en quelque sorte la table des matières du rapport définitif, je le discute aujourd’hui avec la ministre de la Santé pour évaluation.
Que pouvez-vous nous dire de votre rapport dans l’état actuel des choses ?
Tout d’abord, dans ce rapport, je m’interroge sur la pertinence du mot prévention tel qu’il est utilisé aujourd’hui. Car je considère qu’en réalité, derrière ce vocable, nous mélangeons tous de nombreuses pratiques. La priorité des priorités dans le système de soins actuels, c’est de savoir à quelles conditions individuelles et collectives nous sommes capables de maintenir notre capital santé. C’est une nouvelle forme de prévention qui suppose des adaptations majeures en matière comportementale et nutritionnelle, d’un point de vue personnel et collectif. Ensuite, lorsque ce capital santé est en difficulté, interviennent les professionnels de santé, non plus dans le domaine de la prévention, mais dans celui du soin. Dans ce domaine, force est de constater qu’il y a des inégalités territoriales majeures, tant en termes de conscience de la nécessité de soigner qu’en termes d’accès aux soins, de démographie médicale et de suivi. La situation actuelle des acteurs de soins sur le terrain est très inégalitaire, et cette inégalité ne fait que s’aggraver au détriment de territoires et de populations déjà en difficulté.
Quelle réponse apportez-vous à cette problématique ?
Il faut d’abord voir comment on peut mettre en place des communautés de santé, en liaison avec les élus locaux, et les territoires pertinents de proximité.
Qu’entendez-vous par communautés de santé ?
Cela signifie que, au lieu d’avoir des maisons médicales qui ne sont qu’un lieu technique rassemblant des médecins, je propose des lieux de partage de tâches, que j’appelle des communautés de santé, dans lesquelles il y a aussi du paramédical, de l’administration, du suivi, de l’HAD, des soins de fin de vie et des spécialistes qui peuvent venir faire des consultations à domicile. Autrement dit, des lieux pertinents sur un territoire cohérent, dans lesquels les collectivités locales seront impliquées, tant dans le domaine de la prévention primaire que secondaire ou tertiaire.
Cela va au-delà des maisons de santé pluridisciplinaires…
Oui, cela va au-delà, parce que je considère que ces maisons de santé n’apportent qu’une réponse technique, alors qu’il faut une réponse humaine. Mais, en touchant à cela, il est évident que j’aborde aussi la question du numerus clausus et de sa régionalisation.
Votre rapport devait aussi vous amener à réfléchir au périmètre des futures agences régionales de santé (ARS).
Ma proposition est de dire que l’ARS doit être le plus large possible et qu’il faut à la fois deux choses : il faut tout d’abord une politique de santé nationale, qui définisse quelques éléments fondamentaux et structurants d’un droit d’accès égal aux soins et à la prévention sur le territoire national. Ensuite, je considère que, à l’intérieur des ARS, il faut prévoir des organisations territoriales en accord avec les conseils régionaux. Ce qui veut dire que l’ARS doit avoir, selon moi, une dimension de solidarité nationale, et une dimension de spécificités régionales, en s’appuyant sur les conseils régionaux pour des décisions, dans une conduite partenariale avec les GRSP (groupements régionaux de santé publique).
Avez-vous rencontré beaucoup de monde pour mener à bien cette mission ?
Je dois en être à plus de cent auditions. C’est indispensable pour comprendre les choses. J’ai ainsi réalisé que le désordre établi n’est jamais un ordre, mais reste un désordre. Dans un domaine comme celui de la prévention, le concept a, par exemple, des niveaux d’interprétation radicalement différents, voire contradictoires. En matière de santé au travail également, le foisonnement des organismes spécialistes de la médecine du travail, ou de la médecine au travail, fait que chacun croit posséder la vérité, alors qu’il n’a qu’une parcelle d’interprétation de la vérité. Enfin, en matière hospitalière, j’appelle de mes voeux des communautés hospitalières de plein exercice rassemblant le public et le privé car je m’aperçois qu’on est dans le système du désordre établi et que cela entraîne un gaspillage important. Il faut donc modifier en profondeur le rapport entre la médecine libérale et l’hôpital.
Vaste programme !
Oui, mais si personne ne le dit, on restera dans le désordre. Je pense, par exemple, honnêtement que la permanence des soins doit être un projet partenarial ville-hôpital, et non plus un projet de substitution. De même que je suis convaincu que, avant d’arriver aux urgences, il faut une analyse effective de la pertinence ou non de l’admission, de façon partenariale. Il faut arrêter cette cassure qui n’a plus de sens. Cela veut dire qu’il va être nécessaire, d’une part, de revaloriser la condition hospitalière et d’assumer pleinement le coût financier de la PDS, d’autre part ce qui signifie aussi la sanction pour ceux qui ne concourent pas à la mission de service public.
Vous n’êtes pas favorable au volontariat en la matière ?
Si, je suis favorable à l’idée de récompenser le volontariat, mais je crois nécessaire de pénaliser, surtout qu’ils sont très peu nombreux, ceux qui ne jouent pas le jeu. En effet, je pense que l’activité médicale, y compris libérale, signifie participer à la couverture du risque sur tout le territoire, ce qui veut dire qu’il y a une vraie mission de service public. J’ai cru comprendre, au fil des auditions réalisées, que ce constat est très largement partagé.
Dans quel cadre législatif pourraient s’intégrer vos préconisations si elles étaient retenues ?
Dans la nouvelle loi qui, normalement, doit être présentée soit à la fin juin, soit au début septembre, portant réforme de la politique de santé, et qui va traiter des EGOS, des ARS, de la réforme Larcher, et de mes propositions.
> PROPOS RECUEILLIS PAR HENRI DE SAINT ROMAN
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Retrouvailles conventionnelles
MG-France veut redevenir un « partenaire », la FMF reste en retrait
De retour à la table des négociations ce soir, MG-France et la FMF devront préciser à l’assurance-maladie quel rôle ils entendent jouer dans la convention qu’ils ont combattue depuis sa signature en 2005.
LA RÉUNION CONVENTIONNELLE organisée aujourd’hui à l’assurance-maladie marque le retour à la table des négociations de MG-France et de la Fédération des médecins de France (FMF), les deux plus farouches opposants de la convention depuis sa signature en 2005. Mais, depuis trois ans, de l’eau a coulé sous les ponts. Les relations entre ces syndicats et le gouvernement se sont considérablement réchauffées. Avec la FMF, MG-France a signé en décembre l’avenant 27 relatif à la permanence des soins. Point d’orgue de ce retour en grâce, les états généraux de l’organisation des soins (EGOS) vont aboutir à l’inscription au code de santé publique des missions de la « médecine générale de premier recours », terminologie chère à MG-France.
Dans ce contexte apaisé, le directeur de l’Union nationale des caisses d’assurance-maladie (UNCAM) souhaite « recueillir la position de chaque organisation » et étudier les conséquences de la signature de l’avenant 27 sur la « vie conventionnelle ». « Avec la signature de cet avenant, MG-France est désormais un partenaire de plein droit de la convention et entend jouer son rôle dans les instances conventionnelles », répond sans détours son président, le Dr Martial Olivier-Koehret. Le syndicat demande à réintégrer les comités paritaires nationaux, régionaux et locaux. Il fera des propositions pour « donner de la visibilité au système de santé et à la médecine de soins primaires ». « Il faut nous mettre très vite au travail pour que des mesures soient prises rapidement afin d’éviter l’intervention du comité d’alerte sur les dépenses », souligne Martial Olivier-Koehret.
« Bas les masques », demande le SML. La FMF se rendra également à la réunion de ce soir mais dans un tout autre état d’esprit. « Nous répondons favorablement à l’invitation de l’UNCAM que nous réclamons depuis des mois, explique le Dr Jean-Claude Régi, président de la FMF, mais nous ne signerons pas la convention dans l’immédiat. La question se posera en temps voulu. » La FMF veut en savoir plus sur le contenu du projet de loi de modernisation de la santé attendu pour l’été. Ce texte pourrait lui apporter la représentativité de sa branche généraliste. « L’installation du Fonds d’actions conventionnelles (1) réveille quelques appétits, mais la FMF ne va pas chercher l’argent de la formation conventionnelle », lâche le Dr Régi.
Les syndicats signataires ne voient pas tous d’un bon oeil le retour de MG-France et de la FMF à la table des négociations. « Nous leur souhaitons la bienvenue, indique le Dr Michel Chassang. Leur retour montre qu’il n’y a pas d’avancée possible pour la profession en dehors de la convention. » Le président de la CSMF souhaite que cette reprise de contacts permette d’établir un échéancier jusqu’au terme de la convention en 2010 dans lequel seraient programmés le passage du C à 23 euros, la future nomenclature clinique, les mesures tarifaires pour les spécialités cliniques ayant souffert de l’instauration du parcours de soins et le secteur optionnel.
Le SML attend pour sa part une clarification de MG-France et de la FMF. « Aujourd’hui, c’est une épreuve de vérité, commente son président, le Dr Dinorino Cabrera. Les masques doivent tomber et ces syndicats dire si oui ou non ils entrent dans la convention et si c’est pour apporter des améliorations ou tout casser. »
> CHRISTOPHE GATTUSO
(1) Le Fonds d’actions conventionnelles (FAC) participe au financement de la formation professionnelle conventionnelle, de l’évaluation des pratiques professionnelles et de l’informatisation des médecins.
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La réforme de la médecine du travail
Le CES préconise des mesures urgentes
Le Conseil économique et social suggère d’aller plus loin dans la réforme de la santé au travail. Il s’agit de former plus de médecins du travail et de leur attribuer un rôle pivot et davantage de latitude pour agir efficacement.
SAISI EN DÉCEMBRE 2007 par le Premier ministre pour réfléchir à « l’avenir de la médecine du travail », le Conseil économique et social (CES) a adopté hier un avis qui invite le gouvernement à poursuivre la réforme engagée par les partenaires sociaux en 2000. Selon cette instance consultative, le contexte actuel exige de nouvelles mesures urgentes, d’autant que la pénurie de médecins du travail va s’accentuer. « Les trois quarts des médecins du travail sont âgés de plus de 50ans et 1700 départs à la retraite sont prévus dans les cinq années à venir », souligne l’avis du CES, dont le rapporteur est Christian Dellacherie, du groupe CGT. Or ces spécialistes doivent affronter : « L’augmentation des troubles musculo-squelettiques (TMS) et des risques psychosociaux, le développement des emplois précaires, les modifications des rythmes et des conditions de travail, la problématique de l’emploi des seniors… »
Six grands principes. L’avis du CES propose donc « six grands principes ». Il s’agit tout d’abord d’« inscrire pleinement la santé au travail dans la santé publique », d’« instaurer une réelle culture commune de la prévention » et de « couvrir l’ensemble de la population active dans une logique de parcours professionnel ». Il faut que le médecin du travail « garde une place essentielle » dans des services de santé au travail dont la pluridisciplinarité (grâce à l’intervention d’hygiénistes, d’ergonomes ou d’autres intervenants en prévention des risques professionnels ou IPRP…) doit être « renforcée ». Quant à l’avis d’aptitude qu’ils prononcent, il est nécessaire de le « replacer dans la logique de prévention et du maintien dans l’emploi ».
Au nom de ces différents principes, l’avis du Conseil économique et social suggère une réforme d’urgence qui consiste « avant toute chose (à) fixer les missions des services de santé au travail, puis, au sein de ce nouveau cadre, de redéfinir le métier et le rôle du médecin du travail » (avec un plan national pluriannuel de Santé au travail décliné au plan régional). Ce rôle doit être « pivot » car le médecin du travail a la « capacité à conjuguer l’expertise médicale et la connaissance de l’entreprise ». Pour rendre son action plus efficace, le document du CES propose « un équilibre entre le maintien d’une approche individuelle et le renforcement de l’action en milieu du travail » (communément appelé « tiers-temps »).
Au lieu des visites de routine, le CES défend l’idée d’« actions ciblées, demandées ou programmées », telles que la visite d’embauche, les visites médicales périodiques et les visites après un arrêt de travail prolongé. En plus des salariés placés sous surveillance médicale renforcée (SMR), les médecins du travail devraient pouvoir se focaliser en priorité sur les salariés « dont les conditions d’emploi et de travail, et l’état de santé » nécessitent un « suivi spécifique ». L’avis du CES prône une plus grande marge de manoeuvre pour ces spécialistes afin qu’ils puissent « adapter (leur action) à la spécificité des situations, par exemple sur le chiffrage du tiers-temps ou le rythme des visites en cas de travail de nuit ». De même, ils auraient un nouveau « devoir de saisine » et leurs préconisations devraient faire l’objet d’une « véritable prise en compte » et d’un « suivi ».
En outre, l’assemblée du CES « estime fondamental de mettre en adéquation le financement et la gouvernance [de la santé au travail] avec ses missions ». L’avis est favorable à un financement reposant toujours sur les cotisations patronales, mais déconnecté du nombre de visites (comme dans la branche accidents du travail de la Mutualité sociale agricole). La nouvelle gouvernance pourrait s’appuyer sur la Caisse nationale d’assurance-maladie (CNAM) et, en région, sur les comités régionaux de la prévention des risques professionnels (CRPRP).
Le CES souhaite voir « développer les liens de la médecine du travail avec la médecine de ville et hospitalière », avec l’accès du médecin du travail au dossier médical personnel (DMP, dans un volet « expositions et risques professionnels »). L’avis du CES propose enfin une augmentation du nombre de postes ouverts à cette spécialité (de 60 à 170/an) et la mise en place d’un « réseau de la santé au travail » doté d’un système d’informations.
> AGNÈS BOURGUIGNON
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Les débuts compliqués du CNG
Un PH, menacé de mutation, crie au scandale
C’est discrètement que le Centre national de gestion (CNG), créé pour gérer la carrière des praticiens et des directeurs d’hôpital, s’est attelé à la tâche. Quatre premiers cas de médecins ont été étudiés le 14 février en commission statutaire nationale. Certains demandent un autre poste. Le Dr Natan, ORL à Montdidier, dans la Somme, n’a lui rien demandé : c’est la direction de son établissement qui a sollicité le CNG pour qu’il soit placé en recherche d’affectation. Colère de ce médecin, qui menace de saisir les tribunaux.
LE CENTRE NATIONAL DE GESTION (CNG), basé à Paris, a vocation à gérer la carrière des 40 000 praticiens hospitaliers en leur fournissant « coaching » et soutien en vue d’une reconversion. Il peut être saisi par le médecin lui-même ou par l’administration.
Ses travaux ont à peine débuté, que déjà surgit un cas polémique : celui d’un médecin dans la Somme qui n’a rien demandé, et qui, peut-être, sera le premier à se retrouver placé malgré lui en recherche d’affectation. La direction de l’hôpital de Montdidier, dans ce département, a saisi le CNG pour demander le départ du Dr William Natan, ORL, car Montdidier n’a plus de plateau technique et stoppe la chirurgie. La commission statutaire nationale – où siègent à parité médecins et administratifs – a rendu un avis positif sur le cas Natan le 14 février. A la directrice du CNG, Danièle Toupillier, de trancher.
Danièle Toupillier rendra sa décision en mars. Embarrassée, elle l’est, à l’idée d’une réaction négative du corps médical. La procédure de recherche d’affectation, il est vrai, inquiète. La directrice du CNG tient à la « démystifier ». « L’objectif, dit-elle, est de faire rebondir les personnes lorsqu’elles le demandent, ou lors de restructurations. La mise en recherche d’affectation n’est pas une mise au placard. Le but est d’aider ces personnes à trouver un autre poste ailleurs dans les deux ans. »
Ambiance tendue. Très remonté, le Dr William Natan considère qu’il y a tromperie. « On nous présente le CNG comme une avancée. C’est faux. Le CNG, c’est la mise au chômage des médecins, la fin de notre statut. Rien d’autre », tonne cet ORL.
La situation se corse lorsque ce praticien se met à décrire l’ambiance pour le moins tendue qui règne localement. Le différend qui l’oppose à son directeur ne date pas d’hier. Le Dr Natan l’accuse de « magouilles », il a déposé plusieurs plaintes. Lui-même a dû répondre de certains « agissements » que lui reprochent des aides-soignantes, en commission disciplinaire de l’Ordre des médecins. Le Dr Natan parle de « machination », de « sac de noeuds ». Du rififi, il y en a aussi avec les autres médecins de l’hôpital, avec qui le Dr Natan, médecin DIM à ses heures, ne s’entend pas. « Ils sous-codent des actes. Je passe derrière et je recode correctement. Après, on m’accuse du déficit, c’est facile », raconte William Natan, décidément bien seul dans sa barque.
Appel à la raison. Il ne s’agit là que d’un point de vue. Où se situe la vérité ? Le directeur de l’hôpital, contacté par « le Quotidien », n’a pas souhaité s’exprimer. Une chose est sûre, le Dr Natan ne quittera pas son poste de bonne grâce. « J’ai des attaches familiales, j’ai acheté une maison. Je ne partirai pas », lâche-t-il.
Le directeur de l’agence régionale de l’hospitalisation (ARH) de Picardie, Pascal Forcioli, suit de près le dossier. Il appelle le Dr Natan à la raison : « Un hôpital qui n’a plus de chirurgie, et c’est le cas à Montdidier depuis juillet 2007, ne garde pas de chirurgiens. L’activité de ce médecin, qui fait une spécialité médico-chirurgicale, est assez faible : l’hôpital ne peut le garder dans ses effectifs. Notre politique de recomposition n’est pas à la hussarde, mais dictée par l’intérêt du patient. Il faut accepter une mobilité dans ce genre de situation. En Picardie, c’est le seul cas où un médecin n’accepte pas une mutation dans le cadre d’une restructuration. On ne peut pas le forcer, on n’a pas les moyens juridiques. La nouvelle procédure de recherche d’affectation, en revanche, le permet. »
Quel tournant la carrière du Dr Natan pourrait-elle prendre si le CNG le place en recherche d’affectation en mars ? « Il pourrait chercher un poste dans sa spécialité ailleurs. Ou se construire un autre parcours professionnel », anticipe Pascal Forcioli. « C’en est fini des PH inamovibles comme les magistrats du siège », se réjouit un chef d’établissement. Mais le Dr Natan n’a pas dit son dernier mot. Il n’exclut pas de saisir la justice s’il doit quitter Montdidier. « Si je saisis le tribunal administratif, le ministère de la Santé sera bien embêté car ils ne sauront plus quoi faire de moi », dit-il.
Au CNG, Danièle Toupillier est quelque peu embarrassée à l’idée que le corps médical ne s’émeuve de la situation. Son propos se fait aussi rassurant que possible. « Si je décide de placer ce médecin en recherche d’affectation, nous l’accompagnerons au mieux. Notre devoir sera de l’éclairer pour qu’il se trouve un autre projet. » Le rappel des règles est néanmoins très clair : « Nous lui ferons trois propositions. S’il les refuse, au bout de deux ans, il sera mis en disponibilité d’office, expose Danièle Toupillier. L’objectif est que les médecins soient heureux dans leur travail. Dans le pays, nous avons identifié une cinquantaine de médecins susceptibles d’être placés en recherche d’affectation. Onze dossiers nous sont déjà parvenus. Par exemple, un chirurgien demande à devenir ingénieur après un accident du travail. D’autres veulent changer de spécialité. Nous les y aiderons. »
> DELPHINE CHARDON
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Les fumeurs et les obèses, bonne affaire pour la Sécu ?
à lire sur : http://www.rue89.com/2008/02/27/les…
Roselyne Bachelot présente un plan "santé jeunes" en Conseil des ministres
à lire sur : http://fr.news.yahoo.com/afp/200802…
Santé : le CES vote une réforme de la médecine du travail
à lire sur : http://www.challenges.fr/20080227.C…
EGOS 2 ou Egalité Graduée bien Orchestrée de la concertation sur l’organisation des Soins
à lire sur : http://www.fni.fr/
Consultation annuelle gratuite pour les jeunes, dès l´an prochain
C. L B
Roselyne Bachelot vient de présenter au conseil des ministres le plan « santé- jeunes » du gouvernement. Ce plan, qui devait être détaillé à « La Casita », la maison des adolescents de l´hôpital Avicenne, à Bobigny (93) où la ministre avait prévu de se rendre à la fin du le conseil des ministres, a pour vocation « de mieux protéger les jeunes en luttant efficacement contre les conduites à risque, et le développement d´habitudes alimentaires déséquilibrées ». Ainsi, deux dispositions vont être prises pour « permettre aux jeunes de devenir acteurs de leur santé tout en répondant à leur désir d´autonomie » : la possibilité de verser en plusieurs fois leurs cotisations maladie lors des prochaines inscriptions universitaires. Et dès le 1er janvier 2009, pour les jeunes de 16 à 25 ans, la possibilité de bénéficier d´une consultation annuelle gratuite chez un médecin généraliste de leur choix, sans que l´accord des parents soit nécessaire pour un mineur. Le gouvernement explique que dès réception de leur carte Vitale à 16 ans, les jeunes recevront un « passeport pour la santé », leur indiquant les structures de soins les plus proches de leurs domiciles, et leur rappelant leurs droits. Mais le plan met avant tout l´accent sur la lutte contre les conduites à risques. A cet égard, et pour lutter contre les pratiques addictives, la législation actuelle sur la vente de boissons alcoolisées aux mineurs sera rendue « plus cohérente et protectrice », est-il précisé. Un observatoire de la qualité alimentaire sera également créé pour « agir sur l´environnement des jeunes », notamment en matière de publicité, de restauration scolaire ou de bonnes pratiques (sucreries près des caisses de grandes surfaces, par exemple). Enfin, pour lutter contre l´attraction pour l´anorexie de certaines jeunes filles, le gouvernement promet de « réprimer sévèrement l´apologie de l´extrême maigreur ou de l´anorexie dans les medias », d´élaborer une charte avec les professionnels du secteur de l´image du corps, et de protéger les mannequins (médecine du travail, inspection du travail). Une série de mesures concerne également les jeunes « les plus vulnérables qui se trouvent dans des situations dramatiques ». Pour eux, il est prévu que des maisons des adolescents soient créées dans tous les départements d´ici 2010, dotées d´équipes mobiles. Deux expérimentations vont également être menées : un programme de prévention santé en milieu scolaire et universitaire d´une part, et d´autre part, la mise à disposition d´un numéro vert gratuit « fil santé jeune », à partir des portables. En outre, un dispositif de « repérage et de prévention de la crise suicidaire », particulièrement auprès des jeunes homosexuels sera mis en place, accompagné d´une campagne d´information lancée cette année avec le cinéaste André Téchiné. Enfin, une campagne « contraception 2008-2009 » sera adaptée aux besoins des jeunes non scolarisés dans les quartiers populaires. Le sport est également à l´honneur dans ce plan. Le nombre d´heures d´activité physique sera augmenté à l´école « dès la rentrée prochaine », promet le gouvernement, tandis qu´une mission spécifique a été confiée à Stéphane Diagana, qui doit se charger de développer le sport à l´université. Le gouvernement, qui n´a pas fait d´annonce sur les moyens qui seront mis à disposition du plan santé-jeunes, annonce que son travail se poursuivra autour de trois axes : le renforcement de la pédopsychiatrie, le soutien aux parents, et la prise en charge la plus précoce possible, dès l´entrée au collège, des difficultés rencontrées par les adolescents.
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Tarifs MCO : une hausse limitée à 0,43% en 2008
B. K.
La hausse des tarifs des activités de médecine, de chirurgie et d´obstétrique (MCO) des hôpitaux et des cliniques sera, en 2008, de 0,43%, apprend-on de sources concordantes. L´enveloppe destinée à financer les missions d´intérêt général et d´aide à la contractualisation (Migac) sera, elle de 6,12%. Les tarifs applicables à l´hospitalisation à domicile ne seront pas réévalués. Dans les cliniques, ceux de la psychiatrie seront revalorisés de 1,7% et ceux des soins de suite et de réadaptation de 1%. Toujours dans les cliniques, les tarifs d´accouchements seront augmentés de 24%.
Cette augmentation de 0,43% (qui sera portée à 0,5% pour les cliniques compte tenu de certaines mesures ciblées) est inférieure à celle décidée en 2007 (1,26%). Pour déterminer ce taux, le gouvernement s´est basé sur une augmentation prévisionnelle d´activité de 1,7% en 2008 (un pourcentage surévalué, selon les fédérations représentatives de l´hospitalisation) et a tenu compte également de la hausse de l´enveloppe destinée au Migac et de l´évolution prévisible des dépenses de médicaments et de dispositifs médicaux implantables facturés en sus des tarifs. Sitôt connue, l´augmentation a suscité de vives protestations dans le milieu hospitalier. La Fédération nationale des établissements d´hospitalisation à domicile (HAD) s´élève contre l´absence de revalorisation. Une mesure incohérente, affirme-t-elle, alors que les pouvoirs publics entendent développer l´HAD, moins coûteuse que l´hospitalisation traditionnelle.
La Fédération hospitalière de France (FHF, qui regroupe les établissements publics) est, elle aussi, mécontente. Elle réclamait une augmentation de l´enveloppe des Migac d´au moins 10 % (au lieu des 6,12 % finalement décidés) pour tenir compte notamment des dépenses liées à la mise en place des nouveaux plans de santé publique annoncés par le gouvernement, au premier rang desquels le plan Alzheimer.
Du côté des cliniques, on estime que la hausse de 6,12% des crédits destinés au Migac - qui bénéficient quasi totalement aux hôpitaux publics - est au contraire trop élevée. La Fédération de l´hospitalisation privée affirme que les hôpitaux publics utilisent ces crédits pour financer leur déficit. « Les enveloppes dites Migac (…) participent au maintien de la culture du déficit à l´hôpital », estime Jean-Loup Durousset, président de la FHP dans une lettre adressée à Nicolas Sarkozy. Plus globalement la FHP condamne, dans un communiqué, « l´irréalisme et l´irrationalité de ces taux » (de revalorisation des tarifs MCO). Elle souligne qu´ils sont « inférieurs pour la troisième année consécutive au taux d´inflation » et qu´ils « mettent directement en péril la pérennité des établissements privés ».
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Egos : les spécialistes font leurs propositions
PM
La première phase des Etats généraux de l´organisation de la santé (Egos) avait laissé les spécialistes sur la touche, pour se consacrer à la médecine générale. La deuxième phase, qui a débuté il ya quelques jours, doit permettre aux spécialistes participant à l´organisation des soins de premier recours d´exposer leurs revendications. L´Umespe (branche spécialiste de la Confédération des syndicats médicaux français) aborde donc plus sereinement cette nouvelle consultation. Rassuré par son récent entretien avec le chef de l´Etat, le président de l´Umespe, Jean-François Rey a donc présenté ce matin ses propositions en matière d´accessibilité aux soins. Peu convaincu par la notion de « soins primaires » mise en avant au cours des Egos 1, Jean-François Rey a plutôt insisté sur la nécessité d´établir une « médecine coopérative », offrant des « soins de proximité » et s´appuyant sur le médecin de famille, autant que sur les spécialistes, notamment ceux en accès direct (pédiatres, psychiatres, ophtalmologues et gynécologues). Bref, une « coordination des soins » telle que la prévoyait la réforme de 2004 instaurant le parcours de soins. Or, selon le leader syndical, on a trop parlé du médecin traitant, et oublié d´accorder « sa juste place au médecin spécialiste correspondant ». Le débat ne doit pas se focaliser sur les quelques « déficiences » de notre système de santé, prévient Jean-François Rey qui, entre la ville et l´hôpital, « offre à nos concitoyens une bonne accessibilité aux soins », estime-t-il. Ainsi, « les 70 cantons qui n´ont pas de généralistes ne doivent pas être l´arbre qui cache la forêt de l´accessibilité aux soins », explique-t-il. Pas plus que « les dépassements d´honoraires, qui portent essentiellement sur les actes chirurgicaux ». Le problème ne peut être réglé, martèle Jean-François Rey, que par la mise en place d´un secteur optionnel, et par une « réforme des consultations pour les actes lourds, afin de donner un signe aux spécialités cliniques ». L´Umespe s´est également prononcée sur la future mise en place d´agences régionales de santé (ARS) en émettant quelques réserves : si l´amélioration de l´organisation et de la coordination locale entre les acteurs est souhaitable, « il ne faudra pas laisser aux ARS le rôle de financeur aveugle des caisses primaires d´assurance maladie », prévient-il. Enfin, dans un autre registre, Jean-François Rey rappelle que la convention signée entre l´assurance maladie et les syndicats médicaux, et approuvée par l´Etat, repose sur un partenariat dont dépend « le maintien de la médecine libérale » : « nous avons besoin de nos comités paritaires, locaux et nationaux » a-t-il tenu à ajouter.
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Les médecins vasculaires applaudissent au remboursement des véinotoniques par un assureur
C. L B
Le Syndicat national des médecins vasculaires se réjouit de l´initiative d´un assureur complémentaire (Swiss life. Nldr), qui a décidé de prendre en charge à hauteur de 50 %, les veinotoniques prescrits. La Haute autorité de Santé avait attribué en 2006, un service médical rendu insuffisant (Smri) à ces médicaments, et proposé au gouvernement leur déremboursement total. Mais ce dernier a préféré accorder aux veinotoniques, deux ans de délai de grâce avec un taux de remboursement de 15 %. Ils ne sont plus du tout remboursés depuis le 1er janvier dernier. Or, pour les médecins, déclare le Snmv dans un communiqué, « le traitement de la douleur relève d´une véritable utilité médicale », point de vue partagé par l´assureur, qui estime que les veinotoniques « ont une place essentielle dans l´arsenal thérapeutique de la maladie chronique ». Le syndicat considère que cet exemple montre « la nécessité d´ouvrir la réflexion sur la notion de service médical et d´utilité thérapeutique », alors même que l´un des aspects de la réforme annoncée sur l´organisation du système de santé, doit porter sur le partage entre ce qui doit relever de l´assurance maladie obligatoire d´une part et des organismes complémentaires de l´autre. Le Snmv redoute en effet qu´une « définition trop restrictive de la notion d´efficience médicale amène à passer d´un système de partage des champs entre l´assurance maladie obligatoire et les organismes complémentaire à un système dans lequel le second se substituerait au premier ».
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Respect du rayon de non-réinstallation
à lire sur : http://www.droit-medical.net/spip.p…
Petite hausse des tarifs pour les cliniques et les hôpitaux
à lire sur : http://www.univadis.fr/medical_and_…
Plan - Téchiné et Diagana au secours de la santé des jeunes
à lire sur : http://tf1.lci.fr/infos/sciences/sa…
Les consommateurs pourraient avoir le sentiment d’être roulés dans la farine…
à lire sur : http://www.jim.fr/en_direct/pro_soc…
Opinion : Santé : La « baboune » selon Dubuc
à lire sur : http://www.centpapiers.com/Sante-La…
« La médecine du travail n’est plus adaptée »
Christian Dellacherie, du Conseil économique et social. Recueilli par Sonya Faure
à lire sur : http://www.liberation.fr/actualite/…
Le CES préconise une réforme du financement de la médecine du travail
à lire sur : http://www.lesechos.fr/info/sante/4…
Comparer les tarifs des couvertures complémentaires santé
à lire sur : http://www.lesechos.fr/patrimoine/a…
JOSEPH Didier
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