Revue de presse du 28 Avril 2008
lundi 28 avril 2008 par JOSEPH Didier
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- PRÉCISION. Les autorités sanitaires françaises recommandent de ne pas…, p1
- AGROALIMENTAIRE. La Commission européenne a lancé une alerte après la…, p1
- Négligés, les médecins s’alarment, p1
- MG-France se pose en aiguillon de la prévention, p1
- Après Clamecy, Carhaix s’oppose violemment à des fermetures, p1
- Préférer parfois la location à l’achat, p1
- Où sont les crédits d’Alzheimer ?, p1
- Le SNPHAR s’impatiente, p1
- Les rhumatologues oubliés, selon l’UMESPE, p1
- Greg témoigne pour plus de 300.000 personnes, p1
- Médecins remplaçants : l’exemple bas-normand, p1
- Médecine générale en péril ?, p1
- Et si on ne remboursait plus le traitement des douleurs extrêmes ?, p1
- La Pologne rappelle sa main d’oeuvre, p1
- Franchises, forfaits : l’addition pour Mme K., p1
PRÉCISION. Les autorités sanitaires françaises recommandent de ne pas…
à lire sur : http://www.lesechos.fr/info/sante/4...
AGROALIMENTAIRE. La Commission européenne a lancé une alerte après la…
à lire sur : http://www.lesechos.fr/info/sante/4...
Sarkozy oublie la santé lors de sa prestation télévisée
Négligés, les médecins s’alarment
Dr MICHEL CHASSANG (CSMF) : STUPEFAIT
« Je suis interloqué, dubitatif, stupéfait. Comment peut-on ignorer la santé lors d’une intervention si importante ?
Il y a deux hypothèses qui ne sont pas plus rassurantes l’une que l’autre. Ou la santé n’intéresse pas le président et c’est grave ; ou bien le dossier est plié, bouclé, définitivement réglé, et c’est encore, plus préoccupant. Cette absence en tout cas, contraste singulièrement avec les difficultés que nous rencontrons aujourd’hui.
Le chef de l’Etat devra rapidement rattraper cette faute. »
CLEMENT LAZARUS, ETUDIANT DCEM3 : ENNUYEUX
« Le président a complètement ignoré le domaine de la santé et de l’organisation des soins, comme si tout allait bien. Il a simplement au début de son intervention parlé des franchises médicales en affirmant une nouvelle fois qu’elles serviraient à financer le plan Alzheimer et le plan pour les soins palliatifs. Alors même que, quelques heures auparavant, les associations concernées avaient affirmé qu’elles n’avaient pas reçu les subsides attendus. Pour le reste, Nicolas Sarkozy n’a rien dit, rien précisé, rien annoncé. A vrai dire, je me suis plutôt ennuyé lors de cette allocution présidentielle. Le chef de l’Etat, sa ministre de la Santé souhaitent que le futur médecin que je suis s’installe à la fin de ses études, diplôme en poche, dans des zones rurales, des zones sous-médicalisées. Mais, en même temps, ils veulent supprimer les hôpitaux locaux qui sont pourtant les relais naturels des médecins et des généralistes de campagne. Difficile dans ces conditions de s’y reconnaître. Pour l’instant, je n’ai aucune des réponses que je pourrais attendre et le président ne m’en a pas apportées. On comprendra dès lors que je ne sois guère optimiste. »
Dr ALAIN CHOUX, SPÉCIALISTE : SCANDALEUX
« Vu l’urgence des problèmes, je trouve inadmissible et pour tout dire scandaleux que Nicolas Sarkozy n’ait absolument pas abordé les problèmes de santé, alors que les dossiers de l’hôpital et de l’installation des médecins, de l’équilibre des comptes de la Sécurité sociale, de l’assurance-maladie sont immenses et très loin d’être réglés. Mais il y a d’autres sujets qui m’interpellent dans l’intervention présidentielle. Le chef de l’Etat a vanté les mérites du bouclier fiscal, mais il faut aussi savoir que la France reste l’un des seuls pays à appliquer l’impôt sur la fortune.
Le fameux ISF demeure. Même les socialistes espagnols l’ont supprimé. Il faut savoir aussi qu’un couple de médecins, tous les deux en secteur II, avec deux enfants encore en bas âge, qui paie 100 000 euros d’impôts, règle aussi entre 230 000 à 240 000 euros de charges, tous postes confondus. Ce n’est pas rien. Le premier poste de dépenses, ce n’est pas le fisc, mais bien les charges sociales. Le candidat Sarkozy avait promis de s’attaquer à ce problème. On attend encore. »
Dr CHRISTIAN LEHMANN, GENERALISTE (1) : QU’IL ABDIQUE
« Nicolas Sarkozy a incarné un nouveau rôle à la télévision : celui de président de la République. Il lui aura fallu un an. On nous a dit après cette intervention télévisée que le président avait reconnu ses erreurs. C’est faux. Il a simplement reconnu des erreurs de communication. C’est peu. C’est vrai que les problèmes de santé n’ont pas été abordés. Mais c’est un sujet complexe que les journalistes “généralistes” évitent d’aborder. J’en ai eu malheureusement l’exemple avec mon combat contre les franchises médicales où le silence médiatique a été assourdissant. Il a fallu attendre longtemps avant que les médias n’en parlent. Et il ne faut espérer du président qu’il aborde, sans que l’on l’y invite, les sujets qui fâchent. Et la santé est de ceux-là. Alors même qu’il est urgent de régler bien des problèmes. Votre journal a titré la semaine dernière sur les médecins qui demandaient au président de la République qu’il les rassure. Moi, la seule décision qu’il pourrait prendre pour me rassurer, c’est qu’il abdique. Car cet homme est vraiment un problème. »
(1) Christian Lehmann publie, le 7 mai, aux Editions Ramsay, un ouvrage intitulé « Sarkoland » qui dissèque, dit l’auteur, le langage et le discours du président de la République.
Dr MARTIAL OLIVIER-KOEHRET, MG-FRANCE :
OU SONT LES REFORMES ?
« Ça va toujours bien quand on annonce des réformes, ça va toujours moins bien quand il s’agit de les mettre en oeuvre.
C’est, bien évidemment, un raisonnement qui s’applique à notre secteur d’activité. Et je regrette que l’intervention télévisée du président n’ait pas permis d’aborder le problèmes qui nous intéressent, alors que les urgences sont là, que les problèmes des restructurations hospitalières, même si on ne veut pas prononcer ces mots, va se poser dans les prochaines semaines et qu’il convient dans ce cadre de préciser la place et le rôle de la médecine de premier recours. J’attendais dès lors un calendrier précis, vu l’ampleur de la tâche. Il n’a pas été annoncé. Il est pourtant urgent de se mettre au travail. »
Dr FRANÇOIS AUBART, CMH (COORDINATION MEDICALE HOSPITALIERE) : TRES SEVERE
« Le président part d’un bon constat : la France est un vieux pays un peu usé, pas très productif et, partant, elle n’est pas armée en termes d’exigences mondiales. Mais il se trompe de solutions. Au cours de son intervention, il a cité beaucoup de chiffres, mais quasiment aucun ne concernait la santé. Il s’agit pourtant d’un des seuls secteurs d’activité qui produise de la croissance en France, et dans des proportions au moins cent fois supérieures au chiffre d’affaires de Bolloré ! Autre point : le président va à Neufchâteau, il y dit : « Les hôpitaux, c’est des entreprises, il leur faut un patron, et ce sera le directeur. »
Au bout de deux jours, il n’en parle plus – revanche, il n’oublie pas à la télévision de citer l’aventure somalienne des commandos de marine. Quand bien même il resterait présent sur la réforme de l’hôpital, Nicolas Sarkozy ne peut pas se cloner, la crise de l’hôpital français ne pourra pas être réglée par un président qui partirait lui-même à l’abordage de 1 000 établissements. Or on n’a pas le temps ! Il sera bientôt trop tard pour le service public, les urgences, la réanimation, la chirurgie… pour la bonne médecine hospitalière.
A la longue, cette non-politique va aboutir au fait que même le secteur privé – qui n’assurera plus que le “rentable” – ne fera plus rien : sous la pression des traders et des fonds de pension, les cliniques mettront la clef sous la porte. Mon organisation est très sévère vis-à-vis de cette prestation qui ne peut nous convenir ni dans le fond ni sur la forme. »
> PROPOS RECUEILLIS PAR JACQUES DEGAIN
Reste que le fait que la santé ait été totalement absente, mis à part une allusion aux franchises médicales en début d’interview, des propos de Nicolas Sarkozy est difficilement compréhensible. Surtout quelques jours après son discours de Neufchâteau sur la réforme de l’hôpital, et alors que se préparent des lois importantes sur le financement de la santé et l’organisation du système de santé.
On attendait, on espérait des commentaires après la grand-messe des états généraux de l’organisation de la santé réunis à grand bruit et à grands frais par la ministre de la Santé, après les multiples rapports de ces dernières mois. On aura été déçus. Certes, les sujets abordés par le chef de l’Etat sont essentiels, mais alors que la santé est l’un des premiers postes de dépense des Français et que beaucoup d’entre eux s’interrogent sur les projets en matière de prise en charge – notamment après les déremboursements de médicaments, les déclarations de la ministre de la Santé sur le remboursement des frais d’optique et les projets de transferts de charge entre le régime obligatoire et les complémentaires –, on aurait pu penser que le président profiterait de l’occasion pour calmer ces craintes ou préciser ses projets. Rien. Pas un mot. Pas une allusion.
Comme si la santé et la solidarité n’étaient pas des sujets majeurs de préoccupation.
Il n’est pas certain que le président, qui cherche à reconquérir les Français et à remonter dans les sondages, ait choisi la bonne solution en ignorant, volontairement ou pas, de traiter de ce domaine. Les médecins ne s’y trompent pas qui affirment leurs inquiétudes, leurs craintes, leurs déceptions après cette prestation télévisée.
> J. D.
Nicolas Sarkozy aura désormais du mal à rassurer les médecins
http://www.quotimed.com/journal/ind...
Au premier trimestre 2008, les dépenses d’assurance-maladie dans le champ de l’ONDAM (objectif national annuel) ont progressé de 5 % en données corrigées des jours ouvrés par rapport au premier trimestre 2007, selon les dernières statistiques de la Caisse nationale d’assurance-maladie (CNAM).
Les soins de ville évoluent à + 2,1 % sur janvier-février-mars (+ 3,3 % hors produits de santé). Dans le détail, les honoraires médicaux et dentaires ont augmenté de 2,9 % sur la période (3,2 % pour les généralistes du fait de leur revalorisation tarifaire et 3,5 % pour les spécialistes), contre 3,7 % pour les dépenses d’indemnités journalières « en croissance stable », et 7 % pour les honoraires d’auxiliaires médicaux. Du fait de l’entrée en vigueur des franchises, les dépenses de médicaments ont diminué de 1,8 %. Les dépenses de transport, à + 3,3 % au cours du premier trimestre, « confirment l’inflexion de tendance entamée en 2007 » selon la CNAM. Après les mesures tarifaires appliquées à la fin 2007, les dépenses de biologie sont en légère diminution sur les trois premiers mois (0,3 %), alors que le volume des actes est comparable à celui du premier trimestre 2007 (+ 2,5 %). Les versements aux hôpitaux publics sont en augmentation de 8,8 % au premier trimestre par rapport aux trois premiers mois de 2007. La CNAM relie ce taux à « la modification des modalités de versement de la T2A et à la récupération, au début de l’année 2008, des facturations des séjours de l’exercice 2007 ». Les versements aux cliniques privées progressent, eux, de 1,6 % sur les trois premiers mois.
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La consultation de l’adolescent chez le généraliste
MG-France se pose en aiguillon de la prévention
Le syndicat de généralistes propose de donner un contenu « traçable, identifié » à la consultation de prévention annuelle des adolescents prévue à partir de janvier 2009 par le plan Santé des jeunes du gouvernement. MG-France demande que cette consultation plus longue soit rémunérée « deux fois » l’acte de base.
« DÉPASSER les effets d’annonce » et travailler sur les « sujets de fond » qui intéressent le médecin généraliste. MG-France, déjà de retour aux affaires sur le terrain conventionnel, accélère sa stratégie d’implication dans les réformes en cours en proposant aujourd’hui de « donner du contenu » à un des pans majeurs du plan Santé des jeunes lancé par le gouvernement en février 2008 : la consultation de prévention annuelle et gratuite (tiers payant) des jeunes de 16 à 25 ans chez le médecin généraliste de leur choix, censée entrer en vigueur en janvier 2009. Il est également prévu dans le cadre de ce plan un « passeport individuel pour la santé » (livret récapitulatif des droits santé, informations sur les structures de soins de proximité…) que les jeunes de 16 ans recevront avec leur première carte Vitale. MG-France demande à être associé à sa conception.
Imagination. L’initiative de MG-France est assez habile. Côté pouvoirs publics, le syndicat se pose en aiguillon sur un enjeu fort de santé publique et reconnu comme tel par le gouvernement, la tranche d’âge des adolescents étant « particulièrement vulnérable » (encadré) ; côté profession, il s’efforce de « coller » aux attentes de médecins traitants qui manquent cruellement d’outils concrets et de moyens pour assurer la mise en musique des annonces gouvernementales. « Pour la consultation de prévention à 70ans, on a bien vu qu’il n’y a aucune suite réelle, aucun contenu, accuse le Dr Martial Olivier-Koehret. Il est normal qu’un syndicat comme MG-France reprenne au vol certains concepts pour leur donner un contenu identifié, validé, traçable. Nous sommes les mieux placés. » L’administration de la Sécurité sociale n’est pas épargnée. « Ce n’est pas de son côté qu’on risque de trouver de l’imagination et de la création, ils ne sont pas légitimes… »,affirme le patron du syndicat.
Sur le fond, MG-France estime que cette consultation annuelle en tiers payant constitue une « opportunité » pour lancer une stratégie de prévention et d’éducation sanitaire à un âge clé de la vie. Enjeu : le repérage et la prise en charge précoce des conduites à risque et addictives (alcool, cannabis), troubles de l’alimentation, dont l’anorexie, souffrance psychique et risque suicidaire, mais aussi information sur la contraception et les IST, mise à jour des vaccinations… Afin de (mieux) dépister mal-être et conduites à risque, le projet de MG-France consiste à utiliser « des tests très simples et validés » comprenant quelques questions à poser dans le cadre de cette consultation annuelle des ados. Le test TSTS (traumatologie, sommeil, tabac, stress) suggère quatre questions, telles que « As-tu déjà eu des blessures ou un accident, même très anodin, cette année ? » ou encore « Es-tu stressé (ou tendu) par le travail scolaire ou par la vie de famille, ou les deux ? »… Après chaque réponse positive au TSTS est proposée une question complémentaire introduisant « un niveau de gravité » dans le cadre du test CAFARD (cauchemars, agression, fumeur quotidien, absentéisme, ressenti désagréable) : « As-tu été victime d’une agression physique ? », « Fais-tu souvent des cauchemars ? » ou « Dirais-tu que ta vie familiale est désagréable ? »… « Attention, précise le Dr Marie-Hélène Certain, secrétaire général du syndicat, il ne s’agit pas d’organiser un interrogatoire policier, mais d’apporter un outil aux généralistes pour conduire un entretien semi-directif. »
Plusieurs questions restent en suspens. Si la dispense d’avance de frais devrait à l’évidence faciliter l’accès des jeunes à cette consultation, quid ensuite du suivi de l’adolescent et de sa prise en charge par d’autres professionnels de santé ?
Par ailleurs, les moyens seront-ils au rendez-vous pour valoriser le rôle du médecin généraliste dans la prise en charge de cette consultation plus longue (« de 20 à 30minutes », selon MG-France). Le syndicat évalue en tout cas à « deux fois l’acte de base » le tarif de cette consultation de prévention des ados.
Quel que soit l’écho que rencontrera sa proposition, MG-France pose un jalon. « Le gouvernement a fait une annonce,souligne le Dr Olivier-Koehret. Nous, on lui dit banco ! »
> CYRILLE DUPUIS
Les adolescents consultent en moyenne un médecin généraliste 2,3 fois par an. Le motif est très souvent somatique (75 %), puis administratif et préventif (19 %), rarement psychologique (6 %). Mais 15 % des ados, selon MG-France, sont en situation de grande souffrance et « cumulent les difficultés psychologiques, comportementales, familiales, sociales et environnentales ».
Le suicide est la deuxième cause de mortalité des jeunes de 15 à 24 ans (1 000 morts par an). Or 87 % des adolescents ayant fait un ou plusieurs actes suicidaires (non pris en charge à ce titre) ont consulté un généraliste pour d’autres motifs dans les mois précédents. La moitié des suicides mortels ont lieu en dehors de tout état dépressif caractérisé. D’où l’intérêt d’élaborer une consultation au contenu élargi qui permette de mieux identifier les conduites à risque.
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Restructurations hospitalières
Après Clamecy, Carhaix s’oppose violemment à des fermetures
APRÈS LES COUPS d’éclat des défenseurs de la maternité de Clamecy, dans la Nièvre, c’est au tour des militants du maintien de l’activité de l’hôpital de Carhaix, petite commune du Finistère de 7 600 habitants, de défrayer la chronique.
Jeudi, après que le directeur de l’agence régionale de l’hospitalisation (ARH) de Bretagne, Antoine Perrin, leur a officiellement signifié sa décision, prise sur la base d’un rapport d’expertise, de fermer la maternité et le bloc de Carhaix pour ne conserver que la chirurgie ambulatoire – l’idée étant de developper en lieu et place les soins de suite et de réadaptation et la gériatrie, les opposants à cette restructuration ont employé les grands moyens.
Des élus (dont le maire divers gauche de Carhaix, Christian Troadec), des représentants syndicaux de l’hôpital et des membres du comité de défense de l’établissement – 18 personnes en tout – ont occupé les locaux de l’ARH, à Rennes, pour refuser que ne se crée en Centre-Bretagne un nouveau « désert sanitaire ». Les manifestants ont été délogés par les CRS, de manière assez musclée – « à coups de matraque », racontent certains d’entre eux –, dans la nuit de jeudi à vendredi.
Les défenseurs de l’hôpital de Carhaix (600 salariés dont une quarantaine de médecins, un déficit qui a dépassé l’an dernier le million d’euros) répètent qu’ils sont géographiquement « à 70km de toute autre structure hospitalière ». Ils n’en sont pas à leur première action de protestation puisque, le 29 mars, des milliers de personnes (de 5 000 à 6 000, selon les gendarmes ; 10 000 selon les organisateurs) avaient manifesté à Carhaix pour le maintien de leur hôpital.
Pour la Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité, l’exemple de Carhaix prouve que, en matière de restructuration, quoi qu’aient pu laisser comprendre « le rapport Larcher et les déclarations de Nicolas Sarkozy », « la casse reprend de plus belle ». « Les belles paroles et les grands principes ne sont là que pour camoufler les destructions ! », s’indigne la coordination qui accuse : « Contre le droit des personnes, contre le droit des territoires, contre la plus élémentaire démocratie, l’Etat et ses agents écrasent tout sur leur passage ! »
> K. P.
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Equipements médicaux
Préférer parfois la location à l’achat
Une étude de Siemens met l’accent sur la mauvaise utilisation, parfois, de crédits dans le domaine de la santé consacrés à l’achat d’équipements médicaux. On pourrait utilement lui préférer, selon cette firme, un système locatif.
UNE ENQUÊTE PUBLIÉE par Siemens Financial Services, la filiale de financement du groupe Siemens pour les secteurs public et privé, met en avant le fort potentiel d’amélioration de l’utilisation des ressources financières dans le secteur de la santé française.
Siemens a ainsi calculé que, en 2006, 3,2 milliards d’euros de capitaux avaient été investis souvent à mauvais escient, notamment dans l’acquisition de matériels, d’équipements ou de technologies qui risquent de se déprécier rapidement. Soit une hausse de 31 % par rapport à l’année précédente.
Dans le climat actuel « d’escalade des dépenses de santé », commentent des responsables de Siemens, il est dommage que l’on ne « tire pas le meilleur parti des financements disponibles ».
L’évolution des technologies. Cette somme de 3,2 milliards d’euros est également bien supérieure à la hausse moyenne des capitaux mal utilisés en Europe.
En France, l’une des principales raisons de la hausse enregistrée l’année dernière est une augmentation moyenne de 20 % des dépenses engagées dans les équipements médicaux, augmentation qui n’a pas été accompagnée d’une croissance similaire dans le financement locatif, une manière d’acquérir des actifs essentiels sans avoir à mobiliser des capitaux.
« A une époque où les cycles de remplacement de la technologie se raccourcissent et où les services de santé sont de moins en moins en mesure de bloquer une proportion croissante de leurs budgets d’investissement annuels dans les équipements, la situation devient intenable », estime Thierry Fautré, président de Siemens Financial Services en France. « La technologie a tendance à évoluer rapidement, et il lui arrive de devenir obsolète au bout de 12-18mois. Les directeurs des services de santé doivent à tout prix reconnaître qu’ils ne peuvent plus se permettre de bloquer des capitaux dans des actifs à dépréciation rapide », poursuit-il.
« Nous avons décidé de mener cette enquête, explique encore Thierry Fautré, en partant du principe que les systèmes de santé européens ne tirent pas le meilleur parti des modes de financement qu’ils ont à leur disposition. Grâce à notre expérience acquise auprès des plus grands centres de santé européens, nous avons remarqué qu’il est d’usage de vouloir devenir propriétaire de ses équipements médicaux, en d’autres termes, un achat pur et simple. Cependant, dans le contexte actuel où les centres de santé sont confrontés à des évolutions technologiques de plus en plus rapides et à la nécessité de maîtriser les dépenses, il convient de revoir une telle stratégie. »
Un contrat unique. Pour le responsable de la firme, on aurait pu ainsi se dispenser de cet investissement de 3,2 milliards d’euros en préférant un système de location. Un contrat locatif qui regrouperait, insiste Siemens, « toutes les dépenses relatives à l’équipement, qui réduirait les dépenses à long terme, car la société de financement reste propriétaire des technologies et prend en compte la valeur résiduelle de l’équipement en fin de location et donne à l’organisme de santé la possibilité de moderniser ses équipements en fonction des progrès technologiques ».
Ce système de location opérationnelle est « un véritable outil de gestion qui permet de rationaliser les dépenses et de faire face aux contraintes budgétaires », affirme encore l’enquête de Siemens.
Certains établissements, comme le Centre d’imagerie médicale Sainte-Marie, dans la région parisienne, ont d’ailleurs fait ce choix. Depuis 1994, cette structure finance une grande partie de ses équipements médicaux (IRM, dispositif à ultrasons et matériel de radiologie) par ce système de location.
Pour François Yon, directeur financier du centre, « la location opérationnelle est la solution de financement idéale, car elle regroupe dans un contrat unique toutes les dépenses liées à l’équipement, la maintenance et l’assurance, ce qui nous assure un coût mensuel faible. Nous sommes également libres de renouveler notre équipement si, comme il arrive souvent, une percée technologique voit le jour, sans avoir à se préoccuper du devenir de l’équipement devenu obsolète. Cette solution de financement simple et flexible est très compétitive face aux solutions de financement classique ».
> J. D.
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Franchises médicales
Où sont les crédits d’Alzheimer ?
L’AD-PA (maisons de retraite) estime que les franchises médicales instaurées début janvier « n’ont servi en rien à financer l’aide aux personnes âgées » comme l’avait promis le chef de l’État dans le cadre du plan Alzheimer – et comme il l’a répété lors de son interview télévisée de jeudi (voir aussi page 3). « Le plan Alzheimer annoncé par le président de la République en début d’année n’est alimenté par aucun crédit nouveau », dénonce l’AD-PA dans un communiqué, ajoutant que les franchises médicales n’ont pour l’heure servi à rien d’autre qu’à « diminuer les dépenses de l’assurance-maladie ».
Dans les colonnes du journal « le Monde », le Syndicat national des établissements et résidences privés pour personnes âgées (SYNERPA) a également déploré l’absence de lien entre le produit des franchises et le financement du plan Alzheimer.
Le ministère de la Santé fait part de son incompréhension face à ces griefs. « Il y a bien, comme prévu, 850millions d’euros affectés au plan Alzheimer, aux soins palliatifs et à la lutte contre le cancer », indiquent les services de Roselyne Bachelot, qui précisent aussi qu’un rapport serait transmis à l’automne aux parlementaires dans le cadre de la préparation du budget de la Sécurité sociale pour 2009.
CET des PH
Le SNPHAR s’impatiente
Le Syndicat national des praticiens hospitaliers anesthésistes-réanimateurs (SNPHAR) déplore la lenteur avec laquelle le protocole d’accord signé le 15 janvier par trois intersyndicats de PH – relatif aux jours épargnés dans le cadre de la RTT – débouche sur du concret. Les médecins de l’hôpital « attendent toujours la parution des deux décrets concernant la transmission financière des jours du CET [compte épargne-temps], en cas de décès ou d’invalidité du praticien ; et la rémunération de la moitié du CET, à hauteur de 300euros par jour épargné jusqu’au 31décembre 2007 », explique le SNPHAR. Le syndicat demande aux pouvoirs publics de « respecter leur signature ». « Notre patience a sa limite », met-il en garde.
Coordonnateurs en SSR
Les rhumatologues oubliés, selon l’UMESPE
L’UMESPE – la branche spécialiste de la CSMF (Confédération des syndicats médicaux français) – s’étonne que les médecins spécialistes en rhumatologie « n’aient pas été cités comme médecins coordonnateurs possibles » pour la prise en charge des affections de l’appareil locomoteur dans l’activité des soins de suite et de réadaptation (décret publié au « Journal officiel » le 20 avril). Pour l’UMESPE, les médecins rhumatologues « ont la compétence requise pour assurer la coordination des soins de suite et de réadaptation des affections relevant de leur spécialité au sein d’une équipe soignante pluridisciplinaire ».
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Greg témoigne pour plus de 300.000 personnes
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Médecins remplaçants : l’exemple bas-normand
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Médecine générale en péril ?
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Et si on ne remboursait plus le traitement des douleurs extrêmes ?
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La Pologne rappelle sa main d’oeuvre
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Franchises, forfaits : l’addition pour Mme K.
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