Revue de presse du 25 Mars 2008
mardi 25 mars 2008 par JOSEPH Didier
- La mission Larcher finalise, p1
- Les franchises en dérapage, p1
- Un million d’assurés sans (…), p1
- Des étudiants ostéopathes (…), p1
- Delanoë choisit Jean-Marie Le, p1
- Larcher et Bachelot tracent, p1
- Les pistes de l’Ordre des (…), p1
- Le roman noir de la Sécu, p1
- Extension du Dossier Pharmacie, p1
- La négociation sur la représen, p1
- Des pistes pour sauver la (…), p1
- Le Docteur Hy2.0 donne (…), p1
- Eric Woerth promet que le (…), p1
- NTIC - e-santé - e-administrat, p1
- Hémocult toi-même, p2
- Petit bilan de santé de (…), p2
- Mort de la Sécu : un roman, p2
- "Moins grave" et cher : (…), p2
- Retour vers le futur : La (…), p2
- Les négociations autour (…), p2
- Le Collège des médecins (…), p2
- Le Dossier sur la Mauvaise, p2
- Protocole d’accord FPSH-DHOS, p2
- Baromètre LH2-Ciss : « (…), p2
- L’ordre des médecins réfléchit, p2
- L’acte d’autopsie est un (…), p2
- USA : Des cabinets médicaux, p2
La mission Larcher finalise son plan de sauvetage de l’hôpital
à lire ici : http://www.lesechos.fr/info/sante/4…
Bug informatique à la Sécu
Les franchises en dérapage contrôlé
LA CAISSE NATIONALE d’assurance-maladie (CNAM) a dû résoudre un bug informatique qui empêchait le plafonnement des franchises (50 centimes d’euro par boîte de médicament et par acte paramédical, et 2 euros par transport sanitaire) prélevées aux assurées sociaux.
Depuis l’entrée en vigueur de cette réforme au 1er janvier 2008, il y a en effet un double mécanisme de plafonnement, par an (50 euros annuels) et par jour (2 euros pour les actes paramédicaux et 4 euros pour les transports sanitaires).
Selon un communiqué de la CNAM, le bug informatique des caisses, qui a été « détecté le 11mars », porte sur le seul plafond annuel et a conduit « quelques milliers de personnes » à payer plus de 50 euros de franchises cumulées. C’est, assure la CNAM, un problème informatique « d’ampleur limitée ». D’une part, la caisse nationale affirme que « les sommes en jeu sont faibles » puisque le dépassement du plafond ne dépasserait pas 1 euro « pour 90% des assurés effectivement prélevés ». En outre, la CNAM déclare avoir « mis en oeuvre des solutions informatiques » à partir du 13 mars, puis installé un « correctif définitif » le 20 mars. Elle promet que les assurés concernés seront remboursés « sous quinze jours ».
> A. B.
http://www.quotimed.com/journal/ind…
Y a pas photo
Un million d’assurés sans carte Vitale
Les industriels rencontrent des problèmes de numérisation des photos qui ralentissent considérablement la diffusion de la carte Vitale 2 devenue nationale le 1er septembre 2007. Près de 1,5 million de cartes seulement auraient été fabriquées. Ce qui fait qu’environ un million d’assurés attendent encore la création de leur carte Vitale 2 (jeunes de plus de 16 ans) ou le remplacement de leur ancienne carte.
LE CALENDRIER DE LA CARTE Vitale 2 qui était déjà arrivée en Bretagne en avril 2007 avec près de cinq mois de retard risque fort d’être à nouveau perturbé.
Selon les informations du « Quotidien », le rythme actuel de production des cartes Vitale 2 est en effet très en deçà des prévisions du GIE Sesam-Vitale, chargé de coordonner toute l’opération industrielle.
Alors que la carte Vitale 2 est diffusée au niveau national depuis le 1er septembre en remplacement de Vitale 1, la Caisse nationale d’assurance-maladie (CNAM) reconnaît que « près de 1,5million de cartes Vitale2 » seulement ont été délivrées. Or la CNAM précise aussi que « l’assurance-maladie a envoyé 2,5millions de formulaires » à la population ciblée par la deuxième étape de diffusion, à savoir les jeunes assurés qui viennent d’avoir 16 ans et les assurés qui n’ont plus de carte Vitale (vol, perte, carte défectueuse). Cela fait donc un million de cartes manquantes. CQFD.
La faute à la numérisation. Principale cause du retard : la numérisation de la photographie et des documents. Bien sûr, il est précisé à l’assuré que la photographie doit être en couleur, réalisée par un professionnel ou dans une cabine photo agréée (sic), avoir un fond uni, de face, tête nue, etc. Mais tous ceux qui ont dû refaire une carte d’identité ou un passeport numérique comprendront où le bât blesse. Il n’est pas rare en effet de se voir refuser sa photo d’identité à plusieurs reprises. S’ajoute ici le problème de l’imprimé que l’assuré doit signer à l’encre noire après avoir vérifié l’exactitude des informations et celui de la photocopie de la carte d’identité. Imprimés découpés ou agrafés avec la photo, photos inutilisables, photocopies oubliées ou illisibles (cas particulier des peaux noires où le visage n’est pas reconnaissable après photocopie en noir et blanc), le taux de rejets des dossiers est monté à plus de 30 % pendant la phase de démarrage en Bretagne.
Il est encore aujourd’hui de 20 %, ce qui est énorme pour un processus à vocation industrielle.
Experian, l’entreprise qui a obtenu le 17 juin 2006 en partenariat avec la Sagem le marché du traitement et de la numérisation de 24 millions de dossiers, s’est en effet équipée de deux centres de numérisation (à Rouen et à Sotteville-lès-Rouen) à l’automatisation poussée pour pouvoir remplir son contrat : traiter jusqu’à 1,5 million de dossier par mois (pour arriver à terme au 59 millions de carte Vitale 2 prévues). Les dossiers y sont traités sous 24-48 heures. Si rien ne grippe. Les cartes seront ensuite vérifiées, avant délivrance, par les régimes d’assurance-maladie concernés. Quand tout va bien, le processus complet qui se termine par la fabrication de la carte prend trois semaines. Il va sans dire qu’Axalto, Gemplus et Oberthur qui ont remporté ce marché (24 millions de cartes) sont encore loin eux aussi de tourner à plein régime…
Experian reconnaît « la période de rodage actuelle ». L’industriel, fort de son expérience avec le passe Navigo, reste confiant. « On espère arriver bientôt à 10% et à terme à 5% de rejets. » Le fameux imprimé concocté par l’assurance-maladie « est en période d’adaptation » pour essayer d’améliorer le processus.
Sera-ce suffisant ? Faudra-t-il envisager d’autres solutions ? Certains évoquent déjà une récupération des photos numériques utilisées pour les cartes et passeports numériques…
Rappelons que les gestionnaires de Sesam-Vitale ont fait contre fortune bon coeur à l’arrivée de la photo imposée par Philippe Douste-Blazy pour lutter contre la fraude (et inscrite dans la loi). Les spécialistes du secteur ont eu tendance à considérer cette décision comme inutile et dispendieuse.
Par mesure d’économie exigée par la CNAM, le GIE Sesam-Vitale a choisi la procédure la moins coûteuse qui n’ajoutait « que » 30 millions d’euros à la facture Vitale 2 (un marché global de 160 millions d’euros). Mais peut-être pas la plus rapide. Car reposant en partie sur le « savoir-faire »… des assurés. En outre, pas toujours pressés de renvoyer un imprimé.
>MARIE-FRANçOISE DE PANGE
A cause de la photo, un dossier sur cinq est aujourd’hui rejeté
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Les conséquences d’une réglementation difficile
Des étudiants ostéopathes manifestent contre la fermeture de leur école
PLUSIEURS CENTAINES d’étudiants en ostéopathie et les salariés de l’institut supérieur d’ostéopathie d’Aix-en-Provence manifesteront ce matin devant le ministère de la Santé. Ils contestent la fermeture de leur établissement qui a été décidée lors de l’examen de son dossier devant la commission nationale d’agrément. « Ce sont 330étudiants et 70salariés qui sont menacés d’être à la rue si le ministère de la Santé de Roselyne Bachelot s’obstine à ne pas vouloir réexaminer son dossier d’agrément », indiquent les étudiants de l’institut d’Aix. L’absence d’agrément entraînerait de fait la fermeture de l’école et la non-validité du diplôme qu’elle délivre. Cette situation est très mal vécue par les étudiants. « Nous avons consenti à des sacrifices financiers importants pour suivre cette formation. Refuser l’agrément à cette école, c’est comme l’enterrer vivante. Le ministère refuse de reprendre le dossier alors qu’il y est obligé. C’est profondément injuste », commente Amandine, étudiante à l’Institut. Cette menace de fermeture est l’une des nombreuses conséquences de la nouvelle réglementation de l’ostéopathie. Celle-ci reste très critiquée par les ostéopathes exclusifs, les médecins et les kinésithérapeutes qui pratiquent l’ostéopathie.
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Un nouveau président pour l’AP-HP
Delanoë choisit Jean-Marie Le Guen
Parmi les 36 nouveaux adjoints de Bertrand Delanoë, le socialiste Jean-Marie Le Guen devient le « monsieur santé » de la mairie de Paris. A ce titre, il va présider le conseil d’administration du plus gros hôpital de France.
BERTRAND DELANOË se succède à lui-même à la mairie de Paris, mais son représentant à la présidence de l’Assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP), lui, change. Exit le communiste Alain Lhostis, dont l’étiquette rouge avait fait couler beaucoup d’encre lors de sa désignation en avril 2001. Place au socialiste Jean-Marie Le Guen, 55 ans, tout frais élu conseiller de Paris dans le 13e arrondissement, désormais chargé, au sein du conseil municipal, de la santé publique et des relations avec l’AP-HP.
Pour les élus communistes parisiens (qui perdent dans la bataille un poste d’adjoint sur les quatre de la précédente mandature), l’opération a tout d’un camouflet.
Sentant le vent tourner, Alain Lhostis insistait à la veille de son éviction sur le rôle par lui « joué dans la mise en oeuvre d’une politique de santé novatrice à Paris et pour la défense de l’hôpital public ».
« De nouvelles réformes concernant le secteur de la santé et tout particulièrement l’hôpital sont annoncées par le président de la République et vont exiger une grande vigilance des élus locaux qui vont se retrouver en première ligne des attentes de la population et des personnels », mettait-il en garde.
La messe est maintenant dite. Un autre qu’Alain Lhostis présidera, au sein de l’AP-HP, à la destinée des réformes annoncées. Et, peut-être pour la première fois dans l’histoire de l’institution, ce sera un médecin. Le Dr Le Guen, pour l’instant, ne commente pas ses nouvelles fonctions. Tout au plus explique-t-il au « Quotidien » qu’il s’agit pour lui d’un « très grand honneur ».
De la bouteille. Du côté des professionnels ou des politiques, c’est l’adjectif « logique » qui revient le plus souvent pour commenter l’arrivée dans l’arène de Jean-Marie Le Guen. Il est vrai que le nouvel adjoint « santé » de Bertrand Delanoë apparaît à plusieurs titres comme « the right man at the right place ». C’est d’abord un expert. « Il fait partie de ces élus qui ont de la bouteille dans le secteur, analyse Claude Pigement, responsable national du PS à la Santé. Sa nomination est un bon choix, mais aussi un choix naturel de quelqu’un qui a une expérience. » La carte de visite de Jean-Marie Le Guen est plus que remplie : aujourd’hui, il est responsable des questions de santé pour le groupe socialiste à l’Assemblée nationale (Assemblée dont il est également l’un des six vice-présidents), il est vice-président de l’office parlementaire d’évaluation des politiques de santé, membre titulaire du Haut Conseil pour l’avenir de l’assurance-maladie… Au sein du PS, il est membre de la commission santé que président Pascal Terrasse et Claude Pigement (mitterrandien, strauss-kahnien affiché, le Dr Le Guen a tout de même conseillé Ségolène Royal sur les dossiers santé en fin de campagne présidentielle).
L’hôpital, la ville, la prévention (Jean-Marie Le Guen a notamment travaillé à l’Assemblée sur l’obésité et sur la grippe aviaire), l’assurance-maladie… aucune de ces questions n’a de secret pour le nouveau « monsieur santé » de la mairie de Paris, et surtout pas l’inextricable chapitre des comptes. Tous les ans, le député de Paris décortique soigneusement chaque projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS). Du point de vue des structures, cet ancien directeur médical de la MNEF est évidemment un fin connaisseur du monde des complémentaires.
A l’AP-HP, un médecin se réjouit : « Outre que c’est un expert, Jean-Marie Le Guen n’est pas doctrinaire. Il est gestionnaire. Géographiquement, il n’est pas sectaire non plus, il saura plaider l’équilibre entre Paris et la région Ile-de-France. Son arrivée est une très bonne nouvelle. »
Reste évidemment que, à l’hôtel de ville, les fonctions de Jean-Marie Le Guen ont leurs limites. D’abord parce que les textes ne lui donnent, nulle part, sauf en matière de prévention, une très grande latitude. Ensuite, parce que les relations ne sont pas forcément au beau fixe entre le nouvel adjoint et… le maire de Paris. Question de courants. Et d’ambitions personnelles.
> KARINE PIGANEAU
Le Dr Le Guen, un expert santé pour Paris
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La concertation sur l’hôpital à mi-parcours
Larcher et Bachelot tracent le cap de la réforme
Quinze jours avant la remise de son rapport à Nicolas Sarkozy, Gérard Larcher a dévoilé les pistes qu’il entend proposer pour réformer le secteur hospitalier. Dans son idée, il faut modifier le statut de l’hôpital sans toucher à celui du personnel. La ministre de la Santé est également intervenue pour cadrer le débat et calmer la polémique.
GÉRARD LARCHER a semble-t-il choisi de mettre cartes sur table en Basse-Normandie, à l’occasion d’une des séances régionales de concertation organisées par la commission qu’il préside.
Selon certaines informations, l’ancien ministre de l’Emploi aurait dans son discours expliqué comment il imagine l’hôpital de demain. Un hôpital aux règles de gestion comptable et financière assouplies, mais un hôpital qui conserverait des personnels fonctionnaires. Du moins ceux qui le souhaitent. Car la mission Larcher entend proposer à Nicolas Sarkozy de développer le recours au contrat pour les nouveaux personnels recrutés localement – notamment les médecins. Un « droit d’option » serait proposé aux statutaires en poste. La piste des contrats de droit privé, qui a déclenché une vive polémique dans le corps médical, n’est pas écartée ; elle est même étudiée de près par la mission Larcher, qui n’exclurait pas de l’intégrer dans son rapport final, considérant qu’il s’agit d’un bon moyen de restaurer l’attractivité des carrières hospitalières.
Le secteur hospitalier privé ferait, lui, l’objet de propositions spécifiques. Gérard Larcher entend préciser les règles de concession du service public hospitalier aux cliniques. L’ancien président de la Fédération hospitalière de France (FHF) songe aussi à un dispositif, placé sous le contrôle des futures agences régionales de santé (ARS), qui sécuriserait l’offre de soins dans les zones où des groupes de cliniques, tentés par la revente, sont en situation de monopole.
Au lendemain de ces annonces, la ministre de la Santé est intervenue à Bordeaux, lors d’un autre débat régional organisé par la mission Larcher, pour cadrer les échanges et faire taire certaines polémiques.
« L’hôpital ne doit pas avoir peur des réformes », a prévenu Roselyne Bachelot. L’un des enjeux de la mission Larcher est de redistribuer les pouvoirs au sein de l’hôpital. Que les présidents de CME se rassurent : le corps médical ne devrait pas être exclu du pilotage des hôpitaux publics. « Il est indispensable que les médecins y soient étroitement associés », a dit la ministre. Qui ne souhaite manifestement pas confier les pleins pouvoirs aux directeurs : « Si le directeur assume ses décisions, il ne doit pas le faire seul : nous devons nous interroger sur la place et le rôle du conseil exécutif et du conseil d’administration. »
Roselyne Bachelot s’est en revanche bien gardée de reprendre à son compte l’idée des contrats de droit privé à l’hôpital. Il faut « dynamiser les carrières hospitalières en offrant des perspectives stimulantes aux médecins », s’est-elle contentée de déclarer, laissant à Gérard Larcher le soin d’essuyer les critiques.
Le territoire de santé a la cote.
Après avoir testé l’idée sur le terrain, Gérard Larcher comme la ministre sont, en revanche, ouvertement d’accord pour créer des établissements de santé de territoire. « C’est à l’échelle du territoire de santé que doit désormais se concevoir le projet médical », estime Roselyne Bachelot. Qui a voulu calmer les inquiétudes nées dans les petites structures : « Il n’est pas question de regrouper artificiellement les établissements depuis Paris. » La forme juridique de ces regroupements reste à définir. Une certitude, en revanche : le secteur privé n’en sera pas exclu car, pour Roselyne Bachelot, « un établissement n’a pas besoin d’être public pour assurer un service public de santé ».
> D. CH.
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Liberté d’installation et démographie
Les pistes de l’Ordre des médecins
Le Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM) a réuni, lors de deux séminaires, des professionnels de santé pour débattre de la liberté d’installation. Résultat : des propositions qui ne sont pas toutes nouvelles, loin s’en faut.
À LA SUITE des inquiétudes qui ont pesé l’automne dernier sur la liberté d’installation des médecins (ce qui s’est notamment traduit par la convocation des états généraux de l’organisation de la santé – EGOS), le Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM) a organisé, à son siège parisien, deux séminaires sur ce thème.
Le premier, en novembre, a réuni les syndicats médicaux et étudiants, tandis que le deuxième, qui s’est déroulé en janvier dernier, a rassemblé des représentants de la DHOS (Direction de l’hospitalisation et de l’organisation des soins), de la CNAM, de l’Académie de médecine, du Sénat, et de la Délégation interministérielle à l’aménagement et à la compétitivité des territoires (DIACT).
Quatre pistes de travail. Selon le CNOM, les intervenants sont tombés d’accord sur quatre pistes de travail : la formation, l’installation, les conditions d’exercice et l’implication des collectivités.
Au chapitre formation, il est ainsi proposé de mettre en avant l’exercice libéral pendant le cursus, notamment en matière de médecine générale. Il faut pour cela une augmentation du nombre d’enseignants dans cette spécialité, et permettre aux étudiants de deuxième cycle d’effectuer des stages en médecine générale. Les participants aux séminaires ordinaux proposent également de développer un enseignement « hors CHU » grâce à un budget spécifique de formation d’internes détachés des CHU, rendant possible leur formation dans les hôpitaux périphériques, « voire dans les hôpitaux généraux ».
Un guichet dans les facs. Côté incitations à l’installation, l’Ordre note que de plus en plus de diplômés, notamment des généralistes, « choisissent de ne plus s’installer du tout ». D’où l’idée de mettre en place un « guichet unique » dans les facultés pour informer les futurs médecins sur les besoins sanitaires d’un bassin de population donné, ainsi que sur les aides à l’installation dont ils pourront bénéficier.
Il est également proposé de favoriser les contrats formation-installation et d’élargir le champ d’application de l’avenant n° 20 à la convention.
On sait que ce texte, qui prévoit une majoration de 20 % des honoraires des médecins qui s’installent dans les zones déficitaires en offre de soins, est en effet réservé aux seuls praticiens qui y exercent en cabinet de groupe.
De plus, notent les participants, la cartographie des zones sous-médicalisées étant « imparfaite », il reviendra aux futures ARS (agences régionales de santé) d’en redéfinir les contours.
Sur l’amélioration des conditions d’exercice, l’une des propositions consiste à prendre exemple sur certaines expérimentations étrangères, et notamment la Grande-Bretagne, où une partie de la rémunération des secrétaires médicales est prise en charge par les pouvoirs publics, afin de libérer du temps médical pour les médecins.
Mais il faut également créer un statut d’assistant médecin, et revaloriser celui des médecins remplaçants qui représentent un gisement d’environ 10 000 généralistes. Il faut enfin favoriser non pas le transfert de compétences, qui suppose, selon des participants à ces séminaires, un abandon de certaines prérogatives médicales, mais la délégation de tâches, de façon que ces actes délégués restent sous la responsabilité du médecin.
Médecine « foraine ». Côté collectivités, enfin, les travaux des séminaires ordinaux arrivent à la conclusion qu’il faut autoriser la pratique de la médecine dite « foraine » (médecine sans lieu fixe d’exercice, interdite actuellement par le code de déontologie) dans les secteurs à très faible densité médicale. Les collectivités locales pourraient ainsi participer au financement de camions ou de bus configurés en cabinet médical ambulant, dans le respect, bien sûr, de règles strictes destinées à garantir la qualité des soins. Mais ces collectivités doivent également favoriser la constitution de centres de consultation avancés ou de maisons de santé pluridisciplinaires, et allouer des bourses aux étudiants, ou encore mettre à la disposition d’un médecin un local et l’aider financièrement dans son installation.
> HENRI DE SAINT ROMAN
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« Il risque de pleuvoir »
Le roman noir de la Sécu
LA SÉCU en proie aux convoitises des assurances privées peut-elle être un sujet romanesque ? Paradoxal, mais vrai, puisque la journaliste et romancière Emmanuelle Heidsieck vient de publier « Il risque de pleuvoir » (1), où il est surtout question du risque maladie. Dans le monde imaginaire de l’auteur, la réalité n’est jamais loin de la fiction.
Ainsi, « Il risque de pleuvoir » met en scène de gros groupes d’assurances privées rebaptisés AVF et Ganax. Le héros, directeur santé-prévoyance chez AVF, se rend à un enterrement dans la famille de son ex-femme, qui a épousé en secondes noces le P-DG de Ganax. La cérémonie donne lieu à diverses retrouvailles. Celles-ci inspirent au personnage principal des réflexions sur la stratégie, dans le monde de la santé, des groupes d’assurance et de leur « Fédération » (derrière laquelle on reconnaîtra la Fédération française des sociétés d’assurance ou FFSA). Tous les assureurs présents à l’enterrement « attendent une autre mort : celle de la Sécurité sociale, énorme gâteau qu’ils rêvent d’empocher », résume l’éditeur en quatrième de couverture. Pour démontrer ce démantèlement du système universel et solidaire fondé en 1945, Emmanuelle Heidsieck assemble les pièces éparses d’un puzzle qui pourrait passer inaperçu aux yeux du grand public. Les lecteurs initiés, eux, saisiront sans peine les allusions à quelques faits marquants de l’histoire récente de l’assurance-maladie, même s’ils n’en feront pas nécessairement la même interprétation. Le roman fait ainsi référence implicitement au projet mort-né d’Axa de 1997 (gestion du risque maladie au premier franc), dans le cadre des expérimentations Soubie des ordonnances Juppé, ou encore à la Couverture maladie universelle (CMU) complémentaire, qui a fait entrer le « loup » des assurances privées dans la bergerie de la Sécu. Le héros décrypte surtout les enjeux des données de santé (toujours réclamées à cor et à cri par les mutuelles et les assureurs), en laissant entendre qu’il serait facile de rendre réversible l’anonymisation des données transmises aux complémentaires dans le cadre des expérimentations Babusiaux (2).
Ce roman rejoint en tout cas des questions d’actualité, puisque le président Sarkozy souhaite un débat en 2008 sur une nouvelle répartition du financement de la santé entre la Sécu et les organismes complémentaires…
> AGNÈS BOURGUIGNON
(1) Editions du Seuil, 125 p., 15 euros. (2) Ces expérimentations ont été lancées sur la base du rapport Babusiaux de 2003, chargé de définir un cadre juridique à l’accès des complémentaires aux données de santé.
http://www.quotimed.com/journal/ind…
Extension du Dossier Pharmacie dans 2000 officines
à lire sur : http://www.i-med.fr/spip.php?article107
La négociation sur la représentativité syndicale se prolonge
à lire sur : http://www.latribune.fr/info/La-neg…
Des pistes pour sauver la liberté d’installation
à lire sur : http://194.117.222.174/article.php3…
Le Docteur Hy2.0 donne son avis sur la Médecine 2.0
à lire sur : http://www.i-med.fr/spip.php?article106
Eric Woerth promet que le gouvernement n’augmentera pas les impôts
Le ministre du budget estime qu’il y a d’autres façons de financer la sécurité sociale.
à lire sur : http://www.orange.fr/bin/frame.cgi?…
NTIC - e-santé - e-administration L’Ordre des pharmaciens tire un premier bilan satisfaisant de l’expérimentation DP
22/03/08 - Contrairement au DMP, le DP (dossier pharmaceutique) semble bien parti. Déjà testé au 10 mars par 370 pharmacies, soit 14 % des officines des six départements pilotes, qui ont créé 167 810 DP, il devrait être déployé dans toute la France dès septembre 2008, une fois le feu vert de la CNIL obtenu, a indiqué le président du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens lors d’une conférence de presse le 19 mars 2008. En attendant, Jean Parrot tire un bilan positif de l’expérimentation en cours. L’acceptation de l’outil par les patients est très bonne (taux de 80 %) avec une très faible proportion de ceux qui demandent la fermeture de leur dossier (0,24 %). Du côté des officinaux, l’outil semble également apprécié. Les premiers pharmaciens pilotes se disent satisfaits du DP, notamment parce que son utilisation ne pose pas de réelles difficultés au comptoir. La phase d’expérimentation qui se déroule actuellement a également permis de vérifier son intérêt dans la lutte contre l’iatrogénie médicamenteuse et la redondance des traitements. Le transfert d’informations d’une officine à l’autre marche bien. Le président du Conseil de l’Ordre invite les éditeurs de logiciels à adapter leur offre à cette nouvelle évolution. Le financement du dispositif est assuré par les pharmaciens eux-mêmes, par leur cotisation obligatoire à l’Ordre. Pour diminuer cette contribution, des subventions ont été obtenues auprès d’organismes officiels comme le GIP DMP et le FIQCS (Fond d’Intervention pour la Qualité et la Coordination des Soins). Quant au Dossier médical personnel, on attend avec impatience, pour le début d’avril, les propositions de la « task-force » (ou groupe resserré d’experts) nommée par la ministre de la Santé. Michel Gagneux, l’inspecteur de l’IGAS coauteur du rapport d’audit et pilote de cette task-force, a annoncé lors de la conférence du Medec les principes clés qui devront présider à la relance du projet. Le DMP devra être "un outil utilisé par les professionnels de santé et permettant une amélioration des soins". Il faudra fonder le DMP "sur l’usage concret, au quotidien, par les différents utilisateurs, avant de déterminer l’architecture et les normes sur le plan technologique". La relance du DMP exige "un régime de gouvernance particulièrement rigoureuse et adaptée", contrairement à celle du passé qui "n’était pas à la hauteur de la complexité du projet", une adaptation des systèmes d’information hospitaliers, une démarche coopérative avec les différents acteurs sur le terrain, un arrêt des discours et des grand-messes sur le DMP…
> Dossier pharmaceutique. Premier bilan de la phase pilote et "feuille de route" pour les six mois à venir - Conférence de presse du 19 mars 2008.
Le dossier de presse : http://www.ordre.pharmacien.fr/fr/p…
> Relance du dossier médical personnel. Les premières pistes de la mission Gagneux - Le QDM du 21 mars : http://www.espacegeneraliste.info/R…
> Le même sujet traité par Jean-Jacques Fraslin : "Retour vers le futur : La mission de relance du DMP découvre le point G" http://www.i-med.fr/spip.php?rubrique2
JOSEPH Didier
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