Revue de presse du 23 Mai 2008
vendredi 23 mai 2008 par JOSEPH Didier
Navigation rapide
- L’assurance-maladie prépare des mesures visant à mieux répartir les médecins, p1
- Le temps du système D, p1
- Les départements bricolent leurs aides, p1
- Le régime de la CNAM pour se priver de déserts, p1
- Les médecins fourmillent d’idées pour réorganiser la PDS, p1
- Bronca à la CNAM contre le montant seuil de 80 euros, p1
- Les collèges de chirurgie poussent à la roue, p1
- L’hôpital a la cote auprès de 80 % des Français, p1
- Les médecins allemands croisent le fer avec leur ministre, p1
- Des critères de dispense plus sévères, p1
- Convention médicale : l´assurance maladie définit ses orientations, p1
- Un état des lieux des médecins étrangers en France, p1
- Les Français plébiscitent l´hôpital, p1
- La communication de la Mutualité française irrite les libéraux, p1
- Les exigences de la Csmf à la reprise des négociations conventionnelles, p1
- "Disease mongering" : tailler des maladies sur mesure pour chaque médicament ; pour les malades et les bien-portants. Un article de référence de Moynihan et Cassels, p1
- L’Occident doit réviser sa politique de santé et arrêter le pillage des ressources médicales du tiers-monde. La revue The Lancet souligne les mérites de Cuba, p1
- La politique hygiéniste ou La médecine comme instrument de normalisation et de biopolitique. Un texte de François Cusset, p1
- Les acrobaties de l’agence canadienne du médicament (ACMTS) avec les conflits d’intérêts. Ne surtout pas oser, voilà la ligne politique…, p1
- Convention médicale 2004 / 2008 et après !, p1
- Responsable de pôle santé publique au Tribunal de grande instance de Paris, p1
- Le président de l’UNCAM tente de rassurer les infirmières libérales comme il peut, p1
- Dossiers médicaux en ligne : Microsoft et Google entrent dans la danse, p1
- Les antifranchise s’organisent, p1
- Permanence des soins vers une généralisation des maisons médicales, p1
- « Vive la maison médicale de garde », p1
- « J’assure peu de gardes », p1
- « Un effet structurant pour la profession », p1
- Google Health, un carnet de santé personnel en ligne, p1
- Hôpital : le désastre annoncé, p1
- Contre les franchises médicales, p1
- Appel contre les franchises médicales, et entretien avec Bruno-Pascal Chevalier, p1
- Le Fonds de réserve épargné, p1
L’assurance-maladie prépare des mesures visant à mieux répartir les médecins
à lire sur : http://www.lesechos.fr/info/sante/4...
Le temps du système D
Les déserts médicaux n’étant plus un fantasme de démographe, les initiatives se multiplient pour résoudre la quadrature du cercle : comment assurer prévention, soins, PDS… avec moins de médecins et à niveau égal de qualité ? En attendant une réponse nationale efficace à cette question, les départements, l’assurance-maladie, les syndicats médicaux… tous cherchent leurs solutions. Les armes nouvelles de repeuplement des déserts médicaux s’inventent en ce moment
http://www.quotimed.com/journal/ind...
Dészers médicaux
Les trous de la démographie médicale ne sont plus une lointaine perspective. Comment maintenir la qualité de la prévention, des soins, de la PDS… avec moins de médecins ? En attendant une réponse nationale efficace à cette question, tout le monde cherche ses solutions. Les départements, l’assurance-maladie, les syndicats médicaux rivalisent d’imagination pour inventer des armes nouvelles de lutte contre la désertification médicale.
Les départements bricolent leurs aides
En l’absence d’une politique nationale efficace en matière de démographie médicale, beaucoup de conseils généraux ont mis au point une panoplie de mesures pour attirer chez eux les futurs ou jeunes médecins.
(dr)PARFOIS PROMPTES à dénoncer le désengagement de l’État dans sa mission régalienne de garantie de l’égalité d’accès aux soins, les collectivités territoriales, et notamment les conseils généraux, s’attaquent depuis quelques années au problème de la démographie médicale, et en particulier aux déserts médicaux, existants ou à venir.
Le législateur a d’ailleurs clairement prévu la possibilité pour ces collectivités d’attribuer des aides à l’installation. La loi sur les territoires ruraux, dite « loi Gaymard », adoptée en 2005, précise ainsi dans son article 108 que « les collectivités territoriales peuvent attribuer des aides destinées à favoriser l’installation ou le maintien des professionnels de santé dans les zones dans lesquelles est constaté un déficit en matière d’offre de soins ».
C’est sur cette base que, par exemple, le conseil général de Seine-et-Marne devrait voter à l’automne des dispositions innovantes en faveur des médecins libéraux – il s’agira, entre autres, d’aider le médecin à trouver un logement (le conseil général pourrait même venir en aide au conjoint du médecin pour trouver un travail). Ce département pourrait aussi verser des bourses aux étudiants en médecine qui s’engageraient à exercer durant cinq ans sur son territoire à l’issue de leurs études. Enfin, la Seine-et-Marne pourrait aussi fournir des locaux aux médecins désireux d’exercer en groupe dans les zones sous-médicalisées. « Mais attention, prévient-on au conseil général, ces mesures ne sont pas encore votées, il ne s’agit que d’un projet qui pourrait encore évoluer considérablement. »
Opération séduction. Autres lieux, autres moeurs. Dans le département du Cher, le conseil général a lancé l’année dernière une opération séduction en direction des médecins libéraux. Dans le Cher, on ne souhaite pas spécialement aider financièrement les médecins qui souhaitent s’installer en zone sous-médicalisée, par crainte du simple effet d’aubaine. Mais on propose de les aider financièrement à créer des maisons de santé pluridisciplinaires. Le Cher a également lancé une campagne de communication en direction des étudiants en médecine sur le thème « Chez nous, il fait bon vivre », et propose des bourses aux étudiants désireux de s’établir ensuite dans le département.
Dans le département du Loiret, on fait dans le sur-mesure et le conseil général propose des aides financières modulables en fonction des besoins du jeune installé, en échange d’un engagement d’exercice dans le département de trois à cinq ans, selon la nature des aides versées. Quant aux médecins thésés, ils peuvent obtenir des aides à l’installation, d’un montant maximal de 20 000 euros, pour accompagner la montée en charge de leur patientèle.
Enfin, dans l’Allier, le conseil général distribue dans les facs de médecine un document pour inciter les étudiants de 3e cycle de médecine à venir s’installer plus tard dans le département, en échange d’une aide de 8 400 euros pour la première année, de 12 000 euros pour la suivante, et de 18 000 euros pour la dernière année (voir tract ci-contre). Tout comme la Saône-et-Loire, qui fait toutefois plus simple en proposant 1 000 euros par mois aux étudiants de 3e cycle.
> HENRI DE SAINT ROMAN
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Le régime de la CNAM pour se priver de déserts
C’EST SANS DOUTE la seule mesure polémique qui était sortie des états généraux de l’organisation de la santé (ÉGOS). Dans les zones dites médicalement « surdotées » (encore faut-il les identifier avec un maillage et une méthodologie adaptés), les ÉGOS avaient suggéré un effort de « solidarité intergénérationnelle » impliquant chaque médecin généraliste de premier recours, y compris ceux qui sont installés depuis des années dans ces secteurs devenus excédentaires.
La disposition consisterait à mettre en place des contrats santé solidarité engageant chaque généraliste qui exerce dans ces territoires surdotés à « répondre aux besoins de santé non couverts par ailleurs ». En pratique, les généralistes concernés s’engageraient par exemple à participer à la permanence des soins en qualité d’effecteur ou de régulateur, à prendre une activité à temps partiel dans un secteur sous-doté proche de leur lieu d’exercice (cabinet secondaire, consultations déportées) et/ou dans une structure hospitalière ou médico-sociale, ou encore à participer à un ou plusieurs réseaux de santé. A défaut, les médecins généralistes s’exposeraient à des mesures de « régulation conventionnelle »,le cas échéant financières, comme la diminution de la prise en charge des cotisations sociales.
« Ésotérique ».Malgré la forte réticence des syndicats, la direction de l’assurance-maladie veut traduire cette idée. Dans ses orientations de négociations pour 2008 (« le Quotidien » du 22 mai), la caisse reprend à son compte le schéma des contrats santé solidarité applicables aux généralistes dans les zones surdotées. « Hostile à ce bazar »,le président de la CSMF, Michel Chassang, refuse qu’on « empoisonne la vie de médecins installés depuis des lustres dans des zones devenues progressivement excédentaires ». Et il ne voit pas la « faisabilité » d’un tel projet. « On va demander aux médecins des villes de boucher les trous tout autour ? Je ne vois pas qui va accepter ça… » MG-France affiche également ses plus vives réserves. « Vouloir utiliser les zones surdotées comme des provisions de ressources pour combler les manques ailleurs est un système pour le moins ésotérique, juge le Dr Claude Leicher, chargé de la démographie au syndicat. En Ardèche ou dans le sud de la Drôme, les deux types de secteurs (sur- et sous-dotés) ne sont pas proches du tout. On va forcer les médecins à faire 50km ? C’est prendre le problème par le mauvais bout. »
Le SML pourtant promeut depuis quelques mois le concept du « médecin volant » qui consisterait à faire du remplacement un mode d’exercice à part entière afin d’augmenter la présence médicale dans les zones à faible densité. à condition que le dispositif soit strictement incitatif. Le Dr Éric Henry, médecin généraliste dans le Morbihan et « inventeur » du médecin volant, affirme que si « 3% des médecins installés en ville acceptaient ce système, cela ferait disparaître les zones de pénurie en France ». « Je défends la mobilité, explique-t-il, parce qu’elle permettra de donner du plaisir à des médecins qui veulent sortir de leur cabinet et voir autre chose. Mais il ne faut pas l’imposer ! Beaucoup de confrères trouvent ça génial et les spécialistes sont aussi intéressés… »
> CYRILLE DUPUIS
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Les médecins fourmillent d’idées pour réorganiser la PDS
UNE PERMANENCE des soins (PDS) attractive est un des meilleurs remparts contre la désertification médicale. Les pouvoirs publics l’ont bien compris, qui ont entrepris ces derniers mois la réorganisation du dispositif. Le ministère de la Santé a décidé de réduire de 20 % le nombre de secteurs de garde afin de maintenir le coût de la PDS dans une enveloppe de 250 millions d’euros. Dans les faits, le dispositif s’est avéré inapplicable – il attribuait un plus grand nombre de secteurs aux départements les plus peuplés alors que les départements à faible démographie et où la géographie est difficile ont vu disparaître de nombreux secteurs –, et a nécessité la mise en place en avril d’une mission d’appui. Cette instance a auditionné les responsables de la PDS de 16 départements.
Il ressort de ces rencontres que trois départements connaissent des situations délicates : l’Yonne, la Corse du Nord et la Corse du Sud qui subissent une carence d’effecteurs de garde et de régulation libérale.
Médecins mobiles. De leur côté, les syndicats de médecins libéraux ont de nombreuses idées pour améliorer la permanence des soins. Insatisfaite du fonctionnement de la mission d’appui, la FMF réclame une « PDS régulée, forfaitisée et défiscalisée ». « La PDS est la pierre angulaire de la démographie médicale,commente le Dr Jean-Paul Hamon, président de la FMF-G. N’ayons pas une vision comptable de ce sujet et cessons de vouloir faire des économies sur le dos des médecins. » La FMF-G déplore la diminution drastique des secteurs dans certains départements où la PDS fonctionne bien. Le syndicat réclame une douzaine de points fixes par département, quelques médecins mobiles jusqu’à minuit et une mutualisation des moyens entre le SAMU et les médecins libéraux pour assurer la PDS pendant la nuit profonde. Opposé à la multiplication des maisons médicales de garde (MMG) dans leur modèle actuel, le SML est davantage favorable au développement de structures plus légères adossées à l’hôpital. MG-France plaide pour sa part depuis plusieurs années pour la mise en place d’un numéro unique dédié à la permanence des soins. « Ce serait une mesure structurelle qui rendrait le dispositif lisible pour la population et pour les généralistes, commente le Dr Claude Leicher, le Monsieur Démographie de MG-France. Ne pas vouloir réguler le secteur de l’urgence est une erreur. » Les syndicats fourmillent d’idées diverses pour réorganiser la permanence des soins. Lesquelles seront retenues dans la future loi ?
> CHRISTOPHE GATTUSO
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Projet d’arrêté sur les devis obligatoires
Bronca à la CNAM contre le montant seuil de 80 euros
LA COMMISSION réglementation de la Caisse nationale d’assurance-maladie (CNAM) a rejeté à l’unanimité le projet d’arrêté ministériel qui oblige les médecins libéraux à fournir au patient un devis « dès lors que les honoraires totaux des actes et prestations –incluant un dépassement– facturés lors de la consultation sont supérieurs ou égaux à 80euros » (« le Quotidien » du 13 mai). Ce projet d’arrêté était prévu par l’article 39 de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2008.
Tous les représentants du patronat et des syndicats de salariés siégeant au sein de la commission réglementation de la CNAM ont adopté un avis qui est « favorable à l’information écrite préalable du patient et à l’idée du devis pour les consultations et les actes », mais rejette par contre le montant seuil de 80 euros fixé par le projet d’arrêté. La commission estime en effet que cela revient à « s’aligner sur les tarifs des honoraires les plus élevés pratiqués pour la consultation de généraliste ou de spécialiste dans les zones les plus chères de France, au-delà du montant “jurisprudentiel”. Ce montant portera légitimité et sera considéré comme référence acceptable alors même qu’il est loin d’être pratiqué sur l’ensemble du territoire », déplore la commission de la CNAM.
Pour éviter ce genre de dérive, elle réclame dans son avis motivé un montant seuil « inférieur à deux fois le tarif opposable de la consultation pour un spécialiste de secteurII ». La commission se réfère pour cela à la loi et à la jurisprudence (analysée par le rapport de l’IGAS d’avril 2007 sur les dépassements d’honoraires). Elle demande en outre « un délai suffisant entre la remise du devis et la réalisation de l’acte ainsi que des sanctions en cas de non-respect ».
Enfin, elle « regrette vivement » la formulation du projet d’arrêté qui soumet au même seuil les consultations avec ou sans actes diagnostics ou thérapeutiques. La Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), qui avait déjà critiqué la procédure, rejoint la position de la commission de la CNAM au sujet de cette « confusion très forte ». « S’il s’agit de fixer le montant seuil d’honoraires pour une consultation isolée, évidemment que c’est trop, 80euros », explique son président, Michel Chassang.En revanche, poursuit-il, « s’il y a au moins un acte associé à la consultation, le montant seuil (de 80 euros) est trop bas. On devrait faire le distinguo entre les consultations et les consultations avec des actes associés. Ce distinguo n’étant pas fait, cela rend l’arrêté inapplicable ».
Reste à savoir si les ministères de la Santé et des Comptes publics accepteront de revoir leur copie après l’avis négatif – mais purement consultatif – de cette commission de la CNAM.
> AGNÈS BOURGUIGNON
Sur les quatre premiers mois de l’année 2008, la caisse nationale estime que les dépenses ambulatoires et hospitalières dans le champ de l’ONDAM évoluent au rythme de + 3,8 % par rapport aux quatre premiers mois de 2007. Les seules dépenses de soins de ville progressent à 1,5 % de janvier à avril 2008 par rapport à la même période de 2007 (contre + 2,1 % à fin mars). La tendance au ralentissement des dépenses en début d’année intègre « la mise en place des franchises médicales », traduit « un fléchissement de l’activité des médecins généralistes » (– 2,7 % à fin avril contre – 1 % à fin mars) et « le ralentissement de la croissance du nombre de boîtes de médicaments remboursées (+ 1,4 % à fin avril contre + 4,4 % en 2007) », explique la CNAM.
Sur les 12 derniers mois, les dépenses d’assurance-maladie ont augmenté de 3,7 % sur la période mai 2007-avril 2008 par rapport à la période mai 2006-avril 2007. Les remboursements des seuls soins de ville ont augmenté de 3,4 % sur les douze derniers mois. A l’intérieur de ce poste de dépenses, les honoraires médicaux et dentaires ont augmenté de 2,2 % sur la période mai 2007-avril 2008 comparée à la même période un an plus tôt, tandis que les IJ évoluent à + 3,8 % et les médicaments à + 2,6 %.
Sur un an, la croissance des versements aux établissements médico-sociaux est la plus dynamique (+ 8,2 %), devant celle des établissements de santé publics (+ 3,6 %) et celle des cliniques privées (+ 0,9 %).
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Élaboration de référentiels métiers
Les collèges de chirurgie poussent à la roue
LA FÉDÉRATION NATIONALE des collèges français de spécialités chirurgicales et la mission Évaluation des compétences professionnelles des métiers de la santé, dirigée par le Pr Yves Matillon, ont présenté les référentiels métiers et compétences en chirurgie élaborés en collaboration étroite avec l’Académie nationale de chirurgie (« le Quotidien » du 21 mai). Ces référentiels visent à affirmer la compétence d’un professionnel au regard du patient et à accroître l’efficience du système de soins. Les douze collèges de spécialités chirurgicales, « qui ont une mission de coordination, d’harmonisation et de contrôle de qualité de l’enseignement de la formation initiale et de la formation continue », selon le président de leur Fédération nationale, le Pr Georges Mantion, souhaitent aujourd’hui jouer un plus grand rôle dans le futur dispositif d’évaluation des compétences. « Notre finalité est de renforcer les acquisitions des diplômes, commente le Pr Matillon. On peut imaginer que, dans leur vie professionnelle, les praticiens réalisent une révision périodique de leur compétence, comme c’est le cas dans des pays anglo-saxons. Ce n’est pas d’actualité, mais c’est envisageable. » Alors que la formation médicale continue (FMC) obligatoire doit faire l’objet d’une simplification voulue par la ministre de la Santé dans le cadre de la prochaine loi Patients Santé Territoire, l’évaluation des compétences pourrait prendre une place plus importante dans le dispositif. « L’université délivre les diplômes, l’Ordre valide la qualification, les collèges pourraient contribuer à la reconnaissance des compétences des professionnels », commente un responsable de collège. « Notre objectif est que les collèges soient officiellement reconnus par les instances gouvernementales et deviennent incontournables », commente le Dr Jean-Louis Ribardière, secrétaire général de l’Académie de chirurgie. « L’élaboration de référentiels métiers et compétences représente le socle d’un futur dispositif d’évaluation des compétences médicales », précise le Pr Matillon.
> CH. G.
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Le baromètre de la FHF
L’hôpital a la cote auprès de 80 % des Français
LES RÉSULTATS du baromètre « Les Français et l’hôpital », réalisé par l’institut TNS-SOFRES pour la Fédération hospitalière de France (FHF), seront présentés à l’occasion d’Hôpital Expo – la manifestation se tient porte de Versailles à Paris du 27 au 30 mai.
Mille personnes ont été sondées fin avril pour les besoins de l’enquête, qui confirme que l’opinion publique reste très largement positive à l’égard de l’hôpital public (79 %, - 3 points par rapport à 2006). Les cliniques privées recueillent quant à elles 69 % d’opinion positive (- 5 points en deux ans).
Invitées à identifier les atouts du système hospitalier, les personnes sondées citent en premier lieu l’égalité d’accès aux soins, puis la proximité de l’hôpital. La liberté de choix de son établissement d’hospitalisation et le faible montant de la participation financière demandée aux malades apparaissent secondaires aux yeux des Français.
La question des moyens financiers et humains soulève des inquiétudes : un quart des sondés les jugent tout à fait insuffisants.
Alors que se multiplient les restructurations sur le terrain, la proximité des structures hospitalières satisfait 81 % des Français. À noter tout de même, cette satisfaction recule de 10 points en milieu rural isolé. La qualité globale des soins totalise 83 % de satisfaits, celle des services de chirurgie et la sécurité 75 %, celle des services d’urgences 56 %.
Les faiblesses identifiées, sans grande surprise, concernent la prise en charge des personnes âgées (50 % de satisfaits) et les soins palliatifs (47 %). Les délais pour accéder aux soins sont également pointés du doigt (55 % de satisfaits).
> D. CH.
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111e Ärztetag à Ulm
Les médecins allemands croisent le fer avec leur ministre
Réunis à Ulm pour leur 111e congrès annuel, les médecins libéraux allemands estiment que, sans un « supplément d’honoraire » de 4,5 milliards d’euros dès l’an prochain, ils ne seront plus en mesure de soigner convenablement une population déjà victime, disent-ils, d’un réel rationnement des soins. La ministre de la Santé rejette ces accusations et propose 2,5 milliards aux médecins… en contrepartie d’une baisse de leurs prescriptions pharmaceutiques.
DE NOTRE CORRESPONDANT
TRADITIONNEL rendez-vous de l’Ordre et de l’ensemble des organisations professionnelles allemandes, le congrès des médecins allemands a été, cette année encore, dominé par les débats économiques, alors même que la grande réforme du financement des caisses et des actes médicaux (dorénavant rémunérés en euros et non plus en « points ») doit entrer en vigueur le 1er janvier 2009. Selon le gouvernement, la réforme améliorera la situation des médecins, en leur donnant plus de souplesse pour fixer leurs honoraires et définir leurs actes. Mais les médecins, à l’image de l’Union fédérale des médecins conventionnés (KBV), qui fédère les unions régionales chargées de négocier les honoraires avec les caisses puis de les collecter et de les reverser aux praticiens, estiment que 4,5 milliards d’euros sont nécessaires pour que les 148 000 praticiens libéraux allemands puissent continuer à exercer convenablement leur mission. L’an dernier, ils ont perçu, tous ensemble, 23 milliards d’euros d’honoraires et prescrit 27 milliards d’euros de médicaments. Sans cette « rallonge » de 4,5 milliards, estime le Dr Andreas Kohler, président de la KBV, de très nombreux cabinets médicaux vont faire faillite, et la désertification médicale va s’accélérer, sans parler des délais de plus en plus longs pour obtenir des soins.
La KBV prédit de nouvelles vagues de protestation dans les mois à venir, dans la veine des grandes grèves de 2006, si le gouvernement ne desserre pas rapidement les vis de la rigueur, en autorisant les caisses à augmenter les honoraires dans tout le pays.
Fronde interne. La KBV doit aussi faire face à une contestation croissante de la part des médecins, suite à la politique « conventionnelle » qu’elle a menée en leur nom ces dernières années, et qui se révèle un échec pour beaucoup d’entre eux. C’est ainsi que de plus en plus de médecins, au niveau régional, sont tentés de signer des conventions « directes » avec certaines caisses, en se passant de l’aval de l’Union fédérale et des unions régionales.
Le syndicat des généralistes du Bade-Wurtemberg vient, par exemple, de signer une convention directe avec l’association des caisses locales (AOK) de ce Land. En vertu de cet accord, les généralistes bénéficieront d’une meilleure rémunération, pouvant aller jusqu’à 20 %, en échange d’une prise en charge globale du patient, qui devra, lui, s’inscrire chez un médecin de famille et renoncer au libre choix du spécialiste, ce qui lui vaudra une baisse de ses cotisations. Si les généralistes badois jubilent, les spécialistes sont beaucoup plus critiques, et la KBV, pour sa part, s’inquiète de « l’éclatement » de l’unité des médecins qui, selon elle, se retournera contre eux. À l’inverse, les médecins de Bade-Wurtemberg, la région allemande la plus riche avec la Bavière, espèrent que la réforme de 2009, qui prévoit un « fond commun » à la place des budgets régionaux, ne se fera pas au profit des régions les moins riches… mais à leurs frais, et espèrent que la convention directe limitera les conséquences de ce phénomène.
Un manifeste adopté. Au cours de la séance d’ouverture du congrès, le président de l’Ordre, le Pr Jörg Dietrich Hoppe, a rappelé à la ministre Ulla Schmidt que, contrairement à ses dires, le rationnement est devenu une réalité du système de santé : « Je ne dis pas qu’on refuse des soins mais quand on les repousse, quand on ne peut effectuer certains traitements à l’hôpital faute de personnel ou quand les meilleurs médecins n’ont pas le temps de s’occuper de tous les malades, cela s’appelle bien du rationnement et de la médecine à deux vitesses », a-t-il souligné. L’ensemble du congrès a d’ailleurs débattu et adopté une déclaration globale sur « la politique de santé en Allemagne », qui s’inquiète de sa dégradation générale, tant pour des raisons d’organisation que de financement et de démographie. Dans cette « déclaration d’Ulm », volumineux manifeste de 35 pages, les médecins appellent les pouvoirs publics à les remettre au coeur du système de santé, et à leur permettre à nouveau de se consacrer avant tout à leurs patients. « Nous sommes excédés par ces politiques d’évaluation et de certification qui coûtent des fortunes, qui seraient bien plus utiles pour traiter nos malades », a lancé le Pr Hoppe, avant de finir sur une constatation désabusée : « Aujourd’hui, il y a tellement d’experts et de consultants dans le monde de la santé que le médecin est en train d’en être exclu, mais c’est d’abord le malade qui en est la victime. »
> DENIS DURAND DE BOUSINGEN
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Les remplaçants et la CARMF
Des critères de dispense plus sévères
DEPUIS le 1er janvier dernier, les modalités de dispense d’affiliation à la Caisse autonome de retraite des médecins de France (CARMF) faites aux praticiens remplaçants ont été révisées. Jusqu’à présent, les quelque 6 000 remplaçants thésés recensés en France (1) pouvaient, à titre dérogatoire, bénéficier d’une dispense d’affiliation à la condition de ne pas être assujettis à la taxe professionnelle (c’est le cas, quoi qu’il arrive, lors de la première année d’activité libérale, après quoi entrent en compte des seuils de recettes libérales et le caractère « habituel » de l’activité du médecin).
Cette condition est toujours valable, mais une seconde est désormais nécessaire : non contents de ne pas payer la taxe professionnelle à la fin de l’année, les médecins demandant une dérogation à la CARMF ne devront pas déclarer au printemps 2009 plus de 11 000 euros de revenu libéral net pour l’année 2008.
Le champ des dispenses possibles se rétrécit et l’opération se double, pour les candidats à la dispense, d’une gymnastique compliquée dans la mesure où l’obligation d’affiliation est rétroactive. Nul besoin d’être grand clerc pour voir dans cette mesure, arrêtée par le conseil d’administration de la caisse de retraite, une réponse à l’engouement des jeunes médecins pour le statut de remplaçant (l’âge moyen d’installation en libéral est désormais de 38 ans). En 2006, les remplaçants non affiliés à la CARMF de manière dérogatoire et à leur demande étaient 283 ; en 2007, ils étaient 462. Sur les trois premiers mois de 2008 – année du « nouveau régime », donc–, ils ne sont que 91.
> K. P.
(1) À ces 6 000 médecins s’ajoutent 5 000 remplaçants en cours de thèse qui, eux, ne cotisent pas à la CARMF.
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Convention médicale : l´assurance maladie définit ses orientations
B.K
Implication accrue des médecins dans les programmes de prévention, préparation des contrats permettant aux médecins volontaires d´obtenir des compléments de rémunération en fonction de l´atteinte de certains objectifs, renforcement de la maîtrise médicalisée des dépenses, mesures de régulation de la démographie et volonté de réguler les dépassements d´honoraires : telles sont les principales mesures que Frédéric Van Roekeghem, directeur général de l´Union nationale des caisses d´assurance maladie (Uncam), a proposé ce jeudi au conseil de l´Uncam. Dans le document soumis à l´avis des administrateurs, Frédéric Van Roekeghem souligne que les « éventuels avenants (à la convention médicale) devront poursuivre et renforcer les actions entreprises ces dernières années ». « L´effort, ajoute-t-il, devra notamment être porté sur le respect de l´Ondam (objectif national des dépenses d´assurance maladie) dans un contexte financier très contraint afin d´éviter l´intervention du comité d´alerte » (instance chargée de demander aux pouvoirs publics des mesures d´économies en cas de dérapage des dépenses maladie). Le conseil de l´Uncam qui se prononcer la 12 juin sur cette « feuille de route » a cependant déjà émis quelques observations sur les propositions du directeur général
Voici quelques-unes des principales orientations proposées :
Prévention
L´Uncam entend renforcer l´engagement des médecins traitants dans les programmes de prévention et dans la prise en charge des personnes atteintes de maladie chronique. Après avoir lancé, sur dix sites, le programme Sophia d´accompagnement des patients diabétiques, l´assurance maladie veut développer pour les médecins et les patients des actions d´accompagnement pour améliorer la prise en charge des asthmatiques. Les médecins seront incités à évaluer l´état respiratoire du patient à chaque consultation
Contrats individuels
La loi de financement de la sécurité sociale pour 2008 stipule que l´assurance maladie pourra proposer aux médecins qui le souhaitent des contrats individuels prévoyant une rémunération complémentaire si le praticien atteint certains objectifs (en termes d´amélioration des pratiques, de prévention ou de maîtrise des dépenses) fixés par le contrat. Cette disposition avait été vivement critiquée par plusieurs syndicats médicaux. « Ces contrats, indique le document présenté au conseil de l´Uncam, sont en cours de préparation et pourront être mis en œuvre en 2008 ».
Démographie médicale
L´assurance maladie reprend à son compte les orientations définies lors des états généraux de l´offre de soins (notamment le développement de l´exercice regroupé dans les zones rurales ou périurbaines) . Cela exige, note l´assurance maladie « d´envisager une aide au fonctionnement du cabinet avec pour corollaire la fixation d´objectifs en termes de résultats ». Le Fonds d´intervention pour la qualité et la coordination des soins (Fiqcs) a d´autre part réservé une enveloppe destinée à faciliter la création des maisons de santé sur la base de 50 000 euros par structure. Autre sujet conflictuel : les mesures qui pourraient être prises à l´égard de certains médecins exerçant dans des zones « sur dotées » (où la démographie est excédentaire). Les médecins généralistes pourraient devoir conclure des « contrats solidarité santé » aux termes desquels ils s´engageraient « à répondre aux besoins de santé non couverts par ailleurs ». À défaut, ils « pourraient se voir appliquer des mesures de régulation conventionnelle respectant l´équité intergénérationnelle ». Lesquelles ? Cela n´est pas précisé, mais il pourrait s´agir de la baisse de la participation financière de l´assurance maladie eux cotisations sociales des médecins. Le conseil de l´Uncam a souhaité à cet égard que les mesures incitatives à l´exercice dans les zones sous dotées ou « désincitatives » dans les zones sur-dotées soient plus progressives. Tout cela suppose une modification de l´avenant n° 20 à la convention médicale
Revalorisations d´honoraires
Le document soumis à l´avis du conseil de l´Uncam ne se prononce pas précisément sur la revalorisation d´un euro de la consultation des généralistes ( le fameux C à 23 euros) mais il indique de manière sibylline que « la poursuite de la revalorisation de la filière des généralistes est cohérente » avec l´amélioration de l´offre de soins de premier recours. A condition que cela se fasse, ajoute le document, « dans le cadre d´un respect des objectifs définis par le Parlement et sous réserve de la mise en œuvre des mesures opérationnelles cohérentes avec les conclusions des Etats généraux de l´organisation des soins ». L´assurance maladie souhaite un rééquilibrage des remunération des médecins au profit des praticiens de premiers recours et des spécialités cliniques. Plusieurs membres du conseil ont souhaité que la révision des tarifs des actes techniques dans le cadre de la mise en oeuvre de la nouvelle nomenclature ne joue pas toujours à la hausse, mais aussi à la baisse pour certains actes. Le conseil de l´Uncam souhaite par ailleurs que les marges financières disponibles pour la revalorisation des rémunérations ne soient pas toute consacrées à des augmentations des tarifs des actes mais que des sommes soient réservées à la diversfication des modes de rémunération.
Dépassements d´honoraires
La Cnam souhaite que les négociations tripartites entre les médecins, l´assurance maladie et les complémentaires puissent déboucher sur la mise en place d´un secteur optionnel d´exercice (avec des dépassements plafonnés et pris en charge par les mutuelles). Ce secteur serait ouvert « à tout médecin libéral conventionné qui réalise des actes nécessitant un plateau technique lourd : actes de chirurgie, anesthésie réanimation, gynecologie-obstétrique ».Il s´agit pour l´assurance maladie de « mieux réguler les dépassements d´honoraires et de diminuer les disparités régionales pour améliorer l´accès aux soins ». Après avoir été longtemps suspendues les négociations pour la création de ce secteur optionnel ont repris discrètement ces derniers temps.
Autres thèmes
L´assurance maladie entend également en 2008 poursuivre la maîtrise médicalisée des dépenses. « Pour 2008, il s´agit de conforter les efforts sur les thèmes retenus (arrêts de travail, antibiotiques, génériques statines) et de déployer de nouvelles actions notamment sur les inhibiteurs de la pompe à protons, les transports, les antihypertenseurs et sur certains actes diagnostiques et thérapeutiques ». En ce qui concerne l´assurance supplémentaire vieillesse (ASV) qui est l´une des retraites complémentaires des praticiens libéraux et qui est financée en grande partie par l´assurance maladie, le conseil de l´Uncam a souhaité avoir un état des lieux précis concernant la situation financière de ce régime. Certains administrateurs ont souligné que dans le cadre d´une réforme de l´ASV les efforts devraient être partagé et non supportés essentiellement par l´assurance maladie.
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Un état des lieux des médecins étrangers en France
Pamela Messi
Le Conseil national de l´Ordre des médecins (Cnom) vient de rendre public un état des lieux de la démographie des médecins de nationalité européenne et extra-européenne inscrits au tableau de l´Ordre, réalisé par les Drs Irène Kahn-Bensaude, présidente de la section santé publique, et Francis Montané, délégué général aux affaires européennes et internationales. L´enquête a recensé 7 966 médecins de nationalité européenne et extra-européenne en activité (3,5 % des inscrits à l´Ordre, soit une augmentation de 24 % entre 2003 et 2006) et 465 retraités. « Comparativement à ce qui a pu se passer dans d´autres pays européens, assure le Cnom, la mobilité des médecins en Europe n´aura pas eu pour effet de générer des flux majeurs de population médicale des Etats membres de l´Union européenne vers la France ».
Plus de la moitié de ces médecins étrangers sont européens (53 %). Viennent ensuite les praticiens originaires du Maghreb (30 %). Une étude par pays révèle toutefois que les Belges sont les plus nombreux (17 %), suivis des Algériens (15 %), des Allemands (11 %), des Marocains (10 %) et des Italiens (8 %). La migration européenne est en fait essentiellement frontalière : en dehors de l´Ile-de-France et du sud du pays, on observe une forte concentration de praticiens étrangers aux frontières avec l´Allemagne, la Belgique et, dans une moindre mesure, l´Italie.
L´âge moyen de ces médecins étrangers est de 47 ans. 39 % d´entre eux sont généralistes, 61 % spécialistes. Et bien plus que leurs confrères Français, ils exercent à titre salariés (64,6 %), un petit tiers (29,4 %) seulement s´installant en ville.
A noter, le cas particulier de la Roumanie, dernière arrivée dans l´UE avec la Bulgarie au 1er janvier 2007. 656 médecins roumains figuraient au tableau de l´Ordre en novembre 2007, soit + 321 % d´inscrits en six mois. Une nouvelle génération de médecins, puisque leur âge moyen est de 38 ans et que 68 % d´entre eux sont des femmes.
Une précision toutefois : dans cette étude, l´ordre des médecins a choisi de s´appuyer sur le critère de la nationalité des praticiens plutôt que sur celui de l´origine du diplôme souvent utilisé. En conséquence, les médecins diplômés à l´étranger (9 000 selon la Fédération des praticiens de santé) et ayant obtenu la nationalité française n´entrent pas dans le champ de cette enquête. Pas plus que les praticiens extra-européens, non inscrits au tableau de l´Ordre, mais qui exercent pourtant dans les hôpitaux.
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Les Français plébiscitent l´hôpital
Les Français, dans leur grande majorité, sont satisfaits de l´hôpital public ; 79 % des personnes interrogées pour le troisième baromètre, « les Français et l´hôpital », ont de l´hôpital une bonne opinion. Même si le pourcentage d´opinions favorables accuse un léger tassement de trois points par rapport à 2006, ces chiffres demeurent excellents. « Peu d´entreprises publiques peuvent se targuer de scores de ce niveau », commente Gérard Vincent, délégué général de la Fédération hospitalière de France (FHF), commanditaire de l´étude (1). Le délégué général de la FHF peut d´autant plus se réjouir qu´entre l´hôpital public et les cliniques privées l´écart de satisfaction est de 10 points au détriment de ces dernières.
Pour la plupart des items analysés l´hôpital public recueille une majorité d´avis positifs. C´est le cas pour la proximité des structures (81% de très satisfaits) ce qui peut expliquer entre autre l´émoi de la population lorsque l´on envisage la fermeture de services dans les établissements de proximité. La qualité des soins (83% de satisfaits), la modernité des équipements (77% des satisfaits), l´accueil du patient (74%) et la disponibilité du personnel médical (65%) contribuent aussi à la bonne image des établissements publics. Commentant ces résultats TNS Sofres souligne qu´ils « sont d´autant plus significatifs » qu´ils sont « pour la plupart l´expression d´une satisfaction personnellement éprouvée : un peu plus de trois Français sur quatre sont allés dans un hôpital public, pour eux-mêmes ou pour un de leur proche, au cours des douze derniers mois ».
Au-delà de cette bonne image, le sondage permet aussi d´analyser les points faibles des hôpitaux publics, même si le taux de satisfaction reste positif. Les urgences, le montant des participations financières demandées aux malades, la prise en charge des personnes les plus démunies et des personnes âgées et les soins palliatifs obtiennent des taux de satisfaction inférieurs à 56% de même que la transparence de l´information donnée au patient et à sa famille.
Mais ces items sont jugés peu importants et ont donc peu de conséquences sur l´image globale des hôpitaux publics. En revanche, la possibilité de se faire hospitaliser dans un délai très réduit (55% seulement de satisfaits) est jugée comme primordiale par les personnes interrogées et tire donc à la baisse l´indice global de satisfaction.
Satisfaits de leur hôpital public, les Français estiment en revanche qu´il doit disposer de davantage de moyens humains et financiers : 79% des personnes interrogées les jugent insuffisants et 24% tout à fait insuffisants. Même les sympathisants de droite exigent davantage de moyens pour l´hôpital.
Commentant ces résultats, le délégué de la Fédération hospitalière de France note « l´attachement viscéral des Français aux valeurs du service public hospitalier ». Relevant leur attachement à la proximité, Gérard Vincent rappelle qu´en effet la France connait un des maillages hospitaliers les plus denses au monde et assure que, même si certains services venaient à être reconvertis, la France resterait un pays où l´accessibilité est très bonne. Enfin, conclue le délégué de la FHF, « les difficultés actuelles et récentes des hôpitaux, leur déficit budgétaire, ne sont pas perçus comme ayant un impact sur le service public hospitalier ». Le représentant de l´hospitalisation en profite pour dire que « si le service public ne s´est pas dégradé, c´est parce que les hôpitaux sont en déficit ». Sans cela, fait-il valoir, il y aurait eu 20000 salariés hospitaliers en moins.
(1) Enquête réalisée les 24 et 25 avril derniers auprès d´un échantillon de 1000 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus, et interrogées en face à face.
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La communication de la Mutualité française irrite les libéraux
Depuis quelques jours et jusqu´au 19 juin, en Bretagne et en Languedoc-Roussillon, une campagne de communication sur Priorité santé mutualiste (ex parcours mutualiste) est lancée. Pour la Mutualité française, il s´agit de promouvoir par voie de presse, un nouveau service de conseil offert aux adhérents, ainsi épaulés pour trouver un établissement de soins, une association de malades ou des informations « fiables » sur la santé dans trois domaines : le cancer, les maladies cardio-vasculaires et les addictions (tabac, cannabis, alcool). Mais, pour la Confédération des syndicats médicaux français (Csmf), il s´agit-là de la matérialisation du « fameux » parcours mutualiste « qui pose plusieurs problèmes majeurs ». Le syndicat digère mal que la Mutualité « s´autorise » à flécher les bons ou les mauvais établissements « sur des critères sur lesquels aucune transparence n´est affichée », mais où la Confédération entrevoit « des impératifs que l´on imagine essentiellement économiques ». Passant outre le parcours de soins, cette démarche « méprise » le médecin traitant. Or, rappelle le syndicat, le parcours de soins dont le médecin traitant est le pivot, « s´inscrit dans un réseau », qui peut être mixte. Selon la Csmf, la Mutualité prônerait une « filière de soins à la britannique », et une démarche « hospitalo centrée ».
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Les exigences de la Csmf à la reprise des négociations conventionnelles
A quelques heures de la réunion du conseil de l´Union nationale des caisses d´assurance maladie (Uncam) qui, cet après midi, doit notamment donner un mandat de négociation au directeur national (voir par ailleurs), la Confédération des syndicats médicaux français (Csmf) a rappelé son souhait d´une reprise « rapide » des négociations conventionnelles « après un intermède qui n´a que trop duré ». Il s´agit, pour la Confédération, de « mettre en œuvre tous les engagements conventionnels selon un calendrier pluriannuel », permettant d´avoir une visibilité à moyen terme, de planifier les engagements « en tenant compte des effets retards de 6 mois imposés par la loi de financement de la sécurité sociale avec les stabilisateurs économiques ». Prioritairement, la Csmf souhaite la mise en place, « dès cette année », du C à 23 euros et de mesures en faveur des spécialités cliniques pénalisées par le parcours de soins. « A cet égard, une première étape de la mise en œuvre de la future Ccam clinique (nomenclature) devra être franchie », insiste la Confédération. Idem pour le secteur optionnel « dont une première étape » devrait se concrétiser d´ici la fin de l´année. Le syndicat demande encore, « dans le cadre d´une complémentarité inter établissement », la reconnaissance de la mission de permanence des soins pour les médecins spécialistes concernés.
Mais il y a aussi des sujets qui fâchent et la centrale réitère son opposition à la mise en œuvre « de contraintes supplémentaires » qui seraient imposées aux médecins déjà installés dans des zones qui connaîtraient un surplus de médecins, « alors que ces derniers ne portent aucune responsabilité dans l´évolution de la situation démographique ». De la même manière, le syndicat renouvelle son refus des contrats individuels issus de la loi de financement de la sécurité sociale 2008, qui pourront être directement proposés aux médecins par les caisses primaires. Pour la Csmf, attachée à une convention nationale collective, ces nouveaux contrats « isolent les médecins et fragilisent la convention ».
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"Disease mongering" : tailler des maladies sur mesure pour chaque médicament ; pour les malades et les bien-portants. Un article de référence de Moynihan et Cassels
à lire sur : http://pharmacritique.20minutes-blo...
L’Occident doit réviser sa politique de santé et arrêter le pillage des ressources médicales du tiers-monde. La revue The Lancet souligne les mérites de Cuba
à lire sur : http://pharmacritique.20minutes-blo...
La politique hygiéniste ou La médecine comme instrument de normalisation et de biopolitique. Un texte de François Cusset
à lire sur : http://pharmacritique.20minutes-blo...
Les acrobaties de l’agence canadienne du médicament (ACMTS) avec les conflits d’intérêts. Ne surtout pas oser, voilà la ligne politique…
à lire sur : http://pharmacritique.20minutes-blo...
Convention médicale 2004 / 2008 et après !
à voir ( pour les abonnés à Pratis) sur : http://pratis.com/shared/skins/prat...
Marie-Odile Bertella-Geffroy
Responsable de pôle santé publique au Tribunal de grande instance de Paris
Il n’y a pas de judiciarisation de la médecine
à écouter sur : http://www.medecinews.com/index.php...
Le président de l’UNCAM tente de rassurer les infirmières libérales comme il peut
à lire sur : http://www.jim.fr/medecin/11_med_ge...
Dossiers médicaux en ligne : Microsoft et Google entrent dans la danse
à lire sur : http://www.destinationsante.com/fr_...
Les antifranchise s’organisent
Le mouvement antifranchises ne faiblit pas. Avec le concours du collectif national contre les franchises médicales qui compte plus de 70 organisations (associations de médecins, de patients, syndicats et partis politiques…), il vient de créer le mouvement Ensemble pour une santé solidaire. Cette création fait suite aux manifestations qui ont eu lieu à Paris et en Province le 16 mai dernier. « J’étais à Evry, témoigne le Dr Christian Lehmann, et nous étions environ une centaine de personnes, soutenus pour la première fois par les salariés de la Caisse primaire d’assurance maladie ». Une pétition en cours L’objectif du mouvement : « informer au mieux les patients pour qu’ils puissent se défendre », déclare le Dr Lehmann. Soutenant l’action de Bruno Pascal-Chevalier, un malade du sida en grève des soins depuis neuf mois, le Dr Lehmann a critiqué violemment les déclarations du directeur de l’Uncam, Frédéric van Roekeghem. Ce dernier a invoqué un infléchissement notable des dépenses remboursées de médicaments au premier semestre, « qui va au-delà de l’effet direct et mécanique des 50 centimes d’euros par boîte de médicament ». « Cet ancien cadre se félicite de l’effet franchise alors que dans le monde réel de nombreux malades sont amenés à repousser certains soins ou à y renoncer », explique le Dr Lehmann. Le jeune mouvement Ensemble pour la santé solidaire appelle les usagers à signer la pétition qui compte déjà 50 signataires.
LOAN TRANTHIMY
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Permanence des soins vers une généralisation des maisons médicales
Un an après la publication de la circulaire ministérielle réglementant leur création, les maisons médicales de garde ont le vent en poupe. La ministre de la Santé appelle même à la généralisation de ces structures dans tout le territoire français. A condition de surmonter quelques obstacles. « Le Service d’Aide médicale initiale (Sami) du Val-de-Marne (94) s’impose comme un modèle de coordination exemplaire ». Lors d’une visite dans un centre de régulation à Créteil en région parisienne, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot ne cache pas son enthousiasme. En présence du préfet, du président de l’Ordre national des médecins, des urgentistes hospitaliers et des médecins libéraux, elle ne tarit pas d’éloges pour cette organisation départementale de la permanence des soins. « Vous êtes une éprouvette, un laboratoire de préfiguration, se félicite Roselyne Bachelot. Je souhaite que le pragmatisme qui a été à l’origine de cette idée puisse se retrouver ailleurs, et que chaque territoire de santé, avec ses particularités démographiques, géographiques, médicales, économiques puisse bénéficier de structures équivalentes ». Il faut dire que le dispositif du Val-de-Marne est en effet « exemplaire ». Grâce à une régulation 24h/24 (205000 appels en 2007) et une coopération étroite entre les cabinets de médecine de ville et des dix services d’aide médicale initiale (Sami), le maillage permet de couvrir les 12 secteurs de garde. « Avec un taux de participation de l’ordre de 3 1%, ce dispositif a fait revenir les médecins aux gardes », indique fièrement le Dr Jacques Lange, ex-président du conseil départemental de l’Ordre. Des résultats satisfaisants qui font dire à la ministre de la Santé que ce dispositif a « vocation à se retrouver ailleurs en France ».
Un modèle pas toujours adapté - Ignorées il y a quelques années par les politiques, les maisons médicales de garde deviennent aujourd’hui incontournables. Depuis la publication de la circulaire ministérielle du 23 mars 2007, ce concept est conçu comme un nouveau mode d’organisation plébiscité par les confrères. La nouvelle resectorisation exigée par la ministre (passer de 2500 à 2000 secteurs) fait entrer les maisons médicales dans la cour des grands. Leur création est envisagée comme l’une des solutions à cette nouvelle exigence. La généralisation de ce concept est-il possible ? C’est loin d’être simple. De nombreux obstacles restent encore à surmonter. A commencer par celui de la démographie médicale. Comme en témoigne le Dr Daniel Buron, secrétaire général de l’Ordre départemental de Yonne (89). « Plus de 25% des médecins ont plus de 60 ans. Un tiers des secteurs n’assurent pas de garde. Ici, il n’y a pas de maisons médicales de garde mais un maillage avec les hôpitaux. Si on arrive déjà à mobiliser les médecins pour faire leurs gardes, on sera déjà bien content. »
Autre souci soulevé par le département du Gers : la situation géographique. « Il est prévu de créer quelques maisons médicales. Ce n’est pas la panacée, témoigne le Dr Jacques Lagarde, représentant CSMF. Si le secteur recouvre une zone géographique trop étendue, il sera impossible aux confrères de se déplacer à plus de 25 km. Cela fera peser un risque aux patients. Passer de 31 à 8 secteurs pose un problème de faisabilité. C’est pourquoi les confrères font la grève des gardes actuellement ». Il faudra sans doute tenir compte aussi de la question du financement. Aujourd’hui, c’est le Fonds d’intervention pour la qualité et la coordination des soins (Fiqsv) qui finance et renouvelle les budgets des maisons médicales de garde tous les cinq ans. Ce fonds ne risque-t-il pas d’être « gelé » pour le prochain exercice comme c’est le cas pour le DMP ? Une question que le Dr Gérald Berthet, de l’URML Paysde-Loire ne se pose pas. « S’il n’y a plus de financement alors il n’y aura plus de volontaires.. Le financeur a tout à gagner pour que le système reste pérenne. Car ce dispositif a permis à l’assurance maladie de faire des économies avec la diminution des secteurs ».
Un dernier obstacle loin d’être négligeable : l’entente entre tous les acteurs de terrain. Comme en témoigne le Dr Jacques-Michel Lacroix, généraliste et créateur du centre de soins d’urgence en Gironde. « Nous avons monté un centre il y a trois ans sans l’aide de personne. C’est totalement pris en charge par nos cotisations. En raison des conflits de personnes, nous n’avons pas été intégrés dans le schéma départemental. Si notre centre doit disparaître, l’existant doit être pris en compte. » Quoi qu’il en soit, pour le Dr Jean-Paul Hamon, créateur de la maison médicale de garde de Clamart, « il ne peut pas y avoir de généralisation aveugle du dispositif. Il faut donner les moyens aux libéraux de s’organiser et tenir compte des particularités locales ». Le débat est donc loin d’être clos.
LOAN TRANTHIMY
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Dr CATHERINE ROUVIERE, généraliste à Sigean (Languedoc-Roussillon)
« Vive la maison médicale de garde »
« Je souhaite ardemment que le secteur soit élargi. Je reprendrai donc volontiers mes gardes au sein de la maison médicale de garde de Narbonne. Actuellement, je n’en fais pas. C’est mon remplaçant qui assure cette mission tous les jeudis. Après une journée de travail au cabinet, je ne parviens pas physiquement à prendre les gardes. Je reste volontaire car j’ai déjà eu dans le passé des réquisitions, avec les conséquences que je connais bien en cas de refus d’être réquisitionné. Cela a été très dur pour moi ».
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Dr LAURE CHEVILLOT, généraliste remplaçante à Tours
« J’assure peu de gardes »
« Lors de mon dernier remplacement, j’ai assuré une garde en pleine campagne, je n’ai fait que trois actes sur trois jours complets. Ce n’est pas avec cela qu’on peut vivre. Actuellement, j’assure très peu de gardes car les remplacements ne le requièrent pas. Je n’ai jamais fait de gardes dans les maisons médicales de garde. A priori, je ne suis pas réticente. Je pense que ce dispositif constitue l’une des meilleures solutions. Mais je n’irai pas dans une maison médicale qui est trop loin de chez moi. Je ferai attention à mon lieu de garde ».
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Dr SIMON FILIPPI, président de la Fédération nationale des maisons médicales de garde
« Un effet structurant pour la profession »
Quels sont les atouts des maisons médicales de garde ?
Elles ont eu d’abord un effet structurant pour la profession. Aujourd’hui, les médecins reviennent à la permanence des soins. Ensuite, dans la nouvelle sectorisation demandée par la ministre de la Santé, les maisons médicales de garde (MMG) constituent déjà à elles seules un secteur de garde. C’est la circulaire qui a permis cette avancée. La réduction des secteurs ne se fera pas au détriment des maisons médicales de garde. Au contraire, ces structures favorisent la réduction du nombre de secteurs en les fusionnant. Dans le cas de la maison de garde de Gap où je suis, elle a permis de regrouper quatre tours de garde et quatre secteurs.
Ce dispositif est-il adapté partout ?
La plupart des maisons médicales de garde doivent répondre à un bassin de population. En général, elles sont viables dans les villes moyennes ou les grosses agglomérations. Il ne peut pas y avoir de maison médicale pour 1000 habitants. Dans une zone rurale par exemple, ce ne sera pas la priorité. Il s’agit dans ce cas de créer des maisons médicales pluridisciplinaires qui assureraient des consultations de jour. Celles-ci pourront se transformer naturellement en point de garde.
Faut-il réguler ou non ces structures ?
Les urgences sont engorgées par des consultations qui ne relèvent pas de l’urgence médicale. Il est donc souhaitable de réorienter ces demandes. Ce sera le travail que nous comptons mener au sein de la Fédération. Nous allons travailler sur les coordinations, et notamment l’orientation des urgences vers la maison médicale de garde et vice et versa. Je prône pour une bonne coordination entre la ville et l’hôpital, un bon fléchage et une bonne éducation des patients.
Quel est l’avenir de ces maisons médicales de garde ?
Les questions matérielles et administratives sont désormais réglées. Nous allons nous atteler à développer les partenariats avec l’hôpital.
L. T.
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Google Health, un carnet de santé personnel en ligne
Par Jean Etienne, Futura-Sciences
Google vient de lancer Google Health, un service gratuit qui se propose d’archiver et de gérer en ligne les données médicales personnelles.
à lire sur : http://www.futura-sciences.com/fr/s...
Hôpital : le désastre annoncé
Trémeau Bernard
Dans une ville de province de moyenne importance, un seul centre de radiothérapie pour traiter les cancers est le plus souvent largement suffisant. Ce gros et coûteux investissement médical peut se faire dans un hôpital public ou dans une clinique privée. La présence de deux centres serait économiquement absurde, ceux-ci étant sous-utilisés.
à lire sur : http://www.les4verites.com/Hopital-...
Contre les franchises médicales
Porté par les malades, de nombreux collectifs contre les franchises médicales ont vu le jour. En lien avec la CGT, une structure permanente de mobilisation des usagers se met en place pour protester contre le racket sur les malades.
à lire sur : http://www.humanite.fr/Les-collecti...
Appel contre les franchises médicales, et entretien avec Bruno-Pascal Chevalier
à lire sur : http://bellaciao.org/fr/spip.php?ar...
Le Fonds de réserve épargné
à lire sur : http://www.lesechos.fr/info/france/...
JOSEPH Didier
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