Espace Généraliste

Revue de presse du 22 Mars 2008

vendredi 21 mars 2008 par JOSEPH Didier

Maladie d’Alzheimer - diagnostic : peut mieux faire...

à lire sur : http://www.lefigaro.fr/lefigaromaga...

La FMF démonte la convention médicale

G.D.L

Sur fond de polémique sur son adhésion à la convention médicale, après la signature de l´avenant 27 en décembre dernier (voir article associé), la Fédération des médecins de France se rebiffe et proclame qu´elle « n´abandonne rien ». Les mots sont durs pour la convention signée au départ par la Csmf (Confédération des syndicats de médecins français), Alliance et le SML (Syndicat des médecins libéraux). Le syndicat présidé par Jean-Claude Régi constate « l´effet dévastateur de la Convention (qui) n´a donné ni mis en place, les moyens de conserver, de développer, un vrai réseau de soins autour du patient ». Les griefs sont légion : « Cette convention a augmenté les charges administratives des médecins spécialistes de médecine générale, sans favoriser l´attractivité de l´exercice de cette spécialité. Cette convention déstabilise les relations entre tous les médecins sans pour autant améliorer la coordination des soins. Cette convention participe au burn-out de la profession ».

C´est « un secteur unique à honoraires modulables », adapté au coût de la pratique et tenant compte du « désengagement » de la permanence des soins de l´assurance maladie que la Fédération des médecins de France (FMF) appelle de nouveau de ses vœux, en lieu et place d´un « secteur optionnel vide de sens ». Le syndicat présidé par le Dr Jean-Claude Régi tape également du poing pour que soit engagée une réforme sur la Ccam clinique (classification commune des actes médicaux) « intégrant réellement le stress, la durée de l´effort mental et la technicité des actes médicaux ».

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L´intérêt du DMP selon l´Académie de médecine

P-Y.P.

L´Académie de médecine vient de publier un rapport sur les données individuelles de santé dans lequel elle fait une douzaine de recommandations qui portent essentiellement sur le dossier médical personnel. Profitons de la mise en place du DMP pour permettre à l´ensemble des professionnels de santé d´acquérir « une véritable culture de l´information médicale », et formons les étudiants en médecine dès le DCM2 à l´utilisation des données individuelles de santé, dit en substance l´Académie. Il faut considérer, dit-elle, que le partage de ces données entre professionnels et patients « est, non seulement bénéfique pour améliorer la qualité des soins », mais aussi pour « diminuer la redondance des examens complémentaires et des thérapeutiques » et pour, une fois les données anonymisées, permettre la recherche épidémiologique.

Le rapport aborde la délicate question du masquage de ces données dans le DMP. Il faut considérer que le droit au masquage partiel qui a été accordé aux malades « peut nuire aux soins qui leur seront dispensés » et qu´en conséquence, « les patients auront à prendre la responsabilité de leurs décisions ». L´Académie suggère que ce masquage puisse être levé en cas d´urgence.

Alors qu´elle s´inquiète du retard, - préjudiciable à la santé des patients, à la politique de santé et à la recherche - pris dans la mise en œuvre de cet outil, l´Académie estime qu´il fait « s´orienter vers un projet plus sobre, plus facilement et mieux utilisable ». Elle propose d´encourager l´expérience d´un DMP pour enfants, et d´utiliser l´expérience acquise par les pharmaciens dans le dossier pharmaceutique qu´il conviendrait, selon elle, d´intégrer au DMP.

Enfin, l´Académie apporte « un soutien total » à la mise en place de grandes cohortes de population pour la recherche épidémiologie sur les déterminants et l´évolution des états de santé.

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Urgentistes : « Nous avons l´impression d´être reçus par des sourds », dit Marc Giroud

G.D.L

La dernière réunion de concertation de la Fédération de la permanence des soins hospitalière (Fpsh) avec la Direction de l´hospitalisation et de l´organisation des soins (Dhos) sera déterminante le 27 mars prochain. Car dans les rangs des urgentistes, des anesthésistes et des médecins des hôpitaux privés à but non lucratif, la menace d´une reprise de la grève se fait de plus en plus prégnante, après deux réunions consacrées aux modalités de décompte du temps de travail et à la pénibilité liée au travail de nuit qui les ont laissés sur leur faim. « Nous sommes consternés, nous avons l´impression d´être reçus par des sourds. Tout ce que nous avons tenté d´expliciter comme élément de pénibilité de notre travail a été immédiatement banalisé », témoigne le Dr Marc Giroud, président de Samu de France, qui ne cache pas son « énervement ».

« Nous avons l´impression d´être menés en bateau. Nous ne voudrions pas arriver le 27 mars avec des gens qui ne connaissent pas leurs dossiers et qui essaient de gagner du temps par rapport aux discussions », confirme le Dr Michel Dru, président du Snphar (Syndicat national des praticiens hospitaliers anesthésistes réanimateurs). « On sent bien que le mandat donné par le ministère à la délégation de la Dhos était de nous faire patienter. Nous avons déjà discuté de nos revendications, il n´est pas question que les choses traînent en longueur », rappelle le Dr Christophe Prudhomme, porte-parole de l´Amuf (Association des médecins urgentistes de France). « Vous avez dit concertation ? Nous dirions plutôt immobilisme », s´alarme la Fpsh, qui précise n´être « pas responsable de l´absence de lisibilité locale, régionale et nationale de la permanence des soins » et souligne qu´ « en aucun cas, la désorganisation ou la création des rentes locales ne sauront s´opposer à faire avancer des revendications destinées à améliorer l´attractivité des carrières à permanence des soins ».

En signant début février un protocole d´accord avec le gouvernement, la Fpsh avait mis fin au mouvement de grève des gardes et des astreintes, organisé depuis le 24 décembre dernier. Et cela en contrepartie d´un engagement du ministère à ouvrir « une concertation relative à la permanence des soins ». Les cinq syndicats de la Fédération, entrés progressivement dans le mouvement, réclament un décompte horaire du temps de travail (particulièrement dans le delta horaire 39 h-48 h), la prise en compte de la pénibilité du travail avec le gain de trimestres de cotisations pour la retraite (un trimestre pour 100 gardes opérationnelles effectuées) et une revalorisation de la permanence des soins. Ils s´étaient fixés comme « date butoir » le 31 mars prochain. « S´il n´y a pas d´évolution positive, nous utiliserons jusqu´au bout tous les moyens que nous donne la loi et ferons un jour de grève où nous ne répondrons plus aux assignations », prévient Christophe Prudhomme de l´Amuf. Dans un communiqué commun, les organisations de la Fpsh certifient que le mouvement repartira « immédiatement » si les conclusions des concertations ne s´avèrent pas « satisfaisantes ».

Marc Giroud (Samu de France) est d´autant plus « surpris et choqué » de ne pas se sentir écouté par le ministère, qu´il est persuadé que la notion de pénibilité du travail des urgentistes est tout à fait assimilée par la population. « Nous ne sommes pas maîtres de notre temps, de la gestion de notre organisation et ne pouvons utiliser les soupapes de sécurité, comme la pause déjeuner de 2 heures, qui font que les choses pénibles sont plus facilement acceptées. L´urgentiste ne peut pas dire non. Cette pression là et le débordement d´activités dans les urgences sont des facteurs de pénibilité, tout comme le fait d´avoir affaire à des gens particulièrement énervés. En prime, toute erreur peut avoir des conséquences dramatiques », explique-t-il.

Au sein de la Fédération de la permanence des soins, un point fait néanmoins encore débat. La nomination du Pr Pierre Coriat, chef de service d´anesthésie-réanimation à La Pitié-Salpétrière, à la tête du groupe de travail chargé de créer le futur Conseil national de l´urgence et de la permanence des soins, a été jugée inacceptable par l´Amuf, qui a lancé une pétition pour réclamer sa démission (768 signataires). « Il est l´archétype de tout ce que nous ne voulons pas. Il n´a ni le temps ni la légitimité pour s´occuper de cela », assure Christophe Prudhomme. Le Snphar a, quant à lui, accepté le principe d´une rencontre avec le Pr Coriat le 3 avril.

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Bug sur les franchises : l´assurance maladie rembourse

L´assurance maladie s´est engagée jeudi à rembourser les « quelques milliers de personnes » qui se sont vu prélever des sommes supérieures au plafond de 50 euros annuel prévu pour les franchises médicales. Un problème informatique, détecté le 11 mars, avait provoqué un mauvais traitement du décompte de la franchise médicale. « Concrètement, pour 90 % des assurés effectivement prélevés au-delà du seuil, le dépassement est inférieur ou égal à un euro. Les sommes en jeu sont faibles », assure la Caisse nationale d´assurance maladie (Cnam) dans un communiqué. Les prélèvements erronés ont été stoppés le 13 mars, souligne la Cnam, qui remboursera les assurés concernés dans un délai maximum de quinze jours.

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Les temps forts de la semaine en 60 secondes : Le Généraliste

à regarder sur : http://tele.blog.legeneraliste.fr/

Stress au travail : les médecins aussi

La FMF a demandé au ministre du Travail, Xavier Bertrand, que le monde médical ne soit pas exclu du champ de l’enquête nationale que lance le gouvernement pour mesurer le stress au travail. "Le monde médical n’est pas exempt de cette souffrance au travail, en particulier chez les médecins libéraux", estime le syndicat, soulignant notamment que la question du suicide des médecins "demeure largement taboue". Lors de la présentation du rapport sur les risques psycho-sociaux au travail, la semaine dernière, Xavier Bertrand a promis que les médecins libéraux ne seront pas oubliés.

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Le trouble après la mort de Chantal Sébire

Le procureur de la République de Dijon a écarté l’hypothèse de la mort naturelle de Chantal Sébire. Malgré les diversités d’opinion sur la légalisation de l’euthanasie active, un consensus semble aujourd’hui se dessiner pour évaluer les pratiques médicales en fin de vie et les faire évoluer.

L’ETAT personnel de Chantal Sébire, atteinte d’un esthésioneuroblastome, « n’a pas entraîné sa mort directe », a affirmé le procureur de la République de Dijon, Jean-Pierre Alacchi. Selon les premières conclusions de l’autopsie, aucune « cause spécifique » ne peut expliquer le décès de cette femme de 52 ans qui est allée au bout de son combat pour la légalisation de l’euthanasie. Le magistrat a justifié l’autopsie de Chantal Sébire, refusée par la famille, en indiquant que « la justice devait savoir si la mort était naturelle ou si quelqu’un l’avait aidée à mettre fin à ses jours ».

Les analyses toxicologiques, dont les résultats définitifs devraient être connus d’ici à quelques jours, « voire semaines », ont mis en évidence « un certain nombre de substances », a expliqué le procureur. « Ce n’est pas étonnant, puisque Mme Sébire prenait un certain nombre de médicaments même si elle n’a pas accepté d’être sédatée comme cela aurait pu se faire », a-t-il ajouté.

La médiatisation du parcours de Chantal Sébire pour faire reconnaître son « droit à mourir dans la dignité » a ébranlé le corps médical, divisé peu ou prou en deux camps : ceux qui estiment que la loi Leonetti sur la fin de vie ne répond pas à certains cas douloureux et ceux qui se refusent à faire mourir et appellent à mieux soulager la souffrance. Entre ces deux positions, fondées sur une intime conviction, un consensus semble toutefois se dessiner pour évaluer la loi du 22 avril 2005 et les pratiques médicales en fin de vie.

Un observatoire des pratiques

L’avocat de Chantal Sébire, Me Gilles Antonowicz (vice-président de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité), et le Dr Bernard Devalois, médecin de l’unité de soins palliatifs de Puteaux (92), se prononcent ainsi en faveur d’un « observatoire national des pratiques médicales en fin de vie » dans une tribune publiée dans « le Monde ». Bien qu’ayant une analyse « très opposée concernant la situation de Mme Sébire », les deux hommes disent avoir rapproché leurs signatures pour « insister sur la nécessité de mettre en place » un tel observatoire. Sa mission serait de diffuser auprès des soignants et du public le texte de la loi Leonetti de 2005, « très mal connue par nos concitoyens et même par une partie importante des professionnels de santé ».

Cet observatoire pourrait être « un outil de médiation et de recours pour tous ceux qui se sentent éventuellement concernés par une situation d’obstination déraisonnable, voire, si nécessaire, exercer des missions d’expertise de manière à éviter tout risque de judiciarisation de ces questions », suggèrent les deux hommes. Egalement partagé sur la question, le gouvernement a officiellement confié au Dr Jean Leonetti une mission d’évaluation de la loi, travail qui devrait être terminé cet été.

> S. H.

http://actu.blog.quotimed.com/archi...

Jean-Marie Le Guen, un médecin-président pour l’AP-HP

L’Assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP) change de président. Tout juste réélu maire de Paris, le socialiste Bertrand Delanoë vient en effet de désigner, pour piloter la santé publique et les relations avec l’AP-HP au sein de son conseil municipal, le député (PS) Jean-Marie Le Guen. Cette nomination signe une double révolution pour le plus gros hôpital de France : un changement d’étiquette politique du patron de son conseil d’administration (Jean-Marie Le Guen succède au communiste Alain Lhostis) ; l’arrivée d’un médecin à ce poste.

Le Dr Le Guen, 55 ans, est un spécialiste des questions de santé publique. Actuellement vice-président de l’Office parlementaire d’évaluation des politiques de santé, membre titulaire du Haut Conseil pour l’avenir de l’Assurance-maladie, il est un expert incontesté de tout le champ sanitaire.

A l’Assemblée, dont il est vice-président depuis les élections de 2007, il est en pointe chaque année lors de la discussion du PLFSS (projet de loi de financement de la Sécurité sociale). Membre en son temps du conseil régional d’Ile-de-France (c’était entre 1992 et 1997), il est aussi très au fait, au-delà des limites de Paris, des dossiers d’aménagement du territoire de toute la région capitale.

Mitterrandien puis strauss-kahnien (en fin de campagne de la présidentielle, conseiller santé de Ségolène Royal), Jean-Marie Le Guen fait figure d’éléphanteau au sein du Parti socialiste.

> K. P.

http://www.quotimed.com/flashs/inde...

Les messageries médicales au MEDEC

à lire sur : http://www.i-med.fr/spip.php?article101

Mort de Chantal Sébire : les réactions

Roselyne Bachelot, ministre de la Santé : "J’ai envie de lui dire, de façon très fraternelle, ’merci, merci de nous avoir invités à ce débat’". "On ne peut pas considérer qu’il y a eu, là, un échec" de la loi de 2005 sur la fin de vie "puisque Mme Sébire a refusé, pour son cas, l’application de la loi Leonetti".

lire la suite sur : http://tempsreel.nouvelobs.com/actu...

Santé au travail, une réussite de l’Europe sociale ?

lire la suite sur : http://www.mediapart.fr/club/blog/c...

Pfizer gagne en appel face à Ranbaxy sur le Lipitor

à lire sur : http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080...

Maladies veineuses : les phlébologues répondent sur internet

à lire sur : http://fr.news.yahoo.com/afp/200803...

NOTRE SECURITE SOCIALE VIT-ELLE SES DERNIERS JOURS ?

à lire sur : http://www.le-patriote.info/spip.ph...

Professions libérales : trop peu de prélèvements sociaux ?

à lire sur : http://www.lesechos.fr/patrimoine/i...

Réforme de l’hôpital : Roselyne Bachelot évoque des "territoires de santé"

à lire sur : http://afp.google.com/article/ALeqM...

L’hôpital à votre service

à consulter ici : http://www.hopital.fr/html/hopital/...

Un accord est signé entre la Mutualité et le régime minier

à lire sur : http://www.largusdelassurance.com/a...

Dépistage gratuit des cancers de la peau : une nécessité de santé publique

à lire sur : http://www.destinationsante.com/fr_...

Actualités médicales et revue de presse du 15 au 22 mars 2008 sur Univadis

à lire sur : http://www.univadis.fr/medical_and_...

Surveiller les forums médicaux... et les autres

à lire sur : http://www.droit-medical.net/spip.p...

Démissionner durant un arrêt de travail réduit le préavis

à lire sur : http://www.juritravail.com/archives...


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