Espace Généraliste

Revue de presse du 21 Janvier 09

mercredi 21 janvier 2009 par JOSEPH Didier

Secteur optionnel : vers des honoraires plus chers ?

Guirec Gombert

Présentée comme un outil permettant de limiter les dépassements d’honoraires, l’idée d’une réforme des tarifs médicaux ne fait pas l’unanimité au sein de la profession, ni auprès des associations de consommateurs.

à lire sur : http://minilien.com/?C2Q14yh7Rq

__degradeorange.png__

L’hôpital malade de ses lois

à lire sur :

http://www.lesechos.fr/info/analyse...

__degradeorange.png__

Le coût de l’acte médical risque d’augmenter, selon l’UFC-Que choisir

à lire sur : http://www.ctendance.com/article-15...

__degradeorange.png__

Honoraires des médecins et spécialistes : vers le dépassement organisé avec le secteur optionnel

à lire sur : http://www.guidedesdemarches.com/IN...

__degradeorange.png__

Les patients n’ont pas souffert des regroupements d’hôpitaux

Une étude montre que les fermetures ou regroupements d’hôpitaux n’ont pas entraîné de dégradation dans l’accès aux soins

à lire sur : http://www.la-croix.com/article/ind...

__degradeorange.png__

La santé selon Bachelot

La ministre de la Santé et des Sports a présenté cette semaine ses vœux à la presse. Une occasion de rappeler sa feuille de route pour 2009. Morceaux choisis.

à lire sur : http://www.pharmaceutiques.com/arch...

__degradeorange.png__

La CMU permet à des patients défavorisés de mieux se soigner (étude)

à lire sur : http://minilien.com/?M1s5bnQITP

__degradeorange.png__

CONFLITS D’INTERET : LA FDA NE FAIT PAS SON BOULOT

à lire sur : http://docteurdu16.blogspot.com/200...

__degradeorange.png__

Signature d’un protocole d’accord entre la Haute Autorité de Santé et le Médiateur de la République

à lire sur : http://www.mediateur-republique.fr/...

__degradeorange.png__

Dossiers médicaux en ligne : Le bug du 1er février 2009 !

à lire sur : http://www.i-med.fr/spip.php?article283

__degradeorange.png__

Inqualifiable

PANORAMA DU MEDECIN - 19.01.09

Catherine Le Borgne

La moitié des cas mondiaux, soit 118 morts, des milliers de patients traités vivant avec un pistolet braqué sur la tempe, dix- huit mois de délibéré et quatre mois de procès qui viennent de se conclure par deux mots prononcés par le président du tribunal correctionnel de Paris : « relaxe générale ». Certes, le parquet a immédiatement fait appel de cette décision pour trois des six justiciables vis-à-vis desquels le procureur réclamait des peines avec sursis. Mais comment expliquer aux veufs, orphelins, parents brisés depuis la mort de leurs proches traités à l´hormone de croissance dans les années 1980, à toutes les associations de patients et de malades souvent enclines à la défiance à l´encontre du corps médical, que telle est la justice qui se rend en France au XXIe siècle ? Que tel est le verdict clôturant l´un des plus grands scandales de santé publique que nous ayons connu depuis l´affaire du sang contaminé. Dont le deuxième procès, tenu en 2005, s´est également refermé sur la tonalité trouble et amère d´un non-lieu général.

On rétorquera que c´est notre droit qui est en cause. Même si elles se sont soldées par de nombreux décès, ces affaires, qui relèvent essentiellement d´une (ir)responsabilité collective, collent mal avec le droit pénal qui prône l´individualisation des faits, la responsabilité individuelle. Le premier procès du sang s´est tenu sous une qualification d´empoisonnement ou de tromperie, comme pour un procès de cyniques boutiquiers, passeurs de moutardes tournées ou conserves avariées. Quelle injure aux victimes !

Pourtant, et alors qu´on pensait la chose impossible tant les barrières étaient hautes et nombreuses, la justice a bien réussi à frayer son chemin dans le secteur opaque des grandes affaires politico-financières, où il n´était pourtant question que de détournements, pas de mort d´hommes. Grâce à l´opiniâtreté monomaniaque de juges d´instruction seuls contre tous, immergés dans ces affaires ultrasensibles et que l´on veut aujourd´hui faire disparaître, l´écheveau des mouvements occultes est devenu peu à peu lisible, des têtes sont tombées, des montages secrets ont été dévoilés. Et des lois de moralisation de la vie politique ont été votées. Si les comportements ont été pénalisés ici, pourquoi ne pourraient-ils l´être dans les affaires de santé publique ? Nuage de Tchernobyl, amiante, légionellose à l´hôpital Pompidou… ces procès vont prochainement confronter experts, État et victimes, parfois des dizaines d´années après les faits. Un nouveau sauve-qui-peut général serait indigne pour la justice à l´heure où la voix du patient est un fait acquis. À moins que le vide juridique en question ne serve une volonté politique d´occultation des affaires, un peu comme il se dit : « Cachez cette vérité que je ne saurais voir. »

http://www.egora.fr/commun/script/w...

__degradeorange.png__

Roselyne Bachelot, ministre de la « santé durable »

Pamela Messi

Toujours ministre « de la Santé et des Sports » alors que le mini-remaniement ministériel intervenu il y a quelques jours a quelque peu modifié le périmètre de son ministère (désormais amputé de la Jeunesse et de la Vie associative), Roselyne Bachelot a présenté ce matin ses vœux à la presse et détaillé ses objectifs pour l´année 2009. Sa conception de sa fonction n´a pas changé depuis sa prise de fonction en 2007 : Roselyne Bachelot se voit comme une « ministre de la qualité et de la sécurité des soins », dont la mission est de construire une « santé durable ». C´est dans cette optique qu´elle souhaite voir aboutir son projet de loi Hôpital, patients, santé et territoire (Hpst), une « réforme ambitieuse » qui doit être « bien comprise ».

Ce qui « changera concrètement » une fois l´adoption du texte ? « Les hôpitaux seront modernisés et réformés autour d´un projet médical, ils coopèreront mieux les uns avec les autres, mutualiseront les moyens que nous leur donnons ». Ce qui offrira au patient, assure-t-elle, « la garantie d´être bien soigné ». La réforme améliorera également l´articulation entre l´hôpital, la médecine de ville et le secteur médico-social, poursuit-elle, ce qui devrait notamment se traduire par un désengorgement des urgences. Quant aux professionnels de santé, ils « seront plus libres de leur organisation, notamment à l´hôpital, dès l´instant qu´elle répond avant tout aux préoccupations de leurs patients ». Enfin, de l´évolution dans l´organisation de la démographie médicale découlera une permanence des soins effective, estime la ministre.

Roselyne Bachelot n´a pas souhaité revenir sur le décès de plusieurs patients suite à des défaillances supposées dans leur prise en charge par le personnel hospitalier le mois dernier. Elle a simplement souligné que ces événements avaient « tristement mis sous les feux de l´actualité les dysfonctionnements de notre système de santé et rappelé l´urgence de réformer ». « L´hôpital a besoin de moyens : je les lui donne, a promis la ministre. Mais l´hôpital a aussi besoin d´une réforme de son organisation, qui préserve les principes fondamentaux de qualité, de sécurité des soins et d´accès pour tous. »

La ministre veut donc proposer des « mesures pragmatiques et responsables », avec pour méthode « le dialogue, l´explication et la transparence ». A moins d´un mois de la présentation du texte au Parlement, Roselyne Bachelot ne doute pas des futurs bienfaits de sa loi et s´engage sur les résultats : « chacun de nos concitoyens pourra, au quotidien, dans ses démarches de santé, sentir les bénéfices d´une réforme conçue pour lui ».

http://www.egora.fr/commun/script/w...

__degradeorange.png__

Une proposition de loi pour simplifier le cadre de la recherche sur la personne

Gaëlle Desgrées du Loû

Le député Nouveau Centre, Olivier Jardé et plusieurs députés du groupe ont déposé une proposition de loi qui vise à donner un cadre unique à toute recherche sur l´être humain et à alléger la procédure destinée à encadrer les recherches. Le texte affirme par ailleurs que le développement de la recherche sur la personne est « une priorité nationale ».

Examiné en séance publique demain jeudi à l´Assemblée nationale, il propose de définir trois catégories de recherche, alors que le droit français reconnaît la seule recherche biomédicale, et de donner un cadre réglementaire bien différencié en fonction du niveau de risque encouru. Premier niveau de recherche distingué : les recherches interventionnelles, « c´est-à-dire les recherches comportant une intervention non justifiée par la prise en charge médicale habituelle de la personne ». Celles-ci reprennent sans changement les dispositions actuelles des recherches biomédicales, notamment la nécessité d´obtenir une autorisation de l´Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé). Un consentement écrit serait obligatoirement recueilli. Deuxième niveau : les recherches « ne comportant que des risques et des contraintes négligeables et ne portant pas sur les médicaments ». La proposition de loi étend ces recherches aux recommandations des sociétés savantes et les soumet au consentement « libre et éclairé » de la personne. Troisième et dernier niveau : les recherches non interventionnelles, c´est-à-dire « les recherches dans lesquelles tous les actes sont pratiqués et les produits utilisés de manière habituelle, sans aucune procédure supplémentaire ou inhabituelle de diagnostic, de traitement ou de surveillance ». Ces recherches observationnelles devraient obligatoirement faire l´objet d´une information, le patient restant libre de refuser de s´y soumettre. Le rapporteur, Olivier Jardé, a fait valoir que la recherche observationnelle imposait aujourd´hui « un véritable parcours du combattant », avec pas moins de cinq dossiers différents à remplir. Souvent menées sans être déclarées, les recherches ne peuvent donc être publiées et utilisées.

Lors de l´examen en commission des affaires sociales, le député (PS) Jean-Marie Le Guen, président de l´AP-HP, a salué « un texte très important à la fois pour les droits des personnes et pour la recherche ». Une proposition de loi « qui met en jeu la confiance qui doit exister entre la recherche ou le soin médical de très haut niveau et les patients, au moment même où certaines déclarations sur les erreurs médicales sont de nature à inquiéter nos compatriotes », mais qui est présentée selon lui de façon « trop précipitée ». « Si ces dispositions étaient restées dans le cadre du projet de loi « Hôpital, patients, santé et territoires », nous aurions eu tout le temps d´auditionner les personnes concernées », a également regretté Catherine Lemorton (PS). Le parlementaire UMP, Jean-Pierre Door, a pour sa part estimé « urgent » de réformer le système, à l´heure où « les grands laboratoires sont obligés d´aller faire leurs essais à l´étranger, en Europe de l´Est ou en Asie ». Consulter la proposition de loi, relative aux recherches sur la personne : http://minilien.com/?xc0X9UySz0

http://www.egora.fr/commun/script/w...

__degradeorange.png__

PCEM 2 : L´appel de la Roumanie

C. L B

A la rentrée 2008, ils étaient 73 étudiants français à s´inscrire à la section francophone de la faculté de médecine de Cluj, en Roumanie, contre 47 en 2007 mais seulement 2 en 2006 et 2005. « Devant la difficulté des concours dans les universités de médecine dans l´hexagone », explique La Croix de ce mardi matin et depuis l´entrée de la Roumanie dans l´union européenne, en 2007 « des étudiants choisissent de s´inscrire en Roumanie où existe une filière francophone », ouverte depuis 2000. Au total, sur les 1000 étudiants de la filière, on compte 123 Français, des Belges et une majorité d´étudiants en provenance du Maghreb. Le journal donne ainsi la parole à une certaine Eva, 26 ans, qui a échoué deux fois au concours à l´issue de la 1ère année de médecine et a décidé de retenter sa chance à Cluj. Cette étudiante envisage de retourner exercer en France après ses six ans de scolarité à Cluj et l´obtention de son diplôme.

Interrogé par La Croix, le Conseil de l´ordre indique « ne pas avoir d´opposition » au fait que des recalés de première année aillent tenter leur chance en Roumanie « Cela fait de nombreuses années qu´il se passe la même chose avec la Belgique », souligne Adam Tornay, de l´Ordre. Cependant, une série de témoignages parvenus au conseil relèvent le prix élevé des frais d´inscription (3 600 dollars - 2 740 euros pour cette année, selon l´université de Cluj), et le fait que « moyennant finance, il était plus facile d´obtenir certains modules ou de passer dans l´année supérieure ». L´Ordre a transmis ces doléances au ministère de l´enseignement supérieur en France, qui a transféré le dossier à l´ambassade de France à Bucarest.

Devant le succès de cette filière francophone, une filière anglaise a également été ouverte, qui accueille déjà 600 étudiants, dont 200 venus de suède.

http://www.egora.fr/commun/script/w...

__degradeorange.png__

Démographie : les infirmiers fixés sur leurs zones surdotées, les médecins sous pression

G.D.L

Le compte à rebours a commencé. Alors que les syndicats de médecins ont moins de quinze jours pour trouver un accord conventionnel sur la question de la démographie médicale, l´exemple des infirmières libérales revient par la voie officielle. Les critères de classification des zones géographiques en fonction de leur densité en personnel infirmier parus dimanche au JO, prévoient cinq niveaux de dotation : zones très sous-dotées, zones sous-dotées, zones à dotation intermédiaire, zones très dotées et zones surdotées.

Les critères d´appréciation de la dotation par zone sont la densité des infirmiers (mesurée par le nombre de professionnels libéraux et par une estimation des services de soins infirmiers à domicile), l´activité infirmière mesurée par les honoraires moyens des infirmiers libéraux exerçant dans le bassin de vie ou le pseudo-canton, la structure de la population par âge (part des plus de 75 ans dans la population totale du bassin de vie) et les caractéristiques géographiques du bassin de vie ou du pseudo-canton mesurées par le nombre moyen d´indemnités kilométriques par infirmier libéral.

Rappelons que le 4 septembre 2008, les syndicats infirmiers signaient avec l´assurance maladie la mise en place d´un dispositif de régulation de la démographie des infirmiers libéraux, dont la densité varie de 1 à 7 sur le territoire. Pour une période expérimentale de deux ans, en contrepartie d´une revalorisation de leurs actes de 5,9 % en avril 2009, l´accès au conventionnement d´une infirmière dans une zone sur dotée ne pourra intervenir que si une autre professionnelle quitte le bassin de vie. Quant aux infirmières qui exercent dans les zones sous-dotées, elles sont invitées à signer un « contrat santé solidarité » qui ouvre droit à une prise en charge partielle des cotisations sociales et à une participation aux équipements et aux frais de fonctionnement.

C´est un « contrat santé solidarité » (CSS) d´un autre ordre qu´a proposé la Confédération des syndicats médicaux français (Csmf), lors de la dernière séance de négociations du 10 décembre. Il concernerait l´ensemble des médecins généralistes et spécialistes, installés, remplaçants, retraités et étudiants de 3ème cycle, qui s´engageraient à prêter main forte à leurs confrères installés dans les zones déficitaires. Incités à signer ce contrat par des avantages financiers qu´il reste à déterminer, ils effectueraient des remplacements périodiques, des consultations avancées dans un cabinet installé en zone sous dense, des consultations à distance via la télémédecine ou s´engageraient à participer à la permanence des soins …etc. Un objectif de résultats est fixé à l´horizon 2012, mais pour le Syndicat des médecins libéraux (SML) comme pour la Csmf, il est hors de question d´imposer une taxe aux médecins récalcitrants. Et cela, au moins pendant ces trois ans d´expérimentation.

Quand les infirmières ont avalisé le principe de l´encadrement de la liberté d´installation, plusieurs syndicats de médecins, opposés à toute mesure contraignante, continuent de faire de la résistance. La Csmf Jeunes médecins monte au créneau pour dénoncer la « véritable agression » contre le monde médical libéral que serait la mise en place de cette taxe, évoquée par le président de l´Uncam à l´encontre des médecins des zones sur-dotées qui refuseraient de souscrire au « contrat santé solidarité ». « Si cette taxe devait se mettre en place, ce serait une véritable honte pour notre système, et surtout pour les syndicats croupions qui y sont favorables », dénonce lundi François-Charles Cuisigniez, président de la branche « jeunes » de la Csmf. Persuadé que toute mesure contraignante « n´aurait que des effets pervers », le syndicat souligne que les jeunes médecins, invités à ne pas s´installer dans les zones surdenses, n´iraient pas pour autant s´installer en zones sous-dotées et opteraient pour le remplacement prolongé ou le salariat. « Les médecins installés des zones surdotées non volontaires pour adhérer au CSS ne le signeraient pas davantage. Leur qualité d´exercice ne serait qu´un peu plus mise à mal, et l´envie de prendre une retraite anticipée ou de changer de mode d´exercice se ferait encore plus forte », fait par ailleurs valoir la Csmf Jeunes médecins.

Par la voix de Michel Chassang, la maison mère tape du poing encore plus fort : « Avec la taxe Bachelot, la ministre signe d´une part sa stratégie de démantèlement conventionnel en rendant impossible la signature des syndicats majoritaires dans le cadre des négociations en cours. D´autre part, elle enlise durablement les problèmes de démographie en décourageant l´installation et en favorisant les départs en retraite dans les zones sur denses », écrit la Csmf. Le bras de fer oppose désormais au grand jour deux partenaires conventionnels : la Csmf, qui se présente comme « le premier syndicat médical français » et MG-France. « Un syndicat mono catégoriel de médecins généralistes qui a vendu le corps médical libéral en échange des Etats Généraux de l´Organisation de la Santé », selon le Dr Chassang.

Lire l´arrêté relatif aux critères de classification des zones des infirmiers libéraux : http://minilien.com/?HBsbObhOMc

http://www.egora.fr/commun/script/w...

__degradeorange.png__

Gilles Bonnefond (Uspo) : « Le bilan réalisé par le pharmacien n´empiète pas sur la compétence médicale »

Propos recueillis par Catherine Holué

Tandis que la Confédération des syndicats médicaux français (Csmf) rappelle que « la consultation médicale et la délivrance de prescription relèvent des seuls médecins » et qu´il faut « éviter l´amalgame entre conseil et consultation médicale », le secrétaire général de l´Union des syndicats pharmaceutiques de France (Uspo) défend la pratique du « bilan personnalisé » réalisé par le pharmacien.

Egora : L´Ordre des médecins s´oppose au principe de « consultation officinale ». Quel est votre point de vue ? G.B. : Cette polémique est infondée : il n´est pas question de « consultation » ni de « prescription » dans ce que propose la mutuelle lyonnaise Mtrl (associée au Crédit Mutuel), et je pense qu´il en est de même en ce qui concerne l´initiative de Giphar ! Il s´agit en fait de proposer un bilan personnalisé réalisé par le pharmacien, dans le but de vérifier si le comportement du patient correspond à une demande de soins cohérente. Le pharmacien lui demande s´il a un médecin traitant, s´il consulte un dentiste, s´il réalise régulièrement un bilan biologique, s´il prend des médicaments sans ordonnance et à quelle dose…. Cela n´empiète pas sur la compétence médicale, il n´y a pas de « prescription », et le bilan est ensuite remis au patient qui en fait ce qu´il veut. Le pharmacien peut bien sûr proposer des médicaments si cela est nécessaire, comme il le fait tous les jours avec les malades qui viennent le consulter directement. Mais l´objectif premier de ce bilan, c´est bien d´éviter la surconsommation de médicaments par des personnes qui n´ont pas de médecin traitant ! La Mtrl prend ainsi en charge les médicaments délivrés suite au conseil du pharmacien, jusqu´à un plafond de 50 euros par an. C´est très bien pour une grippe, un rhume ou un bouton d´herpès, pour lesquels le recours au médecin est inutile. A Lyon et en Côte d´Or, où les pharmaciens pratiquant ces bilans suivent des formations organisées par la profession pour préciser les limites de l´exercice, le retour des patients est positif.

Egora : La prise en charge de ce bilan à hauteur du C fait aussi grincer des dents, de même que la question de la préservation du secret médical… G.B. : Il fallait bien trouver une base pour la rémunération du pharmacien, qui passe entre 20 et 30 minutes avec un patient. Avant de crier au loup, il faut savoir que la Mtrl ne rembourse ce bilan, pour chacun de ses adhérents, qu´une fois tous les deux ans… Quant au secret médical, évidemment que nous le préservons, un bilan ne se fait pas au comptoir ! Le bureau du pharmacien vaut autant que celui du médecin ! Ces critiques sont stériles et manquent d´à propos.

Egora : Comment expliquez-vous, dans ce cas, l´ampleur prise par cette polémique ? G.B. : Il y a un an et demi, les syndicats et l´Ordre des médecins s´étaient déjà émus de cette initiative de la Mtrl. Mais quand on leur a transmis le protocole, ils n´ont rien trouvé à redire… Et voilà, comme par hasard, que cette affaire ressort un mois avant l´examen du projet de loi Hpst. Si on voulait casser la mécanique de la coordination des soins et envoyer des signaux négatifs, on ne s´y prendrait pas autrement ! Il est clair que certains voudraient garder un monopole en matière d´information, de dépistage, de prévention et d´éducation thérapeutique. Pourtant, il vaut mieux pour le patient être informé à la pharmacie que via Internet ou la voisine ! Il est impossible de ne pas solliciter les pharmaciens. Quant au Conseil de l´Ordre, au lieu d´interpréter des textes, il ferait mieux de faire son travail en demandant des explications aux médecins qui ont mis en cause il y a un mois la qualité de certains médicaments génériques en cardiologie.

http://www.egora.fr/commun/script/w...

__degradeorange.png__

Organisation des soins, PDS : Roselyne Bachelot aime la Mayenne

C. L B

La démonstration par l´exemple. Dans la série des très nombreux déplacements effectués pour illustrer le bienfondé de la future loi Hôpital, patients, santé, territoire (Hpst), qui sera débattue le mois prochain à l´Assemblée nationale, Roselyne Bachelot a choisi en fin de semaine dernière, de faire étape en Mayenne, département frappé par la désertification médicale et néanmoins précurseur pour l´organisation des soins.

Une organisation originale de permanence des soins (PDS) est en effet opérationnelle sur le département à l´initiative du Dr. Luc Duquesnel, un généraliste président de la Csmf 53, qui a réussi à entraîner dans son projet concrétisé par l´association Adop 53, Max Bernier qui a fait le lien avec le ministère de la Santé, puis le conseil départemental de l´Ordre, la Cpam de Laval, la Ddass, le directeur du centre hospitalier de Laval, le conseil général de la Mayenne (qui a participé au financement) et enfin la mission régionale de santé (MRS). Au résultat, le système fonctionne si bien, relatait Luc Duquesnel en recevant la ministre au siège de son association que « seuls deux médecins sont non volontaires pour y participer ». Le nombre de secteurs a été drastiquement réduit (de 32 à 8), chacun étant adossé à un hôpital ou une maison médicale de garde ; le montant conventionnel de l´astreinte a été doublé, grâce à la participation du conseil général ; le transport des malades non véhiculés vers les lieux de soins, organisé. Et malgré cela, « le coût de la PDS par patient est le moins élevé de la région » à tenu souligner Luc Duquesnel.

L´accès aux soins dans ce département qui compte 229 médecins (soit une densité moyenne de 80 pour 100 000 habitants) fait également l´objet d´un « projet de santé territorial » mêlant les mêmes partenaires, bâti sur la mise en place de pôles de santé pluridisciplinaires. « Nous ne sommes pas opposés à un Sros (schéma régional d´organisation des soins) libéral, à partir du moment où il n´est pas opposable » a tenu à préciser Luc Duquesnel au conseil général de Mayenne, à Laval.

Intervenant à son tour, la ministre de la Santé a assuré que les éléments destinés à améliorer l´offre de soins dans le futur projet Hpst étaient « largement inspirés des expériences mayennaises », les futurs Sros ambulatoires étant conçus pour permettre la « distribution d´ aides et subventions aux maisons de santé et aux pôles de santé », les Agences régionales de santé (ARS) devant être chargées de l´ organisation et du financement de la PDS.

Luc Duquesnel a néanmoins recoiffé la casquette du syndicaliste pour plaider la cause de revalorisation de la médecine libérale devant la ministre. Rappelant à Roselyne Bachelot que les accords de mars 2007 n´avaient pas été honorés au motif que les médecins n´ "avaient pas rempli leurs engagements à 100 % » en matière de maîtrise médicalisée des dépenses, et relevant que « ces objectifs étaient irréalisables puisque 20 % des dépenses de santé attribuées à la médecine libérale sont des prescriptions hospitalières », le président de la Csmf 53 a justifié l´attitude des médecins libéraux mayennais. Ces derniers ont décidé à l´unanimité à la fin de l´année, « de ne plus participer à la maîtrise médicalisée, s´estimant dupés par un accord dont un des signataires n´a pas respecté sa signature », pour signifier l « échec cuisant » de la participation des médecins à la maîtrise depuis quatre ans. « Les médecins généralistes mayennais, comme les autres, sont dans l´attente d´un geste fort de votre part pour valoriser la médecine générale, un métier passionnant à exercer, tout particulièrement en Mayenne », devait-il conclure.

http://www.egora.fr/commun/script/w...

__degradeorange.png__

Les Français pénalisés par la non reconnaissance du progrès incrémental

En thérapeutique, le progrès incrémental est celui qui permet d´améliorer les traitements au fil du temps afin de leur permettre de mieux répondre aux besoins des patients. Autrement dit, il est fait d´une succession d´améliorations permettant à une innovation de devenir plus performante car mieux tolérée, plus facile à prendre, etc. Ce progrès incrémental manquerait de reconnaissance en France, au détriment des patients. En France, la tendance est aujourd´hui de ne reconnaître que l´innovation thérapeutique radicale, celle qui procède d´une véritable rupture avec les savoirs et les pratiques antérieurs, et cela au détriment des progrès incrémentaux, ceux qui portent plus sur l´amélioration de l´innovation grâce par exemple à une nouvelle molécule dans une famille thérapeutique connue mais dotée d´un meilleur profil de tolérance, ou à une forme retard permettant de prolonger la durée d´action d´un principe actif ou encore à un nouveau système de délivrance compatible avec une auto-administration. Tous ces progrès sont reconnus par les autorités compétentes, donc la Commission de transparence de la Haute Autorité de Santé, comme améliorant peu le service médical rendu, d´où de faibles Asmr n´ouvrant droit qu´à des prix équivalents sinon inférieurs aux produits de référence, ce qui les rend incompatibles avec leur viabilité économique.

Cette situation a été dénoncée lors d´une conférence de presse tenue vendredi dernier par le Crip, le Cercle de Réflexion de l´Industrie Pharmaceutique, association de 17 laboratoires implantés en France, présidée par Marie-Laure Pochon, directeur général des laboratoires Lundbeck. Ces industriels dénoncent une situation doublement pénalisante, pour eux-mêmes quand ils ne peuvent commercialiser en France des produits pourtant largement disponibles dans l´essentiel des pays de la Communauté européenne, et surtout pour les patients quand ceux-ci sont en effet privés des bénéfices de ces progrès incrémentaux.

Pour le Pr Claude Le Pen, économiste à Paris Dauphine et auteur d´un rapport* sur le progrès incrémental réalisé à la demande du Crip, la différence entre la France et les autres pays européens s´explique par nos méthodes d´évaluation du médicament, désormais focalisées sur l´efficacité à court terme, sans réelle prise en considération des critères de tolérance, de sécurité ou d´observance. L´exemple de la maladie de Parkinson a été cité en exemple par le Pr Philippe Damier (CHU de Nantes), rappelant que les patients français souffrant de cette affection sont privés de certains médicaments pourtant commercialisés dans les pays frontaliers, au seul prétexte que leur évaluation a été sanctionnée par une faible Asmr alors même qu´ils sont susceptibles d´apporter à un nombre très significatif de patients une réelle amélioration de leur qualité de vie.

Alors quelle solution ? Le Crip émet aujourd´hui deux propositions pour sortir de l´impasse :

1. Que pour les pathologies où l´efficacité thérapeutique est aujourd´hui une réalité, les critères de tolérance, de sécurité, de sevrage, d´observance et de simplicité de prise soient évalués et reconnus. Cela serait d´autant plus facile que ces données existent dans les dossiers d´AMM européens des médicaments, donc disponibles. 2. Que les médicaments dont le progrès incrémental sera reconnu bénéficient du prix de référence de la thérapeutique considérée, indexée sur l´inflation.

Au nom du Crip, Marie-Laure Pochon a estimé que ces mesures devraient permettre aux entreprises du médicament de poursuivre leurs programmes de recherche et développement sur les pathologies les plus fréquentes, permettant une politique industrielle compatible avec une politique de santé.

http://www.egora.fr/commun/script/w...

__degradeorange.png__

Le boom des médicaments génériques continue

à lire sur : http://www.lefigaro.fr/societes/200...

__degradeorange.png__

Taxe Bachelot : la CSMF dénonce l’escalade dans la croisade anti médecine libérale

à lire sur : http://www.edubourse.com/finance/ac...

__degradeorange.png__

La démographie médicale va être débattue à l’Assemblée

à lire sur : http://tempsreel.nouvelobs.com/actu...

__degradeorange.png__

Vous avez dit partagé(e)s  ?

Le rapide bilan tiré de notre enquête sur les appels à projets du GIP-DMP laisse un peu perplexe. Visiblement, les régions ont rencontré les mêmes problèmes : acteurs difficiles à mobiliser face à l’inconnu des décisions futures, médecins équipés de façon inégale qu’il faut installer et former un par un, difficultés de connexion entre les logiciels de cabinet ou hospitaliers et les plates-formes régionales, messageries sécurisées non interopérables et peu utilisées.

Ne pourrait-t-on mutualiser davantage les formations et les développements au lieu, dans certains cas, de tout reprendre par le commencement  ? Il n’y a que les industriels qui mutualisent ce qu’ils proposent comme Cegedim présents dans trois régions.

Il parait que le multifinancement à la fois national et régional des projets en est en partie responsable. La demande d’un financement ne pourrait s’appuyer sur une solution qui a fait ses preuves dans une autre région. C’est du moins ce qu’on nous dit.

Pourtant, je ne sais pas si vous avez remarqué, dans la future agence ASIP*, ce sont les systèmes qui sont partagés et non l’information de santé. Car sans partage des systèmes, il n’y a pas de partage d’information.

Quand on voit une région passer des mois à rédiger le contenu d’un dossier de santé de l’enfant alors qu’une autre en utilise un depuis des années, on s’interroge.

Avant de partager les informations ne faudrait-il-pas déjà en effet partager les expériences  ?

Marie-Françoise de Pange

mfdepange@quotimed.com

*Agence des systèmes d’information de santé partagés

Informatique et Web du : 05/12/2008

http://www.quotimed.com/informatiqu...

__degradeorange.png__

Mauvais choix : un mort.

à lire sur : http://www.lepost.fr/article/2009/0...

__degradeorange.png__

La CPS 3 disponible à partir de fin 2009

à lire sur (abonnement gratuit) : http://www.ticsante.com/show.php?pa....

__degradeorange.png__

Près de trois Français sur quatre jugent l’hôpital sous-financé

à lire sur : http://www.lesechos.fr/info/sante/4...

__degradeorange.png__

[*Confédération des Syndicats Médicaux Français*]

le conseil n’est pas la consultation

« la prescription de médicaments n’est jamais anodine et doit être précédée d’un examen médical permettant d’établir un diagnostic et donc une prescription. Les rôles des médecins et des pharmaciens sont définis et complémentaires, mais ne doivent pas être confondus. Si le pharmaciens ont naturellement vocation à jouer un rôle de conseil dans la délivrance de médicaments en vente libre afin d’éviter le développement d’une automédication sauvage et dangereuse, en revanche il faut éviter l’amalgame entre conseil et consultation médicale ». c’est en substance la réaction de la Confédération des Syndicats Médicaux Français (CSMF) à la décision du conseil de l’ordre des médecins.

Si le syndicat garde en ligne de mire la campagne de publicité du groupement Giphar et l’accord passé entre syndicats de pharmaciens et mutuelles sa position se présente plus comme une forme de mise au point, de clarification des rôles (à laquelle les représentants des instances incriminées ne sont pas opposés) qu’une rélle condamnation. Et dans les faits le Conseil de l’ordre des médecins s’il décide d’ester en justice, le fera seul.

Patrick Guetta

http://www.impactmedecine.fr/index....

__degradeorange.png__

Les médecins privilégient leur qualité de vie personnelle

Les médecins privilégient leur qualité de vie personnelleEn quarante ans, les médecins privilégient de plus en plus leur qualité de vie personnelle au détriment de l’exercice médical. C’est désormais une certitude. En quarante ans, les médecins privilégient de plus en plus leur qualité de vie personnelle au détriment de l’exercice médical. L’étude menée par le Centre de sociologie et de démographie médicale (CSDM) et présentée par la CSMF le démontre clairement. Cette tendance est particulièrement vraie pour les médecins libéraux qui au fil du temps ont diminué considérablement leur activité. Certes, les médecins, toutes activités et spécialités confondues, travaillent en 2007 dix heures de plus par semaine (47,9 heures contre 37,9 heures) que l’ensemble des Français, mais ils consacrent à leur activité médicale moins de temps que par le passé. En 1977, ils travaillaient 52,9 heures par semaine soit cinq heures de plus qu’en 2007. La situation des femmes médecins reste différente par rapport aux confrères, malgré une forte féminisation de la profession. Même si le temps de travail des consoeurs reste inférieur aux hommes (52,4 heures contre 42,4), l’étude révèle que par rapport à 1977, époque où elles consacraient « seulement » 40,2 heures à leur métier, ce temps de travail a plutôt augmenté. Ce temps ainsi libéré est-il plus ou moins utilisé pour perfectionner leurs connaissances dans le cadre de la formation médicale continue (FMC), notamment par la lecture de publications médicales ou scientifiques ? La réponse est non. Selon le CSDM, les praticiens consacrent de moins en moins de temps à la lecture médicale : 4,3 heures par semaine en 1977, contre 2,9 heures en 2007, soit une diminution de 43 %. « C’est sans doute le résultat le plus inquiétant de cette enquête », commente le Dr Michel Chassang, le président de la CSMF. Malgré la réduction de leur activité professionnelle, les médecins consacrent moins de temps qu’auparavant à leur FMC et à la lecture des publications médicales. Ils préfèrent privilégier leur qualité de vie personnelle ». Et pour le leader de la confédération, il est « urgent de mettre en place une politique de FMC qui tienne la route. ».

TRANTHIMY LOAN

http://www.impactmedecine.fr/medeci...

__degradeorange.png__

[*Se former à l’indépendance*]

Les Interventions des Quatrièmes Rencontres du FORMINDEP

à lire sur : http://www.formindep.org/Les-Interv...

__degradeorange.png__

L’Alter-tabacologie

par Robert MOLIMARD

à lire sur : http://www.formindep.org/Quand-saur...

__degradeorange.png__

Cherche nouveaux antibiotiques désespérément

à lire sur : http://www.lesechos.fr/info/sante/3...

__degradeorange.png__

Démographie des infirmiers libéraux : critères de classification des zones

à lire sur : http://www.infirmiers.com/actu/deta...

__degradeorange.png__

EPRUS : 500 réservistes d’intervention et 2.000 de renfort devraient être recrutés en 2009.

à lire sur : http://www.infirmiers.com/actu/deta...

__degradeorange.png__

Informatique médicale : patient virtuel, usine à gaz et pompe à fric

à lire sur : http://www.internetactu.net/2009/01...

__degradeorange.png__

Taxe Bachelot : la CSMF dénonce l’escalade dans la croisade anti médecine libérale

à lire sur : http://www.edubourse.com/finance/ac...

__degradeorange.png__

La démographie médicale va être débattue à l’Assemblée

à lire sur : http://tempsreel.nouvelobs.com/actu...

__degradeorange.png__

Pétition pour sauver la gynécologie médicale, menacée de disparition

à lire sur : http://pharmacritique.20minutes-blo...

__degradeorange.png__

Les médicaments remboursables ne font plus recette

à lire sur : http://www.lepoint.fr/actualites-sc...

__degradeorange.png__

Le déficit de la Sécurité sociale proche de 15 milliards d’euros en 2009

à lire sur : http://www.lesechos.fr/info/sante/4...

__degradeorange.png__

Les médicaments prescrits pour la maladie d’Alzheimer accélèrent le déclin mental et la mort

à lire sur :

__degradeorange.png__

Médico-légal : un pépin en garde

à lire sur : http://www.lepost.fr/article/2009/0...

__degradeorange.png__

Les médecins cherchent l’antidote aux mauvais payeurs

à lire sur : http://www.tdg.ch/actu/suisse/medec...

__degradeorange.png__

L’Eure-et-Loir perdra 50% de ses généralistes si rien n’est fait dans les dix prochaines années

à lire sur : http://www.larep.com/temps_forts_28...

__ornement.png__


Accueil du site | Contact | Plan du site | | Statistiques | visites : 494489

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site Infos-Actualités  Suivre la vie du site Revue de Presse   ?    |    Les sites syndiqués OPML   ?

Site réalisé avec SPIP 2.1.2 + AHUNTSIC

Version Ipod

Creative Commons License