Espace Généraliste

Revue de presse du 2 Décembre 08

lundi 1er décembre 2008 par JOSEPH Didier

 Projet de loi HPST : Roselyne BACHELOT s’explique

à voir ici : http://www.fmcdinan.org/article-253…

 Urgentistes : polémique sur le taux de grévistes

à lire sur : http://www.lesechos.fr/info/sante/4…

 Négociations conventionnelles : une réunion prévue le 10 décembre

Malgré plusieurs réunions, les partenaires conventionnels ne sont toujours pas parvenus à un accord. Une nouvelle rencontre est prévue le 10 décembre. Il faut dire que le menu des négociations est plutôt dense : la démographie médicale, le secteur optionnel avec la présence des complémentaires, la maîtrise médicalisée, les contrats d’amélioration des pratiques professionnelles (CAPI). Sur chacun des sujets, aucune avancée n’est perceptible. Le directeur de l’Uncam campe sur sa position concernant la démographie médicale par exemple. Il évoque toujours « la taxe de solidarité » pour les médecins des zones surdotées qui refusent de participer à l’offre de soins en zones déficitaires. « Le directeur présente des mesures trop brutales, martèle le Dr Martial Olivier Koehret, président de MG-France. Il n’y a aucune proposition pour la médecine générale ». Même réserve sur le secteur optionnel. « Il est hors de question de porter atteinte au secteur 2 comme le souhaite encore l’Unocam », prévient le Dr Michel Chassang, président de la CSMF. Reste que ce syndicat a prévu de convoquer une assemblée extraodinaire le 13 décembre « pour se mettre dans la perspective de trouver un texte qui pourra être signé », selon le Dr Chassang. Côté MG-France, on est loin de cette éventualité et réclame l’arbitrage politique pour éviter « l’effondrement de la médecine générale ».

LT

http://www.impactmedecine.fr/medeci…

 Grève aux urgences : les médecins à diplôme étranger solidaires du mouvement

à lire sur : http://www.lesechos.fr/depeches/med…

 Une occasion ratée

Lors de l’examen du PLFSS 2009 le parlement a raté une bonne occasion de rendre applicable la loi sur la transparence de l’information médicale. L’amendement présenté par le sénateur Autain qui rendait publiques les conventions passées entre les médecins et l’industrie a été rejeté lors de l’examen en commission. Rappelons que cette mesure était préconisée par l’IGAS dans son rapport d’octobre 2007 sur l’information des généralistes.

L’opacité dans l’intérêt des industriels persiste donc, au risque de la qualité de l’information et des soins.

Le Formindep remercie tous ceux qui se sont mobilisés pour défendre cet amendement, en envoyant de nombreux courriels aux parlementaires et à la presse, restée silencieuse.

Mais ce n’est que partie remise…

http://www.formindep.org/+Une-occas…

 Les urgentistes demandent « un peu de considération »

Catherine Holué

Les praticiens urgentistes hospitaliers ont entamé lundi leur mouvement de grève à l´appel de l´Association des médecins urgentistes de France (Amuf), pour dénoncer leurs conditions de travail, les restrictions budgétaires et les fermetures de service, notamment dans les Samu-Smur. Le mouvement devait toutefois être limité au port d´un brassard « en grève », la plupart des médecins étant réquisitionnés pour assurer la permanence des soins.

« La situation des hôpitaux est dramatique, 80% sont en déficit et 20 000 emplois vont être supprimés cette année. Les conséquences pour la population risquent d´être dramatiques avec l´incapacité de certains services d´urgence et de Samu-Smur (Service d´aide médicale d´urgence-Service mobile d´urgence et de réanimation) de répondre aux besoins », écrit l´Amuf dans un communiqué.

Temps de travail

« Les urgentistes tirent une nouvelle fois la sonnette d´alarme. Ils ne peuvent accepter une augmentation de leurs horaires de travail de 48h à 60h par semaine comme cela est actuellement imposé dans certains hôpitaux (…) Tout cela, alors qu´ils viennent de subir avec les autres praticiens hospitaliers une réforme de leur régime de retraite qui va entraîner une baisse de près de 30% de leurs pensions », poursuit l´Amuf.

« J´aime mon métier et je ne demande pas à travailler 39 heures, explique le Dr Thibault Liot, urgentiste au Samu/Smur du centre hospitalier Marc Jacquet à Melun. Mais quand je travaille 60 heures dans la semaine, je ne veux pas que cela soit considéré comme normal, et que les heures supplémentaires s´accumulent dans un compte épargne temps (CET) que je ne pourrai de toute façon pas prendre. Il faut que notre temps de travail soit défini, pourquoi pas à 48 heures par semaine ce qui ne me paraît pas inhumain, et qu´au-delà nous soyons rémunérés en heures supplémentaires ».

« Respect »

Se défendant de « vouloir gagner plus », le Dr Liot évoque une question de respect : « Je ne suis pas un nanti, ni un vilain petit canard : je demande juste un peu de considération. Quand un car se retourne à Fontainebleau, quand je dois maintenir un patient en vie dans le camion, seul avec l´infirmière et dans un stress intense, quand un collègue est malade et que je reste une ou deux heures de plus après ma garde 24 heures, le temps qu´on trouve un remplaçant, quand la régulation déborde, quand je travaille le 31 décembre… Je n´ai jamais de remerciement de l´administration », déplore-t-il. « En grève » et bien que non réquisitionné, il est venu travailler aujourd´hui, évidemment.

Extension du mouvement

Solidaire du mouvement, l´Inpadhue a appelé lundi les praticiens à diplôme hors Union Européenne (Padhue) urgentistes à se joindre à la grève. Pour ces médecins aussi, c´est une question de respect : l´Inpadhue rappelle « les discriminations institutionnalisées » qui touchent les médecins à diplôme étranger, à savoir la moindre rémunération de la garde de nuit (214 euros brut pour les assistants et les attachés « associés » contre 261 euros pour les praticiens hospitaliers), et la privation « du droit aux 15 jours de formation et aux 20 jours de RTT ». Le Syndicat des médecins anesthésistes-réanimateurs non universitaires (Smarnu) et la Confédération des praticiens des hôpitaux (CPH) ont également, lundi, apporté leur soutien au mouvement des urgentistes. Lequel pourrait préfigurer une nouvelle mobilisation de tous les praticiens avec « de nouvelles modalités d´action pour janvier 2009 », prévient le Dr Pierre Faraggi (CPH).

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 L´Europe fait le point sur la carte européenne de professionnel de santé

Pamela Messi

Si la carte européenne de professionnel de santé (Hpro Card) n´est pas encore en circulation, ses contours se dessinent progressivement. A mi-parcours d´une étude sur les conditions de sa mise en œuvre financée par la Commission européenne, les différents acteurs impliqués dans ce projet se sont réunis à Paris pour dresser un bilan de leurs travaux, en attendant la remise du rapport final à l´automne 2009.

En vertu de la directive 2005/36/CE, cette carte pourra être délivrée à tous les médecins, pharmaciens, chirurgiens-dentistes, infirmiers et sages-femmes, soit, en Europe, près de dix millions de professionnels. Elle mentionnera l´identité et la profession de son propriétaire, ainsi que son « autorité compétente », celle-là même qui assurera l´émission de la carte. « L´objectif est d´assurer la sécurité du patient partout en Europe, quel que soit le professionnel de santé en face de lui, mais aussi de faciliter la mobilité des professionnels de santé », résume le coordinateur du projet, Patrick Fortuit. En pratique, lorsqu´un praticien souhaitera exercer hors de son pays d´origine, la lecture de sa carte permettra d´interroger directement la base de données de son autorité compétente, « essentiellement pour répondre à deux questions, poursuit Patrick Fortuit : ce professionnel de santé est-il diplômé ? Et est-il autorisé à exercer ? ». Il en découlera toutefois d´autres avantages, notamment pour le recours à la télémédecine, l´accès à des bases de données scientifiques ou la validation de la formation continue.

La Commission européenne soutient ce projet d´encarter uniformément l´ensemble des professionnels de santé européens. Pour des raisons politiques, puisque Bruxelles œuvre déjà en faveur de la libéralisation des services, ce qui va de pair avec la mobilité des personnes – et pas uniquement dans le domaine de la santé. « Nous souhaitons sécuriser la notion d´emploi, mais pas forcément d´un emploi et donner aux entreprises un peu plus de flexibilité », confirme Agnès Bradier, qui suit le dossier Hpro Card pour la Commission. Mais Bruxelles n´oublie pas la dimension économique de l´enjeu : « nous voulons mieux équilibrer les surplus et les manques au niveau de la main d´œuvre », explique Agnès Bradier. Selon elle, la diffusion de la carte européenne de professionnel de santé représente non seulement une possibilité « de diffusion des connaissances », mais également « un facteur d´innovation et de gains de productivité ». Bruxelles aimerait en effet voir augmenter le nombre de personnes en âge de travailler exerçant dans un autre Etat européen que le leurs. Elles ne sont que 2,2 % aujourd´hui (8 millions de personnes). En comparaison, 4,6 % des travailleurs de l´Union sont originaires d´un Etat hors UE.

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 Des sociétés privées développent le contrôle des arrêts maladie abusifs

P.M.

« Certains de vos salariés confondent congés payés et arrêts de travail, réagissez grâce au contrôle médical. » Ce slogan – celui de l´une des nombreuses sociétés privées qui se sont spécialisées dans le contrôle des salariés en arrêt maladie – vise à susciter la suspicion des employeurs. Et pour enfoncer le clou, l´illustration de cette publicité présente un couple, visiblement en pleine forme, à la barre d´un voilier… Selon le quotidien Le Parisien, qui en fait son sujet du jour, une centaine de sociétés en France proposeraient ce type de service aux entreprises, qui en seraient de plus en plus friandes. La Ratp notamment – 45 000 employés– y aurait déjà eu recours. Ce mode de vérification est parfaitement légal. Depuis juin, l´assurance maladie participe même à une expérimentation dans six départements, où les caisses se voient autorisées à interrompre le versement des indemnités journalières sur la seule base du rapport de ces médecins du « contrôle employeur ». Mais que ces vérifications soient autorisées ne rassure pas la Fédération nationale des accidentés du travail (Fnath) qui réclame une évaluation par l´Etat de ces contrôles médicaux privés.

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 Les Urml s´impliquent régionalement dans la réforme

Huit Unions régionales des médecins libéraux (Urml) se fédèrent pour organiser la mise en place du programme « groupe qualité » dans les régions Basse-Normandie, Bretagne, Centre, Haute-Normandie, Midi-Pyrénées, Nord-Pas-de-Calais, Pays de la Loire et Paca, en partenariat avec l´assurance maladie. Le programme présenté comme un « levier pour améliorer la qualité des soins et restructurer la profession » vise à impliquer les médecins, au niveau territorial, dans la réforme du système de santé, au moment des débats sur la loi Hôpital, santé, patients, territoires (Hpst).

Les échanges et analyses concerneront à la fois les prescriptions et la gestion des parcours de soins. Les Urml distinguant de multiples enjeux dans la réforme, parmi lesquels le maintien de l´accès aux soins, la mise en œuvre des démarches qualité explicites, l´organisation de la prise en charge globale des patients avec les autres professionnels de santé, la prise en compte de la dimension médico-économique dans l´exercice professionnel et le renforcement de l´attractivité de la médecine libérale.

Les praticiens qui participeront aux groupes qualité seront indemnisés. Un comité inter-Urml a par ailleurs été constitué afin d´organiser une représentation et les relations avec les partenaires nationaux. « Pour autant, dans le cadre d´une régionalisation renforcée, les Urml demandent que le financement reste régional et pérenne », soulignent-elles.

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 Journée mondiale de lutte contre le sida : moins de nouveaux cas sauf chez les homosexuels

C.H.

Environ 6 500 personnes ont découvert leur séropositivité au VIH en 2007 en France, soit une baisse des nouveaux cas sauf chez les homosexuels. Par ailleurs, 130 000 à 140 000 personnes vivaient avec le VIH et 28 à 30 000 souffraient du sida à la fin de l´année, selon le numéro spécial du Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) publié lundi par l´Institut national de veille sanitaire (Invs). Les nouveaux cas de sida (1200) sont en baisse de 12 % en 2007, du fait de la plus grande efficacité des traitements.

Parmi les 6 500 personnes qui ont découvert leur contamination l´an dernier (ils étaient 7 500 en 2004), 40% sont de nationalité étrangère (53% en 2003). 65% sont des hommes (58% en 2003), parmi lesquels 38 % ont été contaminés par des rapports homosexuels, contre 26 % en 2003. Les homosexuels « continuent à avoir des comportements à risque vis-à-vis du VIH », commentent les chercheurs de l´Invs.

Soixante pour cent des personnes contaminées l´ont été par rapports hétérosexuels (98% chez les femmes et 39% chez les hommes). Le chiffre est en régulière diminution dans la population étrangère hétérosexuelle depuis 2003 et stable dans la population française. Les usagers de drogue injectable ne représentent que 2% des personnes ayant découvert leur séropositivité en 2007.

Ne pas relâcher la prévention

Alors que cinq millions de tests VIH ont été réalisés en 2007, on estime qu´environ 30 000 personnes ignoreraient qu´elles sont infectées par le VIH et « les campagnes de prévention s´essoufflent », note le BEH.

« Dire l´efficacité toujours croissante des multithérapies antirétrovirales, la moindre fréquence de leurs effets indésirables et la simplification considérable des prises médicamenteuses risque a contrario de banaliser cette infection « devenue comme les autres » (…) Il faut encore et toujours parler du sida », affirme dans son éditorial le Pr Pierre-Marie Girard, chef du service des maladies infectieuses et tropicales à l´hôpital Saint-Antoine (AP-HP).

Un choix à faire ?

Parler du virus : c´est bien l´objectif de la vingtième Journée mondiale contre le sida, qui donne lieu ce lundi à de multiples manifestations. Alors que 5 millions de personnes étaient touchées à travers le monde il y a vingt ans, elles sont aujourd´hui plus de 33 millions, selon l´OMS. Le slogan de cette Journée, « mener, responsabiliser, s´activer » doit, selon les organisateurs, souligner « le leadership politique nécessaire pour respecter les engagements pris, en particulier la promesse d´accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et au soutien ». On est en effet loin d´un « accès universel » aux traitements, puisqu´une majorité des personnes atteintes, essentiellement en Afrique, n´y ont pas accès.

Quant à la recherche, sonnée par l´échec du vaccin testé l´an dernier par Merck mais boostée par le prix Nobel décerné cette année aux découvreurs du virus, elle est repartie de l´avant avec des essais sur de nouvelles trithérapies, efficaces pour les patients en échec thérapeutique (7 à 8% des patients en France chaque année, 11% aux Etats-Unis).

Mais selon le Pr Jean-François Delfraissy, directeur de l´Agence nationale de recherche sur le sida (Anrs), il faudra un jour faire un choix : poursuivre l´effort pour mettre des millions de patients du sud sous traitement, ou faire bénéficier à court terme les 500 000 patients résistants de traitements beaucoup plus coûteux.

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 La mission Leonetti réaffirme le caractère primordial des soins palliatifs

G.D.L

La mission Leonetti, chargée d´évaluer la loi du 22 avril 2005 sur la fin de vie et de faire des propositions, n´a pas retenu l´idée d´une légalisation de l´euthanasie. Dans un rapport remis demain au Premier ministre et révélé par La Croix, les parlementaires Jean Leonetti (UMP), Gaétan Gorce (PS), Michel Vaxès (PC) et Olivier Jardé (Nouveau Centre) écartent également l´instauration de l´exception d´euthanasie et du suicide assisté – réclamé en mars 2008 par Chantal Sébire, atteinte d´une tumeur incurable au visage- au motif que le suicide est un « droit liberté » et non un « droit créance ».

S´ils estiment qu´il faut s´en tenir au texte de 2005, ils constatent, selon la Croix, « une profonde méconnaissance de la loi actuelle » et proposent de mieux préciser aux médecins « les conditions de la sédation en phase terminale ». Le code de déontologie médicale devrait être modifié à cet effet. Après six mois d´auditions et plusieurs voyages à l´étranger, ils appellent à renforcer la formation des médecins à l´éthique et aux soins palliatifs, en prévoyant un enseignement de l´éthique au cours des études médicales, sanctionné lors de l´examen classant national.

La mission se prononce pour la création d´un observatoire des pratiques médicales en fin de vie, afin d´évaluer de manière rigoureuse les conditions dans lesquelles se déroulent les fins de vie en France. Elle défend par ailleurs la mise en place de « chaires universitaires de soins palliatifs », censées favoriser la recherche dans le secteur et diffuser la culture palliative à l´hôpital.

Enfin, dans le cas de situations conflictuelles ou d´affaires médiatiques, elle suggère de nommer dans chaque région un « référent », issu des soins palliatifs. Celui-ci aurait la tâche de proposer des solutions concrètes de prise en charge.

http://www.egora.fr/commun/script/w…

 Jean Leonetti juge "juridiquement dangereux d’introduire dans la loi une exception d’euthanasie"

à lire sur : http://fr.news.yahoo.com/3/20081201…

 Le virtuel soigne pour de vrai

à lire sur : http://www.lemonde.fr/technologies/…

 Négociations conventionnelles : encore une impasse sur fond de guerres syndicales fratricides

Paris, le vendredi 28 novembre 2008 –

Tant les représentants de l’Assurance maladie (UNCAM) que ceux des syndicats de médecins libéraux ne se faisaient guère d’illusion sur l’issue de leur rencontre mercredi. Bien que ce nouveau round de négociations conventionnelles était présenté comme le dernier, l’UNCAM n’avait pas pris la peine d’envoyer d’accord préalable et les syndicats ne cachaient pas que de nombreux points resteraient probablement en suspens à l’issue de la réunion. Ils le furent effectivement tous.

Non au « troc financier » La revalorisation des honoraires des médecins généralistes, afin que le tarif de leur consultation atteigne celui des spécialistes, devait être au cœur des débats. Pour dégager les fonds nécessaires, il avait été suggéré qu’une baisse des rémunérations des radiologues et des biologistes puisse être imposée. MG France y apparaissait favorable puisqu’il constatait avec regret que le « différentiel d’honoraires moyens entre les généralistes et les autres spécialistes (…) s’accroît sans cesse : par exemple les médecins radiologues ont accru leurs rémunérations de 77 millions d’euros depuis le début de l’année (…) pendant que celles des médecins généralistes n’ont pas évolué d’un euro ». Bien sûr, ce que la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) appelle un « troc financier à l’intérieur de la profession » a été rejeté en bloc par l’organisation majoritaire chez les spécialistes et par le Syndicat des médecins libéraux (SML).

La « solidarité » est un concept qui ne plaît pas à la CSMF Selon la feuille de route imposée par les pouvoirs publics aux partenaires conventionnels, la question de la démographie médicale devait également être réglée ce 26 novembre. Las, la divergence de vue entre les différentes parties a encore eu raison d’un quelconque accord. MG France, qui en sa qualité de leader chez les médecins généralistes, a été récemment réintroduit à la table des négociations, constate que « l’avenant 20 signé par la CSMF (mettant en place des mesures incitatives, ndrl) est un échec. En deux ans, 30 installations de médecins libéraux dans les zones concernées » ont été obtenues. Aussi, MG France n’est pas opposé à la mise en place de « contrats de solidarité ». En pratique, dans les zones surdotées, les praticiens pourraient être fortement invités à travailler, à raison par exemple d’une demi journée par semaine, dans une localité sous dotée, tandis que les non volontaires pourraient se voir imposer une taxe. La CSMF a sans surprise totalement rejeté ce système. Elle se plait à rappeler que selon un sondage confié à l’institut CSA auprès de 51 médecins libéraux, cette solution est rejetée par 68 % des praticiens.

Les CAPI plutôt kaput ! Dans le même esprit, la CSMF a pu profiter de la réunion pour dire son hostilité aux contrats d’intéressement individuel (CAPI). Il s’agit de permettre aux médecins généralistes de passer des contrats personnels avec l’UNCAM, en vertu desquels ils s’engageront à respecter certaines « bonnes pratiques » en l’échange d’une prime versée par l’Assurance maladie. Cette dernière a précisé hier qu’elle pourrait varier entre 5 et 7 euros par patient, en cas de respect effectif d’objectifs de prévention et de prise en charge. Au total, un médecin généraliste traitant pourrait espérer recevoir 5 000 euros par an ! Ces contrats individuels rencontreraient l’hostilité de 72 % des praticiens, selon le sondage CSMF/CSA (réalisé avant que ne soit connu le montant des primes) mais séduisent MG France.

Nicolas Sarkozy en « arbitre » ? Est-il besoin de poursuivre la démonstration mettant en évidence l’achoppement total des négociations ? On précisera cependant que sur le secteur optionnel, ce n’est pas la rivalité (exacerbée) entre les syndicats qui l’a emporté mais la détermination de l’UNCAM à assortir la création du secteur optionnel d’une régulation du secteur 2. Alors qu’une nouvelle séance de négociation est prévue le 10 décembre, la CSMF, apparemment peu confiante quant à son issue, annonce l’organisation d’une assemblée générale exceptionnelle le 13 décembre. Si la question de la démographie médicale ne trouvait pas d’accord, le gouvernement, répondant au souhait de Nicolas Sarkozy, pourrait agir directement par le biais d’une loi. Une perspective qui ne réjouirait qu’une petite minorité de médecins, qui selon le sondage CSA/CSMF sont aujourd’hui 49 % à considérer comme « négative » l’action du Président de la République

A.H.

http://www.jim.fr/en_direct/pro_soc…

 Surdépistage du cancer du sein : les femmes otages de l’industrie pharmaceutique du cancer

à lire sur : http://pharmacritique.20minutes-blo…

 Paiement à l’acte / T2A, conflits d’intérêts et non respect de la déontologie : on rentabilise et privatise en excluant pauvres et malades chroniques

à lire sur : http://pharmacritique.20minutes-blo…

 MEDICALEMENT CORRECT

à lire sur : http://docteurdu16.blogspot.com/200…

 Les urgentistes en grève

à lire sur : http://www.lefigaro.fr/sante/2008/1…

 « Le gouvernement veut asphyxier l’hôpital pour favoriser le secteur privé »

à lire sur : http://www.liberation.fr/societe/01…

 David Causse rejoint la Fehap comme coordonnateur du pôle santé-social et directeur du secteur sanitaire

à lire sur : http://www.apmnews.com/story.php?nu…

 Décès d’un jeune détenu : la relaxe du médecin requise

à lire sur : http://www.lunion.presse.fr/index.p…

 Des médecins spécialistes français

à lire sur : http://www.challenges.fr/magazine/a…

 Casse-tête sur les honoraires et les déserts médicaux

à lire sur : http://www.lefigaro.fr/economie/200…

 LES ENTREPRISES FONT APPEL AUX MÉDECINS PRIVÉS

Contrôles renforcés sur les arrêts maladie Certains employeurs, invoquant un absentéisme croissant, n’hésitent plus à faire appel à des médecins privés pour contrôler leurs salariés en arrêt maladie. Une pratique légale qui suscite pourtant la polémique.

à lire sur : http://www.leparisien.fr/une/contro…

 80 ans et toujours médecin de campagne

à lire sur : http://www.ouest-france.fr/actu/act…

Hérault

 Un détournement de 640 000 € à l’Alpaim

à lire sur : http://www.midilibre.fr/articles/20…

 Patrick Pelloux : "Il y a urgence aux urgences"

à lire sur : http://www.lejdd.fr/cmc/societe/200…

 Urgentistes : l’AMUF appelle à la grève à partir de lundi

à lire sur : http://www.challenges.fr/depeches/p…

 L’industrie pharmaceutique et les assureurs lancent une campagne massive contre les projets d’Obama de réformer le système de santé

à lire sur : http://pharmacritique.20minutes-blo…


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