Revue de presse du 19 Mai 2008
lundi 19 mai 2008 par JOSEPH Didier
Navigation rapide
- Dé Désinformation médicale, p1
- Examen des mineurs intermittents du spectacle : pédiatre ou médecin généraliste sont compétents, p1
- La santé publique en péril : une amère expérience, p1
- L’Elysée envisage de constitutionnaliser l’équilibre budgétaire à moyen terme, p1
- Une première coopérative de santé à Montréal ?, p1
- Le plan de lutte contre l’autisme contesté, p1
- Négociations conventionnelles avec les professionnels de santé, p1
- La sécu vous, nous appartient. Alors ?, p1
- Franchises médicales, ça gronde dans les rues, p1
- "Le plan autisme reste très vague", p1
- Rien n’a changé, déplore le PQ, p1
- Une attaque contre l’offre de soins, p1
- Budget 2009 : Fillon appelle déjà ministres et élus locaux à la discipline, p1
- Quatre mois après leur création, les franchises médicales toujours décriées, p1
- DMP : rendez-vous dans dix ans !, p1
- Infirmières libérale : un métier pénible !, p1
- Traitement de choc pour tuer l’hôpital public, p1
- Soins palliatifs : Rachida Dati fait une piqûre de rappel en faveur de la loi Leonetti, p1
- L’impossible équation du système de santé français, p1
- L’accès à la médecine inégalement réparti dans le monde, p1
- Permanence des soins : le Samu-Sami du Val-de-Marne érigé en modèle, p1
- RTT des hospitaliers : les décrets sont enfin parus, p1
- Un nouveau plan « Autisme » pour combler le retard français, p1
- Diabète : les soins du pied remboursés, p1
- Cliniques : création d´un syndicat de chirurgiens obstétriques, p1
- L´Urml Basse-Normandie quitte avec fracas les instances du Ficqs, p1
- Les complémentaires se sont approprié le parcours de soins et les contrats responsables, p1
- Médecin de garde et repos compensateur, p1
- Dernière « négo » avant la régionalisation ?, p1
- Le futur visage du DMP, p1
- Un calendrier réaliste, progressif et évolutif, p1
- Le mikado de l’erreur médicale, p1
- Huit dossiers chauds au menu des négos, p1
- Qui participe ?, p1
- Un quinzième des dépenses va à la prévention, p1
- Les robots ont pris le pouvoir, p1
- Les urgentistes tirent la sonnette d’alarmeLes premiers beaux jours ramènent sur le devant de la scène le spectre de la canicule de 2003. Selon l’AMUF les hôpitaux risqueraient cette année d’être pris au dépourvu en cas d’afflux estival de patients., p1
- "Marché des psychotropes : construction historique d’une dérive". Par la psychiatre Monique Debauche, p1
- Les antidépresseurs sont-ils réellement efficaces ? Où est-ce plutôt la publicité des firmes, la suggestion et la pression conformiste qui font de l’effet ?, p1
- Critiques du DSM. Des textes pour la réflexion, à la suite des notes sur les conflits d’intérêts et sur le standard de « normalité » d’une psychiatrie aux ordres de l’industrie, p1
- La Sécu de l’Aude n’a pas "dénigré" le Crestor 5 mg, p1
- Le Groupe PHR réagit à la médiatisation autour de Leclerc, p1
- Les anesthésistes appelés à la grève des gardes les 21 et 22 mai, p1
- Les Franchises médicales servent à augmenter les médecins, p1
- L’incertitude constitutive de la médecine générale, p1
- Mobilisation nationale contre les franchises médicales, p1
- Grande première aux Etats-Unis : les labos d’états passent aux tests sans animaux, p1
- Sanofi-Aventis : les réactions graves survenues aux Etats-Unis et en Allemagne ne sont pas liées au Lovenox, p1
Dé Désinformation médicale
Les médecins réunionnais financent la lutte contre la désinformation en matière de santé
Le regroupement des médecins libéraux de l’île de la réunion lance une action contre la désinformation médicale. Cette initiative émanant d’une instance officielle est une grande première alors que la presse manifeste quotidiennement son incapacité à trier la bonne information où à s’abstraire des conflits d’intérêts économiques. Les URML (Unions Régionales de Médecins Libéraux) sont des structures professionnelles dont la mission principale est définie par la Loi n° 93-8 du 4 janvier 1993 "Elles contribuent à l’amélioration de la gestion du système de santé et à la promotion de la qualité des soins."
Peu connues du grand-public, les URML gèrent surtout les rapports entre les professionnels de santé libéraux et les caisses d’assurance maladie ou leur tutelle ministérielle.
L’URML de la réunion lance une initiative qui mérite d’être saluée et qui correspond parfaitement à sa mission d’information du public prévue dans le décret de 1993.
lire la suite sur : http://www.atoute.org/n/article99.html
Examen des mineurs intermittents du spectacle : pédiatre ou médecin généraliste sont compétents
CONCOURS MEDICAL du 13 mai 2008 Émilie Vernhet-Lamoly, Membre de l´institut Droit et Santé L´enfant est défini par la convention de New York comme l´être humain « âgé de moins de 18 ans sauf si la majorité est atteinte plus tôt en vertu de la législation qui lui est applicable ». L´emploi des enfants dans les spectacles, la publicité et la mode est, en France, strictement réglementé, notamment par les articles L. 211-6 et s. et R. 211-2 et s. du code du travail ainsi que par la circulaire du 9 novembre 1964 relative à l´emploi des enfants dans les activités de spectacle. En principe, le code du travail interdit aux enfants de travailler avant l´âge de 16 ans. Cependant, la loi ouvre une possibilité de dérogation lorsque l´entreprise concernée obtient du préfet de sa région une autorisation individuelle et préalable à l´embauche du mineur. Cette autorisation est délivrée après avis conforme d´une commission spéciale constituée au sein du conseil départemental de la protection de l´enfance et composée du préfet, d´un juge pour enfants, d´un médecin-inspecteur et d´un r e p r é s e n t a n t de l´inspection aca démique, de la direction départementale du travail et de l´emploi (DDTE) comme de la direction départementale des affaires sanitaires et sociales (DDASS).
L´avis de la commission départementale est rendu au regard du respect des conditions édictées par les textes. Au titre de celles-ci figure l´évaluation de l´état de santé de l´enfant. À cet effet, un examen médical doit être effectué aux frais de l´employeur par un médecin. Initialement, il était prévu qu´il soit réalisé exclusivement par un pédiatre. Or, le décret du 24-2007 vient modifier le contenu de l´article R. 211-6 c du code du travail en donnant également compétence aux médecins généralistes pour établir cet examen. Désormais, l´employeur peut donc choisir qui, du pédiatre ou du médecin généraliste, réalisera l´examen obligatoire. Toutefois, pour les demandes présentées dans les départements de la région Île-de-France, cet examen est réalisé par un médecin du travail du service interprofessionnel de santé au travail spécialisé en médecine du travail des intermittents du spectacle. Cet examen médical vise notamment à s´assurer qu´en fonction de l´âge, de l´état de santé de l´enfant, de la durée, du rythme et des horaires de l´activité proposée, celle-ci ne sera pas néfaste pour sa santé.
http://www.egora.fr/commun/script/w...
Médicament Permis de critiquer !
En novembre 2006, la Caisse primaire d’assurance maladie de l’Aude informait les médecins de l’intérêt relatif du Crestor 5 mg, un anticholestérol. La démarche n’a pas plu à AstraZeneca, son fabricant, qui a assigné la Sécu en justice. Le groupe pharmaceutique vient d’être débouté de sa plainte.
à lire sur : http://www.quechoisir.org/actualite...
La santé publique en péril : une amère expérience
à lire sur : http://www.lariposte.com/La-sante-p...
L’Elysée envisage de constitutionnaliser l’équilibre budgétaire à moyen terme
à lire sur : http://www.lemonde.fr/politique/art...
Une première coopérative de santé à Montréal ?
par André Desroches
à lire sur : http://www.leprogresvilleray.com/ar...
Le plan de lutte contre l’autisme contesté
à lire sur : http://www.lefigaro.fr/sciences/200...
Négociations conventionnelles avec les professionnels de santé
à lire sur : http://www.infirmiers.com/actu/deta...
La sécu vous, nous appartient. Alors ?
à lire sur : http://www.lepost.fr/article/2008/0...
Franchises médicales, ça gronde dans les rues
Par Pierre MELQUIOT
Franchises médicales, ce vendredi ça gronde dans les rues. Ce 16 mai, le collectif national contre les franchises médicales manifeste avec les usagers et personnels des caisses primaires d’assurance maladie (CPAM), à la CPAM d’Evry, contre les franchises médicales.
à lire sur : http://www.actualites-news-environn...
"Le plan autisme reste très vague"
propos recueillis par Alice Pouyat
Agnès Woimant, vice-présidente d’Autisme-France, la principale association nationale de parents d’enfants autistes, juge volontariste le plan autisme présenté ce vendredi. Mais regrette le manque de précisions sur sa mise en oeuvre.
à lire sur : http://www.lexpress.fr/info/quotidi...
Rien n’a changé, déplore le PQ
à lire sur : http://www.radio-canada.ca/nouvelle...
Une attaque contre l’offre de soins
à lire sur : http://www.letemps.ch/template/econ...
Budget 2009 : Fillon appelle déjà ministres et élus locaux à la discipline
à lire sur : http://www.lesechos.fr/info/france/...
Quatre mois après leur création, les franchises médicales toujours décriées
à lire sur : http://afp.google.com/article/ALeqM...
DMP : rendez-vous dans dix ans !
à lire sur : http://www.jim.fr/en_direct/pro_soc...
Infirmières libérale : un métier pénible !
à lire sur : http://www.jim.fr/en_direct/pro_soc...
Traitement de choc pour tuer l’hôpital public
(le Monde Diplomatique)
Urgences hospitalières saturées, cliniques florissantes, franchises médicales étendues…
à lire sur : http://bellaciao.org/fr/spip.php?ar...
Soins palliatifs : Rachida Dati fait une piqûre de rappel en faveur de la loi Leonetti
A la suite de l’affaire Chantal Sébire, le gouvernement se pose la question de savoir s’il faut faire évoluer la loi Leonetti dont l’auteur et la Garde des Sceaux étaient hier en visite au CHU de Besançon.
à lire sur : http://www.macommune.info/actualite...
L’impossible équation du système de santé français
Par Elie Arié, qui voit dans les déficits chroniques de l’Assurance-maladie et ses résultats médiocres l’aboutissement d’une politique boiteuse qui croyait les caisses consacrées à la santé inépuisables.
à lire sur : http://www.marianne2.fr/L-impossibl...
L’accès à la médecine inégalement réparti dans le monde
Cuba compte près de 600 médecins pour 100 000 habitants, l’Ethiopie n’en compte que trois.
à lire sur : http://www.inegalites.fr/spip.php?a...
Permanence des soins : le Samu-Sami du Val-de-Marne érigé en modèle
Gaëlle Desgrées du Loû
Le dispositif de la permanence des soins en Val-de-Marne « a aujourd‘hui vocation à devenir un modèle », a déclaré jeudi soir Roselyne Bachelot, lors d´une visite du centre de régulation des appels du 15 et du Service d´aide médicale initiale (Sami) de Créteil. « Vous êtes une éprouvette, un laboratoire de préfiguration (…) Je souhaite que le pragmatisme qui a été à l´origine de cette idée puisse se retrouver ailleurs, et que chaque territoire de santé, avec ses particularités démographiques, médicales, géographiques, économiques, puisse bénéficier de structures équivalentes », a lancé la ministre à l´adresse du Dr Jacques Lange, présenté comme le « grand-père » de cette organisation fonctionnelle depuis 5 ans. Répondant aux craintes des instigateurs du Sami-Samu 94, elle a affirmé que la mise en place des Agences régionales de santé (ARS) en 2009 et l´application du rapport Larcher, dans le cadre du projet de loi patients-santé-territoire présenté à l´automne, ne remettraient pas en cause « ce qui marche ».
Le système du Val-de-Marne repose sur une coopération entre les cabinets de médecine de ville et les dix Sami du département, - les maisons médicales de garde locales ouvertes tous les soirs de la semaine de 20 h à minuit, le samedi de 16 h à minuit et toute la journée jusqu´à minuit les dimanches et jours fériés. Il repose aussi sur la mise en place d´une régulation médicale ( libérale et hospitalière) au centre 15 avec un seul numéro d´accueil et sur la participation active des services du Samu et des brigades de sapeurs-pompiers. « Le rôle moteur » des services déconcentrés de l´Etat dans cette opération, qu´il s´agisse de la Ddass (Direction départementale des affaires sanitaires et sociales), des trois préfets qui se sont succédé, de l´Agence régionale de l´hospitalisation et de la Caisse primaire d´assurance maladie (Cpam), a également été salué par la ministre.
Originalité du dispositif : il devrait bientôt être complètement indépendant financièrement de la Cpam, grâce à l´informatisation des Sami qui permettra aux médecins d´accéder aux moyens modernes de règlement. Une dotation du Fonds d´intervention pour la qualité et la coordination des soins (Fiqcs) de plus de 5 millions d´euros permet déjà aux Sami d´être autonomes. L´informatisation en cours aboutira à une interconnexion totale entre les centres de consultation et la régulation du centre 15, avec la possibilité de renseigner un dossier médical partagé.
Si les résultats ne sont pas encore chiffrés, la mise en place des Sami a permis « un désengorgement notable des urgences de Mondor et Bicêtre », a fait valoir Roselyne Bachelot. La régulation médicale des appels a abouti en 2007 dans 44 % des cas à des conseils téléphoniques, dans 26 % des cas au déploiement de moyens non médicaux, dans 15 % des cas à des visites, dans 9 % des cas à l´intervention du Smur et dans 6 % des cas à une consultation au Sami. Divisé en quatre secteurs de garde, le département devrait passer prochainement à trois secteurs. « Avouez que trois secteurs pour cinq actes par nuit profonde en moyenne, c´est quand même gérable », a observé la ministre, en se défendant d´avoir une « approche technocratique » dans sa volonté de réduire sur le territoire national le nombre de secteurs de garde de 2 500 à 2 000. La mission d´appui chargée d´améliorer l´organisation de la resectorisation de la permanence des soins a officiellement jusqu´au 3 juin pour mettre en œuvre les dispositions ministérielles. « Il est trop tôt pour dire s´il convient de changer tel ou tel dispositif », a-t-elle assuré. Pour sa part, le président du Conseil national de l´ordre des médecins (Cnom), Michel Legmann, qui accompagnait hier la ministre, est apparu serein sur la question de la resectorisation. En février dernier pourtant, il avait dénoncé des « considérations strictement comptables », fait part de sa « vive inquiétude sur la préservation de la permanence des soins en France » et demandé que « soit abandonné ce dispositif aberrant de réduction des secteurs de garde ».
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RTT des hospitaliers : les décrets sont enfin parus
Les praticiens hospitaliers dont les intersyndicats se sont associés, hier jeudi, à la journée d´action des fonctionnaires ont au moins un sujet de satisfaction. Les décrets sur le paiement des jours de RTT accumulés dans les comptes épargne temps sont enfin parus au Journal officiel du 16 mai. Ces textes sont conformes au protocole d´accord signé avec le ministère de la santé, il y a quelques mois.
Ils prévoient que les praticiens peuvent se faire payer à hauteur de 300 euros par jour la moitié des jours de RTT accumulés jusqu´au 31 décembre dernier. Ils doivent en faire la demande avant le 30 juin. Les ayants droit d´un praticien décédé pourront également se faire payer les jours de RTT du disparu.
Les décrets prévoient aussi les modalités de paiement des jours de RTT pour les personnels non médicaux (de 65 à 125 euros selon la catégorie) et les modalités d´indemnisation des heures supplémentaires pour les agents hospitaliers : les 14 premières heures seront payées au tarif normal et les suivantes seront rémunérées 13 euros de l´heure.
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Un nouveau plan « Autisme » pour combler le retard français
Pierre-Yves Poindron
Les questions posées par l´autisme ou les troubles envahissants du développement (TED) tiennent à la fois à la difficulté d´en connaître les causes, à la diversité de ses modes d´expression, à l´incertitude qui plane sur le développement des personnes qui en sont atteintes et à l´interrogation sur l´efficacité de certaines formes de prises en charge. Les trente mesures de ce deuxième plan triennal présenté par Roselyne Bachelot et Valérie Létard, secrétaire d´Etat chargée de la Solidarité, tentent de s´adapter à l´aspect multiforme d´un handicap qui concernerait entre 9 et 27 personnes sur 10000 habitants en France. Pragmatiques mais ambitieuses, nombre d´entre elles devront d´abord être expérimentées.
L´écart des estimations épidémiologiques en dit long sur la méconnaissance qui entoure encore le handicap. Aussi les ministres ont-elles fait de la connaissance et de la formation l´axe numéro un de leur plan. Celui-ci envisage « d´élaborer un corpus de connaissances commun sur l´autisme », tâche malaisée en France où différents courants s´affrontent. Un document de synthèse, rédigé par un comité d´experts, devrait néanmoins sortir avant la fin de cette année.
Dès 2009, promet Roselyne Bachelot, l´accent sera mis sur les projets de recherche, « en particulier dans le cadre du programme hospitalier de recherche clinique », auxquels le ministère de la Santé contribuera financièrement à hauteur de 4 millions d´euros. « Le plan Autisme 2008-2010 nous donnera les moyens de soutenir la recherche dans les champs de la génétique, de la neuro-imagerie, de la clinique et de la biologie », assure la ministre de la Santé. Un effort devrait être porté sur la formation aux spécificités du handicap, tant des professionnels de santé que des professionnels du secteur médico-social et des enseignants, mais aussi des parents et des proches s´ils le désirent.
Le deuxième axe du plan porte sur l´accompagnement et l´orientation des personnes autistes et de leurs proches. A cet égard, il insiste sur le fait qu´une intervention précoce améliore le pronostic à terme, ce qui suppose que le diagnostic soit posé le plus tôt possible. Un dispositif d´annonce du diagnostic qui « facilite l´orientation et l´accompagnement des familles » doit être expérimenté. Le ministère de la Santé doit y consacrer 205 000 euros par an.
Plusieurs mesures visent à améliorer la scolarisation des enfants autistes en milieu ordinaire quand cela est possible – et cela l´est grâce à l´existence d´auxiliaires de vie scolaire, d´enseignants spécifiquement formés, de services d´éducation spécialisés et de soins à domicile (Sessad). Même chose pour l´emploi : plusieurs formules doivent être envisagées et expérimentées dans une dizaine de départements, du travail protégé à l´emploi ordinaire grâce notamment au « job coaching ».
Cependant, quand l´intégration au milieu ordinaire n´est pas possible, il faut promouvoir une offre d´accueil, de services et de soins « cohérente et diversifiée ». « Nous devons proposer d´autres perspectives que l´établissement spécialisé », commente Valérie Létard.
Le plan prévoit la construction en trois ans de 4 100 places supplémentaires : 1 500 dans les établissements pour enfants, 600 en Sessad, 2 000 en maison d´accueil spécialisée pour adultes. Les services d´accompagnement médico-social pour les adultes devraient être soutenus, de même qu´il est envisagé de développer l´accueil temporaire afin de soulager les aidants. Il est donc question d´élargir les palettes de solutions et « d´expérimenter de nouveaux modèles de prise en charge », « en garantissant le respect des droits fondamentaux de la personne », ce dernier aspect n´étant pas le moins important, tant en la matière, les dérives sont possibles. Selon les termes de Roselyne Bachelot, il s´agit d´imprimer « une dynamique nouvelle à l´amélioration de toutes celles et tous ceux qui présentent un autisme et des troubles envahissants du développement. »
En tout, 187 millions d´euros seront mobilisés sur trois ans, dont 170 seront consacrés au renforcement des places d´accueil dans le secteur médico-social.
Consulter le plan Autisme : http://www.egora.fr/actualites/jour...
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Diabète : les soins du pied remboursés
Roselyne Bachelot et Eric Woerth ont approuvé le remboursement de séances de soins et de prévention effectuées par les pédicures-podologues pour les patients diabétiques. Cette prise en charge est la conséquence directe de l´application de la première convention nationale des pédicures-podologues, vont valoir les ministères de la Santé et des Comptes publics.
« A travers le remboursement de deux forfaits annuels de prévention, c´est plus de 240 000 patients diabétiques qui pourront bénéficier de soins de pédicurie-podologie », indique leur communiqué commun. Chaque année, 15 000 amputations sont réalisées auprès de ces malades.
Tous les patients diabétiques qui présentent un risque élevé pourront bénéficier de séances de soins de prévention podologique – jusqu´à 6 par an en fonction du degré de gravité du risque – prises en charge par l´assurance maladie. Une décision, qui, selon le gouvernement, permet aussi « une meilleure reconnaissance du rôle des professionnels de santé paramédicaux dans la prévention et l´éducation à la santé d´une maladie chronique ».
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Cliniques : création d´un syndicat de chirurgiens obstétriques
Les membres de l´assemblée permanente des syndicats de la Fédération de l´hospitalisation privée (FHP) ont adopté mercredi une réforme statutaire qui crée un syndicat de spécialités MCO (médecine, chirurgie, obstétrique) aux côtés de deux autres syndicats, l´Union nationale des cliniques psychiatriques privées (Uncpsy) et la Confédération des soins de suite et réadaptation fonctionnelle (Cssr-FHP). Le but de la FHP est de « se rapprocher encore davantage des préoccupations de terrain de ses établissements adhérents et de simplifier ses instances exécutives ».
Les autres évolutions du statut portent sur l´élection du Président fédéral (actuellement Jean-Loup Durousset) par l´ensemble de la Fédération, et sur la représentation des groupes de cliniques, limitée à 30 % des sièges au sein du Conseil d´administration et du bureau de la Fédération.
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L´Urml Basse-Normandie quitte avec fracas les instances du Ficqs
G.D.L
L´Union régionale des médecins libéraux (Urml) de Basse-Normandie, qui s´est notamment illustrée par l´élaboration d´un dispositif de permanence des soins salué par le rapport de Jean-Yves Grall et par le ministère de la Santé, a décidé de quitter les instances régionales du Fonds d´intervention pour la qualité et la coordination des soins (Ficqs). Un choix qu´elle explique par les « innombrables blocages et entraves à l´encontre des projets et actions menés depuis 18 mois par les médecins libéraux dans la région ».
Antoine Leveneur, président de l´Urml, dénonce notamment « des « décisions unilatérales souvent incohérentes (…), des refus de financements, voire des engagements non tenus ». Le bureau de l´Urml s´interroge également sur « la pertinence de la gestion et de l´utilisation des fonds publics par le Fiqcs régional ».
Selon le Dr Leveneur, « la fragilisation et la précarisation des nombreux réseaux et associations départementaux et régionaux remettent en cause la poursuite et le développement d´actions de santé publique (…) comme par exemple la permanence des soins, le réseau régional de cancérologie, le déploiement d´outils communicants, la télésanté régionale, la démarche qualité et l´évaluation des pratiques ».
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Les complémentaires se sont approprié le parcours de soins et les contrats responsables
G.D.L
La quasi-totalité - 99 à 100 % - des organismes d´assurance maladie complémentaires (mutuelles, institutions de prévoyance et sociétés d´assurance) ont adapté leurs garanties pour répondre aux critères des contrats responsables, dont le but est d´encourager le respect du parcours de soins. C´est ce qu´indique une étude de la Direction de la recherche, des études, de l´évaluation et des statistiques (Drees) qui précise que, en 2006, 20 % seulement des organismes complémentaires ont pris en charge une partie des dépassements d´honoraires lors des consultations hors parcours de soins, alors que 77 % des contrats se sont limités à la prise en charge du ticket modérateur.
L´enquête annuelle de la Drees auprès des organismes complémentaires santé montre dans quelles proportions la cotisation mensuelle (le montant moyen étant fixé à 38 euros) augmente en fonction des niveaux de garanties. Ainsi, la prise en charge des consultations au-delà de 200 % du tarif conventionnel engendre une très nette augmentation mensuelle de cotisation, de l´ordre de 15 euros. Un exemple : les contrats qui proposent un remboursement moyen en optique et dentaire coûtent à l´assuré 8 euros de plus que ceux se limitant au ticket modérateur en optique ou en dentaire.
L´enquête relève des différences fortes dans l´offre de remboursement de l´optique et des prothèses dentaires. Pour une paire de lunettes avec des verres simples, valant 200 euros, le remboursement médian est de 115 euros mais les contrats collectifs sont plus généreux avec un remboursement médian de 169 euros. Pour une prothèse dentaire d´une valeur de 750 euros, les amplitudes de remboursement varient selon les types d´organismes. Les sociétés d´assurance sont les plus généreuses avec un versement moyen de 463 euros, les institutions de prévoyance viennent ensuite avec une prise en charge moyenne de 306 euros et les mutuelles proposent l´indemnisation la plus faible (249 euros).
D´une manière générale, les médicaments à vignette blanche restent très bien remboursés (à plus de 95 %) comme l´impose la règlementation sur les contrats responsables. Pour les médicaments à vignette bleue, pris en charge à 35 % par la sécurité sociale, 86 % des contrats assurent un remboursement total et 13 % interviennent partiellement couvrant 50 à 95 % de la dépense pharmaceutique. La situation est plus contrastée pour les médicaments à vignette orange, à service médical rendu insuffisant au regard des autres médicaments disponibles. Seuls 30 % des contrats de mutuelles ont inclus ces médicaments dans leurs garanties. En revanche, 92 % des institutions de prévoyance et 99 % des assurances en assurent le remboursement.
Il ressort enfin de l´étude que la participation forfaitaire de 18 euros sur les actes chirurgicaux réalisés à l´hôpital (de plus de 91 euros) est remboursée totalement par 98 % des organismes complémentaires. « Cette mesure constitue de fait un transfert de charge de l´assurance maladie vers les complémentaires essentiellement, et de manière résiduelle vers les assurés, surtout vers ceux qui n´ont pas d´assurance complémentaire et qui représentent 7 % de la population », note la Drees.
http://www.egora.fr/commun/script/w...
Médecin de garde et repos compensateur
Dire que le médecin libéral n’est pas assujetti, en tant que libéral, au code du travail en matière de durée légale du temps de travail, ne veut pourtant pas dire qu’il peut faire tout et n’importe quoi.
à lire sur : http://guillemette-reveyron.blog.le...
Dernière « négo » avant la régionalisation ?
C’est peut-être une des dernières fois que l’assurance-maladie et les syndicats de médecins libéraux ont autant de latitude pour négocier librement entre eux. En effet, selon toute vraisemblance, la « gestion des risques », autrement dit la régulation des dépenses, devrait tomber dans l’escarcelle des agences régionales de santé (ARS) qui pourraient voir le jour dès 2010. C’est en tout cas le souhait de Roselyne Bachelot. Elle l’a encore répété la semaine dernière lors d’un discours à l’hôpital de Vitteaux dans les Côtes-d’Or : les ARS auront un champ de compétences large.
Une évolution qui n’est pas vue d’un très bon oeil du côté de la Sécu. Son directeur continue de défendre son territoire en rappelant qu’une politique de gestion de risque pilotée par l’assurance-maladie peut se déployer sur plusieurs échelons. Au niveau national par la convention et au niveau régional via les actions de santé publique des Urcam.
Un dispositif qui pourrait être encore complété si les Cpam pouvaient bientôt contractualiser individuellement avec les médecins. Dans une lettre aux présidents des Cpam, la ministre a précisé que les ARS mettront en place un dispositif contractuel avec les Cpam qui « déclinera au niveau local les objectifs nationaux et régionaux de gestion du risque fixés conjointement entre l’État et la Cnamts ». Si cette ligne est retenue, le cadre de la négociation conventionnelle traditionnelle serait considérablement rétréci. Et les syndicats médicaux risqueraient de perdre une part de leur influence.
Le futur visage du DMP
Roselyne Bachelot l’avait annoncé en juin 2007. « Le DMP est au point mort, mais je vais le relancer très vite. » Un an plus tard, elle est en passe de tenir ses engagements, grâce au travail réalisé par Michel Gagneux. Car, autant le dire d’emblée, la forme et le déploiement attendus pour le dossier médical personnel ne devraient pas véritablement dévier des conclusions du rapport rédigé par l’inspecteur de l’Igas, pilote de la « task force » ad hoc nommée en décembre dernier.
En effet, après quatre mois d’auditions et d’analyse, le groupe, « missionné » par Roselyne Bachelot, a donc remis fin avril une première version de son rapport – 120 pages – à la ministre. À ce moment, rien ne filtre. Il faudra attendre une semaine, soit le 30 avril pour que le document soit officiellement remis. Le temps nécessaire, semble-t-il, pour que l’inspecteur de l’Igas, puisse intégrer les ajustements demandés par Roselyne Bachelot. L’annonce ministérielle doit intervenir ces jours prochains. Dans un contexte a priori favorable, même si le Conseil consultatif national d’éthique (CCNE) n’a toujours pas rendu son avis sur l’épineuse question du masquage. Pour mémoire, le débat portait sur la possibilité pour un patient de cacher des informations personnelles qu’il ne jugerait pas pertinentes à son médecin traitant, sans que ce dernier puisse le savoir en consultant le dossier informatique. Mais, hormis ce bémol, sur le terrain, la profession, tant via les réactions des syndicats médicaux que du Conseil de l’Ordre, semble accueillir favorablement les préconisations du rapport Gagneux, qui feraient désormais presque oublier les précédents travaux menés par la mission parlementaire conduite par le député du Loiret, Jean-Pierre Door.
Hormis la mission que tous semblent vouloir désormais attribuer au DMP : non pas un simple service proposé aux assurés sociaux, mais un outil « au service de tous les acteurs pour améliorer la qualité et la coordination de soins ». Cette appropriation du dossier par le patient lui-même est une idée particulièrement mise en avant par le ministre. Ce n’est qu’à cette condition que le projet peut justifier « l’importance des investissements publics qu’il requiert », relevait Michel Gagneux lors de la remise de son rapport. En l’occurrence, 900 millions d’euros à l’horizon 2012, pour la première phase, débutée en 2006.
La question de l’ergonomie du DMP devrait aussi être centrale pour la relance de cet outil. Le rapport Door était très clair sur ce sujet : le futur DMP ne devra en aucun cas se traduire par une double saisie.
Sur le DMP, Roselyne Bachelot a déjà promis une approche « ambitieuse et pragmatique ». Elle devrait annoncer ses orientations avant la fin du mois.
Dossier réalisé par François Petty
Un calendrier réaliste, progressif et évolutif
La relance rapide du projet DMP passe malgré tout par une mise en oeuvre très progressive, sur dix à vingt ans. Pas de produit « clés en main », mais un contenu et une infrastructure évolutifs. Coût global estimé : 900 millions d’euros pour la période courant jusqu’à 2012.
Cesser les palabres
Estimant que le DMP a déjà donné lieu à concertation, la mission Gagneux suggère de passer désormais à la phase d’expérimentation concrète. Quitte à créer l’événement lors d’une journée de relance du DMP, où la ministre annoncerait la nouvelle stratégie. Cela marquerait le lancement de la phase pilote expérimentale, jusqu’en 2011.
Un DMP incitatif et facultatif
Le rapport Gagneux propose un changement de logique, en suggérant de ne doter d’un DMP que les patients volontaires. Quant aux médecins, il demande l’abandon des sanctions, pour ceux qui ne renseigneraient pas le dossier. De son côté, le rapport Door suggérait en janvier de cibler le DMP sur certaines populations. Deux orientations qui ne sont pas contradictoires et devraient séduire Roselyne Bachelot.
Date butoir, décembre 2008
L’automne ou la fin de l’année 2008 sont une période propice à « un séminaire de baptême des projets pilotes ».
Garanties législatives
La mission propose :
la création, par décret, d’un comité de surveillance éthique des systèmes d’information et la suppression du comité d’agrément des hébergeurs de données de santé. L’agrément serait donc donné par la Cnil.
la mise en place d’une agence pour le développement des systèmes d’information de santé partagés, incluant notamment le GIP-DMP et le GIP-CPS .
Le mikado de l’erreur médicale
Le Généraliste Pourquoi un patient en vient-il à attaquer un médecin en justice ?
Patrick de La Grange. La première raison – cela peut sembler enfoncer une porte ouverte – c’est qu’il pense (à tort ou à raison) avoir été victime d’une erreur médicale. La deuxième raison, c’est qu’il y un problème de communication. Une fois sur trois, ce n’est pas une complication. C’est parfois la guérison qui n’arrive pas, que les choses ne se passent pas comme prévu ou comme on avait laissé entendre qu’elles se passeraient. Nombre de contentieux pourraient être évités. L’exemple typique, c’est le décès d’un proche à l’hôpital que l’on ne comprend pas. Dans le cadre du généraliste, ça peut être quand le patient a l’impression qu’on ne lui dit pas toute la vérité, qu’on lui cache quelque chose, mais surtout, neuf fois sur dix, c’est un problème de diagnostic. Par exemple, un patient qui fait un infarctus ou un début d’AVC, le médecin passe à côté et le renvoie au travail… Bien sûr, il peut exister des erreurs de diagnostic moins graves mais, si ce n’est pas suivi d’un accident lourd, le patient ne passera pas à l’attaque. Il peut aussi y avoir une erreur de prescription, le patient ayant dit — ou pas ! – être allergique à un médicament. À ce stade, qu’il y ait faute ou pas, le patient n’est pas en mesure de l’apprécier. Il ne peut pas démêler ce qui relève de la faute et ce qui relève de l’aléa thérapeutique.
Les médecins ont souvent le sentiment que l’on comprend mal les difficultés de leur métier. Est-ce le cas ?
P. de L.G. Il faut distinguer le patient et la justice. Je crois effectivement que lorsqu’un accident est arrivé, le premier réflexe du patient ou de ses proches va être de considérer qu’il y a eu faute et que l’on s’est mal occupé d’eux. Je ne dis pas que c’est bien, je dis que c’est humain. On ne peut pas reprocher à un patient de chercher un responsable. De plus, on ne peut demander à un patient de prendre du recul avec son propre dossier, sa propre santé ou son pronostic : c’est trop compliqué, il est trop impliqué. La justice, elle, a été (trop ?) sévère vis-à-vis des praticiens, leur demandant presque une obligation de résultat ! Aujourd’hui, notamment grâce à la loi du 4 mars 2002 (ndlr : dite « loi Kouchner »), les décisions sont plus nuancées. La distinction entre l’erreur de diagnostic fautive et l’erreur de diagnostic non fautive apparaît solidement établie. « Est-ce que le praticien avait les moyens de redresser le diagnostic ? », voilà la première question que l’on va se poser. Bien sûr, il n’est pas question de faire une IRM devant toute céphalée. Aujourd’hui, on apprécie une éventuelle responsabilité in concreto (ndlr : en situation) pour déterminer si il y a faute ou non. C’est pourquoi on va aussi se demander « Existait-il des signes qui permettaient, par des examens complémentaires simples et disponibles, de compléter la première hypothèse diagnostique ? » Si la réponse est « oui » à ces deux questions, on tombe dans la faute. Cela revient à estimer que dans la même situation, on pouvait poser le bon diagnostic. Si c’est non, on ne peut pas réellement reprocher son erreur au médecin. C’est vraiment l’obligation de moyens.
Tout se résume donc à l’avis de l’expert ?
P. de L.G. Malheureusement, ou heureusement, ce n’est pas si simple. Il y a autant d’expertises qu’il y a d’experts. Il y a aussi ce que dans notre jargon nous appelons des cas « experto-dépendants », c’est-à-dire des cas ou un expert va considérer qu’il y a faute, alors qu’un autre expert, tout aussi titré et tout aussi assermenté, va estimer qu’il n’y en a pas. Y a-t-il, par exemple, hypothermie à 36 °C ? Le cas s’est présenté la semaine dernière. Certes, la définition commence là, et l’un des experts considérait qu’il y avait une hypothermie, alors que l’autre était moins radical. Il existe forcément une part de subjectivité. Ajoutons que le juge a du mal à se sortir du rapport d’expertise. Pour un juriste, c’est un exercice très difficile. On rencontre deux écueils. Faire du rapport d’expertise l’alpha et l’oméga. C’est un écueil car, même en face d’un problème purement scientifique, le juge doit conserver sa liberté d’appréciation par rapport à l’expert. L’autre écueil, c’est d’écarter le rapport d’expertise, soit parce qu’il ne convient pas, soit par simple compassion avec la victime, et de sanctionner le médecin sans demander un autre rapport d’expertise. La justice n’a pas à être compassionnelle, elle a à dire le droit. On travaille dans des matières qui ne sont pas que scientifiques. La médecine n’est pas seulement une science, c’est aussi un art. Le droit est aussi un art. Un art qui rencontre un art, vous imaginez…
Il vaut mieux un bon compromis qu’un mauvais procès…
P. de L.G. Indiscutablement. Je ne suis pas de ceux qui pensent qu’il faut faire traîner les procédures judiciaires. J’explique au plaignant que « le prix du temps est cher » et qu’il vaut parfois mieux en terminer rapidement dès lors que la procédure amiable aboutit à une proposition raisonnable. C’est différent lorsque l’offre de l’assureur n’a rien à voir avec le préjudice subit. Un client a qui j’avais conseillé de refuser une proposition amiable s’est vu opposer un montant inférieur en première instance… mais dix fois plus en appel !
Comment jugez-vous la justice en matière de droit de la responsabilité médicale ?
P. de L.G. On est passé d’une situation de quasi-impunité à une sévérité excessive dans les années 1990 – début 2000. On est aujourd’hui entre la loi du 4 mars et la réaffirmation de la responsabilité pour faute. Auparavant, dans le cas d’un aléa thérapeutique, il fallait trouver une faute – souvent très artificielle – par compassion, mais cela n’était pas très solide juridiquement et avait des effets pervers (augmentation des primes d’assurance, désaffection des médecins pour certaines spécialités ou certains actes…). Désormais, l’Oniam indemnise l’aléa thérapeutique – trop selon les uns, pas assez selon les autres, c’est une question délicate – mais on n’a plus besoin de chercher une faute là où il n’y en a pas. On cerne aussi mieux les concepts d’aléa thérapeutique, d’erreur ou de faute de diagnostic. Soyons clairs : dans l’immense majorité des cas, il n’y a aucune raison d’envoyer un médecin devant un tribunal correctionnel. C’est en tous cas mon avis personnel. Concernant la réparation des dommages corporels, l’Oniam comme les compagnies d’assurances jouent le jeu du dispositif amiable mis en place par la loi Kouchner : le patient peut donc se tourner vers les Commissions régionales de conciliation et d’indemnisation (CRCI). Les gros dossiers justifiant de choisir la voie judiciaire sont minoritaires et, même si nos clients veulent parfois en découdre, notre rôle est alors de les raisonner et de leur expliquer pourquoi telle voie n’est pas utile. Certes, au final, c’est le client qui prend la décision mais, conscience professionnelle oblige, il nous arrive alors de refuser le dossier.
Quels conseils pouvez-vous donner à nos lecteurs pour éviter de se retrouver un jour devant les tribunaux ?
P. de L.G. Pour un médecin, mon premier conseil est de se méfier de l’usure du temps et de la routine. Oui, une varicelle maligne est rare… mais elle arrive. Oui, toutes les douleurs thoraciques ne sont pas des infarctus, mais ça arrive. Oui, un médecin a le droit d’être fatigué, de ne pas avoir sous la main le bon outil diagnostique, de faire confiance à sa première impression… mais c’est aussi là qu’il doit redoubler de vigilance. Mon deuxième conseil est d’écrire. Pas tout, ni tout le temps, c’est impossible, mais dès qu’il y a vraiment un doute sérieux, dès que l’on sent que le patient n’a pas compris, car ce qui n’est pas écrit n’existe pas. Et, surtout, ce qui est évident pour un médecin ne l’est pas pour un patient. Un patient n’a pas toujours conscience du caractère urgent de la recommandation d’un médecin et attirer son attention ne suffit pas toujours. Au médecin d’appuyer ses dires par un courrier, de s’enquérir de la suite donnée à sa prescription. En médecine, tout est affaire de nuance. Enfin, troisième conseil, lorsque l’erreur survient malgré tout – car elle est inévitable –, il faut se garder de céder à son premier réflexe : refuser de la voir, de le dire, de l’assumer. Il faut affronter le problème et le patient. Il faut savoir dire au patient que l’on s’est trompé, leur accorder la demi-heure ou l’heure nécessaire pour en parler. ça ne changera rien aux faits, mais cela peut désamorcer bien des contentieux en puissance.
Propos recueillis par le Dr Damien Mascret.
Huit dossiers chauds au menu des négos
Autant fêter Noël à Pâques voire à la Pentecôte… Normalement, le round de négociations conventionnelles annuelles débute officiellement mi-décembre avant d’entrer dans le vif du sujet en janvier. Cette année, hormis un avenant sur la PDS signé sous la pression ministérielle, on en est encore à distribuer des « feuilles de route ». Toutes les bonnes ou mauvaises raisons auront été évoquées pour expliquer ce retard : attendre la fin des états généraux sur l’offre de soins, redistribuer les places au sein des commissions paritaires après le retour de la FMF et de MG-France dans le giron conventionnel ou obtenir un mandat du conseil de l’Uncam. Frédéric Van Roekeghem devra justement proposer des orientations à son conseil jeudi prochain, le 22 mai, soit tout de même six semaines après la fin des Egos. Dès lors, les négociations proprement dites pourront enfin démarrer sur tout le mois de juin et mordre probablement un peu sur l’été. Mais les syndicats médicaux, lassés d’attendre si longtemps une invitation, semblent sans grandes illusions ni enthousiasme sur les pourparlers à venir. « Il se confirme ainsi que l’année 2008 devrait être une année blanche, une année perdue, ce qui est regrettable compte tenu de la situation médico-économique », déplore le SML, résumant un avis très partagé dans la profession. Première conséquence : la revalorisation du C à 23 euros au mois de juin, promise lors des négociations de l’année dernière, est passée complètement à l’as. Le principe semble toujours acquis, mais au mieux pour début 2009. De plus, cet euro supplémentaire servira pour l’assurance-maladie de monnaie d’échange contre un « pack » global de propositions qui ne devraient pas toutes agréer la profession médicale. Pourtant, la caisse ne semble pas vouloir négocier par petits morceaux. Il est fort à parier que l’Uncam donne, au moins les premières semaines de négociations, dans le « c’est tout ou rien » ou le « c’est à prendre ou à laisser ». Fin avril, le directeur de l’Uncam a remis aux syndicats lors d’une première réunion de travail un « menu » aux saveurs assez variées. « Les thèmes de négociations ne sont pas à la hauteur des enjeux de la réforme du système de santé en cours », regrette MG-France. « Les discussions ont été décevantes et ont tourné court », se lamente la CSMF. Tour d’horizon de ces propositions.
> Inquiétudes sur les contrats individuels
Du côté de l’assurance-maladie, le projet devrait être fin prêt d’ici un mois. Les contrats individuels représentent sans conteste une vraie nouveauté dans la vie conventionnelle et le gros morceau de cette négociation. Pour l’instant, quatre objectifs se dégagent : renforcer l’engagement des médecins traitants dans la prévention, accroître la qualité de la prise en charge, promouvoir l’engagement des médecins dans des objectifs de santé publique et d’efficience médico-économique et améliorer la coordination des soins. En revanche, on ne sait pas du tout comment seront définis les intéressements financiers pour les médecins.
Aujourd’hui, seul le SML semble relativement partant pour des contrats individuels pour peu qu’ils se situent « dans l’esprit de l’avenant n° 23 » qui a notamment prévu la déclinaison individuelle d’objectifs de prévention et de maîtrise médicalisée. « Nous avons proposé le concept de “maîtrise plus” qui consiste à permettre aux médecins volontaires de s’engager par contrat individualisé sur des objectifs précis et à des résultats », précise le SML. En revanche, les autres syndicats affichent la plus grande prudence. La CSMF ne veut pas repousser l’assiette avant d’avoir goûté au plat. Mais « de façon générale, nous avons toujours été réticents sur l’idée de contrats individuels car il ne faut pas que les médecins soient isolés, ni qu’il y ait de discontinuité sur l’ensemble du territoire », rappelle Michel Chassang. En fait, tout dépend de la façon dont sera préparé la recette. Si le contrat est négocié au niveau national puis proposé à chaque médecin, « pourquoi pas », semble dire la Conf’. En revanche, c’est niet à « des contrats individuels négociés au gré à gré par chaque caisse ». MG-France est également circonspect. « Ces contrats ne se justifient pas si leur raison est purement économique, explique Pascal Menguy, nouveau secrétaire général de MG-France. En revanche, si comme pour les médecins référents, il y a un bonus pour les médecins qui s’engagent sur des objectifs de santé publique comme par exemple une couverture vaccinale, on peut en parler. » Mais, là aussi, la négociation collective du contrat est un préalable.
> Démographie : les mesures qui fâchent
On le sait : les partenaires conventionnels sont priés de traduire les préconisations des Egos, dont la plupart sont consensuelles, mais aussi souvent assez floues. « Il est impensable qu’on puisse accepter la moindre mesure coercitive alors que les jeunes ont voté avec leurs pieds cet automne », prévient Pascal Menguy de MG-France. La CSMF est également très vigilante sur la mise en musique de la « solidarité intergénérationnelle » souhaitée par la ministre. « Il n’est pas question d’ennuyer des médecins dans des zones qui sont devenues excédentaires bien après leur installation », ajoute Michel Chassang. Le SML rappelle son idée de « médecin volant » qui « consiste à faire du remplacement un exercice à part entière ». La position de fermeté des différents syndicats montre que la discussion risque d’être très chaude. Frédéric Van Roekeghem avance pour l’heure à pas de loup mais a déjà évoqué à demi-mot des mesures dissuasives dans un entretien à La Tribune mercredi. Le sujet s’annonce comme le gros point d’achoppement des négociations.
> Haro sur les dépassements d’honoraires
Encore un sujet qui fâche. Mais on voit mal comment le directeur pourrait faire l’impasse sur les dépassements, alors que le président de la République a déjà rappelé les médecins à l’ordre. Le conseil de l’Uncam devrait aussi sans doute rappeler la nécessité d’un encadrement des dépassements. En outre, on prête au gouvernement un projet d’arrêté fixant à 80 euros le seuil à partir duquel un médecin devrait établir un devis. Pour la CSMF et le SML, la solution demeure le « secteur optionnel ». Le SML se dit favorable à « un secteur optionnel ouvert à tous les spécialistes, y compris ceux de médecine générale ». La CSMF souhaite que le secteur optionnel bénéficie également à ceux, parmi les anciens chefs de clinique, qui se trouvent « bloqués en secteur I » depuis des années. Enfin, l’Uncam souhaite « garantir un haut niveau d’accès aux soins à des tarifs maîtrisés pour tous les assurés, en commençant par les spécialités de plateaux techniques ».
> PDS : les établissements aussi
Les parties prenantes jugent le dossier en cours de règlement, même si sur le terrain tous les départements n’ont pas encore été resectorisés. En outre, les syndicats ont tous bien accueilli la proposition du directeur de l’Uncam d’étendre la PDS aux établissements de santé. Seul le SML fait entendre une petite musique différente en considérant que « la PDS doit sortir du champ conventionnel pour mettre fin à cette dichotomie absurde entre, d’un côté, le payeur (l’assurance-maladie) et, de l’autre, l’organisateur (l’État) qui n’arrivent pas à se coordonner ».
> EPP : coup de pouce mais lequel ?
Le directeur de l’Uncam souhaite soutenir les groupes de pairs et la démarche de l’évaluation des pratiques professionnelles (EPP), mais on ne sait pas encore sous quelle forme : a priori favorable des syndicats.
> ASV : la réforme urgente
Il est à noter que c’est la première fois que ce sujet arrive sur la table de négociations, alors que la demande des représentants syndicaux est déjà ancienne. MG-France refuse par avance tout désengagement des caisses alors que « nos honoraires sont bloqués ». « La prise en charge d’une partie des cotisations est un avantage conventionnel en contrepartie des tarifs opposables, rappelle Pascal Menguy. Les généralistes y sont attachés. »
> Maîtrise médicalisée : poursuivre la logique
En 2007, les médecins auraient réalisé environ 70 % des objectifs de maîtrise médicalisée. Un résultat « convenable » pour la CSMF qui juge « qu’on a trop longtemps sous-estimé l’investissement des médecins ». Un « échec » pour MG-France qui estime que « cette maîtrise comptable ne cible que les médecins généralistes » et qu’il faut « sortir de cette logique qui a montré ces limites même sur le plan économique ». Le directeur envisage de poursuivre les actions engagées depuis 2005 « notamment sur les IPP, les transports, les antihypertenseurs » et, nouveauté, également, « sur certains actes diagnostiques et thérapeutiques ». Ainsi, les positions semblent pour le moins difficiles à concilier.
> C à 23 euros : toujours pas de date
Il était temps… Le C à 23 euros fait partie de la corbeille, ainsi que « le rééquilibrage » d’autres spécialités perdantes. La CSMF regrette fortement de n’avoir aucune visibilité sur la date et rappelle que le C à 23 euros est la première marche de la future CCAM clinique. Pour MG-France, ce tarif « devrait déjà être appliqué ». « Notre demande est un CS comparable aux autres spécialités, c’est-à-dire à 28 euros, majorations comprises, explique Pascal Menguy. Il faudra aussi discuter des autres modes de rémunérations comme une extension du forfait ALD à tous les patients. » Sur le terrain, MG-France espère toujours gagner la bataille sur le plan juridique. Le 29 mai, le TASS de Valence devra rendre un jugement sur l’utilisation du CS par des responsables de MG-France dans la Drôme. Pas sûr que le directeur de l’Uncam apprécie cette démarche en pleine période de négociations.
Qui participe ?
Aux côtés de la CSMF, du SML et d’Alliance qui ont signé la quasi-totalité des 26 premiers avenants à la convention depuis 2005, MG-France a repris sa place en signant l’avenant n° 27 sur la PDS. Le syndicat accueillera dans sa délégation les représentants des jeunes médecins (notamment le SNJMG), des internes (en particulier l’Isnar-IMG) et des étudiants afin qu’ils conservent le « rôle au moins consultatif » que la ministre de la Santé leur avait promis. Plus surprenant, il vient également avec des chirurgiens et des obstétriciens de l’UCCMSF. Lors de la première rencontre à la Cnam, la composition de cette délégation syndicale avait provoqué quelques protestations chez les autres syndicats.
En outre, la participation effective de la FMF, également signataire de l’avenant n° 27, est suspendue à une assemblée générale extraordinaire le 8 juin prochain où sera posée la question de l’adhésion à la convention. En attendant, Jean-Paul Hamon, président de la FMF-G, assure que son syndicat « participera aux négociations et signera les avenants intéressants pour la profession comme l’a été l’avenant sur la PDS ». En revanche, la FMF-G a renoncé à participer aux commissions paritaires. Elle n’est, en effet, légalement pas représentative des généralistes. Et même si le directeur lui avait fait la proposition, devant la levée de bouclier du SML, la FMF n’a pas voulu forcer la porte.
Un quinzième des dépenses va à la prévention
Pendant la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy avait promis de tripler le budget de la prévention. Encore faudrait-il savoir à combien se chiffre ce budget initialement. C’est l’exercice ardu auquel s’est livré l’Irdes, en se fondant sur les Comptes nationaux de la santé de 2002, dans un volumineux rapport qui vient de paraître. Ainsi, on apprend que, cette année-là, la France a consacré 10,5 milliards d’euros à la prévention, soit 6,4 % de la dépense courante de santé et 0,6 % du PIB. À la fois une somme considérable et une goutte d’eau au regard de l’ensemble des dépenses de santé. Les quatre cinquièmes de cette dépense relèvent « d’actions de prévention collective ciblées sur des individus ».
Le reste est dévolu à « des actions de prévention collective, mesures à visée environnementale ou campagnes d’information et d’éducation à la santé ». La moitié des dépenses considérées visent à éviter la survenue de maladie chez un bien-portant, un quart au dépistage et un quart à la prise en charge de facteurs de risque. Il reste que cette étude ne prétend pas à l’exhaustivité. « L’objectif n’est pas de lister dans le plus grand détail toutes les dimensions de la prévention qui existent, mais bien seulement celles qui sont isolables dans les données », reconnaissent les auteurs. Faute d’une Ccam clinique, encore à construire, l’activité de prévention des médecins généralistes demeure ainsi un territoire inexploré des chercheurs.
Les robots ont pris le pouvoir
Voici ce que m’inspire le nouveau joujou de l’assurance-maladie. C’est l’histoire de Sophie qui a un diabète. Actuellement, elle est suivie par son médecin généraliste « local » qui écoute Sophie, discute avec elle et lui donne des conseils (diététique, activité physique), souvent en fonction des événements familiaux et professionnels. Il examine Sophie et coordonne les examens spécialisés : hémoglobine glyquée, créatininémie, microalbuminurie. Il oriente vers le cardio-logue, l’ophtalmologue une fois par an. Neurologue, pédicure si besoin. Demande un avis auprès d’un diabétologue en cas d’équilibre insuffisant, de déséquilibre inexpliqué… tout ceci, bien sûr, avec un courrier au spécialiste. Durée de la consultation ? Entre 20 et 40 minutes, selon l’état de santé de Sophie.
Que réclame depuis des années ce généraliste en secteur I, auquel on ne demande jamais son avis ? Deux consultations de diététique et de podologie par an qui seraient prises en charge par l’assurance-maladie pour Sophie et ses congénères.
Que lui propose-t-on (de façon unilatérale, puisqu’il n’est jamais consulté) ? Un super suivi pour Sophie par la CPAM elle-même, moyennant le remplissage par Sophie d’un questionnaire « policier » sur sa vie et, par son pauvre généraliste (qui croûle déjà sous la tonne de paperasse quotidienne), d’un beau questionnaire médical recto-verso qui permettra de ranger Sophie dans un bel ordinateur d’où sortira bientôt le traitement idéal de cette dame. […]
L’assurance-maladie a la solution pour Sophie : optimisation du traitement. Conseils diététiques par téléphone (les autres ne sont pas remboursés). Consultations ophtalmo, cardio, diabéto obligatoires (et on vérifiera…). Mais elle a aussi dépensé beaucoup d’argent en affichettes, affiches grand format sur papier glacé sans que cela ne gêne personne (et ce gâchis dure depuis de nombreuses années). De son côté, le médecin de Sophie a la migraine au fond de son lit, la très nette impression d’être rentré à fond dans 2001 l’Odyssée de l’Espèce et d’être pris pour un c… Il a peut être envie de prendre sa retraite en sachant qu’il ne sera pas remplacé par un jeune collègue mais par un ordinateur de la Sécurité sociale.
Voilà. « Vous venez de recevoir la visite de votre délégué dans le cadre de Sophia, le nouveau service d’accompagnement pour les maladies chroniques. Sophia va d’abord être initié auprès de vos patients diabétiques »… Et oui, c’est dit, d’autres ALD vont suivre.
Dossier réalisé par Dr Catherine Peronnet
Canicule
Les urgentistes tirent la sonnette d’alarmeLes premiers beaux jours ramènent sur le devant de la scène le spectre de la canicule de 2003. Selon l’AMUF les hôpitaux risqueraient cette année d’être pris au dépourvu en cas d’afflux estival de patients.
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"Marché des psychotropes : construction historique d’une dérive". Par la psychiatre Monique Debauche
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Les antidépresseurs sont-ils réellement efficaces ? Où est-ce plutôt la publicité des firmes, la suggestion et la pression conformiste qui font de l’effet ?
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Critiques du DSM. Des textes pour la réflexion, à la suite des notes sur les conflits d’intérêts et sur le standard de « normalité » d’une psychiatrie aux ordres de l’industrie
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La Sécu de l’Aude n’a pas "dénigré" le Crestor 5 mg
Le tribunal de Carcassonne a débouté hier "de l’intégralité de ses demandes" le laboratoire AstraZeneca qui accusait la CPAM de l’Aude d’avoir "dénigré" dans une revue destinée aux médecins audois, le Crestor 5 mg, un médicament anticholestérol.
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Le Groupe PHR réagit à la médiatisation autour de Leclerc
« Le vrai danger réside dans l’ouverture du capital des officines »Parce que « la bataille médiatique qui se joue actuellement autour des agressions de la grande distribution est un leurre et que le vrai danger réside dans l’ouverture du capital de nos officines », le Groupe PHR annonce une série de 6 actions dans les semaines à venir, dont le lancement le 6 juin d’une campagne télé visant à valoriser les atouts de l’officine et du pharmacien, et le lancement d’une chaîne de pharmacie confraternelle.
à lire sur : http://www.impactmedecine.fr/index....
Les anesthésistes appelés à la grève des gardes les 21 et 22 mai
à lire sur : http://fr.news.yahoo.com/afp/200805...
Les Franchises médicales servent à augmenter les médecins
à lire sur : http://femmes-sans-complexes.fr/200...
L’incertitude constitutive de la médecine générale
par serge cannasse
La médecine générale constitue t’elle un domaine homogène de pratiques, qu’on le définisse comme étant une médecine « modeste », notamment par rapport aux médecines des spécialités techniques, ou, comme le veulent les généralistes enseignants, par une prise en charge « globale » et au long cours des patients ? Non, répond Géraldine Bloy, sociologue, après plusieurs années d’enquêtes auprès de généralistes et de stagiaires en médecine générale. Les pratiques sont diverses, ce qui ne veut pas dire désordonnées. Elles s’organisent autour de la façon de gérer l’incertitude
à lire sur : http://www.carnetsdesante.fr/spip.p...
Mobilisation nationale contre les franchises médicales
Le collectif national contre les franchises et des personnels des caisses primaires d’assurance maladie demandent le retrait des franchises qu’ils considèrent comme un “obstacle à l’accès aux soins”.
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Grande première aux Etats-Unis : les labos d’états passent aux tests sans animaux
à lire sur : http://www.naturavox.fr/article.php...
Sanofi-Aventis : les réactions graves survenues aux Etats-Unis et en Allemagne ne sont pas liées au Lovenox
à lire sur : http://www.lesechos.fr/info/sante/3...
JOSEPH Didier
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