Espace Généraliste

Revue de presse du 19 Avril 2008

vendredi 18 avril 2008 par JOSEPH Didier

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Nicolas Sarkozy : "Pour des syndicats forts"

à lire sur : http://www.lemonde.fr/politique/art...

RESTRUCTURATIONS

Les hôpitaux de proximité en danger

à lire sur : http://ledauphine.com/index.jspz?ar...

CNOM : Observatoire pour la sécurité des médecins 2007

à lire sur : http://www.i-med.fr/spip.php?article189

Les agressions en tout genre contre les médecins sont en augmentation

B.K

Le nombre de médecins ayant signalé avoir été témoin ou victime d´incidents ou d´agressions dans le cadre de leur exercice professionnel a augmenté de 62 % entre 2006 et 2007, selon les statistiques communiquées par l´Observatoire de la sécurité des médecins, une instance née d´une collaboration entre l´Ordre des médecins et Ipsos. Le nombre d´incidents signalés est de 837 (au lieu de 518 en 2006) ce qui correspond à un « taux de victimisation » de 0,4% (par rapport à l´ensemble du corps médical).

Les signalements concernent essentiellement des agressions verbales (43% des incidents). Viennent ensuite les vols ou tentatives de vol (29%), les agressions physiques (13%), les actes de vandalisme (11%) les menaces ou lettres anonymes (4%). Dans 7 % des cas, ces incidents ont été relativement graves puisqu´ils ont nécessité un arrêt de travail. Selon les médecins, les causes sont très variées : dans 10% des cas, les incidents sont consécutifs à des reproches formulés par le patient à propos d´un traitement. Viennent ensuite les temps d´attente jugés excessifs et les refus de prescription.

Ce sont surtout les généralistes qui sont victimes de l´insécurité (59% des incidents signalés).

Ces données doivent cependant être considérées avec prudence. L´accroissement du nombre de signalements ne s´explique pas seulement par l´augmentation des incidents, mais aussi par le fait que les médecins connaissent de mieux en mieux l´Observatoire de la sécurité et que le pourcentage d´incidents signalés est en augmentation. Mais, en valeur absolue, leur nombre est sans doute nettement supérieur aux 837 recensés par l´Observatoire, certaines victimes ne remplissant pas toujours les fiches de signalement.

Réagissant à l´augmentation du nombre d´incidents et d´agressions, la Confédération des syndicats médicaux français (Csmf) demande au gouvernement « de prendre des mesures fortes pour garantir la sécurité des médecins » et d´engager des « actions de sensibilisation » de la jeunesse « autour de la notion élémentaire de respect ». « Quand une société n´est plus capable de respecter ceux qui contribuent à prodiguer le bien, à soulager et à soigner, c´est le signe d´une profonde détérioration », commente le syndicat du Dr Michel Chassang.

Pour lire le rapport cliquez ici : http://www.egora.fr/actualites/jour...

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Réforme de l´hôpital : le PS et la FHF attaquent Sarkozy sur la question des moyens

G.D.L Si les pistes de réforme de l´hôpital, détaillées par le chef de l´Etat, suscitent un accueil favorable, le manque de moyens est largement décrié. La Fédération hospitalière de France et le PS évoquent chacun de leur côté « les silences assourdissants » du président sur ce sujet.

Sur le fond et la pertinence des pistes de réforme – incitation au regroupement, renforcement de la gouvernance, allègement des règles de gestion de l´hôpital, plus grande souplesse dans le recrutement des médecins - la satisfaction l´emporte à la Fédération hospitalière de France. Mais la FHF déplore « le silence assourdissant du chef de l´Etat sur la question des moyens ». Aucun financement n´a en effet été annoncé, si ce n´est les moyens déjà prévus pour Hôpital 2012. Alors que la FHF demande « un plan immédiat de résorption des déficits hospitaliers », elle considère incompréhensible l´absence de réponse sur ce point dans le discours du Président de la République jeudi dans les Vosges. « Son manque de prise en compte des problèmes financiers actuels traduit une appréhension défaillante de la situation réelle de notre secteur hospitalier », estime Claude Evin, président de la FHF. Autre déception : il n´a pas été fait mention de la place des personnels hospitaliers dans la réforme.

La critique est plus incisive au PS. Cette réforme représenterait ainsi « un jalon de plus dans l´entreprise de démolition de la sécurité sociale et de la santé pour tous ». Si l´approche par territoire est considérée « constructive à condition de respecter l´identité et la complémentarité des établissements », le parti socialiste craint que cela se réduise à « une restructuration purement économique » qui ne respecte pas le service public de proximité. Le parti socialiste estime que le rôle accru dévolu au patron, et les statuts plus souples des praticiens « risquent de transformer le service public hospitalier en une entreprise de santé dont les objectifs seraient purement financiers ». Quant au financement, le secrétaire national à la Santé, Pascal Terrasse et Claude Pigement, responsable national à la Santé, soulignent qu´il ne s´agit que du « redéploiement des aides à la contractualisation pour les communautés hospitalières de territoire », en leur attribuant l´ensemble des dix milliards d´euros du plan Hôpital 2012. Or « toute réforme ambitieuse réclame des moyens ». Le PS rappelle que les hôpitaux débutent l´année 2008 avec un déficit de 800 millions d´euros et que le ministre du Budget, Eric Woerth, exige 5 milliards d´euros d´économies à la sécurité sociale. Les contrats de service public proposés aux cliniques privées, en contrepartie d´engagements de quotas d´actes en secteur 1 et de leur participation à la permanence des soins, n´ont pas non plus séduit le PS. Ce discours « apaisant » cacherait une autre réalité : « l´arrivée massive des fonds spéculatifs dans ce secteur ».

L´ordonnance de Nicolas Sarkozy a en revanche plutôt convaincu le groupe hospitalier de la Mutualité française, qui regroupe 2 000 services de soins et d´accompagnement mutualistes (privé non lucratif). Jean-Pierre Davant, président de la Mutualité française, se dit prêt à répondre aux engagements « visant à améliorer l´accès et l´accueil des malades ainsi que la qualité des soins ». En clair, il s´engagera dans la permanence des soins et dans la transparence des coûts « en mettant fin à la prolifération indécente des dépassements d´honoraires ».

La Confédération des syndicats médicaux français (Csmf) dénonce, pour sa part, les mesures annoncées sur la permanence des soins, inspirées du rapport de Jean-Yves Grall et « reprises in extenso dans le rapport Larcher ». Le syndicat regrette la confusion « permanence des soins en ville et aide médicale urgente avec le risque de mise des médecins libéraux sous la coupe de l´hôpital public ». Michel Chassang demande par ailleurs, au Président de la République, d´engager l´hôpital dans l´effort de maîtrise médicalisée des dépenses. « Il est profondément injuste que seuls les médecins libéraux supportent tous les efforts de maîtrise », souligne le président du syndicat. Il s´inquiète de la perspective des conventionnements tripartites entre les ARS, les cliniques et les médecins, car cela risquerait de « fragiliser les praticiens ». Tout en approuvant le renforcement des pouvoirs des directeurs d´hôpitaux, la Csmf demande que le rôle des CME en cliniques soit mieux défini et renforcé, mais aussi reconnu financièrement comme c´est le cas à l´hôpital public.

Pour la CGT enfin, la future réforme de l´hôpital est « une reprise en main évidente des pouvoirs publics, y compris sur les territoires » avec les « supers pouvoirs confiés aux ARS qui conduiront à encore plus d´autoritarisme, moins de démocratie dans la gestion et les décisions concernant la politique de santé ».

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Médecins à diplôme étranger : Nicolas Sarkozy promet le « plein exercice de leur métier » pour 2011

Pamela Messi La situation des médecins à diplôme hors Union européenne revient sur le tapis. Hier, dans son discours de Neufchateau sur son projet de réforme de l´hôpital, le président de la République a promis d´intervenir en leur faveur. « Voilà encore un problème qui traîne, qui traîne au mépris des situations humaines d´ailleurs », a-t-il constaté.

On estime en effet à 7 000 le nombre de médecins exerçant en France avec un diplôme obtenu hors des frontières communautaires. Dans l´impossibilité d´exercer en libéral, bien moins payés que leurs collègues, ces praticiens – dont beaucoup sont devenus Français – sont pourtant indispensables au fonctionnement des hôpitaux français. De nombreux services d´urgences, notamment, reposent en partie sur leurs épaules.

« Je souhaite que d´ici 2011, il leur soit permis d´accéder, après validation de leurs compétences et de leur expérience, au plein exercice de leur métier », a déclaré Nicolas Sarkozy. « Les modalités et le contenu des épreuves et de leur examen vont donc être aménagés par le ministère de la Santé pour permettre à chacun de faire valoir au mieux ses compétences professionnelles », a-t-il ajouté.

L´Intersyndicale des praticiens à diplôme hors UE (Inpadhue) a salué ce matin le discours du chef de l´Etat, qui sonne toutefois selon elle, « comme un aveu indéniable des errements administratifs qui ont émaillé l´organisation des épreuves en 2007, et qui ont conduit à des désastres humains ». « Derrière le discours politique, il y a la réalité administrative, plus sombre, plus ingrate », assure l´Inpadhue, méfiante depuis que plusieurs médecins, qui avaient obtenu la moyenne à l´examen devant leur offrir l´accès au plein exercice, se sont vus recaler en janvier dernier. Le syndicat soutient donc la volonté du Président d´aménager les épreuves, à condition que cela se fasse dans la « concertation » et dans la « transparence ». Il sera reçu vendredi prochain par la direction de l´hospitalisation et de l´organisation des soins, au ministère de la Santé.

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Chirurgie : un rapport du Sénat plaide pour le « contrat d´exercice global »

B.K

Un rapport de la commission des affaires sociales du Sénat suggère d´expérimenter pendant trois ans la proposition de « contrat d´exercice global » des chirurgiens formulée récemment dans un rapport de Guy Vallancien, François Aubart et Philippe Cuq. Ces trois médecins, respectivement secrétaire général du Conseil national de la chirurgie, président de la Coordination médicale hospitalière et président de l´Union des Chirurgiens de France souhaitent dans leur document, proposer aux chirurgiens des hôpitaux et des cliniques un « contrat d´exercice global » prévoyant une rémunération à l´acte – majoritaire – complétée par une part forfaitaire. Ce contrat serait passé, pour une durée renouvelable de trois ans, entre le chirurgien, l´établissement de santé et la future Agence régionale de santé (ARS). Ce système ne s´appliquerait qu´aux volontaires, ne remettrait pas en cause l´existence du secteur 1 et du secteur 2, ni le statut des hospitaliers (pour ceux d´entre eux qui voudraient le garder).

Présenté par Alain Milon, député UMP du Vaucluse et médecin lui-même, le rapport sénatorial fait également des propositions en matière de formation. Il souhaite notamment qu´un « stage court de chirurgie » soit obligatoire dès la deuxième année de médecine et que la première année d´internat des futurs chirurgiens soit consacrée à l´enseignement de la chirurgie générale. Alain Milon propose aussi que les internes puissent être « pour partie » formés par un chirurgien libéral, à condition que ce dernier ait signé un « contrat de formation » avec l´Université.

En ce qui concerne l´organisation de l´offre de soins, Alain Milon plaide pour la fermeture des services de chirurgie qui ne répondent pas aux critères définis dans le cadre des schémas régionaux d´organisation sanitaire. Il suggère également le développement des transports sanitaires « dans les régions enclavées » et « l´association des cliniques à la permanence des soins ». Une association qui permettrait en contrepartie aux hôpitaux de développer « l´activité de chirurgie programmée ».

Qu´il s´agisse de la recomposition de l´offre de soins ou des statuts des médecins, le rapport Milon reprend en fait quelques-unes des grandes lignes des rapports Larcher et Vallancien. Il s´agit pour son auteur de « continuer à attirer les meilleurs praticiens » et « d´assurer la restructuration de l´offre de soins ».

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Cinq Ordres de professionnels de santé contre la mainmise des investisseurs financiers

L´Ordre national des médecins, l´Ordre national des pharmaciens, l´Ordre des sages femmes, l´Ordre national des kinésithérapeutes et l´Ordre national des chirurgiens dentistes s´opposent, dans un communiqué commun, à la « mainmise des investisseurs financiers sur les professionnels et les services de santé », à travers les sociétés de professionnels libéraux (SEL).

Les professionnels de santé, représentés par leurs Ordres respectifs, s´inquiètent des pressions de certains grands investisseurs financiers et de la Commission européenne qui pousseraient certaines autorités françaises à ouvrir sans limitation le capital de ces SEL à des capitaux non professionnels. Un tel projet comporterait, selon eux, « les dangers les plus graves contre la santé publique » : « création de groupes dominants, au poids démesuré face aux autorités de santé et de protection sociale ; détournement d´une partie des ressources de l´assurance maladie au profit d´investisseurs extérieurs (…) soucieux uniquement de maximiser leurs dividendes ; ingérences (…) dans l´organisation et la dispensation des soins, aggravation des inégalités d´accès aux soins dans les zones peu attractives, disparition progressive de l´exercice libéral des professions de santé en faveur d´un exercice uniquement salarié ; risque d´utilisation des données individuelles de santé par des assureurs ou des banques appartenant aux groupes investisseurs. » Les ordres nationaux des professionnels de santé demandent aux pouvoirs publics d´agir, notamment dans le cadre de la présidence française de l´Union européenne début juillet, afin de « défendre le droit pour ces Etats d´organiser leurs services de santé comme ils le jugent nécessaire ».

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La HAS prône l’interpro

Recommandation Ça bouge sur les délégations et transferts de tâches. La version finale de la recommandation de la HAS relative aux « coopérations entre professionnels de santé » est sortie. Amélioration de la qualité des soins, efficience du système de santé et attractivité des professions, sont les enjeux des nouvelles formes de coopération, qui peuvent aussi « contribuer à renforcer l’attractivité de l’exercice médical libéral, qui pâtit aujourd’hui du caractère individuel et isolé des conditions d’exercice », selon la Haute Autorité de santé.

Evolution Aux yeux de la HAS de Laurent Degos, le développement de ces coopérations impose des évolutions structurelles, à commencer par « la rénovation de l’offre de formation, pour réduire le hiatus entre formation médicale et paramédicale ». Le cadre juridique de la définition des professions doit être modifié pour passer d’un référentiel d’actes prédéterminés à un « référentiel de missions ». Enfin, les coopérations devront être valorisées par la rémunération ou des perspectives de carrière. Toutes ces évolutions dépendent maintenant de la décision publique. Mais comme Roselyne Bachelot a fait de cet axe une de ses priorités de réforme, tout pourrait aller assez vite désormais. La HAS se dit prête à « sensibiliser et accompagner tous les acteurs concernés dans la mise en oeuvre des nouvelles formes de coopérations pour une meilleure prise en charge des patients ».

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Une petite place pour vous dans la réforme hospitalière

Le texte d’une centaine de pages « sur les missions de l’hôpital » préconise seize mesures à mettre en oeuvre pour une organisation plus efficiente du système de soins. A travers des « regroupements d’hôpitaux » tout d’abord. Compte tenu du « nombre important d’hôpitaux publics », des rapprochements d’établissements pourraient être encouragés sous la forme « de communautés hospitalières de territoire fondées sur un projet d’activités médicales commun et dotées de compétences stratégiques », suggèrent les membres de la commission, qui rappellent, par ailleurs, que « la sécurité du patient prime sur la proximité » de l’établissement.

Côté urgences et permanence des soins, la commission présidée par Gérard Larcher propose de rapprocher le travail des urgences hospitalières des médecins libéraux de garde en les intégrant dans une « aide médicale permanente à la population ». Une initiative qui semble satisfaire l’unique généraliste qui a participé aux travaux, le Dr Patrick Millour (lire entretien ci-contre). Pour le reste, les propositions confirment le rôle du 15 comme n° d’appel unique pour accéder aux urgences ou au médecin de garde ou d’astreinte.

La place du médecin traitant renforcée

La place du médecin traitant, comme pierre angulaire d’un meilleur parcours des patients, apparaît, quant à elle, renforcée. En effet, le rapport suggère, afin d’éviter les embouteillages aux urgences, de favoriser les consultations sans rendez-vous des spécialistes hospitaliers, surtout pour les patients qui « seraient envoyés par leur médecin traitant ». Ces mêmes médecins traitants qui pourraient également être les partenaires d’un renforcement des liens ville-hôpital, à travers des projets thérapeutiques élaborés conjointement pour les malades chroniques.

Mais les membres de la commission se prononcent aussi en faveur d’une évolution des règles « de gouvernance interne » de l’hôpital en renforçant les pouvoirs du directeur d’établissement, hissant ce dernier au rang de « seul responsable de l’hôpital ».

Un hôpital qui se doit tout autant de devenir plus attractif pour les jeunes médecins, via, notamment un cadre d’exercice « plus simple ». A peine formulée, cette proposition, qui accorderait « plus de souplesse aux établissements en termes de fixation de niveau de rémunération » a déjà suscité les inquiétudes des personnels médicaux… Contrairement au volet recherche du rapport qui propose, en substance, d’en développer la pratique et l’enseignement grâce à un pilotage « inter-régional des projets ». Reste à savoir ce qui restera de ces propositions (qui, en définitive, reprennent assez largement les orientations données par Nicolas Sarkozy en octobre dernier lors d’une visite au CHU de Bordeaux) dans la future loi sur l’organisation des soins. Les premiers éléments de réponse ont été donnés hier par le président de la République lui-même.

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Resectorisation, mission impossible ?

Après avoir failli foncer dans le mur, le ministère de la Santé a rapidement enclenché la marche arrière sur le dossier toujours sensible de la permanence des soins. Une « Mission d’appui » a débuté cette semaine l’audition des représentants de quatre départements sur les vingt en butte à des difficultés de resectorisation (lire ci-dessous). En effet, après leur avoir demandé de procéder à des réductions drastiques sur des critères strictement comptables (un secteur pour 30 000 habitants), le ministère est revenu à la méthode de la concertation. C’était urgent car, sur le terrain, le désappointement et la grogne étaient déjà palpables. Et le président de la République souhaite que le problème des gardes soit définitivement réglé d’ici à la fin de l’année.

De la rigueur administrative à la réalité du terrain

La mission comporte des représentants de tous les syndicats de généralistes, de la fédération de l’hospitalisation privée, de la Cnam, de l’Ordre et de la DHOS. Au cours de ses auditions qui se poursuivront jusque début juin, elle reçoit les représentants des Codamups de chaque département et étudie au cas par cas les possibilités de réduction du nombre de secteurs en tenant compte de la démographie médicale, du profil sanitaire de la population et des contraintes géographiques. Mission de médiation en quelque sorte, elle n’a pas pouvoir d’imposer quoique ce soit aux acteurs de terrain.

« La mission n’est pas un tribunal, mais plutôt une mission d’expertise », explique le Dr Luc Duquesnel qui y représente la Csmf. « C’est un échange entre la culture de la rigueur de l’administration et la culture de l’informel efficace du terrain », confirme le Dr François Michel de MG France. Lorsqu’elle aura achevé son travail, la mission pourra formuler des pistes d’amélioration de la PDS. Celles-ci pourront être reprises dans la future loi définissant les contours des Agences régionales de santé. La bévue du ministère aura finalement servi à quelque chose.

Le Dr Luc Duquesnel (Csmf) et le Dr François Michel (MG France) sont membres de la mission d’appui chargée d’auditionner les départements.

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Vous et l’ophtalmo

Après les rhumatologues en novembre, Le Généraliste poursuit ses regards croisés entre spécialistes sur le parcours de soins. Nous avons donc interrogé nos lecteurs, pendant que leurs correspondants opthalmologistes l’étaient par le Syndicat national des ophtalmologistes de France (Snof). Des résultats très intéressants, alors que l’ophtalmologie est une spécialité originale à plus d’un titre. D’abord, parce qu’elle risque de se trouver directement impactée par l’éventuel transfert aux mutuelles du remboursement de l’optique. Suggéré par Roselyne Bachelot, ce changement des règles du jeu est déjà dénoncé par le Snof qui y voit un risque majeur pour la santé publique. D’autant que l’ophtalmologie connait déjà des problèmes démographiques importants. Très médiatisée, la question des délais de rendez-vous agace visiblement la majorité des généralistes, alors même qu’elle n’est pas perçue comme un souci par la plupart des ophtalmologistes. Cette divergence est un des enseignements majeurs de notre enquête.

L’ophtalmologie est aussi un cas particulier au regard du parcours de soins, puisqu’un pan important (le dépistage du glaucome et les troubles de la réfraction) demeure en accès direct. Parmi les patients reçus par les ophtalmos, seuls 5 %, selon le Snof, ont été adressés par un médecin traitant. Sous cet angle, notre double enquête révèle, là encore, une différence... de vue entre généralistes et ophtalmos : les premiers considèrent qu’hors des deux cas précités, le passage par le généraliste s’impose la plupart du temps, alors qu’un bon nombre des seconds défendent l’avis inverse.

La nécessité de communiquer et de mieux se connaître entre praticiens est donc indispensable. L’enjeu est énorme, car les troubles de la vue commencent tôt (la myopie touche 9,6 % et l’astigmatie 7,3 % des 2-15 ans) et augmentent fortement avec l’âge. Après 50 ans, la DMLA est la première cause de malvoyance et concerne 12 % des 65-75 ans, soit plus d’un milllion de Français.

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La toubib et la ministre

La toubib ayant bossé Tout l’été Se trouva fort déconvenue Quand l’ONDAM fut connu Pas un seul petit « pourcent » De plus pour soigner ses patients Elle alla faire un scandale A l’Assemblée nationale Priant la ministre de lui accorder Une rallonge pour déborder En cas d’épidémie rebelle.

Je vous promets plein de zèle Jusqu’en août, foi de libéral Avouez que ce n’est pas si mal. La ministre n’est pas conciliante On peut le dire, loin s’en faut. Que faisiez-vous au temps chaud Dit-elle, à cette contestante Jour après jour les tous venants Je soignais, ne vous déplaise, Vous soigniez ? J’en suis fort aise, Eh bien, saignez maintenant !

par Dr Danielle Therond, Orgeval (Yvelines).

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RESECTORISATION POUR QUEL PROGRAMME ?

Resectorisation pour quel programme ?

Madame la ministre a mis en place une rocambolesque resectorisation, un peu comme dans un jeu de cartes, on distribue des figures au hasard.

Il s’agit bien d’un jeu à échelle humaine, un jeu d’argent essentiellement, du moins on l’espère encore.

Madame la ministre tiers temps santé qui manie un budget de 155 milliards d’euro, aimerait économiser 50 millions d’euro sur un secteur déjà largement paupérisé, celui de la permanence des soins dans le monde libéral.

Dans les grands centres urbains, les médecins volontaires pour exercer la permanence des soins ne sont « de service public » qu’une fois par trimestre ou par semestre. Et cette « garde » leur rapporte de quoi l’apprécier car le nombre d’actes est suffisant pour leur permettre de se reposer le lendemain. De plus, cette garde attractive peut toujours être confiée à de jeunes médecins ou à des confrères, ils sont preneurs. Même s’il existe encore des réquisitions en ville, il est plus facile de les faire annuler.

Il n’en est pas de même en milieu rural. Les gardes sont très fréquentes, peu très peu rentables et épuisantes. Le médecin rural ne peut jamais « passer à autre chose ».Il est sur le pont très souvent et très souvent pour pas grand-chose.Pas question pour lui ni de se reposer le lendemain d’une garde (une fois par semaine la nuit et un week end tous les deux mois ) ni de déléguer cette garde dont personne ne veut compte tenu de son rapport fatigue-gain.

Si regrouper les secteurs permettrait aussi aux médecins de faire moins de garde, sur le terrain, les secteurs de 50 km de diamètre posent peut-être problème.

Madame la ministre tiers temps santé veut faire des économies. C’est son premier soucis. Elle pense que le petit généraliste de garde sur son petit secteur PDS coûte trop cher et ne sert pas à grand-chose. On le fait sauter, comme on ferait sauter une vis dans un moteur ,vis dont l’utilité ne serait pas évidente pour le profane et dans un soucis d’économie, sans bien savoir quelles en seront les conséquences.

Madame la ministre tiers temps santé s’appuie-t-elle pour proposer de telles resectorisations, sur des études de faisabilité ? S’appuie-t-elle simplement sur une connaissance précise de la permanence des soins, sur une définition claire de son champ d’action ? S’appuie-t-elle aussi sur une volonté politique de protection du citoyen électeur par une mission de service public dédiée à sa santé en dehors des heures d’ouvertures des cabinets médicaux ?

Madame la ministre tiers temps santé saurait elle définir la « permanence des soins » en milieu rural par exemple ?Aurait-elle une vision pertinente de son champ d’action, des moyens nécessaires à sa mise en œuvre et de la charge en responsabilité qui s’y rattache ?

Si tel est le cas, alors il devient urgent que madame la ministre tiers temps santé définisse clairement cette mission de service public, qu’elle définisse aussi un statu et un contrat à faire signer à tous les acteurs volontaires contractuels, puis qu’elle organise sa PDS en secteurs comme bon lui semble.

Comment imaginer de travailler sur le cadre et les économies avant d’avoir clairement défini les missions de la PDS , les postes à pourvoir et le budget nécessaire.

Madame la ministre tiers temps santé compte trop, comme beaucoup de nos députés, sur le charisme inépuisable des médecins de terrain.

Madame la ministre, sans vouloir briser vos rêves d’enfant, je peux vous expliquer pourquoi à cinquante ans ,il devient difficile de travailler le jour et la nuit, pourquoi les juges en France sont sensibles à la notion de temps de travail en cas d’erreur médicale au cours d’une mission de service public, comment, sur un secteur de 50 kilomètres le citoyen rural ne peut prétendre à disposer des mêmes chances de soins que le citoyen d’une grande ville, dans le grand abracadabras de la PDS resectorisée.

Le regroupement des secteurs pour des motifs purement économiques est bien la dernière chose qui nous serait venu à l’esprit pour préserver, un minimum de temps encore, une PDS bien malade.

http://guillemette-reveyron.blog.le...

Santé : les labos d’analyse pourraient s’ouvrir aux fonds de pension

à lire sur : http://www.romandie.com/ats/news/08...

« Une conception humaniste de la médecine »

à lire sur : http://www.humanite.fr/2008-04-17_P...

Optique : Roselyne, tu nous sors par les yeux !

à lire sur : http://www.claude-fremont.fr/?cat=3

Infirmières : l’Ordre est loin de faire recette

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le discours de Nicolas Sarkozy sur la réforme de l’hôpital

à lire sur : http://www.decisionsante.com/filead...

Réforme de l’hôpital

Nicolas Sarkozy persiste et signe

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Le déficit de la sécurité sociale est structurel

à lire sur : http://www.betapolitique.fr/Le-defi...

Les villes où l’égalité d’accès aux soins est menacée

à lire sur : http://www.lexpansion.com/economie/...

WellPoint’s Safety System Sentinel, un systéme sentinelle de surveillance des médicaments après commercialisation

à lire sur : http://www.i-med.fr/spip.php?article188

Ethique et valeurs médicales dans un monde marchandisé où la santé n’est qu’un commerce parmi tant d’autres.

Excellent texte de Arnold S. Relman

à lire sur : http://pharmacritique.blog.20minute...

Les violences contre les médecins se multiplient

à lire sur : http://www.lefigaro.fr/actualites/2...

Les médecins ont déclaré 831 incidents relatifs à leur sécurité en 2007

à lire sur : http://fr.news.yahoo.com/afp/200804...


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