Espace Généraliste

Revue de presse du 18 Mars 09

mercredi 18 mars 2009 par JOSEPH Didier

 Installation

Surtout ne vous installez pas ! La mise en garde de 182 médecins libéraux via une « lettre ouverte aux jeunes médecins qui vont choisir leur lieu d’exercice » peut sembler a priori plutôt surprenante. En fait, les véritables destinataires de ce courrier sont les pouvoirs publics qui « ne semble pas prendre en compte les réalités que nous vivons sur le terrain » explique le Dr Jacques Roullier, à l’origine de cette initiative. Il s’agit donc plutôt d’une sorte de « fusée d’alerte » qui se revendique en dehors des actions syndicales. Pour autant, le rédacteur de la lettre est un élu Espace Généraliste à l’URML de Bretagne et de nombreux co-signataires sont engagés de longue date dans le combat syndical et politique comme Jean-Paul Hamon, président de la FMF-Gé ou Christian Lehmann d’Espace Généraliste. En outre, ces signataires sont essentiellement généralistes, mais on trouve également quelques représentants des spécialités cliniques : dermatologie, gynécologie et psychiatrie. Ce qui a fait réagir ces praticiens de terrain, c’est les solutions adoptées par les députés pour lutter contre les déserts médicaux notamment les contrats santé solidarité. « Une petite minorité va peut-être accepter, juge le Dr Jacques Rouillier, installé à Saint Coulomb sur la côte nord de la Bretagne. Mais personnellement, je ne vois pas comment on pourra organiser un tel dispositif et comment l’expliquer aux patients ». Pour ces médecins de terrain, « le monde d’exercice libéral est celui qui comporte le plus de contraintes et n’a de réalité de libéral que le nom ». Et ces contraintes détournent déjà les jeunes de l’installation. D’où cet appel en forme de pied de nez.

V.H.

« Lettre ouverte aux jeunes médecins qui vont choisir leur lieu d’exercice

Cher(e)s futur(e)s confrères,

Vous avez choisi d’exercer un des plus beaux métiers du monde en vous engageant dans les études de médecine. Nous serions heureux que vous puissiez poursuivre le travail entrepris par vos aînés, au service de la santé des habitants de ce pays.

Il nous faut cependant être honnêtes avec vous, et vous confirmer ce que, hélas, la plupart d’entre vous ont déjà compris : l’exercice libéral de la médecine est condamné. En effet, et même si politiques et technocrates qui décident de votre avenir continuent de l’ignorer, nous savons en décomptant le nombre des installations en libéral ces dernières années qu’une majorité d’entre vous choisissent un exercice salarié : En 2007, sur 5 000 nouveaux médecins diplômés, 500 se sont installés en libéral, dont seulement 350 en médecine générale. Ces chiffres devraient inquiéter. Les récentes mesures votées au parlement montrent qu’en haut lieu il n’en est rien, et même pire : les mesures coercitives continuent de pleuvoir, ce qui va accentuer cette tendance. La question que vous ne vous posez déjà plus est : comment faire aujourd’hui sereinement le choix d’exercer la médecine de ville ?

En effet, le mode d’exercice libéral est celui qui comporte le plus de contraintes, et n’a en réalité de libéral que le nom. Ceci est particulièrement vrai pour la médecine générale libérale, qui est la pire manière, du point de vue professionnel, de faire ce métier : horaires sans borne, paperasserie ubuesque et envahissante, augmentation permanente des tâches sans moyen pour les effectuer, rémunération ne permettant pas d’accomplir nos missions premières, harcèlement constant par les contrôles de l’assurance maladie, accusations permanentes d’incompétence et de dilapidation de l’argent "public".

Les récentes décisions prises par les députés viennent d’y ajouter de nouvelles contraintes, pour imposer sous peine d’amende, pouvant atteindre près de 3 000 euros par an, aux médecins installés d’abandonner leurs patients pour aller exercer là où l’incurie des pouvoirs publics a organisé le "désert sanitaire". Il faudra aussi avoir l’aval du Conseil de l’Ordre et de l’ARS pour prendre des vacances !

Il nous faut donc, la mort dans l’âme, vous dissuader de choisir la médecine libérale. De très nombreuses opportunités d’exercice salarié vous attendent à l’hôpital, dans les administrations (notamment la sécurité sociale), les collectivités territoriales. Choisissez-les, les postes ne manquent pas, et vous ne serez pas assez nombreux pour les pourvoir.

La manière de soigner est en train de changer dans ce pays. Ne soyez pas les dindons d’une farce qui dure depuis des décennies. C’est un conseil honnête de ceux qui en subissent les conséquences aujourd’hui.

Nous vous souhaitons très sincèrement une carrière professionnelle satisfaisante, et compatible avec votre vie personnelle. »

C’est une bombe dans le paysage de la médecine libérale. Près de 200 médecins libéraux, essentiellement généralistes, viennent de rendre publique une « lettre ouverte » pour dissuader les jeunes de visser leur plaque en libéral. Un courrier qui traduit le désarroi d’un bon nombre de médecins de terrain.

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 « Une pétition de 182 médecins exaspérés »

Dr Jacques Rouiller, généraliste à Saint Meloir des Ondes (Ille et Vilaine)

« J’ai fait circuler une pétition et en une semaine, plus de 180 confrères m’ont répondu. La plupart des signataires sont des médecins généralistes mais il y a aussi des neurologues, des gynécologues, des dermatologues et un certain nombre d’étudiants en médecine. Cette lettre aux jeunes est une fusée de détresse face au sabotage organisé de la médecine de ville. Elle reflète l’exaspération des confrères. La réforme promise par le gouvernement ne va rien changer. Au contraire. Elle va plutôt faire fuir les jeunes. Et c’est ce qui se passe déjà. Il n’y a pas de prise de conscience du fond du problème. Nous espérons que ce courrier va alerter nos élus ».

Loan TRANTHIMY

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 Les médecins boulonnais mobilisés contre les actions de la CPAM

Pour répondre à ce qu’ils qualifient de harcèlements, 100 des 125 médecins généralistes de l’agglomération de Boulogne-sur-Mer se sont réunis vendredi dernier devant la CPAM.

Lettres recommandées relevant des atypies par rapport au statistiques régionales, convocations à la caisse… Pour répondre à ce qu’ils qualifient de harcèlements, 100 des 125 médecins généralistes de l’agglomération de Boulogne-sur-Mer se sont réunis vendredi dernier devant la CPAM.

C’est la convocation d’un de leur confrère qui a provoqué cette mobilisation. « On lui a reproché d’avoir une activité trop importante. Pendant une et quart le directeur et ses médecins conseils ont épluché tout son dossier. A l’issue de cet entretien, il nous a appelé particulièrement mal », explique Sylvain Gournay, médecin généraliste, président de l’association qui organise la PDS à Boulogne.

En tout, une vingtaine de lettres recommandées auraient été envoyées par la CPAM depuis le mois de janvier selon le collectif de défense de la médecine 622. Pour directeur de la CPAM de Boulogne Bernard Lamarre, « il n’y a pas eu davantage d’action depuis le mois de janvier ». Il évoque le développement des moyens statistiques de la caisse permettant de mettre à jour plus facilement des moyennes individuelles de prescriptions atypiques. Seulement trois praticiens « sont ciblés », selon lui : « nous avons entendu trois médecins généralistes récemment parce que chacun d’eux fait plus de 800 prescriptions de kinésithérapie chaque année alors que la moyenne régionale est de 176. Mais ils n’ont pas attendu notre avis pour poser pour la photo à l’entrée de la caisse ». Cette « manifestation d’anciens carabins » n’est pas justifiée, selon lui.

De leur coté, les médecins boulonnais regrettent que les spécificités de la pratique de chaque médecin ne soit pas prise en compte. L’un des trois médecins convoqués par la caisse, le Dr Jérémie Caudin, ancien médecin des équipes de foot de Boulogne et Calais, « reconnu dans toute la région comme médecin du sport », selon ses confrères n’en revient pas. « Les médecins de la caisse n’ont pas su comparer le nombre de mes prescriptions de kinésithérapie à celles d’autres médecins du sport… » S’il fait beaucoup de prescriptions de kiné c’est parce que la médecine du sport représente plus de 40% de son activité. Le président de l’ordre du Nord-Pas-de-Calais, le Dr Marc Biencourt essaie de calmer le jeu en affirmant que cette mobilisation lui parait exagérée.

Virginie BAGOUET

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 Tous les généralistes pour le C = CS

« Réjouis », de la décision de la cour d´appel de Grenoble, qui a reconnu le droit des adhérents de MG 26 « spécialistes en médecine générale », à coter leurs actes en CS, Espace Généraliste et la FMF-Gé (qui vont prochainement fusionner) appellent « tous les généralistes à demander leur spécialisation en médecine générale » auprès de leur conseil de l´Ordre.

Se tournant vers MG France et l´Unof (généralistes de la Confédération des syndicats médicaux français), les deux syndicats demandent également qu´une « action syndicale commune » soit menée pour contrer l´ »obstination des caisses » à contester le jugement de Grenoble en cassation, « démarche non suspensive du jugement », alors que d´autres procès sur ce thème sont encore en cours.

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 Les présidents de commission médicale d´établissement menacent de démissionner collectivement

Catherine Holué

« Nous avons été trahis ». Réunis en conférence à Paris ce mardi, les présidents des commissions médicales d´établissement (CME) de CHU ont pris acte du recul de leurs prérogatives inscrit dans le projet de loi Hôpital, Patients, Santé, Territoires (Hpst), tel qu´il a été adopté en première lecture par l´Assemblée nationale le 11 mars. Certes, ils avaient entendu, dès l´automne 2007, le discours de Bordeaux dans lequel Nicolas Sarkozy avait indiqué vouloir « un seul patron à l´hôpital ». Mais le rapport Larcher, au printemps 2008, de multiples rendez-vous au ministère et la préparation d´une série d´amendements au projet de loi Hpst leur avaient laissé espérer une issue favorable. Jusqu´à la nuit du 10 au 11 février, durant laquelle la poignée de députés présents a rejeté leur ultime amendement, qui rendait « l´accord » du président de CME et Du Doyen nécessaire pour l´organisation de l´établissement en pôles… Aujourd´hui, ils ne cachent plus leur amertume : « Avec la légitimité que nous confèrent l´élection et notre représentativité de tous les personnels médicaux, nous assurons le lien entre le management et les missions de soins, de recherche et d´enseignement. Nous avons contribué à la mise en œuvre du plan Hôpital 2007, de la T2A, de la nouvelle gouvernance. Nous nous sommes formés à la gestion, nous passons depuis quelques mois 60 à 70% de notre temps à aider les directeurs en matière d´organisation, et les déficits des CHU ont été réduits en 2008. Nous ne comprenons pas qu´on rejette aujourd´hui nos compétences, qu´on ne puisse pas avoir l´initiative des nominations des chefs de pôles ni la responsabilité d´élaborer le projet médical », plaide le Pr Alain Destée, président de la conférence des présidents de CME de CHU.

Avec l´apparition de « conseillers médicaux » des directeurs généraux dans deux CHU « au moins », cette perte d´influence des CME est déjà perceptible sur le terrain, affirme le Pr Destée. Une fois la loi mise en œuvre, les établissements seront confrontés à la « perte de la médicalisation de la prise de décision » : « Les directeurs se couperont de la communauté médicale, auront une lettre de mission avec des objectifs purement économiques et seront sur un siège éjectable, avec tous les risques pour l´éthique médicale que cela comporte, et la gouvernance sera finalement inefficace », prédit le Pr Pierre Coriat, président de la CME de l´Assistance publique-Hôpitaux de Paris. « Les préoccupations de directeurs ont déjà évolué, renchérit le Pr Destée. Il y a deux ans, leur souci était de raccourcir le délai d´achat d´un scanner, aujourd´hui c´est de virer les médecins qui ne rapportent pas assez de T2A ».

Dans l´attente du passage du texte au Sénat, aux alentours du 10 mai, les présidents de CME disent conserver quelques espérances dans les conclusions de la commission Marescaux sur l´avenir des CHU, qui « pourrait proposer une gouvernance interne différente pour les CHU, notamment leur direction par un hospitalo-universitaire ». Mais n´ont aucune garantie quant aux suites qui seront données à ce rapport « prêt dans quelques semaines ». Ils se disent par ailleurs « prêts à aller plus loin » pour témoigner de leur refus de la loi Bachelot, en « n´excluant pas la démission collective de toutes les CME si la loi est votée telle quelle ». « Nous ne sommes pas un syndicat, ni un lobby, ni un groupe de mandarins. Nous représentons une profession et défendons une identité hospitalo-universitaire, c´est cela l´enjeu », insiste le Pr Destée. A ceux qui douteraient de la capacité d´action de ces éminents professeurs, le Pr Coriat laisse échapper que « la communauté médicale va se manifester, au niveau des services et des pôles, on ne la maîtrisera pas ». Relais est alors passé aux syndicats : François Aubart, président de la Coordination médicale hospitalière (CMH) qui assiste à la conférence « en simple spectateur », promet « des propositions communes et l´annonce d´actions dans les jours qui viennent ».

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 La Carmf s´investit dans les soins aux soignants

La toute nouvelle Association pour les soins aux soignants (Apss), créée à l´initiative de la Caisse autonome de retraite des médecins de France (Carmf), en partenariat avec l´Ordre des médecins, les fédérations hospitalières publique et privée FHF et FHP et le groupe Pasteur Mutualité a été inaugurée lors du dernier Medec. La Carmf, à cette occasion, a rendu publiques ses statistiques concernant les arrêts maladie de ses affiliés, qu´ils concernent les arrêts qu´elle prend en charge au-delà du délai de carence de 90 jours , ou les mises en invalidité, après trois années d´arrêt. Il ressort de ces chiffres que 1 725 médecins ont bénéficié d´indemnités journalières (IJ) au titre d´arrêts de courte durée en 2008 contre 1 435 en 2002, ce qui représente 2,26 IJ par cotisant, contre environ 1,7 en 2002. Les principales causes de ces incapacités temporaires sont les tumeurs et les hémopathies malignes (34 %), les troubles psychiatriques (19 %), les maladies du système osteo-articulaire et des muscles (11 %). La Carmf a également observé une baisse du nombre des praticiens en invalidité : 816 en 2008 contre 783 en 2002. Ce chiffre en baisse serait à mettre en relation avec l´instauration d´un mécanisme d´incitation à la reprise d´activité (maintien temporaire de la pension après la reprise du travail). Les causes médicales de ces invalidités sont les troubles psychiatriques (troubles mentaux et de comportement) (42 %), les maladies du système nerveux (13 %) et de l´appareil circulatoire (11 %). Enfin, la Carmf recense chaque année, entre 250 à 270 décès.

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 Les chirurgiens hospitaliers refusent la disparition des services

Tandis que le projet de loi Hôpital, Patients, Santé, Territoires (Hpst) met en avant les prérogatives du chef de pôle, le Syndicat des chirurgiens des hôpitaux et hospices civils de l´Assistance publique de Paris rappelle son attachement à l´organisation en services hospitaliers. « En privant le Service de toute lisibilité et en reléguant l´autorité médicale aux prérogatives administratives et gestionnaires du seul Chef de pôle, les effets pervers de la loi Hpst mettent à mal la cohésion de l´équipe soignante, l´indépendance professionnelle et la responsabilité médicale », estime le syndicat présidé par le Pr Edouard Kieffer (Pitié-Salpêtrière).

En matière d´indépendance professionnelle, les chirurgiens rappellent que « le Chef de service est nommé et révoqué par le Chef de pôle, lequel est lui-même nommé et révoqué par le Directeur de l´hôpital, à sa guise ».

Au sujet de la responsabilité médicale, le syndicat affirme que « le Chef de pôle est totalement dépendant du Directeur qui n´est tenu par aucune éthique professionnelle ou code de déontologie qui lui soit légalement opposable », et que seuls les Chefs de service « sont à même de s´assurer de la qualité des soins apportés aux patients ».

Les chirurgiens demandent donc l´amendement de la loi Hpst afin que « le Service reste la pièce maîtresse de l´hôpital » et que « le mode de recrutement et de nomination, les missions et les prérogatives de son responsable soient clairement confirmées ».

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 Des médecins à plateau technique veulent un collège électoral spécifique

Loin du tollé syndical ayant uni Csmf, SML, Alliance et la FMF contre l´adoption par les députés de l´amendement Domergue (UMP), L´Union collégiale soutien le texte. Adopté dans le cadre du projet de loi Hôpital, patients, santé, territoire (Hpst), l´amendement préconise la mise en place de trois collèges électoraux : généralistes, spécialistes et praticiens à plateau technique (contre les deux actuels, généralistes et spécialistes), pour les élections aux futures unions régionales des professions de santé (Urps), amenées à remplacer les actuelles unions régionales de médecins libéraux (Urml).

« Nous sommes satisfaits de la perspective d´une configuration syndicale où les chirurgiens, les gynécologues-obstétriciens et les anesthésistes pourront négocier eux-mêmes les conditions de leur exercice », affirment les Drs Jean Marty (Union collégiale et Syngof - gynécologues obstétriciens), Philippe Cuq (Union des chirurgiens de France) et Marie-Pasquale Quirin (Association des anesthésiologistes libéraux). « Nous sommes révoltés devant la communication de cette « majorité écrasante » et réactionnaire qui se constitue contre notre prochaine liberté, écrivent-ils », en accusant la FMF - leur allié jusqu´alors - de rejoindre la Csmf pour « constituer une majorité pour les écraser ».

Csmf, SML, Alliance et la FMF s´étaient en effet tournés la semaine dernière vers les sénateurs, qui auront à examiner le projet de loi Hpst à partir du 12 avril, pour leur demander de remplacer ces trois collèges par un seul « au nom de l´unicité de la médecine ».

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 Sarkozy : explication de texte de loi à Rambouillet

à lire sur : http://www.decisionsante.com/index….

 Bouder les génériques peut coûter cher… aux pharmaciens !

Les syndicats de pharmaciens et l’Assurance maladie se sont récemment entendus quant à l’objectif à atteindre en 2009 concernant le taux de pénétration des médicaments génériques. Il reste inchangé par rapport à l’année dernière (82,9 %) et devrait se focaliser plus particulièrement sur les derniers entrants dans le répertoire des génériques. Après une forte progression depuis le début du nouveau millénaire, les pharmaciens ne sont pas tout à fait parvenus en 2008 à atteindre parfaitement le but qui leur était alloué : soit un taux de pénétration de 82,9 %. Si le maintien d’un objectif similaire en 2009 par rapport à 2008 pourrait illustrer un léger émoussement de la volonté des pouvoirs publics de centrer leurs économies sur ce poste, il apparaît en réalité que d’autres tactiques sont aujourd’hui préférées. Ainsi, de plus en plus de départements (87 !) appliquent la règle qui veut que le tiers payant ne puisse être appliqué en cas de refus par le patient de la substitution par un médicament générique. La Charente a très récemment rejoint la longue liste des régions mettant en œuvre cette mesure : le département connaît en effet un taux de pénétration inférieur à la moyenne nationale (76 % contre 82 %). En outre, les sanctions pourraient désormais pleuvoir contre les pharmaciens qui ne jouent pas parfaitement le jeu. Pour la première fois, un pharmacien de Seine Saint Denis, présentant un score de substitution ne dépassant pas 35 % s’est vu infligé par la caisse primaire d’assurance maladie une semaine de suspension du « tiers payant contre générique ». Cette sanction qui n’avait par le passé pas été jugée d’un très bon œil par le Conseil d’Etat est « appliquée pour la première fois » indique Patrick Zeitoun, président de l’Union des pharmaciens de la région parisienne. Elle pourrait l’être de nouveau dans quelques jours à l’encontre de trois pharmaciens parisiens dans une situation similaire qui verront leur sort examiné par la commission paritaire locale le 30 mars.

A.H.

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 L’hôpital a les foies

à lire sur : http://desourcesure.com/bakchichtv/…

 Contexte géographique et état de santé de la population : de l’effet ZUS aux effets de voisinage

à lire sur : http://www.irdes.fr/Publications/Qe…

 C égal CS

Paris, le mardi 17 mars 2009 –

La loi de modernisation sociale du 17 janvier 2002 avait représenté une grande avancée pour la médecine générale : cette dernière était désormais reconnue comme une spécialité à part entière, évolution confirmée par un arrêté du 30 juin 2004. Pour les omnipraticiens, les conséquences logiques de cette reconnaissance qu’ils appelaient depuis longtemps de leurs vœux ne furent pas longues à découvrir : les généralistes devaient pouvoir bénéficier d’une consultation au même tarif que celle des spécialistes. Bien sûr, les caisses primaires d’assurance maladie (CPAM) ne l’entendaient pas ainsi. Elles ne tardèrent pas à intenter des procès à l’encontre des médecins généralistes, qui forts de l’obtention de leur qualification de spécialiste auprès de la Commission de qualification, commencèrent à porter sur leurs feuilles de soins la cotation CS. L’une des premières CPAM concernée par ce type de litige, celle de la Drôme, trouva, sans surprise dans le tribunal des affaires de sécurité sociale (TASS) un allié conciliant. En juin 2008, le TASS de Valence condamna en effet un médecin trop bon lecteur des lois à une astreinte provisoire de 30 000 euros par nouvelle feuille de soins « incorrectement cotée » CS. Les juges de la Sécurité sociale ne pouvaient cependant que constater les contradictions de la loi et observaient que « le législateur n’a pas été jusqu’au bout de sa réforme et n’a pas cru utile ou possible de réformer les textes qui régissent le droit de la sécurité sociale ».

Si tu es spécialiste, tu as le droit au CS

Plutôt que de prendre acte de ce défaut surprenant de logique, la Cour d’Appel de Grenoble ce jeudi 12 mars a au contraire fait appel au bon sens. Elle a en effet estimé que « la seule condition pour qu’un médecin bénéfice de la cotation CS est qu’il figure sur la liste des médecins spécialistes qualifiés ». Aussi, la CPAM de la Drôme ne pouvait-elle rejeter impunément les feuilles de soins cotées CS des omnipraticiens dûment qualifiés de la spécialité de médecine générale. La décision a été immédiatement saluée par l’ensemble des syndicats, dans un front commun rarement observé. Espace généraliste et la Fédération des médecins de France ont ainsi appelé tous les « spécialistes en médecine générale » à coter CS et ont incité les généralistes n’ayant pas encore demandé leur qualification à le faire « immédiatement ». De son côté, MG France, a rappelé que « l’équité tarifaire est un droit pour les spécialistes en médecine générale » et a écrit aux députés afin qu’ils permettent aux généralistes de coter « leurs actes en CS ». Enfin, l’Union nationale des omnipraticiens français (UNOF) considère qu’il est possible « d’aller au bout de la logique » et de permettre aux généralistes d’appliquer « les majorations des autres spécialités cliniques » ! Aussi, afin que cette situation nouvelle ne pénalise pas les patients, l’organisation appelle à la tenue d’une réunion conventionnelle.

Sujet très sensible

L’UNCAM ne devrait guère être sensible à ces arguments et déjà le mot d’ordre est de ne pas appliquer le jugement de Grenoble dans l’attente du résultat du pourvoi en cassation. Non seulement, la reconnaissance d’un C égal au CS ne semble guère possible en cette période de crise économique, mais l’UNCAM n’ignore pas qu’elle s’expose en la matière au courroux des spécialistes. Un sondage réalisé sur notre site en mars 2007 avait d’ailleurs révélé que 61 % des professionnels de santé sont hostiles à l’idée d’un C=CS ou plus simplement à la mort du C.

A.H.

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 L’AMUF suspend sa grève symbolique

L’Association des médecins urgentistes de France (AMUF), déclarant une « trêve », a suspendu le mouvement de grève symbolique entamé par le syndicat au début du mois de décembre. Paradoxalement, l’AMUF prend cette décision… faute de réussir à se faire entendre par le gouvernement. Le syndicat du Dr Pelloux dénonce un « refus de dialogue inacceptable dans une démocratie ».

Appelant au « rassemblement des forces syndicales hospitalières afin de dénoncer la crise qui touche l’ensemble des services d’urgences et l’hôpital public », l’AMUF appelle les praticiens hospitaliers à participer à la journée nationale de mobilisation de jeudi. Le syndicat continue de fustiger le projet du gouvernement de transformer l’institution hospitalière en « hôpital-entreprise ». À ce sujet, les déclarations faites vendredi dernier par Nicolas Sarkozy lors de son déplacement à Rambouillet n’ont pas rassuré l’AMUF qui en fait la lecture suivante : « Le néolibéralisme est en train de casser l’esprit du service public et de l’intérêt général. »

› K. P.

Quotimed.com, le 17/03/2009

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 Baisse de popularité pour Roselyne Bachelot

La cote de Roselyne Bachelot auprès des Français s’effrite depuis le début de l’année. Depuis janvier, elle est passée en janvier en dessous des 50% d’opinions favorables vle baromètre OpinionWay pour Metro-Krief-Group, . Et la dernière vague de ce sondage mensuel, rendu publique dimanche montre que désormais le pourcentage de Français qui ont une opinion positive de son action(48%) est presque le même que la proportion des mécontents (47%). Malgré une baisse d’un point de sa cote en mars, la ministre reste néanmoins une des ministres les plus populaires du gouvernement, après Jean-Louis Borloo (Ecologie : 63%), Bernard Kouchner (Affaires étrangères : 61%), Michel Barnier (Agriculture : 49%), et à éagalité avec le ministre de la Défense Hervé Morin.

Sondage réalisé du 2 au 7 mars par téléphone auprès d’un échantillon de 1001 personnes âgées de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

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 Politiquement correct au MEDEC

Le MEDEC, congrès médical, s’est bien entendu penché sur les problèmes de démographie médicale, sujet d’actualité politique s’il en est.

Autant dire que si les compte-rendus que l’on peut lire ici ou là sont le reflet de la réalité de ce qui s’est dit, les auditeurs ont eu droit à des flots de propos lénifiants et très très très tièdes, avec en musique de fond "tout va très bien Madame la Marquise".

Le président de l’ordre donne quelques chiffres…

lire la suite sur : http://www.le-toubib-est-generalist…

 La publicité pour l’alcool sur Internet critiquée par la Société française de santé publique

La Société française de santé publique (SFSP) a déclaré ce mardi qu’autoriser la publicité pour l’alcool sur Internet constituerait "une régression terrible". Cette réaction intervient après l’annonce de l’adoption le 9 mars par les députés de l’amendement sur ce sujet à la loi Bachelot.

à lire sur : http://www.latribune.fr/entreprises…

 Formindep et HAS

à lire sur : http://www.le-toubib-est-generalist…

 OPA sur l’analyse médicale : vers une nouvelle bulle financière ?

L’article 20 autorisant la privatisation totale des laboratoires d’analyse médicale a été supprimé de la loi Bachelot. Est-ce à dire que le rachat des labos par les spéculateurs est interdit ? Que nenni, les financiers viennent d’inventer une nouvelle spécialité… la biologie financière.

à lire sur : http://www.lesmotsontunsens.com/pri…

 Le Luxembourg légalise l’euthanasie

à lire sur : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2…

 Les députés donnent un statut juridique à l’élu ordinal

La réforme de l’instance ordinale, réclamée depuis plusieurs années, a été adoptée par les députés.

« Nos demandes ont été dans l’ensemble entendues ». Le Dr André Deseur, conseiller national peut en être satisfait. Introduite par un article additionnel dans le projet de loi HPST, la réforme de l’instance ordinale réforme vise à « renforcer les capacités de contrôle et la stabilité des ordres, d’améliorer et de simplifier le fonctionnement ».

Pour cela, les députés ont accordé un statut juridique à l’élu ordinal et affirmé le caractère non lucratif de sa fonction. Des élus qui pourront aussi « percevoir des indemnités, selon des règles et des modalités fixées par voie réglementaire, afin d’éviter certains abus qui avaient été justement dénoncés ».

Les modalités d’élection, de durée et de renouvellement des mandats devront aussi être modifiées. Actuellement, la durée du mandat des conseillers des ordres des professions médicales et pharmaceutiques est fixée par la loi à six ans, avec un renouvellement par tiers tous les deux ans. Or selon le ministère de la santé, « ces renouvellements trop fréquents ne permettent pas une gouvernance efficace et continue des instances ordinales ».

C’est pourquoi il est proposé de conserver une durée de mandat de six ans, mais de ne prévoir qu’un renouvellement par moitié tous les trois ans. Dans un souci de simplification, la mesure procède à un déclassement de certains des articles relatifs à la périodicité et au mandat, afin que les modalités d’élection des instances ordinales soient fixées par voie réglementaire, tel que cela est également proposé pour les ordres paramédicaux.

Loan TRANTHIMY

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 La CSMF lance le DM Pro

L’Association médicale d’échanges informatiques (AMEI), créée à l’initiative du syndicat CSMF, a dévoilé son dossier médical professionnel en voie d’expérimentation, le DM Pro, lors d’ateliers de démonstration au MEDEC. Outil de coordination des soins, le DM Pro comporte notamment un volet médical de synthèse (VMS) comme celui conçu par Cegedim pour ses premières expérimentations du DMP en 2006. Accessible via un logiciel médical installé ou bien sans logiciel, en accédant à un site web sécurisé, le DM Pro peut aussi être enrichi de données issues du Web médecin de l’Assurance-maladie (prescriptions…), et cela sans aucune saisie supplémentaire. La consultation du DM Pro et l’extraction de certaines données nécessitent la signature d’une fiche de consentement par le patient et le médecin, et l’utilisation de la carte Vitale. Le DM Pro « ne dispense pas du tout le médecin de l’interrogatoire, de l’examen clinique du patient », admet le Dr Christian Espagno, vice-président de la CSMF chargé du DM Pro, puisque le VMS « n’est pas exhaustif ».

Le Quotidien du Médecin du : 17/03/2009

http://www.quotimed.com/journal/ind…

Systèmes d’information de santé partagés

 Le Président du GIP promet une première version du DMP en 2010

Le programme de relance du Dossier médical personnel (DMP) et des systèmes d’information de santé (SIS) sera détaillé par Roselyne Bachelot dans la dernière semaine de mars. Compte tenu des nouvelles orientations gouvernementales à venir pour ce vaste chantier, l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (composé de députés et de sénateurs) va procéder à des auditions sur le sujet « à partir du mois d’avril », a indiqué Pierre Lasbordes, l’un de ses vice-présidents, à l’occasion d’une conférence du MEDEC. Ce sera le troisième diagnostic parlementaire sur le DMP et les SIS après les rapports Jégou (2005) et Door (2008).

Sans vraiment lever le voile sur la feuille de route du DMP et des SIS en voie de finalisation, les deux responsables de la Mission de préfiguration de l’Agence des systèmes d’information de santé partagés (ASIP) en ont un peu donné le ton au MEDEC 2009.

Ainsi, Jean-Yves Robin, directeur du Groupement d’intérêt public (GIP) « DMP » et futur directeur de l’ASIP, a annoncé qu’il recevra « les commentaires (sur la feuille de route) pendant un délai de deux mois » avant de « poser un deuxième jalon en juin » pour remobiliser les différents acteurs concernés - professionnels de santé, associations de patients, industriels. De son côté, le président du GIP-DMP Michel Gagneux a précisé, à la conférence de l’Ordre des médecins sur les échanges professionnels sécurisés, que les acteurs des SIS (professionnels, patients et industriels) se verront proposer « des objectifs, une trajectoire et des modes opératoires très largement fondés sur les expérimentations et la concertation ».

En matière de gouvernance, Michel Gagneux s’apprête à présenter dans quelques jours « un troisième rapport à la demande de la ministre », après la revue de projet (ou rapport d’audit de novembre 2007) et son rapport sur les pistes de relance (remis au printemps 2008). « Il complétera les deux autres sous un angle éthique », a ajouté le futur président de l’ASIP, qui ne semble pas croire à la nécessité de créer à court terme une nouvelle autorité de surveillance des SIS - en plus de la CNIL dont le champ de compétence couvre la santé. Les recommandations du dernier rapport Gagneux ont été largement suivies par Roselyne Bachelot, mais chaque rapport administratif « n’est pas une "Bible" dès lors qu’il est propre aux problématiques du moment », a fait remarquer son auteur. S’il a déjà « fait l’Ancien Testament » en matière de DMP, a ironisé Michel Gagneux, il est actuellement « en train d’écrire le Nouveau avec Jean-Yves Robin ». Selon le président du GIP-DMP, le nouveau calendrier fixé devrait prévoir pour 2010 « une première étape de DMP avec des services initiaux utilisables en vie réelle ».

« Conférence de consensus »

Quant au cadre réglementaire, Michel Gagneux souhaite aboutir à « une sorte de conférence de consensus » (tenant compte des récentes doléances des Ordres professionnels), en vue d’une parution de l’arrêté sur la confidentialité des données de santé « avant la fin 2009 ». À propos de cet arrêté, la Commission nationale de l’Informatique et des libertés (CNIL) « attend toujours une saisine officielle », a souligné sa directrice des affaires juridiques, Sophie Vuilliet-Tavernier. Elle a fait part d’un constat pratiquement inchangé depuis dix ans à propos de l’informatique de santé : « Aujourd’hui, la CNIL ne considère pas que la sécurité est satisfaisante ». A une exception près, a nuancé la juriste de la Commission : le dossier pharmaceutique.

› AGNÈS BOURGUIGNON

Le Quotidien du Médecin du : 17/03/2009

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Tarif des spécialités cliniques

 Le nouveau projet du SML

INSATISFAIT de la première mouture du contrat d’amélioration des pratiques individuelles (CAPI) soumis par l’Assurance-maladie, « ses indicateurs trop élevés et choisis unilatéralement par les caisses, son mode de rémunération peu ambitieux », le Syndicat des médecins libéraux (SML) a présenté un nouveau projet de rémunération des spécialités cliniques. Destiné aux spécialistes en médecine générale, aux autres cliniciens et aux médecins à exercice particulier (MEP), ce projet prévoit des modes de rémunération particuliers à trois situations. Pour le suivi des patients en affection de longue durée (ALD), le SML envisage une part forfaitaire prévisible qui permettrait au médecin d’assurer le suivi de ses patients chroniques à risque à laquelle s’ajouteraient une part à l’acte et une autre à la performance plus orientée vers des objectifs de santé publique et de prévention. Le syndicat préconise la création d’une nouvelle consultation pour les actes à haute valeur médicale ajoutée baptisée TEP pour thérapeutique, éducation, prévention. Chaque spécialité définirait le profil cible des patients et les protocoles de conduite du TEP avec les collèges de spécialité et les partenaires conventionnels. Enfin, le SML propose un contrat d’incitation à l’amélioration de la qualité (CIAQ). « Une contreproposition au CAPI mais beaucoup plus ambitieuse », selon le Dr Christian Jeambrun, président du SML. Les indicateurs seraient choisis par les partenaires conventionnels après consultation des collèges de spécialité. Le syndicat placera ses revendications au centre des négociations conventionnelles qui doivent reprendre dans la deuxième quinzaine de mars. « Ces propositions ont un coût immédiat mais elles ouvrent la voie à des améliorations en termes de qualité des soins qui aboutiront à une diminution du volume d’actes et des économies à moyen terme », pronostique le syndicat.

› CH.G.

Le Quotidien du Médecin du : 17/03/2009

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 L’état de santé des diabétiques s’améliore, mais…

Lancée le 1er octobre 2007 et portant sur 9 789 patients diabétiques de type II, ENTRED 2007-2010* livre ses premiers résultats, qui sont encourageants rapportés à ceux de la première étude du type, de 2001. En seulement six années, on constate une baisse à la fois de la pression artérielle, de la glycémie et du cholestérol, quel que soit l’âge.

CES BONS RÉSULTATS ont été atteints notamment grâce à une intensification des traitements par antidiabétiques oraux et insuline et à une meilleure adéquation aux recommandations en la matière, les biguanides étant plus largement prescrits. Les traitements préventifs des maladies cardio-vasculaires et rénales sont aussi plus fréquents, avec en particulier une nette progression de la fréquence des traitements par antiagrégants plaquettaires (de 24 à 32 % des patients) et par statines (de 23 à 44 %) ainsi que du traitement par inhibiteur de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (IEC) ou antagoniste du récepteur de l’angiotensine II (de 44 à 57 %).

Obésité et complications.

Des améliorations majeures, donc, mais des progrès restent à faire : l’obésité est en hausse (+7 % pour atteindre 41 % des patients), de même que les complications de la maladie (cardiaques, ophtalmologiques et podologiques), ce qui, dans ce dernier cas, peut s’expliquer partiellement par un meilleur dépistage et par l’allongement de la durée de vie (35 % des hommes et 25 % des patients de 2007 ont plus de 75 ans).

Autres points négatifs : seulement 20 % des diabétiques ont bénéficié d’une consultation diététique, moins de deux sur trois (59 %) ont un contrôle glycémique correct et à peine plus de la moitié (51 %) ont une pression artérielle au seuil ou sous le seuil de 130/80 mmHg. Et le dépistage des complications (consultation ophtalmologique annuelle, dosage urinaire de l’albumine, gradation du risque podologique) laisse encore à désirer.

Il existe en outre de grandes inégalités dans la prise en charge, comme en témoignent les remboursements versés par l’Assurance-maladie : si le remboursement moyen atteint 5 400 euros par diabétique en 2007, 10 % des patients concentrent la moitié de ces remboursements.

› RENÉE CARTON

* Trois études par questionnaires auprès des patients et de leurs médecins, réalisées entre octobre 2007 et juin 2008 et données de remboursements de l’Assurance-maladie. Résultats de l’étude sur le site de l’Institut de veille sanitaire : www.invs.sante.fr.

Quotimed.com, le 17/03/2009

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