Espace Généraliste

Revue de presse du 15 Mars 09

samedi 14 mars 2009 par JOSEPH Didier

  Sommaire  

 Les généralistes du Boulonnais dénoncent le « harcèlement » de la CPAM

à lire sur : http://www.lavoixdunord.fr/Locales/…

Manifestation symbolique devant la CPAM

 Les médecins généralistes boulonnais s’estiment “harcelés” par la Sécurité sociale

à lire sur : http://www.lasemainedansleboulonnai…

 Allocution informelle devant les personnels du centre hospitalier de Rambouillet

à voir ici : http://www.elysee.fr:80/webtv/index…

 Un tiers indésirable en consultation : le voyou conjugal.

Une drôle de race usage mes consultations. Je pense aux siamois des couples monozygotes, incapables de lâcher leurs prothèses conjugales en salle d’attente.

Chacun vit son vice comme il l’entend, j’entends bien, mais pousser le jeu fusionnel jusque cœur de la consultation médicale, voilà bien une chose qui me les entrechoque. Chacun pense avec son histoire, avec son parcours, avec ses phobies, et j’entrevois bien dans ce papier qui vient une des miennes, asphyxiante, même si je conçois que beaucoup d’entre vous puissent trouver touchant et merveilleux de partager jusqu’à ses thromboses hémorroïdaires, ses polypes ou ses endométrioses. Moi, je trouve ça répugnant…

lire la suite sur : http://docteur-coq.over-blog.com/ar…

 Exclusif : la grande majorité des professionnels de santé ne veulent pas d’un « super patron » à l’hôpital, point phare de la loi Bachelot

Paris, le vendredi 13 mars 2009 – Qu’ils se présentent comme ses opposants ou au contraire comme ses plus fervents admirateurs, les observateurs de la vie politique s’accordent pour reconnaître que Nicolas Sarkozy a imposé depuis son élection à la présidence de la République « un nouveau style ». L’une des caractéristiques marquantes de ce « style » est sans conteste la volonté de mettre en place une hégémonie du pouvoir du président, de s’ériger en « super patron » de la France. Souhaitant apparemment faire de la France le miroir de l’Elysée, il semble que Nicolas Sarkozy soit aujourd’hui tenté d’imposer ce modèle à l’ensemble des institutions françaises. Dans les différentes réformes défendues (non sans mal) cet hiver, on retrouve en effet la volonté de mettre en place des directeurs, dotés de pouvoirs plus importants et qui devraient à terme bouleverser peu ou prou l’organisation actuelle des choses. Ainsi, à l’Université, il a été souhaité que les présidents puissent exercer une influence plus grande sur la carrière des enseignants chercheurs, de même qu’à l’hôpital, Nicolas Sarkozy a martelé à plusieurs reprises depuis son élection son désir d’y voir trôner un véritable « patron ».

Conseil de surveillance, directoire… quelle entreprise cela vous rappelle-t-il ? Le projet de loi Hôpital patients santé territoire (HPST) est la baguette magique qui se doit d’exhausser les souhaits de Nicolas Sarkozy. Le texte dont les députés viennent d’achever le premier examen, avant que les sénateurs ne s’en emparent à leur tour en mai, modifie en profondeur l’organisation de la gouvernance de l’hôpital. Dans un pays où le verbe a une bien grande importance, on observe que la première modification porte sur les mots. Ainsi, l’ancien conseil d’administration des hôpitaux doit devenir un « conseil de surveillance », tandis que ce qui était jusqu’alors le conseil exécutif est remplacé par un « directoire » : autant de termes nouveaux à l’hôpital, qui avec celui de patron, renvoie sans mystère à la notion d’entreprise. Président du directoire, le directeur de l’hôpital, qui signera avec l’Agence régionale de santé (ARS) un contrat d’objectif, verra ses pouvoirs d’autant accrus que ceux du « conseil de surveillance » et de la commission médicale d’établissement (CME) ont été affaiblis. Cette dernière, dont le président aura le « titre ronflant de premier vice président du directoire », selon l’expression à l’assemblée nationale le lundi 16 février du docteur Jean-Marie Le Guen (PS) aura pour mission de « contribuer à l’élaboration de la politique d’amélioration continue de la qualité et de la sécurité des soins » et de « proposer au président du directoire un programme d’actions d’indicateurs de suivi ». Un décret doit préciser les modalités de saisie de cette CME et indiquer qu’elle élabore le « projet médical » de l’établissement. Pour un grand nombre de praticiens hospitaliers et d’élus, cette réforme entraînera nécessairement un affaiblissement du pouvoir des médecins à l’hôpital. Ainsi, au cours des débats parlementaires, Jean-Marie Le Guen a fustigé : « Les médecins ne sont plus rien, le président de la CME n’a plus aucun pouvoir (…). On aura un directeur omnipotent », tandis que le ministre de la Santé, Roselyne Bachelot tentait de rassurer : « Le pouvoir médical est actuellement parfois dilué et je veux sanctuariser le pouvoir médical dans l’hôpital public ».

83 % de professionnels de santé opposés au renforcement des directeurs d’hôpitaux Les arguments du ministre n’auront nullement rassuré les professionnels de santé qui rejettent avec force l’idée d’un renforcement des pouvoirs des directeurs d’hôpitaux. En effet, un sondage réalisé sur notre site du 3 au 12 mars, ayant rencontré un important succès (700 répondeurs) qui témoigne de la volonté des professionnels de santé de faire entendre leur voix sur le sujet, se révèle très majoritairement en défaveur de l’un des symboles phares du projet de loi HSPT. Les lecteurs du JIM ont ainsi été 83 % à se déclarer opposés au renforcement des pouvoirs des directeurs d’hôpitaux, tandis que seuls 16 % ont manifesté leur adhésion à ce nouveau système et qu’une très faible part (eu égard aux autres sondages) soit 1 % a préféré ne pas se prononcer. Alors qu’un sondage publié la semaine dernière par le Quotidien du médecin mettait en évidence l’hostilité d’une majorité de médecins (7 sur 10) à la politique actuelle du gouvernement, pour la Confédération des praticiens des hôpitaux (CPH), cette opposition majeure révèle « l’échec de la désinformation ».

A.H.

http://www.jim.fr/en_direct/pro_soc…

 Une infirmière aurait détourné 800 000 euros

à lire sur : http://www.lefigaro.fr/actualite-fr…

 CHU de Caen : Joël Martinez avait effectué pour plus de 800.000 euros de travaux dans sa villa de fonction

à lire sur : http://www.infirmiers.com/actu/deta…

 Réforme du LMD pour les infirmiers : Nicolas Sarkozy demande à Roselyne Bachelot d’engager la concertation

à lire sur : http://www.infirmiers.com/actu/deta…

 Parler dans le désert médical du Medec

à lire sur : http://droit-medical.com/actualites…

 Cette fois, c’est l’épidémie de dengue !

à lire sur : http://www.ladepeche.pf/fenua/socie…

 Le soin négocié entre le malade, ses proches et les professionnels

à lire sur : http://calenda.revues.org/nouvelle1…

 Les médecins n’ont pas à faire les frais de la désertification rurale

à lire sur : http://www.rue89.com/2009/03/13/les…

 Les métiers d’infirmiers et la 1re année de médecine présentés aux étudiants

à lire sur : http://www.lavoixdunord.fr/Locales/…

 Nouveau Plan Cancer en France

à lire sur : http://www.continentalnews.fr/actua…

 « Les litiges liés à la santé sont nombreux »

JEAN-PAUL DELEVOYE, médiateur de la République

à lire sur : http://www.leparisien.fr/societe/le…

 Parapharmacie. Pont-l’Abbé ouvre une brèche

à lire sur : http://www.letelegramme.com/ig/gene…

 Rions en choeur et à plusieurs reprises

Tout d’abord, à tout seigneur tout honneur, avec notre indécrottable président, qui ne perd pas une occasion de démontrer qu’il ne connait rien à la santé, mais sait par contre caresser dans le sens du poil.

Cette fois c’est à l’hôpital de Rambouillet qu’il a exigé que les libéraux fassent leurs gardes "pour désengorger les urgences".

Le fait qu’il n’y a aucun rapport entre les deux, la régulation et la chute drastique d’activité en garde l’ayant bien démontré, ne le gêne bien sûr aucunement…

lire la suite ici : http://www.le-toubib-est-generalist…

 Séisme en algologie et en anesthésie : fraude scientifique majeure de Scott Reuben, financé surtout par Pfizer, concernant l’efficacité antalgique de Lyrica, Celebrex, Effexor…

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 C = CS : le verdict positif de Grenoble

C. L B

MG France triomphe : dans un arrêt récent, la Cour d´appel de Grenoble contredit un jugement précédent opposant MG 26 et l´assurance maladie, sur l´application du C à 23 euros pour les médecins spécialistes en médecine générale. La Cour autorise en conséquence les médecins titulaires d´un DES de médecine générale ou ceux ayant obtenu la qualification auprès de l´Ordre (soit environ 40 % du corps des médecins généralistes, selon MG France), à appliquer le CS à 23 euros. Sans attendre, le syndicat a « immédiatement appelé les spécialistes en médecine générale à coter leurs actes en CS », malgré les mises en garde de l´assurance maladie, qui a d´emblée fait savoir qu´elle allait se pourvoir en cassation. Et a informé les assurés sociaux « que le tarif de la consultation de médecine générale ne change pas et reste à 22 euros ».

Cette décision, « ouvre la porte à une médecine générale à deux vitesses », souligne néanmoins l´Unof (généralistes de la Confédération des syndicats médicaux français), qui « ne voit pas pourquoi », cette mesure ne serait réservée qu´à une catégorie de médecins généralistes. Elle invite tous les généralistes à effectuer « dans les jours qui viennent, leur demande de qualification auprès du Conseil de l´Ordre de leur département ». Et ajoute qu´il semble « cohérent » que les généralistes puissent appliquer les majorations des autres spécialités cliniques, notamment la Majoration Provisoire Clinicien (MPC), de 2 euros. Mais, « pour ne pas pénaliser les patients », le syndicat demande en urgence, une réunion conventionnelle « pour tirer toutes les conséquences de cette situation nouvelle ».

Mauvais coucheur, le Syndicat des médecins libéraux (SML) ne participe pas à la liesse générale. Bien au contraire, il pointe du doigt les « contradictions du syndicat mono-catégoriel », qui porte d´un côté le « combat du C = CS », et de l´autre « se bat pour que la médecine générale soit enfermée dans un rôle de médecine de premier recours ». Cette revalorisation, tient à souligner le syndicat polycatégoriel « ne constitue pas l´unique horizon de la revalorisation réelle de la médecine générale ». Une vraie revalorisation impliquant selon son analyse, « que la médecine générale sorte du ghetto de la médecine de premier recours » et que, comme toutes les autres spécialités cliniques, elle « s´ouvre à d´autres champs d´activité », comme la prévention ou la santé publique.

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 Sarkozy à Clairefontaine, défend l´hôpital et tacle les libéraux

C. L B

C´est, entouré d´un cercle restreint de journalistes accrédités, que le président de la République s´est déplacé avec la ministre de la Santé et le Président du Sénat au centre hospitalier de Rambouillet (Yvelines), pour défendre la future loi Hôpital, patients, santé, territoires (Hpst), dont les députés viennent de terminer l´examen en première lecture.

« La France fait un effort pour son hôpital comme aucun pays ne le fait. Point », se serait exclamé Nicolas Sarkozy selon l´agence AP, lors d´une table ronde au centre national de football de Clairefontaine. La réforme de l´hôpital, doit être vue par la communauté hospitalière comme « une marque d´intérêt du gouvernement et du Parlement pour un lieu central de notre société, aurait-il assuré. Cette réforme est juste, il faut la faire ».

Rappelant que « l´hôpital a été le grand absent dans les réformes qu´il y a eues dans notre pays depuis 25 ans », le chef de l´Etat - relate « nouvelobs.com », a insisté sur les moyens déployés : 50 % de budget en plus sur les dix dernières années et 100 000 emplois en plus sur la même période.

Le Chef de l´Etat a également demandé que les médecins libéraux aident au désengorgement des urgences hospitalières en faisant des gardes « On a pris l´habitude comme on ne trouve pas de médecin, d´aller à l´hôpital à l´importe quelle heure pour n´importe quoi », a-t-il relevé.

Le Président a par ailleurs confirmé que la réforme de la formation d´infirmière va concerner les élèves entamant leurs études cette année, avec une reconnaissance au niveau de la licence du diplôme obtenu en trois ans, en 2012. Une concertation devrait prochainement s´engager au ministère de la Santé pour envisager toutes les évolutions (statut, rémunération) qu´implique cette réforme.

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 Spécialistes libéraux et hospitaliers, unis contre la loi Bachelot

Les spécialistes de la Confédération des syndicats médicaux français (Umespe-Csmf), viennent d´officialiser par une motion commune, signée avec la Confédération des praticiens hospitaliers (CPH) et l´Intersyndicale nationale des praticiens hospitaliers (Inph), le front réunissant médecins spécialistes libéraux et hospitaliers publics contre la future loi Bachelot.

Au-delà des statuts différents, est-il expliqué dans ce texte, plusieurs préoccupations unissent les spécialistes libéraux et hospitaliers, qui devraient être reconnues dans la loi. Il en va ainsi du respect de leur indépendance professionnelle, de la mise en place d´une organisation des soins centrée sur des besoins populationnels d´un territoire de santé, garantissant l´accès aux soins pour tous, de la mise en place de pratiques coopératives entre médecins de différents territoires, en particulier pour l´organisation de la permanence des soins. Libéraux et hospitaliers veulent également que l´on reconnaisse la spécificité de la démarche clinique des spécialistes, « tout particulièrement dans le champ des disciplines cliniques, à côté de la médecine générale de premier recours ». Ils soulignent également l´ « urgence » d´une lisibilité institutionnelle de la FMC, et veulent qu´une instance de concertation institutionnelle unique au niveau régional soit mise en place.

Mais ce sont également des oppositions qui unissent ces centrales, d´ »histoire et de sensibilité » parfois différente. Umespe, CPH et Inph s´élèvent contre « la logique d´industrialisation et de marchandisation des soins inscrite dans la loi » et considèrent que celle-ci ne permet pas de prendre en compte la complexité des prises en charge. Le projet de loi Bachelot enfermerait le soin dans une « logique comptable » et substituerait à une prise en charge individualisée des malades, une réponse « standardisée et normée » des maladies.

Jean-François Rey (Umespe), Pierre Faraggi (CPH) et Rachel Bocher (Inph), estiment enfin que cette réforme « étouffera définitivement les multiples initiatives locales » qui se développent sur le territoire, tout en enfermant les médecins « dans une logique hiérarchisée sous l´autorité de gestionnaires et d´acteurs administratifs préjudiciable à la qualité et la sécurité des soins ».

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 Démission d´un directeur de CHU visé dans le « Livre noir des hôpitaux »

Pamela Messi

Aujourd´hui paraît « Le Livre noir des hôpitaux », publié chez Calmann-Lévy par trois journalistes du Point, Philippe Houdart, François Malye et JérômeVincent. L´ouvrage, qui promet de dévoiler « les coulisses » d´un système hospitalier « à bout de souffle » produit déjà ses premiers effets : le directeur général du centre hospitalier universitaire (CHU) de Caen, Joël Martinez, « confronté » par les auteurs du livre « aux 836 997 euros de dépenses qu´il a fait engager par le CHU de Caen pour la rénovation et la décoration de son logement de fonction », aurait démissionné « plutôt que d´affronter la tourmente », affirme LePoint.fr. Les trois investigateurs publient un ensemble d´informations à charge contre Joël Martinez, à la tête d´un hôpital qui, « comme beaucoup d´autres, va mal financièrement, affichant un déficit de 9,4 millions d´euros pour 2008 et 24 millions d´euros de déficit cumulé », rappelle Le Point. Selon ses informations, le directeur du CHU, installé dans un pavillon de 278 mètres carrés, aurait obtenu un permis de construire pour bâtir une véranda de 32 mètres carrés et aurait « entièrement refait » son logement. « Prévu pour coûter 284 200 euros hors taxes au départ, le chantier, à forces d´avenants, est passé à 571 038 puis à 625 120 euros, sans compter la prestation de l´architecte d´intérieur d´un montant de 89 355 euros TTC », raconte le magazine.

Par ailleurs, d´après les journalistes, chez 9 des 16 directeurs adjoints disposant eux aussi de logements de fonction, « environ 700 000 euros ont également été dépensés, aussi bien pour faire des terrasses extérieures que pour réaliser des cuisines à 15 000 euros l´unité ».

Pour finir, ils épinglent les dépenses entreprises par Joël Martinez pour « relooker » sont hôpital : la salle de restaurant privé et la salle de réunion directoriale aurait été refaite par un architecte d´intérieur « pour un montant estimé entre 45 000 et 60 000 euros ». Et le directeur général aurait également prévu « de faire décorer l´un des selfs de l´hôpital pour un coût 420 000 euros, alors que le CHU bourré d´amiante, doit être reconstruit ». Conclusion des enquêteurs : « le CHU aurait ainsi engagé pour près de 2 millions d´euros de dépenses, difficilement justifiables dans cette période de disette financière ».

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 Front commun syndical contre l´instauration de trois collèges électoraux

C. L B

L´amendement présenté par Jacques Domergue (UMP), député et chirurgien, à la future loi Bachelot n´en finit pas de susciter des remous parmi les syndicats de médecins libéraux. Adopté en séance, cet amendement -surprise instaure, pour les médecins, la création de trois collèges dans les futures unions régionales des professions de santé (Urps), appelée à remplacer les actuelles Unions régionales de médecins libéraux (Urml). Au lieu d´être partagée en deux collèges, la profession serait scindée en trois groupes : médecins généralistes, médecins spécialistes et médecins exerçant en plateau technique (chirurgiens, obstétriciens et anesthésistes).

« Cela ne correspond à aucune logique, s´emporte la Fédération des médecins de France, en soulignant que « les médecins ont des préoccupations communes toutes tournées vers les patients », et priant les sénateurs de « rejeter cette mesure qui morcelle le corps médical ». La branche spécialiste de la Confédération des syndicats médicaux français (Umespe-Csmf) hausse aussi le ton. Tout en rappelant que, depuis 2007 « l´ensemble des médecins bénéficient d´une formation initiale de médecins spécialistes et constituent, de ce fait, une entité homogène », l´Umespe rappelle que la prise en charge des patients est désormais « pluridisciplinaire », et que la vision du « député Domergue » est « celle de la première moitié du 20e siècle, avec un chirurgien, un anesthésiste et un généraliste tenant les écarteurs ». L´Umespe menace d´appeler l´ensemble des médecins spécialistes à se retirer de toutes les gardes et astreintes non indemnisées dans les établissements de soins privé, si cet amendement « inacceptable » était maintenu au cours du débat parlementaire.

Enfin, c´est d´une voix commune que la Csmf, le Syndicat des médecins libéraux, Alliance et la FMF - syndicat qui soutien la réforme - ont choisi de saisir les sénateurs. Ils les enjoignent de revenir « au principe d´un collège unique qui fédère la profession autour d´objectifs fondamentaux communs », et « refusent la balkanisation de la profession ».

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 Les Unions régionales des professionnels de santé auront trois collèges

La réforme du mode de représentation des professionnels de santé libéraux s’est achevée avec la création des unions régionales professionnelles de santé (URPS).

Dans chaque région, l’URPS rassemble pour chaque profession les représentants des professionnels de santé . Par ailleurs, chaque instance devra disposer de trois collèges distincts : généralistes, spécialistes, médecins exerçant sur des plateaux techniques (chirurgiens, obstétriciens et anesthésistes). C’est cette disposition issue d’un amendement du Dr Jacques Domergue, député UMP de l’Hérault, qui a soulevé un tollé général de quatre syndicats médicaux : la CSMF, le SML, la FMF et l’Alliance. Dans un communiqué commun, ils dénoncent « la balkanisation de la profession » et la division du corps médical dans les URPS, « au moment où la profession médicale a enfin un statut unique de spécialiste pour tous les médecins, y compris les médecins généralistes ». Dans un communiqué distinct, la branche spécialiste de la CSMF, l’Umespe, a annoncé qu’elle appellerait l’ensemble des spécialistes à « se retirer de toutes les gardes et astreintes non indemnisées dans les établissements de soins privés, si cet amendement inacceptable était maintenu ». Joint par Impact médecine, le Dr Jacques Domergue se justifie : « les trois professions ne bénéficient pas toutes de la représentativité qu’elles devraient avoir pour défendre leur intérêt. Pour les aider, elles doivent dans une première étape être identifiées. C’est pourquoi j’ai proposé de créer ce troisième collège ». La balle est désormais dans le camps des sénateurs.

Loan TRANTHIMY

http://minilien.com/?OzsLWjLHAb

 C à 23 euros : l’arrêt qui dit oui !

La cour d’appel de Grenoble a autorisé cette fin de semaine, des praticiens qui détiennent la qualification de spécialistes en médecine générale à appliquer un tarif de 23 euros pour leur consultation. Quelque vingt mille généralistes – les titulaires du nouveau diplôme (DES) faisant de la médecine générale une spécialité et ceux ayant sollicité et obtenu cette reconnaissance auprès de l’Ordre des médecins - sont donc a priori concernés. Mais surtout, les caisses d’assurance-maladie, désormais, ne devraient donc plus pouvoir menacer ces médecins d’amende lorsqu’ils pratiquent un C à 23.

MG-France, à l’origine du dépôt de plainte après un contentieux qui opposait des généralistes de la Drôme à l’assurance-maladie se frotte les mains. « La Cour d’appel a validé tous nos arguments juridiques », se réjouissait ainsi le Dr Claude Leicher. Tandis que son président, le Dr Martial Olivier-Koereth expliquait ce vendredi sur les ondes de France-info, « que la nomenclature prévoit un tarif de 23 euros pour les consultations spécialisées, donc les généralistes reconnus comme des spécialistes doivent appliquer ce tarif ». L’Unof, pas en reste, enfonce le clou : « la logique de l’arrêt qui vient d’être prononcé, c’est qu’il n’y a aujourd’hui aucune raison pour que les majorations applicables aux spécialités cliniques ne le soient pas à la spécialité de médecine générale, dès lors que les généralistes sont désormais autorisés à coter CS ». Et le Dr Michel Combier, chef de file des généralistes CSMF, de conclure : « il apparaît donc cohérent que les généralistes puissent appliquer les majorations des autres spécialités cliniques, notamment la Majoration Provisoire Clinicien » (2 euros).

Tout semble concorder pour une application immédiate pour appliquer le C à 23. Sauf que l’assurance-maladie continue de s’y opposer… En effet après l’arrêt de la Cour d’appel, la Cnam s’est tout de suite pourvu en cassation, et a informé ses assurés, dans un communiqué « que le tarif de consultation de médecine générale de ne change pas et reste à 22 euros ».

François Petty

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La démographie médicale en question au MEDEC

 Les pôles de santé, rempart contre la coercition à l’installation

Pour la traditionnelle conférence inaugurale du MEDEC, le thème retenu cette année était tout naturellement la démographie médicale, alors que la loi Bachelot propose de reculer à 2012 l’adoption de mesures contraignantes comme les contrats de solidarité. Pour la majorité des intervenants, qui soulignent que les déserts médicaux ne sont pas légions, le salut passe par le regroupement au sein de pôles de santé.

GROSSE AFFLUENCE à la conférence inaugurale du congrès du MEDEC, dont le thème était « Démographie médicale, où va-t-on ? ». Animé par Gérard Kouchner, président de CMP Medica, le débat accueillait le Dr Michel Chassang, président de la CSMF (Confédération des syndicats médicaux français), le Dr Michel Legmann, président du Conseil national de l’Ordre des médecins, Jean Parrot, président de l’Ordre national des pharmaciens, Frédéric van Rœkeghem, directeur de l’UNCAM (Union nationale des caisses d’assurance-maladie), le Dr Martial Olivier-Koehret, président de MG-France, et le Pr Laurent Degos, président de la HAS (Haute Autorité de santé).

Un bref exposé de la situation démographique médicale pour commencer. Certes, il y a 260 000 médecins inscrits au tableau de l’Ordre, explique en substance le Dr Michel Legmann, mais il faut retrancher de cette somme 38 000 médecins retraités, 4 100 retraités en activité partielle, 6 282 temporairement sans activité et 10 000 remplaçants. « Les médecins en activité régulière ne sont donc qu’environ 200 000 », note Michel Legmann qui précise pour couronner le tableau que « l’activité libérale n’est plus attractive : en 2009, seuls 9 % des médecins nouvellement inscrits au tableau ont choisi l’exercice libéral ». Entre 1988 et 2008, ajoute-t-il, le nombre de remplaçants a augmenté de 523 %.

Très vite, l’épée de Damoclès de la contrainte à l’installation est au centre du débat. Frédéric van Rœkeghem note qu’au-delà de leurs légitimes revendications, « la responsabilité des soignants est de répondre aux besoins de soins de la population ». Pour le patron de l’UNCAM, « aucun pays n’a de solution miracle, même si l’on sait que l’élément financier n’est pas déterminant. Ce qu’il faut, c’est une palette de solutions, mais si les professionnels répondent aux besoins de la population, la question de la contrainte sera levée ». Michel Chassang prend à son tour la parole. Pour lui, dans 95 % des cantons, les patients ont accès à un médecin « à moins de dix minutes de distance », si bien que « seuls 4 % de la population est touchée par les déserts ». « Cela fait tout de même 2,5 millions de personnes », rétorque Frédéric van Rœkeghem. Michel Chassang ne se laisse pas démonter : « Certes, les dix prochaines années seront dures, mais les choses vont ensuite s’améliorer grâce à la hausse du numerus clausus ». Pour le patron de la CSMF, « il faut raison garder, ne pas céder à la panique et ne pas remettre en cause le pilier de la médecine libérale qu’est la liberté d’installation ». Selon lui, la loi HPST (Hôpital, patients, santé et terrotoires) conduit les libéraux « à l’étatisation et à la remise en cause de l’exercice libéral. Les incitations qu’elle prévoit méritent d’être saluées, mais cette loi est polluée par les mesures de coercition, comme les contrats de solidarité ou la taxe, prévus à partir de 2012. J’espère que le Sénat reviendra sur le principe de cette taxe ».

Hédonisme.

Martial Olivier-Koehret revient sur son idée d’analyser en deux mois la situation démographique, département par département (« le Quotidien » du 2 mars) : « Cette proposition n’était pas risquée, car les problèmes d’accès aux soins sont réduits géographiquement, et il y a beaucoup d’endroits où il n’y a pas de médecins car il n’y a pas d’activité ». Plus généralement, le président de MG-France estime que les temps ont changé : « Il y a une préoccupation hédoniste des médecins à travailler moins. La rémunération des libéraux n’est pas très attractive, dans le salariat, on travaille moins en gagnant plus. Il est donc logique que les jeunes se tournent vers le salariat ». Le président Legmann attrape la balle au bond : « Plus personne ne devrait coter « C ». Aujourd’hui, tout le monde devrait coter en « CS » ». Même le patron de l’UNCAM le reconnaît : « C’est vrai, il y a une légère décote des revenus des libéraux par rapport à ceux des salariés ». Puis, il aborde le sujet des pôles de santé pluridisciplinaires : « La réponse à la désertification n’est pas forcément de remplacer chaque médecin qui s’en va, mais plutôt de constituer des pôles qui vont stabiliser l’offre de soins. Mais c’est difficile car il faut mettre d’accord tous les acteurs locaux ». Même tonalité du côté du Pr Laurent Degos : « Les pôles de santé sont une solution aux problèmes de démographie médicale, en mettant fin à l’exercice isolé. De plus, ils permettent la coopération interprofessionnelle ». Jean Parrot s’interroge : « Les pôles de santé, c’est très bien, mais ils vont concentrer l’offre de soins en zone rurale. Que va-t-il se passer pour les pharmacies, postes avancés de santé publique dans ces zones rurales, qui se trouveront éloignées de ces pôles ? Il ne faut pas les oublier ».

› HENRI DE SAINT ROMAN

Le Quotidien du Médecin du : 13/03/2009

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 Médecins libéraux : un interlocuteur qui se mêle de tout

Chargées d’en finir avec le cloisonnement ville/hôpital, les ARS vont établir les fameux nouveaux schémas régionaux d’organisation des soins (SROS, officiellement non opposables) élargis à l’ambulatoire. Pour les médecins libéraux, il s’agit d’une révolution : il faudra construire un nouveau partenariat avec ce puissant interlocuteur régional, unique référent administratif, qui pourra se mêler de tout ou presque, depuis la répartition des médecins à la gestion du risque régional en passant par la permanence des soins. Si Roselyne Bachelot a toujours affirmé que les conventions nationales, où se discutent aujourd’hui les affaires de la médecine de ville, seraient préservées, les inquiétudes ne sont pas levées tant le périmètre des ARS paraît infini. C’est la raison pour laquelle une partie des syndicats de professions de santé libérales crient à l’étatisation de la médecine de ville et redoutent une planification sous la férule de superpréfets sanitaires. D’autrent organisations pensent qu’il y aura des opportunités de négociation à saisir à l’échelon de chaque territoire. Chaque agence déclinera établira en effet des programmes territoriaux de santé pouvant faire l’objet de contrats locaux de santé (sur la prévention par exemple)…

En quoi les ARS vont se mêler de la médecine libérale  ? Ce sont ces agences qui piloteront le nouveau guichet unique d’aide à l’installation. Elles aussi, via les SROS, qui assureront la promotion des mesures incitatives (aides au regroupement, stages, bourses…) pendant trois ans avant d’éventuelles dispositions plus directives (contrats santé solidarité, taxe). Encore les ARS qui décideront de la cartographie des zones éligibles aux aides à l’implantation. Les députés ont également adopté un amendement qui donne aux ARS la responsabilité d’attribuer les aides régionales relevant du fonds d’intervention en faveur de la qualité et de la coordination des soins (FIQCS).

En matière de contractualisation avec les offreurs de soins, les ARS seront à la baguette pour le versement des aides et des subventions aux centres de santé, réseaux et maisons de santé dans le cadre de la stratégie régionale (matérialisée par un contrat d’objectifs et de moyens). Les ARS ont d’ailleurs été chargées de « booster » les réseaux ville/hôpital. Un amendement précise leur rôle dans la diffusion de la pratique des IVG médicamenteuses en médecine de ville. De façon plus précise, elles pourront passer avec les libéraux des contrats d’amélioration des pratiques portant sur la coordination des soins, l’installation ou la permanence des soins. Une PDS ambulatoire dont l’organisation et la gestion tombe… dans le giron des ARS.

Pour faire face à cet « ogre », les professions de santé libérales (notamment les médecins) doivent organiser leur représentation régionale. Un défi pour les syndicats médicaux (plutôt structurés à l’échelon départemental). À côté des deux collèges habituels de l’union régionale (généralistes et spécialistes), les députés ont créé un collège qui identifie les médecins de plateaux techniques. Des unions régionales des professionnels de santé (URPS) rassembleront les représentants des libéraux de santé. Les élections auront lieu au premier semestre 2010. Mais un amendement précise que les missions des unions professionnelles doivent rester du domaine technique, la contractualisation avec les ARS relevant « du domaine syndical ».

› CYRILLE DUPUIS

Le Quotidien du Médecin du : 13/03/2009

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 Didier Tabuteau : « Tous les acteurs ont peur »

LE QUOTIDIEN - La réforme des ARS est présentée comme consensuelle, au-delà des clivages politiques, pourtant on ne sent pas une adhésion franche et massive des professionnels de santé. Comment expliquez-vous ce paradoxe ?

DIDIER TABUTEAU -

C’est une transformation importante et attendue, mais tous les acteurs en ont peur. Les médecins de ville ont peur d’être contraints par une planification, le médico-social a peur d’être dévoré par le sanitaire, l’hospitalier a peur de perdre son interlocuteur régulier qu’est l’ARH (agence régionale de l’hospitalisation). Se pose aussi la question de la répartition des services de l’assurance-maladie entre les ARS et ce qui restera des caisses : aucun document ne le précise. Troisième difficulté fondamentale non résolue : comment réformer le pilotage national du système de santé, qui pose problème depuis les années 1950 ? La loi redéfinit qui fait quoi au niveau régional, il faut le faire au niveau national. Un comité de coordination est prévu, mais le dialogue et la répartition des rôles entre l’assurance maladie et les services de l’État vont très vite poser question. C’est un tabou. On a cru pouvoir faire l’économie de ce débat, on ne le peut plus car la question resurgira dès le 1er janvier 2010. Agence nationale de santé ou pas, il faut rapidement répondre à cette question, cruciale, sinon cette réforme ne sera qu’une réforme de Monopoly administratif. Quatrième problème : quel va être le contrepoids de l’ARS dans la région ? En clair, trouvera-t-on un équilibre des pouvoirs entre l’ARS et la conférence régionale de la santé et de l’autonomie, qui représente les professionnels et les usagers ? C’est très important. Si l’ARS n’est qu’un pouvoir administratif considérablement renforcé, les problèmes ne seront pas résolus.

Un directeur général d’ARS gérera entre 300 et 1400 personnes, et un budget de plusieurs centaines de millions d’euros. Faut-il craindre l’avènement d’usines à gaz au pouvoir dilué ?

Le risque existe, mais il faut savoir ce que l’on veut. Personnellement j’estime que le système de santé souffre tellement de ses cloisonnements qu’on a plus à gagner qu’à perdre avec les ARS. Pour réussir, je le répète, il faut résoudre la question du pilotage national du système de santé. Tout dépendra aussi des premiers directeurs généraux d’ARS : leur choix sera déterminant pour poser les équilibres des ARS dans les régions. Il n’y a selon moi aucun profil idéal pour devenir patron d’ARS, c’est surtout une affaire de personnalité. Il faudra des personnes capables d’imprimer leur marque et de donner une vie aux ARS, pour éviter qu’elles ne deviennent un monstre administratif.

Quel est l’enjeu de la réforme pour les médecins libéraux ?

C’est incontestablement pour eux une échéance majeure. Cela peut même être un changement historique. Les médecins, depuis deux siècles en France, se sont construits dans une opposition aux pouvoirs publics et à l’Assurance-maladie. Avec la création des ARS et des Unions régionales des professionnels de santé, ils ont une occasion unique de quitter cette posture pour devenir des cogérants du système. Ce n’est pas gagné car les médecins, même s’ils ont beaucoup évolué en 20 ans, ne sont peut-être pas complètement mûrs. Personnellement, je pense qu’ils ont tout à gagner à jouer le jeu : ce système est quand même le plus protecteur qu’ils puissent avoir pour leur liberté professionnelle.

› PROPOS RECUEILLIS PAR DELPHINE CHARDON

Le Quotidien du Médecin du : 13/03/2009

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 Réforme de l’hôpital : Sarkozy défend un projet de loi "juste et nécessaire"

à lire sur : http://www.lemonde.fr/societe/artic…

 Santé : les médecins généralistes demandent une nouvelle augmentation d’honoraires

à lire sur : http://www.faire-face.fr/archive/20…

 L’abus de travail nuit à la santé

à lire sur : http://www.liberation.fr/vous/01015…

 Contrôle et lutte contre les abus et la fraude : des sanctions toujours plus lourdes

à lire sur : http://www.lesechos.fr/medias/2009/…

 Alcool : des signaux contradictoires envoyés aux jeunes

à lire sur : http://www.lesechos.fr/depeches/med…

 La France fait face au blues de ses médecins généralistes

à lire sur : http://www.20minutes.fr/article/310…

 MG-France appelle des généralistes à facturer 23 € au lieu de 22

à lire sur : http://www.agefi.com/Quotidien_en_l…

 L’espérance de vie des sans-abri très faible en France

à lire sur : http://www.lexpress.fr/actualites/2…

Jean-Michel Budet

Directeur adjoint de l’Assistance publique-Hôpitaux de Marseille

 La loi HPST est le bouclier du service public

à écouter sur : http://www.medecinews.com/2119/la-l…

 Vent de révolte à Harvard

à lire sur : http://www.medecinews.com/2141/vent…

 La lutte contre l’alcool en manque de cohérence (audio)

à lire et écouter sur : http://www.medecinews.com/2112/la-l…

 Les médecins se rebiffent contre le testing

à lire sur : http://www.medecinews.com/2116/les-…

 Dr Fabien Quédeville, président du SNJMG : “Les généralistes n’ont pas de temps à perdre avec de faux malades”.

à voir sur : http://www.medecinews.com/2160/dr-f…

 Le testing pose un problème de méthode, selon le Dr Micheletti

à voir sur : http://www.medecinews.com/2155/le-t…

 Faut-il avoir peur du service médical obligatoire  ?

Reculer pour mieux sauter  ? Le gouvernement avait demandé aux partenaires conventionnels de trouver des solutions « opérationnelles » et « immédiates » pour lutter contre les déserts médicaux, faute de quoi les députés s’en chargeraient. Mais en dépit des velléités de quelques élus ruraux d’imposer des solutions réellement coercitives (obligation d’exercer quelques années en zones sous-dotées, gel des installations dans les zones surdotées, SROS opposables), les députés ont abouti, la semaine dernière, à une solution de compromis imaginée par le rapporteur du projet de loi, Jean-Marie Rolland.

Ainsi, le « contrat santé solidarité » (www.legeneraliste.fr), assortie d’une taxe pour les récalcitrants, que les syndicats de médecins libéraux ont refusé catégoriquement pendant les négociations, fait son retour. Les députés se sont finalement laissés convaincre qu’il fallait laisser leurs chances aux mesures incitatives. Ils en ont même adopté une nouvelle d’envergure. Ainsi une bourse, d’un montant mensuel de 1 200 euros, financée par l’Assurance-maladie, sera offerte aux étudiants de médecine, dès la 2e année, qui s’engagent à exercer au moins pendant dix ans dans la zone qui leur sera assignée par le directeur de l’Agence régionale de santé (ARS). En fait, ce dernier devient le véritable organisateur de la démographie médicale, pour le meilleur… et pour le pire. Si trois ans après la mise en place des schémas régionaux de l’offre de soins (SROS) ambulatoires, aucun rééquilibrage n’est constaté, il pourra proposer aux médecins de la région exerçant dans des zones définies comme surdotées par les SROS d’adhérer « à un contrat santé solidarité par lequel ils s’engagent à contribuer à répondre aux besoins de santé de la population » des zones définies comme sous-dotées. Concrètement, ce service médical pourrait donc être mis en place dans certaines régions et pas dans d’autres, et prendre la forme de vacations dans un cabinet secondaire, de visites dans des maisons de retraite ou de participation à la permanence des soins.

Ce service médical qui vise l’ensemble du corps médical ne sera, en principe, pas imposé à ceux qui ne veulent pas en entendre parler. Pourtant, ceux qui voudront s’y soustraire devront s’acquitter d’une « contribution forfaitaire annuelle » d’un montant maximum égal au plafond de la Sécurité Sociale (soit 2 859 euros). La contrainte fait donc son entrée pour la première fois dans la régulation démographique : la loi offre vraiment aux directeurs d’ARS une très grande latitude pour user de la manière forte. Combien de zones seront-elles "bénéficiaires" des contrats santé solidarité  ? Seules les ARS en décideront. Reste que cette mesure n’entrera de toute façon pas en vigueur avant au mieux 2014, un horizon tellement lointain que d’autres dispositions peuvent la remplacer d’ici là. Mais pour la ministre, elle emporte l’avantage de reposer sur « un principe de solidarité intergénérationnelle » et donc d’éviter le divorce avec la jeune génération.

De leurs côtés, les partenaires conventionnels, même s’ils ne veulent pas l’admettre, sont contents de s’être débarrassé de cette patate chaude. Les négociations devraient reprendre dans les tous prochains jours. Le problème est que le marché que Roselyne Bachelot avait conclu avec les syndicats tombe du coup à l’eau. Le troc mesures pour lutter contre les déserts médicaux contre C à 23 euros- n’est plus possible. Mais au moins, les représentants des médecins n’ont plus à assumer la « taxe » contre les déserts médicaux qui était un peu lourde à porter.

http://minilien.com/?amlNIAUGZk

 Quatre syndicats de médecins dénoncent "la balkanisation de la profession"

L’amendement Domergue met le feu aux poudres. Adopté par l’Assemblée nationale, cet ajout à la loi "HPST" prévoit la création de trois collèges pour les médecins dans les futures Unions régionales des professions de santé : l’un pour les médecins généralistes, l’autre pour les spécialistes et un nouveau collège de médecins exerçant sur des plateaux techniques (anesthésistes, chirurgiens et obstétriciens). La CSMF, la FMF, le SML et Alliance dénoncent cette mesure "qui morcelle le corps médical et n’a aucun sens en terme de pratique médicale". Dans un communiqué commun, les quatre syndicats demandent aux sénateurs de revenir au principe d’un collège unique qui fédère la profession autour d’objectifs fondamentaux communs.

http://www.legeneraliste.fr/layout/…

 Sarkozy : "Les médecins de ville doivent faire des gardes"

Pour désengorger les services d’urgence des hôpitaux, "les médecins de ville doivent aussi faire des gardes", a rappelé vendredi le président de la République. Intervenant devant des hospitaliers, à l’issue d’une visite de l’hôpital de Rambouillet, Nicolas Sarkozy s’est taillé un succès facile en rappelant les libéraux à leurs obligations. Dans le même sens, il a également insisté sur la nécessité de "repenser" la carte sanitaire afin de combler les "déserts médicaux".

Mais le chef de l’Etat était surtout venu vendredi dans les Yvelines pour défendre devant les personnels de santé son projet de loi de réforme de l’hôpital, qui doit être voté le 18 mars par les députés. "Je crois que cette réforme est juste, qu’il faut la faire. Elle doit être vue par la communauté hospitalière comme une marque intérêt du gouvernement et du Parlement", a déclaré M. Sarkozy. "Il ne faut pas que vous craigniez la réforme (…). Qui pourrait me dire qu’il faut le statu quo à l’hôpital ? Personne". Il a rappelé qu’il avait "mis 358 millions d’euros sur la table" pour payer leurs heures supplémentaires, a confirmé la reconnaissance du diplôme des infirmiers au grade de licence à partir de septembre 2009, et justifié sa volonté de faire du directeur le "seul patron de l’hôpital". "Tout ne se réduit pas une augmentation des crédits", a également répondu Nicolas Sarkozy à ceux qui dénoncent une réforme sans financement. "Il n’y a pas un pays au monde qui dépense plus que la France pour son hôpital", a-t-il assuré, en rappelant que le budget de l’hôpital avait augmenté de 50% de 1998 à 2008 et que 100.000 personnes y avaient été embauchées sur la même période.

http://minilien.com/?e97dIpxmI3

 La qualité de vie est le vrai facteur d’installation

Évoluons un peu, arrêtons le jeu de la carotte et du bâton. Les MG n’ont besoin ni de nouvelles obligations, ni de pont d’or pour revenir dans les zones à faible (ou future faible) densité médicale. Relisons, toutes les études faites sur le monde médical à venir et ce que souhaitent nos jeunes confrères. Pourquoi veulent-ils être spécialistes et non pas MG  ? Pour la qualité de vie, les conditions de travail, les salaires…

Qui sont-ils  ? Majoritairement des jeunes femmes dont les conjoints ne seront plus ’’conjoint libéral" mais travaillent, 40 % d’entre eux seront cadres supérieurs.

Une grande partie se retrouvera dans la mouvance fonctionnaire, ce qui explique le nombre impressionnant de jeunes médecins qui souhaitent être salariés. Sommes-nous prêts à réfléchir au salariat des MG. Au lieu de dire qu’il faut les obliger, ne vaut-il pas mieux envisager de les salarier pendant 5 ans dans une zone déficitaire avec des conditions de travail raisonnables et un salaire à la hauteur. Et pourquoi pas un plan de carrière (je rêve)  ?

La qualité de vie : c’est peut-être avant tout de pouvoir prendre le train (ou la voiture) pour rejoindre son travail et non plus habiter sur son lieu d’exercice tout en ayant des horaires normaux. Qui sont donc ces travailleurs qui ont l’obligation d’assurer la continuité des soins de 8 heures du matin à 20 heures le soir  ? Les conditions de travail permettront de recréer une véritable dynamique pour l’arrivée des MG : les regroupements certainement et le travail en commun sûrement, facilité par l’apparition des réseaux informatiques. Les horaires de travail, la permanence de soins, les vacances, le mercredi pour s’occuper des enfants qui ne vont pas à l’école… tels sont les éléments qu’il faut mettre sur la table. Mais il faut aussi parler argent sans langue de bois. Libéral ou salarié  ?

Un libéral qui travaille 4 jours pleins par semaine pourra-t’il payer ses charges  ? Un salarié pour 4 jours pleins aura déjà le droit à un certain nombre d’ heures de RTT. Qui pourrait salarier un MG  ? Le pays, la région, le département, la commune  ?

Enfin n’oublions pas que tous ces changements doivent se faire sur la base du volontariat.

Dr Michel Jossier, Carentan (Manche)

http://minilien.com/?suxneV9Lh1

 INDISCRET : Bache(lot) et E(vin) : un cocktail qui marche

à lire sur : http://www.lesindiscrets.com/articl…

 Dans le cadre de la préfiguration de l’Agence des systèmes d’information de santé partagés le programme de relance sera présenté en mars 2009

à lire sur : http://www.d-m-p.org/docs/CP_progra…

 LES PERSONNES AGEES : UNE CIBLE REVEE POUR LA STRATEGIE DE KNOCK / DISEASE MONGERING

à lire sur : http://docteurdu16.blogspot.com/200…

 Des erreurs lors de l’administration de médicaments parentéraux chez un tiers des patients en réanimation

à lire sur : http://www.apmnews.com/story.php?nu…


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