Espace Généraliste

Revue de presse du 14 Novembre 08

vendredi 14 novembre 2008 par JOSEPH Didier

  Sommaire  

 Les économies dangereuses du ministère de la santé

Réduction des secteurs de PDS en Lozère

L’URML conteste la nouvelle cartographie

LA MISSION D’APPUI à la permanence des soins avait été mise en place mise en place au printemps dernier par Roselyne Bachelot pour venir en aide aux départements ayant du mal à mettre en application la réduction du nombre des secteurs voulue par son ministère. Lors de ses travaux, cette mission avait notamment demandé au département de la Lozère de réduire le nombre de ses secteurs de PDS de 16 à 5. Une réduction drastique qui n’est pas du goût des effecteurs de terrain, ni de l’URML (Union régionale des médecins libéraux) de Languedoc-Roussillon. Tous estiment que cette réduction est irréaliste et qu’elle ne tient pas compte des spécificités géographiques et climatiques de ce département rural, au climat rigoureux et à la géographie semi-montagneuse. Les médecins effecteurs de terrain estiment en conséquence que « la sécurité sanitaire de la population ne pourrait être assurée avec ce projet » de réduction du nombre de secteurs. L’URML vient quant à elle d’envoyer au préfet du département de Lozère un courrier dans lequel elle lui fait part de ses inquiétudes relatives au redécoupage sectoriel du département. Elle lui annonce sa décision de lancer « une étude sur la sécurité sanitaire de la population lozérienne », et lui demande de surseoir à la mise en place de cette nouvelle sectorisation tant que les résultats de l’enquête ne seront pas connus. Pour le Dr Dominique Jeulin-Flamme, présidente de l’URML, « cette resectorisation est une erreur colossale dont il va découler que des patients en situation d’urgence n’auront pas accès au médecin à temps ». Sur le plan méthodologique, l’enquête commandée par l’Union va modéliser le département en fonction des nouveaux secteurs et des médecins volontaires. Elle s’appuiera sur un questionnaire envoyé à ces médecins, avec l’aide de « géographes de la santé ». Dominique Jeulin-Flamme espère avoir achevé cette étude avant la fin du premier trimestre 2009. « C’est urgent, ajoute-t-elle, car à vouloir faire des secteurs trop grands, les médecins vont avoir des cadences infernales qui les mettront en danger. Ca va accélérer la désertification médicale de nos régions ».

› HENRI DE SAINT ROMAN

Les médecins généralistes de la Lozère, qui, là comme dans de nombreuses zones rurales, sont soumis à des horaires de travail excessifs sont les candidats au burn out et aux réquisitions préfectorale. Lorsqu’un médecin atteint ces limites là il n’a d’autre choix que de dévisser sa plaque pour se tourner vers le salariat. Belle perspective de carrière, s’il en est, pour ceux qui seraient tentés par l’aventure. Imaginons aussi un appel en pleine nuit, sous la neige, avec les heures de voiture, seul au volant, peut-être un drame à l’arrivée et le tribunal pour perte de chance…et tout ça sans assurance du fait d’une réquisition préfectorale. Voilà ce que propose notre ministre pour attirer plus nombreux, les futurs médecins généralistes dans les campagnes. Les associations de patients, si promptes à montrer les médecins du doigt, devraient elles aussi se pencher sur les vraies causes des grands déserts médicaux.

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 450 patients séropositifs sur le carreau ?

à lire sur : http://www.humanite.fr/450-patients…

 Notre sécurité sociale est à un tournant

à lire sur : http://www.humanite.fr/Notre-securi…

 Sarkozy veut créer un fichier des hospitalisations d’office

à lire sur : http://www.lefigaro.fr/actualite-fr…

 Les plus démunis ont leur centre médical

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 Google, meilleur détecteur de la grippe aux Etats-Unis

à lire sur : http://www.lemonde.fr/archives/arti…

 L’ordre des pharmaciens perquisitionné par les services européens de la concurrence

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 Perquisition à l´Ordre des pharmaciens de Paris

P.M.

Les services de la Commission européenne ont perquisitionné hier et ce matin les locaux de l´Ordre des pharmaciens de Paris, selon le quotidien Les Echos. Ceci dans le cadre d´une enquête sur le secteur de la biologie médicale, Bruxelles soupçonnant les biologistes français – dont la plupart sont pharmaciens – d´entrave à la concurrence.

Depuis des années, la Commission presse la France de réformer, en le libéralisant, le secteur de la biologie médicale. Face aux menaces de sanctions Paris a déjà accepté d´élaborer un projet de loi autorisant une plus large ouverture du capital – actuellement limitée à 25 % – des laboratoires d´analyses à des non biologistes. Sous forme d´ordonnance, le texte est attendu pour le début 2009.

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 Le futur collège de médecine générale crée l´union syndicale

G.D.L

Les statuts ne sont pas encore déposés mais la création d´un collège de médecine générale est imminente. Le Pr. Pierre-Louis Druais, président du Collège national des généralistes enseignants (Cnge) l´annonce pour « courant 2009 ».

En attendant, les trois syndicats représentatifs des médecins généralistes, à savoir la Confédération des syndicats médicaux français (Csmf), MG France et le Syndicat des médecins libéraux (SML), viennent de signer un communiqué commun – chose rarissime- avec le Cnge et trois autres sociétés savantes de médecine générale * pour « poser les bases » du futur collège de médecine générale. Ce collège aura pour mission d´affirmer la place de la médecine générale et de favoriser son organisation en termes de pratiques, de recherche, de formation et d´évaluation.

« C´est une bonne initiative de la part des syndicats, se félicite Pierre-Louis Druais. Nous ne sommes plus dans la balkanisation des structures professionnelles. L´objectif est que les syndicats et sociétés scientifiques travaillent ensemble alors que la recherche en médecine générale et les procédures d´évaluation des pratiques se doivent d´être développées. Le monde syndical va avoir besoin d´outils pour engager des travaux de recherche dans le domaine des soins primaires, au-delà des modèles et des expériences étrangères ».

Si la Fédération des médecins de France (FMF) et Espace Généraliste, syndicats non reconnus représentatifs, n´ont pas encore été conviés aux premières réunions, les sept structures fondatrices « conviennent » qu´ils seront associés « selon leurs compétences et leur spécificité sur les différents champs d´intervention ».

* Société française de documentation et de recherche en médecine générale (Sfdrmg), Société française de médecine générale (Sfmg) et Société formation thérapeutique généraliste (Sftg)

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 Ce que veulent les complémentaires

C. L B

Invité ce matin du « petit déjeuner » organisé par le Centre national des professions de santé (Cnps), Jean-Michel Laxalt, le président de l´Union nationale des organismes complémentaire d´assurance maladie (Unocam, regroupant mutuelles, assurances privées, sociétés de prévoyance et le régime Alsace-Lorraine), a abattu ses cartes devant les libéraux de santé. Oui, a-t-il confirmé, son organisme sera bien présent, le 26 novembre prochain, pour négocier avec l´assurance maladie et les syndicats médicaux le contenu du futur secteur optionnel. Sans pour autant entrer dans les détails, Jean-Michel Laxalt a rappelé ce qui malgré les divergences internes, particulièrement vives entre la Mutualité française et la Fédération française des sociétés d´assurance, unit les composantes de l´Unocam. Les complémentaires ne veulent plus être des « payeurs aveugles », mais des « assureurs santé, pas des supplétifs ». Elles souhaitent ainsi « peser sur la maîtrise des dépenses », « détenir des informations décisionnelles », corréler « le coût et la qualité » et enfin, développer »l´accompagnement en santé ». Le président de l´Unocam a également tenu à préciser que son organisme ne demande qu´à accéder aux données de santé anonymisées, et qu´il n´est dans cette requête aucunement question d´aboutir à une « tarification individuelle des contrats ».

Le « ménage à trois » constitué par l´assurance maladie, les syndicats médicaux et les « complémentaires », devrait être bientôt largement autorisé par la loi, puisqu´ un article du projet de loi de Financement de la sécurité sociale 2009, introduit l´Unocam dans le jeu conventionnel, sans veto possible des syndicats médicaux. Sa signature deviendrait obligatoire pour tout acte ou bien médical où la prise en charge de l´assurance obligatoire est minoritaire. Ce trio, Jean-Michel Laxalt l´envisage comme un partenariat, permettant de rechercher une meilleure prise en charge de l´accès aux soins. Mais, attention, a-t-il prévenu : « L´intervention des complémentaires n´a pas vocation à organiser l´égalité des Français devant les soins. C´est au régime obligatoire de permettre cela ». Autrement dit, inutile de compter sur l´Unocam pour solvabiliser les yeux fermés, les dépassements d´honoraires, liés aux coûts de fonctionnement de la pratique. En revanche, l´Unocam répondra présent pour fournir un complément de rémunération à un acte « plus lourd, plus coûteux en temps, sur critères de qualité appréciés par des experts ». Tout en poursuivant le but de pouvoir dissocier les niveaux de prise en charge des actes ou des médicaments, selon leur niveau de service médical rendu, une dissociation « impossible « aujourd´hui où les complémentaires sont des « payeurs aveugles » qui n´ont comme indice pour rembourser les médicaments, que « la couleur des étiquettes ».

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 « Les priorités des directeurs d´ARS seront essentiellement hospitalières »

Pamela Messi

En attendant la présentation au Parlement, vraisemblablement en janvier, du projet de loi Hôpital, patients, santé et territoires, Philippe Sauvage, directeur adjoint du cabinet de la ministre de la Santé s´est livré ce matin, pour les journalistes de l´information sociale (Ajis) à un « décryptage » du texte qui pourrait bien devenir la « loi Bachelot » de modernisation du système de santé.

L´important, explique Philippe Sauvage est de comprendre la philosophie générale du texte : « aujourd´hui, la santé ne peut plus être gérée de façon balkanisée », il s´agit donc de « travailler collectivement dans une approche globale ». C´est ce crédo qui justifie la création d´Agences régionales de santé (ARS). Et c´est de lui dont la gestion de l´hôpital devra s´inspirer. La modernisation de sa gouvernance est donc l´une des clés de voûte de la réforme promue par la ministre de la Santé. Elle s´appliquera en premier lieu à la direction des établissements, puisque le conseil d´administration deviendra conseil de surveillance et que son président ne sera plus forcément le maire de la ville. Une réforme qui devrait permettre de mettre fin « aux alliances et aux conservatismes » qui prévalaient parfois au sein des conseils d´administration. « Aujourd´hui, un directeur d´hôpital dépend beaucoup de son président de conseil d´administration. C´est du moins l´impression qu´il a, remarque Philippe Sauvage. Demain, il dépendra avant tout du directeur d´ARS, qui lui-même rendra des comptes au ministère et à l´assurance maladie. On change donc la chaîne des interdépendances. »

Le profil de ces directeurs d´ARS ? « Pas seulement celui des directeurs d´ARH. Il leur faudra quelque chose de plus, prévoit Philippe Sauvage. Nous souhaitons une approche plus globale car hormis sur certains points, comme la permanence des soins, les priorités des directeurs d´ARS seront essentiellement hospitalières. » « Un Claude Evin [président de la Fédération hospitalière de France] ferait donc un candidat idéal ? », questionne un journaliste. « Peut-être, sourit le conseiller… Ce que nous voulons en tout cas, c´est diversifier le recrutement ».

A ceux qui critiquent le financement à l´activité (T2A) des établissements publics, Philippe Sauvage réplique qu´ils n´ont pas encore trouvé mieux à proposer. « La T2A a un mérite énorme : elle finance les hôpitaux en fonction de leur besoin », rappelle-t-il. Pour autant, concède-t-il, des améliorations sont possibles, notamment pour prendre en compte la surreprésentation de patients en situation de précarité dans certains établissements dont les séjours sont souvent, en moyenne, plus longs que les autres. Car « il serait injuste que les hôpitaux qui reçoivent des patients plus précaires ou en moins bonne santé n´aient pas les moyens de le faire ». Sur de nombreux plans, l´hôpital a déjà entamé la réforme de sa gouvernance, estime le ministère. A présent il reste à lui donner « les moyens de faire face à son nouveau faisceau de contraintes ».

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 Maîtrise médicalisée : le gouvernement réaffirme sa détermination

C.H.

« J´attends des caisses d´assurance maladie qu´elles redoublent leurs efforts de maîtrise médicalisée. Il faut atteindre 100 % des objectifs, et pas 60 % », a martelé hier le ministre du Budget devant les sénateurs, à l´occasion du début de l´examen du Plfss 2009.

Eric Woerth a confirmé que le déficit de la Sécu s´inscrirait à deux chiffres en 2009, en raison de la crise économique et financière. La baisse de recettes due au ralentissement de la croissance de la masse salariale (4,25% en 2008 au lieu de 4,5% escomptés et 2,75% en 2009 au lieu de 3,5%) fera augmenter le déficit prévu de la Sécurité sociale à 9,3 milliards en 2008 contre 8,9 milliards initialement prévus, et à 10,5 milliards en 2009 contre 8,6 milliards prévus, a-t-il annoncé.

« Nous maintenons notre effort sur la dépense mais nous ne chercherons pas à compenser le manque de recettes par plus de prélèvements ou par des coupes brutales dans les dépenses », a-t-il assuré.

Détaillant l´effort de maîtrise des dépenses de santé, Roselyne Bachelot a appelé chacun à « s´interroger, jour après jour, sur la justification médicale de chaque dépense ».

Afin d´assurer un meilleur respect des parcours de soins, le PLFSS prévoit d´augmenter de 20 points le ticket modérateur pour ceux qui n´ont pas encore choisi leur médecin traitant, a-t-elle rappelé.

Concernant l´évaluation de l´apport thérapeutique des produits, le gouvernement attend beaucoup des recommandations médico-économiques de la Haute autorité de santé (HAS), laquelle vient de rendre un avis sur l´hypertension artérielle dans lequel elle recommande la prescription de MEC, moins coûteux que les sartans.

La Cnamts, à qui il est demandé « d´accentuer ses efforts », pourra désormais « soumettre les surprescripteurs » à l´avis préalable de son médecin conseil, a ajouté la ministre.

Par ailleurs, concernant les revenus de certaines spécialités, Roselyne Bachelot a confirmé que « selon un récent rapport de la Cnamts, les tarifs des biologistes et des radiologues apparaissent élevés ; il est légitime de les adapter car ces deux professions, en croissance rapide, conservent des marges nettes élevées ».

Dans ce contexte de rigueur budgétaire, l´Assemblée nationale a voté en pleine nuit, lors de la première lecture, le texte d´un amendement UMP donnant la possibilité aux salariés de travailler jusqu´à 70 ans, soulevant un tollé dans l´opposition. « Il y a des milliers de Pr Montagnier, des milliers de Guy Roux qui aimeraient continuer à travailler une fois arrivé l´anniversaire des 65 ans », a justifié Xavier Bertrand, en rappelant « l´affaire du professeur Montagnier trop âgé pour exercer en France mais toujours assez jeune pour aller exercer aux Etats-Unis ».

« Il s´agit de donner plus de liberté aux salariés, un droit nouveau de poursuivre leur activité au-delà de 65 ans. Les salariés qui voudront continuer à travailler pourront le faire, sans être mis à la retraite d´office par leur employeur. Dans la fonction publique, nous supprimons les couperets à 55 ou 60 ans », a précisé de son côté Eric Woerth.

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 Les baisses de tarifs des radiologues en négociation

G.D.L

Les partenaires conventionnels se sont réunis ce mercredi matin pour une séance de négociations consacrée aux spécialités techniques – celles qui font appel à un plateau technologique- et analyser l´évolution de leurs revenus. Le Syndicat des médecins libéraux (SML), la Confédération des syndicats médicaux français (Csmf) et la Fédération des médecins de France (FMF) font front commun pour dénoncer la volonté de la Caisse d´assurance maladie de mettre en place des baisses de tarifs pour les radiologues et les biologistes (économies attendues respectivement de 100 millions d´euros et 50 millions d´euros + 50 millions d´euros à répartir sur d´autres spécialités dans le Plfss 2009), de façon à permettre une revalorisation pour les généralistes. « Ce troc est inacceptable. Les radiologues ont certes les plus hauts revenus mais ils ont de lourds investissements. Est-ce qu´on peut décider unilatéralement de taxer les radiologues sans penser qu´il y a une entreprise derrière et que des risques financiers ont été pris ? », observe Jean-Paul Hamon, président de la FMF-G (généralistes), qui refuse que l´on « joue la balkanisation de la profession » et qui appelle à une nouvelle convention pour aboutir à une valorisation de la médecine générale.

Le patron de la Csmf, Michel Chassang, résume de son côté cette séance de discussion avec l´assurance maladie à une seule question : « Comment prendre les 250 millions d´euros aux radiologues et biologistes ? ». « Nous disons très nettement notre vive opposition et notre hostilité à une mesure de ce type. On n´est plus dans le cadre de la convention ! Comment piquer à Pierre pour habiller Paul, ce n´est pas la convention ! Entretenir la jalousie, ce n´est pas la convention ! », se défend-il. Il craint d´ailleurs que dans un tel système les receveurs deviennent ensuite les donneurs et que ce marchandage soit mis en œuvre à l´intérieur même des professionnels de santé. « C´est une politique de gribouille que nous ne cautionnerons pas », affirme-t-il à Egora. Il se dit d´ailleurs « extrêmement pessimiste » sur l´issue des négociations, prévue début décembre. « On est dans la très très mauvaise direction », estime le président de la Csmf.

Seul MG-France se positionne à la marge en soulignant, comme le démontre de son côté la Cnam, que les spécialités techniques sont « les grandes bénéficiaires » de la convention de janvier 2005, « d´autant plus que la part des actes techniques est élevée et la répétitivité des actes importante ». Le syndicat de médecins généralistes insiste sur « l´urgence de la revalorisation de la médecine générale » pour permettre le maintien du maillage du territoire par des médecins généralistes. Une revalorisation qui passerait par l´utilisation de la nomenclature spécialisée dont l´utilisation du CS, la mise en œuvre de rémunérations forfaitaires, les aides à l´exercice notamment en maisons de santé pluridisciplinaires et le rattrapage du différentiel entre généralistes et autres spécialités. « Les séances de discussions conventionnelles se suivent et l´urgence de la revalorisation des médecins généralistes n´est pas abordée », déplore Martial Olivier-Koehret, président de MG-France, dans un communiqué.

Selon les données présentées mercredi matin par la Cnam, le chiffre d´affaires moyen des radiologues a augmenté de 5 % en trois ans (583 538 euros en 2007). La FMF-G et la Csmf se sont pour leur part insurgées contre ces tableaux et statistiques, qualifiés de « tendancieux », alors qu´étaient « mélangés allègrement secteurs 1 et secteurs 2, honoraires opposables et avec dépassements ». La prochaine réunion de négociations conventionnelles aura lieu le 26 novembre.

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 Secteur optionnel : les « représentants légitimes » se rebiffent

G.D.L

Déterminés à faire entendre la voix des « praticiens de terrain », les chirurgiens, anesthésistes et obstétriciens, soutenus par la Fédération des médecins de France (FMF) et MG-France tapent du poing sur la table. Ils appellent à une discussion avec les « représentants légitimes » et refusent que la négociation sur le secteur optionnel aboutisse à « un accord des appareils syndicaux, toujours les mêmes ». Ils rappellent que l´enjeu de l´accord est de rattraper le retard financier sur la tarification des actes et de reconnaître « la spécificité chirurgicale ».

Pour l´AAL (Association des anesthésiologistes libéraux), l´Ucdf (Union des chirurgiens de France), le Syngof (Syndicat national des gynécologues obstétriciens de France), la FMF, l´Isnih (Intersyndicat national des internes des hôpitaux) et MG-France, seul le « contrat d´exercice chirurgical » suscitera l´adhésion de tous les praticiens. Rappelons que ce contrat établit trois niveaux de prise en charge : un premier niveau dit de « solidarité nationale » pour les patients CMU ou AME et les urgences, sans dépassements d´honoraires ; un deuxième niveau avec des dépassements solvabilisés par les assurances complémentaires et plafonnés après négociation avec celles-ci ; un troisième niveau où les dépassements sont sans limite et où l´assurance maladie ne participe pas du tout au remboursement, dans les cas d´exigences particulières du patient.

Quant au secteur optionnel, tel qu´il est actuellement envisagé par l´assurance maladie et les partenaires conventionnels, il serait ouvert en priorité praticiens de plateaux techniques lourds du secteur 2, à ceux qui ont souscrit à l´option de coordination, aux prochains installés, sur titres, mais également aux médecins du secteur 1, avec ou sans DP, toujours sur titres. Ce choix serait à tout moment réversible. Les praticiens qui exerceraient dans le cadre du secteur optionnel s´engageraient à pratiquer au moins 30 % de leur activité en tarif opposable, prioritairement pour les urgences et les soins aux personnes en CMU. Les compléments d´honoraire remboursés par les assurances et mutuelles, devraient être « inférieurs à 50 % du tarif conventionnel de l´acte, y compris les suppléments ». Le médecin s´engagerait à respecter des critères de qualité et de transparence.

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 Les franchises médicales rapportent… mais un peu moins que prévu

P.M.

Les franchises médicales mises en place le 1er janvier dernier (50 centimes par boîte de médicament et par acte paramédical, 2 euros par transport en ambulance) devraient avoir généré 800 millions d´euros d´économie cette année, soit un écart de 50 millions par rapport aux prévisions, selon un rapport du ministère de la Santé cité par le quotidien Les Echos.

Cette différence par rapport au montant des économies initialement prévu s´expliquerait notamment par la mise en place d´un plafond journalier : près de 11 % des assurés l´auraient atteint au moins une fois au cours d´un mois donné. Quant au plafond annuel de 50 euros, 5 à 6 % de l´ensemble des assurés et 13 à 19 % des patients souffrant d´une affection de longue durée l´avaient déjà atteint le 30 juin dernier.

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 Front du refus contre l´implantation d´optométristes en France

Ils sont 5 300 ophtalmos, 2500 orthoptistes et 12 000 opticiens installés sur notre territoire, soit 20 000 professionnels de la vue, « un front uni » qui, selon « Les ophtalmologistes de France », s´opposent à la création en France de nouveaux spécialistes de la vue, les optométristes. « L´ordre des optométristes du Québec vient de lancer une offensive visant à obliger la France à accepter chez elle la reconnaissance et la création d´un nouvelle catégorie de professionnels de la vision », explique « Les ophtalmologistes de France », qui considère que cette profession relève d´un « faux modèle anglo-saxon ». Ces professionnels sont en effet nombreux en Grande-Bretagne, Irlande et au Canada, du fait de la pénurie de spécialistes en ophtalmologie, conduisant les patients à patienter sur des listes d´attente. Qualifiés de « professionnels au rabais », par le syndicat d´ophtalmos, ces personnes suivent une formation de cinq ans « contre 11 années d´études pour obtenir un diplôme d´ophtalmologiste français ». Dans leurs pays d´exercice, explique le syndicat, les optométristes sont autorisés à faire le diagnostic de maladies oculaires, prescrire des médicaments « y compris des antibiotiques et de la cortisone », surveiller les diabétiques, retirer des corps étrangers de l´œil. Au Québec, ils sont des « professionnels de santé de première ligne », la « porte d´entrée des services oculo-visuels », rapporte « Les ophtalmologistes de France », qui en profite pour mettre relever que ces professionnels « peuvent stimuler leur propre activité puisqu´ils ont le privilège de prescrire des lunettes et des lentilles de contact qu´ils vont vendre ».

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 MG Paris veut un numéro unique pour les demandes d´information du public

L´antenne parisienne du syndicat de généraliste soutien le principe de la création d´un numéro unique, type « 33 33 », qui serait mis à la disposition du public, pour toute demande d´information. Aujourd´hui, plaide le syndicat, le « 15 » est encombré de millions de demandes en soins primaires (2 500 par jour selon le Samu), alors qu´il ne prend quotidiennement en charge que 70 urgences vitales. Pour MG Paris, il s´agit d´une « inadaptation du service public aux besoins de la population », justifiant la création d´un « grand service public d´information par téléphone et par Internet , clairement distinct du « 15 », et garanti par les organisations parisiennes de permanence des soins des médecins généralistes ».

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 Pezé Marie

novembre 2008, par serge cannasse

Psychologue clinicienne, psychanalyste, expert judiciaire auprès de la Cour d’appel de Versailles, Marie Pezé a fondé en 1997 la première consultation "Souffrance et travail". Elle vient de publier " Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés " (2008), un livre magnifique, à la fois émouvant et pédagogique, sur dix années de consultation. Le lecteur y avance pas à pas, par études de cas, explications théoriques et conseils sur la conduite à tenir. Dans cet entretien, elle bat en brèche quelques idées reçues sur les généralistes, les psychotropes, le stress, etc.

à lire sur : http://www.carnetsdesante.fr/Peze-Marie

 Lancement d’un service d’accompagnement téléphonique des diabétiques

à lire sur : http://fr.news.yahoo.com/2/20081113…

Diabète

 La sécu appelle les patients pour éviter les complications

à lire sur : http://www.medecinews.com/index.php…

Dr Martial Olivier-Koehret Président de MG-France

 Pourquoi nous lançons un Collège de médecine générale

La progression des maladies chroniques, la chute démographique en médecine générale dans les vingt ans nous contraignent à réorganiser en profondeur notre système de soins, selon le Dr Martial Olivier-Koehret. Dans un ouvrage, "La santé aux urgences" (Ed Bourin), le président de MG-France plaide pour une revalorisation des missions des généralistes. C’est dans cette perspective que MG France avec six autres structures lancent un Collége de médecine générale.

à écouter sur : http://www.medecinews.com/index.php…

 La France rétrogradée sur un indice européen pour les soins de santé

à lire sur : http://www.romandie.com/ats/news/08…

 Bruxelles perquisitionne à l’Ordre des pharmaciens à Paris

à lire sur : http://www.lesechos.fr/info/sante/3…

 Soins de santé au Canada

à lire sur : http://sante.canoe.com/channel_heal…

 La gynécologie est-elle vraiment menacée de disparition ?

à lire sur : http://www.destinationsante.com/La-…

 Des données Assurance Maladie

à lire sur : http://www.le-toubib-est-generalist…

 L’Etat va rembourser 1 milliard de dette à la Sécurité sociale

à lire sur : http://www.lesechos.fr/journal20081…

 Le système américain de santé à la traîne selon les patients

à lire sur : http://www.lexpress.fr/actualites/2…

 Des psychiatres contre la rétention de sûreté

à lire sur : http://www.ouest-france.fr/actu/act…

 Le gouvernement revoit à la hausse le déficit de la Sécurité sociale

à lire sur : http://www.latribune.fr/actualites/…

 Sécurité sociale et défis démographiques dans une perspective européenne

à lire sur : http://www.ue2008.fr/webdav/site/PF…

 La retraite des députés, le plus avantageux des régimes

à lire sur : http://www.seniorscopie.com/article…

 Des aides pour faire ses études et s’installer

à lire sur : http://www.lunion.presse.fr/index.p…

 Dans les Ardennes, un pôle de santé dans l’ancienne école de Mon Idée

à lire sur : http://www.lunion.presse.fr/index.p…

 « On ne peut pas se permettre d’avoir des zones sans médecin »

à lire sur : http://www.lunion.presse.fr/index.p…

 Diabète traité en France en 2007 : un taux de prévalence proche de 4% et des disparités géographiques croissantes

à lire sur : http://www.invs.sante.fr/beh/2008/4…

 Le i-bureau du médecin

à lire sur : http://www.i-med.fr/spip.php?article255

 Revalos : le jeu risqué de la politique du troc

Prendre aux uns pour donner aux autres. C’est la désagréable impression qu’ont eu mercredi matin à la CNAMTS les syndicats de médecins libéraux lors d’une réunion de négociations consacrée aux spécialités techniques.

Dans le PLFSS pour 2009, le gouvernenent a fixé un objectif d’économies de 2,2 milliards d’euros aux partenaires conventionnels. « Les gains de productivité réalisés grâce au progrès technique dans certaines spécialités telles que la radiologie et la biologie justifierait la mise en place d’une gestion plus dynamique des tarifs » ont fait valoir, dans un langage diplomatique, les deux ministres Roselyne Bachelot et Eric Woerth en septembre. Concrètement le directeur de l’Uncam a pour mandat de récupérer 250 millions d’euros principalement auprès des biologistes et des radiologues (100 millions pour chacune de ces deux spécialités) et le reste auprès d’autres spécialités techniques (ophtalmologistes, dermatologues, …). Or 250 millions, c’est à peu de choses près le coût pour la Sécu d’une revalorisation d’un euro sur le C. Difficile de ne pas lire quelque chose qui ressemble à un troc, un peu contraint, entre spécialités.

MG France, désormais allié aux chirurgiens qui ne sont pas concernés par ces baisses de tarifs, n’y voit pas forcément à redire. « Sur la période 2000-2007, le constat est sans appel : augmentation importante de la proportion d’actes techniques par spécialité, augmentation très importante du nombre total des actes techniques et augmentation très importante des dépassements d’honoraires, compte le syndicat dans un communiqué. Les spécialités cliniques ou à actes techniques non répétitifs (chirurgie) sont les grands perdants des évolutions des revenus des médecins. La médecine générale est une spécialité en deshérence économique ». En revanche, les syndicats poly-catégoriels sont, pour le coup, pris au piège. « Vouloir faire payer brutalement à une ou deux spécialités au prétexte qu’ils ont les plus hauts revenus relève d’une politique à courte vue, dénonce Jean-Paul Hamon, président de la FMF-G. Les limites de la convention de 2005 sont criantes et nous appellons à une nouvelle convention permettant une revalorisation de la médecine de premier recours ». Pour sa part, la CSMF rappelle les revalorisations obtenues grâce à la maîtrise médicalisée et dénonce un « troc qui signe le retour de l’enveloppe globale et marque ainsi l’empreinte de la maîtrise comptable ». Ses spécialistes de l’Umespe ont pris garde de soutenir la revalorisation du C à 23 euros. « Le C à 23 euros a été signé deux fois et jamais appliqué, a martelé son président Jean-François Rey, à la veille de la négociation. Il n’est pas acceptable que le gouvernement fasse les poches des spécialistes pour payer sa dette aux généralistes ». Michel Chassang, le président de la CSMF, accuse, à mots couverts, MG-France de trahison : « les syndicats médicaux qui se prêtront à cette manœuvre dont les ficelles sont plus que grossières, trahissent la profession, la livrent à une récession certaine et durable ». Il reste que, pendant ce temps, la revalorisation des généralistes n’a formellement toujours pas été évoquée. Et il n’y a plus que deux séances de négociations prévues d’ici à la fin de l’année. La perspective d’un accord global semble plus éloigné que jamais. Roselyne Bachelot a bel et bien réussi à mettre tout le monde autour de la table. Mais les couteaux sont désormais tirés.

Véronique Hunsinger

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