Espace Généraliste

Revue de presse du 13 Février 2008

mercredi 13 février 2008 par JOSEPH Didier

La proposition de Bachelot de créer des maisons de santé pluridisciplinaires

Une initiative qui séduit d’abord les jeunes médecins

Plébiscitées par les étudiants et les jeunes médecins, les maisons de santé permettent de rompre l’isolement en zones sous-médicalisées, et d’y favoriser de nouvelles implantations de professionnels de santé. La proposition de Roselyne Bachelot d’aider à la création de cent maisons de santé relance le débat sur une idée qui fait son chemin depuis un certain temps.

Les maisons de santé répondent de plus en plus à une demande des professionnels(Phanie)l’UNE DES MESURES PHARES annoncée par Roselyne Bachelot à l’issue des premiers travaux des EGOS (états généraux de l’organisation de la santé) est sans contexte la participation de l’Etat à la création de cent maisons de santé pluridisciplinaires, « à hauteur de 50000euros au maximum par projet ».

Depuis des années, en effet, l’idée est dans l’air du temps.

Dès janvier 2001, un rapport de Dominique Polton, alors responsables du CREDES (1), préconisait leur implantation dans les zones périurbaines sensibles. En juin 2003, le sénateur Charles Descours en proposait aussi la création dans son rapport sur la démographie des professions de santé. A la fin 2006, le PS comme l’UDF prônaient le développement de ces maisons de santé dans le cadre de leur projet présidentiel. Enfin, à l’automne dernier, le rapport du sénateur Jean-Marie Juilhard mettait également l’accent sur la nécessité de leur création.

Les maisons de santé pluridisciplinaires semblent en effet répondre de plus en plus à une demande réelle des professionnels de santé et des étudiants, qui souhaitent lutter contre l’isolement, que ce soit en zones rurales ou périurbaines, souvent déficitaires en offre de soins. Elles permettent en outre de mutualiser les charges locatives ou administratives. Elles seraient actuellement au nombre d’une centaine en France, selon les chiffres de MG-France, et une centaine de projets seraient dans les cartons avant même l’annonce des aides à la création.

Le Dr Michel Chassang, président de la CSMF, sans s’opposer frontalement au projet, tire malgré tout le signal d’alarme : « La solution des maisons de santé ne doit en aucun cas être généralisée à la France entière sous peine de porter une atteinte grave à la médecine libérale », prévient-il.

l’expertise de l’Ordre. Pour le Dr André Deseur, membre du Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM) chargé de la communication, une maison de santé, à condition que « son lieu d’implantation soit bien choisi », a beaucoup d’avantages. Elle permet, « dans un secteur qui risque d’être démuni en offre de soins, un regroupement de professionnels de santé. Elle permet de maintenir la continuité des soins ». Mais attention : « Si l’offre de soins y est déjà suffisante, cela risque de ne pas marcher, et s’il n’y a pas de population suffisante, cela marchera encore moins. »

Quant au reproche parfois formulé sur le risque de cannibalisation de la patientèle locale par les maisons de santé, au détriment des médecins déjà installés et qui exercent en solitaire, André Deseur n’y croit guère : « Les médecins déjà installés doivent et peuvent être intégrés au projet, et de futures adaptations législatives pourraient permettre le rachat ultérieur de leur patientèle par ces maisons de santé. » Le Dr Deseur ajoute que les conseils départementaux de l’Ordre pourront apporter leur expertise pour les études de plans, de lieux d’implantation, et même pour « servir d’interface avec les médecins déjà en place ». Enfin, sur le financement de ces projets, André Deseur reconnaît que l’aide des pouvoirs publics (50 000 euros) sera insuffisante : « Il faudra la croiser avec les aides des collectivités locales et territoriales, sans perdre de vue qu’il s’agit de projets médicaux, et non électoraux. »

A MG-France, le Dr Martial Olivier-Koehret est sur la même longueur d’onde que l’Ordre sur la nécessité de créer ces maisons de santé. Sur le financement, il se veut philosophe : « Une maison de santé nécessite en moyenne des investissements de l’ordre de 1 à 2 millions d’euros selon sa taille. l’aide des pouvoirs publics n’est donc pas à la hauteur, mais nous avons l’habitude. Nous irons voir tous les généralistes les uns après les autres pour les convaincre d’investir eux-mêmes dans ces projets. » Et une mise en garde pour finir : « Je peux comprendre l’inquiétude des médecins déjà installés face à des projets d’implantation de maisons de santé, mais s’ils veulent que leur retraite soit payée, ils ont un intérêt vital à ce que les étudiants choisissent la médecine générale. » Or, selon des statistiques de l’Ordre, les étudiants considèrent à 93 % que la création des maisons de santé dans les zones sous-médicalisées constitue une « mesure convaincante » pour attirer les professionnels de santé.

Et donc aussi pour rendre plus attractive la médecine générale.

> HENRI DE SAINT ROMAN

(1) Centre de recherche et de documentation en économie de la santé. Depuis, le centre est devenu l’institut et le CREDES est devenu l’IRDES.

Définition

Selon le rapport du sénateur Jean-Maric Juilhard, rendu public à l’automne 2007, une maison de santé « naît de l’aspiration de professionnels à rompre avec un exercice isolé et à regrouper dans un même lieu plusieurs professions médicales. Une telle structure permet de créer des synergies lorsque la couverture médicale de la zone se fragilise. l’ambition est de développer une pratique médicale plus collective et mieux organisée. Le noyau dur d’une maison de santé est généralement constitué d’un ou de plusieurs médecins généralistes et infirmiers exerçant à temps plein. d’autres professionnels interviennent à temps partiel : médecins spécialistes, dentistes, kinés, diététiciens et, le cas échéant, des psychologues et des ergothérapeutes. Une maison de santé n’est donc pas la juxtaposition de cabinets médicaux individuels, ni un simple projet immobilier ou technique. Elle se construit autour d’actions en direction de la population. Ces structures sont susceptibles de rendre l’exercice de la médecine de premier recours plus attractif dans les zones rurales et périurbaines, grâce à une meilleure répartition des tâches entre les professionnels. »

http://www.quotimed.com/journal/ind...

   

Les avantages…

Les maisons de santé pluridisciplinaires, plus personne ne peut le nier, ont le vent en poupe. Roselyne Bachelot vient de leur donner un nouveau coup de fouet en affirmant, lors de la première réunion de synthèse des EGOS, que la « rénovation de l’offre de soins doit se traduire » par la montée en puissance de ces structures (100 projets aidés dès 2008). Quels sont les avantages ?

Rompre l’isolement, améliorer la qualité de vie

A l’heure où les jeunes médecins, et notamment les femmes majoritaires dans les nouvelles promotions, boudent l’exercice en solo, le principal bénéfice attendu des maisons de santé est simple : rompre l’isolement, premier facteur de démotivation pour l’installation et/ou le maintien des professionnels dans les zones sous-médicalisées. Sur le papier, le regroupement présente plusieurs atouts : meilleure gestion du temps ; diversification plus aisée de l’activité (hôpital, prévention…) ; échanges de pratiques ; formation, évaluation… En luttant contre l’isolement, en facilitant le remplacement et la possibilité de prendre des congés, en créant une dynamique de groupe, la maison de santé apparaît de plus en plus comme une « plus-value » pour les conditions de travail et la qualité de vie. Le Dr Georges Siavellis, médecin généraliste à Noisy-le-Sec (93) dans une des plus importantes maisons de santé de Seine-Saint-Denis (13 professionnels), complète ce panorama par « l’accroissement de la sécurité », autre atout évident de ce mode de fonctionnement.

Mutualiser les coûts

Le deuxième avantage de ces maisons de santé est d’ordre financier et administratif avec la mutualisation des coûts des locaux, du personnel (secrétariat, accueil, comptabilité…) et du matériel. l’intérêt est d’autant plus manifeste que ces maisons peuvent bénéficier d’aides ou de soutiens financiers accordés par l’assurance-maladie (via les URCAM, gestionnaires d’une partie des crédits du fonds d’intervention pour la qualité et la coordination des soins de ville - FIQCS) et les collectivités territoriales (en vertu de la loi de 2002 sur les territoires ruraux).

Ces aides peuvent libérer utilement du temps médical en déchargeant les professionnels de tâches administratives.

Améliorer la coordination et la prévention

Les avocats des maisons de santé mettent en avant les avantages du travail en équipe pour améliorer l’accessibilité, la coordination, la permanence et la continuité des soins : dossiers médicaux partagés ; réseau informatique ; possibilité d’associer une maison médicale de garde ; meilleur suivi médical et paramédical du patient dans un contexte de pathologies chroniques et de soins à domicile ; gestion optimisée des tours de garde ; charte qualité… Roselyne Bachelot a été claire : la création de ces maisons devra répondre à un cahier des charges « minimal » et à un projet de santé (prise en charge du diabète, par exemple). Ces maisons pourraient permettre d’orienter davantage les pratiques dans le champ de la prévention grâce à la participation des professionnels à des programmes de santé publique (dépistage, veille sanitaire…), à l’éducation thérapeutique de patients « lourds » ou à des réseaux de santé locaux. Pour le Dr Michel Serin, président de la Fédération française des maisons de soins et de santé (FFMSS), ce mode d’organisation pourrait marquer « la fin d’un système de soins désorganisé. La prise en charge des patients y est coordonnée, il y a un projet de soins autour du patient avec davantage de prévention et de dépistage ».

> CYRILLE DUPUIS

http://www.quotimed.com/journal/ind...

…et les pièges à éviter

La création de maisons de santé se heurte à des obstacles juridiques, financiers et organisationnels. Les pouvoirs publics devront les surmonter rapidement s’ils veulent voir ces structures s’imposer dans l’offre de soins.

Résoudre les difficultés juridiques

Roselyne Bachelot souhaite assortir le regroupement des professionnels de santé « d’aménagements juridiques et déontologiques, de manière à faciliter l’exercice regroupé, à assurer le respect du secret médical, à clarifier les responsabilités civiles et professionnelles ». Dans un rapport de 2004, l’IGAS réclamait déjà de simplifier le statut juridique des maisons de santé. « Les relations instaurées entre les professionnels de santé peuvent être requalifiées en salariat par les URSSAF. Ce risque n’est pas nul lorsque près de 80% de la clientèle d’un infirmier est induite par les médecins participant au groupe… » La ministre de la Santé veut mettre en place un cahier des charges minimal agréé par les pouvoirs publics. Une recommandation déjà émise en mars 2007 par Jean-Marc Juilhard. Le sénateur du Puy-de-Dôme préconise une « labellisation » des maisons de santé reposant sur un cahier des charges fixant les obligations de la maison de santé (horaires, participation à la permanence des soins…).

Trouver un financement pérenne

Le montage financier des maisons de santé reste difficile. Le Dr Michel Serin, président de la Fédération française des maisons de soins et de santé (FFMSS) souligne la complexité administrative de l’opération : « Une synergie est nécessaire entre les URCAM, les collectivités locales et les médecins sur ce point. Il faut un guichet unique. Celui-ci pourrait être les agences régionales de santé (ARS) ou les URML, en collaboration avec les URCAM et les ARS. » Concernant le montant de l’aide (50 000 euros au maximum) promise par la ministre de la Santé aux promoteurs de 100 prochaines maisons de santé, le Dr Serin indique que « des financements complémentaires des collectivités locales seront nécessaires ».

Bien répartir les tâches

Le Dr François-Charles Cuisigniez, président de la CMSF jeunes, souligne l’importance de définir le cadre d’intervention de chaque membre de la maison de santé, qu’il soit médecin ou non. « Avant de créer des maisons de santé partout, il faut dire ce que l’on en attend et qui l’on met dedans, explique-t-il. Je travaille dans la plus grosse maison de santé des Yvelines avec 20professionnels de santé dont 6généralistes et 7spécialistes. Je n’ai plus l’impression d’être un médecin de famille comme lorsque j’exerçais dans le Cantal. Je ne fais plus de gynécologie parce qu’un gynécologue exerce dans la maison de santé… Attention à ce que les professionnels ne se marchent pas dessus. Les maisons de santé ont leurs avantages, mais aussi leurs inconvénients. La maison de santé doit rester une structure à taille humaine. » Le Dr Serin souligne l’importance d’inscrire les maisons de santé dans un projet médical associant l’ensemble des professionnels de santé. Y compris les médecins isolés qui peuvent vivre l’installation d’une maison de santé comme une « concurrence déloyale ». Le Dr Cuisigniez met également en garde contre un autre dommage collatéral. Les médecins remplaçants pourraient pâtir de la multiplication des maisons de santé. « Dans une grosse maison de santé, les généralistes vont se partager la patientèle pendant les vacances d’un confrère plutôt que d’engager un remplaçant », redoute le président de la CSMF jeunes.

> CHRISTOPHE GATTUSO

http://www.quotimed.com/journal/ind...

   

Comptes de la Sécu en 2007

La situation financière se dégrade

LES ENCAISSEMENTS de CSG sur les revenus du patrimoine et de placement pour le régime général (salariés) de la Sécurité sociale ont été supérieurs de 1,1 milliard d’euros aux prévisions, selon la commission des comptes de la Sécurité sociale (CCSS). Cette plus-value se décompose « en 270millions d’euros sur le champ des revenus du patrimoine et 840millions sur celui des revenus de placement » ; l’assurance-maladie en est la principale bénéficiaire, avec 930 millions d’euros de plus que prévu.

La CCSS précise que cette plus- value « n’est qu’un facteur, parmi de nombreux autres, susceptible d’éloigner ou de rapprocher le solde définitif du régime général de la prévision » présentée en septembre.

Sur l’ensemble de 2007, la situation financière du régime général est « sensiblement plus dégradée » qu’elle ne l’était l’année précédente, ajoute la CCSS, qui présente un graphique (sans chiffres précis) où le déficit cumulé pour 2007 atteint environ 11 milliards d’euros, contre un déficit compris entre 9 et 10 milliards d’euros en 2006. La commission des comptes précise que « cet indicateur n’est pas un indicateur anticipé du solde comptable du régime général », dans la mesure où il n’intègre pas un certain nombre de données (comme les produits à recevoir ou les provisions).

En septembre dernier, la CCSS avait prévu un déficit à 11,7 milliards d’euros en 2007. En 2006, selon des chiffres définitifs, il s’est élevé à 8,7 milliards.

Par ailleurs, la dette de l’Etat envers le régime général s’établirait à 1,8 milliard d’euros au 31 décembre 2007, précise la CCSS. Cette somme correspond à des créances nouvelles apparues en 2007, car la dette au titre de 2006 et des années antérieures, qui avait atteint 5,8 milliards d’euros, avait été apurée en octobre 2007. Les chiffres de la CCSS font en outre apparaître un écart entre la croissance de la masse salariale dans le secteur privé (source principale de recettes du régime général) et celle des encaissements : la première est de 4,6 % en glissement annuel au troisième trimestre en 2007, contre 3,4 % pour la seconde. Le différentiel « s’explique par la montée des exonérations de cotisations ».

La CCSS souligne enfin une augmentation de 4,9 % des remboursements de soins de ville et une croissance de 6,7 % des pensions de retraite de droit direct (retraites hors majorations et avantages non contributifs) sur l’ensemble de l’année 2007.

http://www.quotimed.com/journal/ind...

   

Le rapport Bach sur le PCEM1

Les étudiants veulent une réforme, mais pas de « note-barre »

l’Association nationale des étudiants en médecine de France (ANEMF) émet un a priori favorable aux principales dispositions du rapport Bach pour réformer la première année de médecine (« le Quotidien » du 4 février).

Programme commun pour la médecine, maïeutique, odontologie et pharmacie avec quatre concours différents, révision du programme pédagogique, meilleure information des lycéens autour des études médicales, développement des tutorats, absence de sélection à l’entrée en première année…

l’association se félicite de voir la plupart de ses propositions reprises dans ce rapport et dit « envisager positivement la réforme à venir ».

Seul bémol : la mise en place d’une « note-barre » en décembre ou janvier, qui obligerait certains étudiants à se réorienter en cours d’année. « La mise en place de ce système en fin de premier semestre et non en fin d’année risque au final de nuire aux étudiants. En effet, une réorientation vers une autre filière en cours d’année paraît difficile. »

l’association souhaite maintenant prendre connaissance dans le détail du rapport Bach et entamer une discussion avec les ministères de l’Enseignement supérieur et de la Santé.

http://www.quotimed.com/journal/ind...

   

Des médicaments bientôt en vente dans des supermarchés allemands ?

à lire sur : http://www.challenges.fr/actualites...

   

Les dépassements d’honoraires, un problème majeur (Bachelot)

La ministre de la Santé n’exclut pas un remboursement des franchises médicales aux assurés les plus défavorisés.

à lire sur : http://www.challenges.fr/actualites...

   

Après les Egos, les syndicats de généralistes veulent du concret

Gaëlle Desgrées du Loû

La revalorisation de la filière universitaire de médecine générale et l´inscription dans le Code de la santé publique des missions du médecin de premier recours sont, aux yeux des syndicats de médecins généralistes, les deux avancées majeures de la première phase des Etats généraux de l´organisation de la santé (Egos). Mais ils ne veulent pas en rester à ces premières pistes de réformes et attendent de réels investissements dans la médecine générale.

« A l´actif du bilan des Etats généraux, on portera la décision de définir la médecine générale dans la loi, l´unanimité pour développer la filière de formation (mais pour l´instant ce ne sont que des paroles) et quelques moyens pour quelques machins pluridisciplinaires. Au passif, pas un mot sérieux sur la nécessité d´investir massivement sur la médecine générale, des élus qui continuent à penser qu´on pourra s´en sortir avec des replâtrages, voire des régulations autoritaires », souligne Claude Bronner, président d´Espace Généraliste. « Tant que le système de santé sera prioritairement centré sur le paiement à l´acte, nous n´avancerons pas. Le problème de notre système de santé, c´est que nous ne sommes rémunérés qu´au contact du patient, pas pour un travail effectué. Je suis pour toutes le solutions de diversifications de rémunérations qui permettent de travailler différemment », explique-t-il. Pour le Dr Bronner, qui rappelle que « la médecine générale est une spécialité sous cotée dans l´esprit et dans les faits », les Etats généraux de l´organisation de la santé n´ont finalement pas ouvert de perspectives réelles. « Il y a beaucoup d´aspects positifs mais le résultat est décevant par rapport à l´ampleur de la démarche », fait-il remarquer.

Président de la branche généraliste de la Fédération des médecins de France (FMF), le Dr Jean-Paul Hamon retient également de ces Egos la revalorisation de la filière de médecine générale, sur le plan de la formation. « C´est le renversement de la tendance. Il y a de bonnes intentions mais ces Egos seraient un échec si on ne titularisait pas dans les semaines qui viennent les 50 généralistes enseignants et les 50 chefs de clinique », assure-t-il, en plaidant pour un partenariat entre les Unions régionales de médecins libéraux (Urml) et les généralistes enseignants, afin d´organiser des rencontres régionales avec les étudiants. « J´espère que les députés auront compris que les mesures coercitives sont contre-productives », ajoute-t-il. Le Dr Hamon rappelle aussi que la simplification et l´homogénéisation de la permanence de soins (autour de « points fixes » et avec des médecins se déplaçant en véhicules VSL) est une priorité. « En échange de la défiscalisation, la rémunération pourrait être forfaitisée », avance-t-il.

http://www.egora.fr/commun/script/w...

   

Les cliniques redoutent une hausse des tarifs limitée à 0,4%

B. K

La Fédération de l´hospitalisation privée (FHP) qui regroupe les cliniques redoute que la hausse des tarifs pour les établissements de médecine, chirurgie obstétrique (MCO) qui doit être annoncée prochainement soit limitée à 0,4% pour 2008. Bien que les arbitrages ne soient pas encore rendus, la FHP estime que ce taux de 0,4% résulterait d´une simple opération mathématique. Si l´on retranche de l´augmentation prévue pour les dépenses de l´hospitalisation (3,2%), la hausse prévisionnelle d´activité chiffrée par les pouvoirs publics à 1,7%, l´impact de l´augmentation de l´enveloppe destinée à financer les Migac (missions d´intérêt général et d´aide à la contractualisation) et l´impact de l´augmentation de l´enveloppe destinée aux dispositifs implantables, il ne resterait que 0,4% pour augmenter les actes en MCO. Une situation inadmissible pour le président de la FHP, Jean-Loup Durousset, qui estime que « l´inflation des coûts hospitaliers est de 2,4% ». Les quatre organisations représentatives de l´hospitalisation privée et publique (la Fédération hospitalière de France, la FHP, la Fédération des établissements hospitaliers et d´assistance privés, le Fédération nationale des centres de lutte contre le cancer) ont d´ailleurs co-signé une lettre adressée à Roselyne Bachelot. Ils alertent la ministre de la santé sur « la situation économique à laquelle vont être confrontés leurs établissements en l´absence d´un taux d´évolution de leurs ressources suffisant pour faire face à la constante évolution de leurs charges d´exploitation ». « Le risque financier, ajoutent ces fédérations, est aujourd´hui majeur ». Les quatre organisations reprochent notamment au gouvernement de se baser sur une évolution prévisionnelle de l´activité des hôpitaux et des cliniques de 1,7% en 2008 alors que leurs données font ressortir une hausse d´activité de l´ordre de 1%. A la FHP, on soupçonne les pouvoirs publics gouvernement de surévaluer l´augmentation de l´activité afin de s´assurer que l´Ondam ne sera pas dépassé en 2008. La FHP estime que les cliniques seront d´autant plus pénalisées par une faible hausse des tarifs qu´elles ne bénéficieront guère de l´augmentation prévue de l´enveloppe destinée aux Migac, hausse qui devrait être de 6%. En effet, selon la fédération, cette enveloppe ne représente que 0,5% des recettes des cliniques contre 17% des recettes des hôpitaux. La FHP affirme, par ailleurs, que le secteur privé de l´hospitalisation est défavorisé en matière d´aide à l´investissement. Elle cite à titre d´exemple le cas de la région Nord-Pas-de-Calais où « aucun des 49 dossiers immobiliers déposés par le privé n´a été retenu » alors que l´Agence régionale de l´hospitalisation a accepté cinq dossiers du public.

Les cliniques rappellent enfin leurs revendications traditionnelles : mise en place d´une réelle convergence tarifaire entre les hôpitaux, maîtrise du taux d´évolution des Migac dans la mesure où ce sont surtout les hôpitaux publics qui en bénéficient, création d´un indice des coûts hospitaliers, prévu mais toujours pas en vigueur. Elles exigent enfin que les cliniques psychiatriques qui représentent 25% de l´hospitalisation à temps complet et 17% de l´hospitalisation à temps partiel bénéficient d´une hausse de leurs prix de journée qui devrait être portée de 116 euros à 150 euros. C´est un rebasage indispensable, selon Jacques Gayral, président de l´Union nationale des cliniques psychiatriques privées. « Rendez-vous compte, affirme-t-il, que dans les hôpitaux publics les tarifs sont d´au moins 300 euros et peuvent atteindre 1 000 euros par jour ».

http://www.egora.fr/commun/script/w...

   

Agences régionales de santé : halte aux « préfets sanitaires » dit Martin Malvy

Le président de l´Association des petites villes de France (Apvf), Martin Malvy, réaffirme la pertinence de l´échelon régional en matière d´organisation territoriale de l´offre de soins et met en garde contre le rôle de coordination que la ministre de la Santé envisage de confier aux futurs Agences régionales de santé (ARS), « c´est-à-dire aux seuls services de l´Etat ». « Depuis plusieurs années, les collectivités locales, et particulièrement les régions, sont consultées par les actuelles ARH pour établir des schémas régionaux d´organisation sanitaire du territoire. Les régions sont désormais compétentes en matière de formations sanitaires et sociales. La logique voudrait que le projet de loi annoncé par la ministre prépare une nouvelle étape de cette régionalisation, plutôt que cette régression qui consisterait à créer de véritables préfets sanitaires », réagit le président de la région Midi-Pyrénées, dans un communiqué.

Alors que Roselyne Bachelot, dans son discours de clôture des Etats généraux, a repris l´idée de mettre en place un « guichet unique régional » d´information et d´aide à l´installation, placé auprès des futures ARS, Martin Malvy espère que les régions seront associées à l´organisation territoriale du système de soins. « Si ce n´est pas le cas, l´Etat entend-il reprendre à sa charge les politiques de soutien à la démographie médicale en zones rurales, notamment, pour lesquelles il avait demandé aux collectivités locales de s´investir ? La ministre de la Santé doit choisir. L´Etat ne peut pas d´un côté écarter les collectivités locales de tout processus de décision, et d´autre part, leur demander de payer ! », proteste-t-il.

http://www.egora.fr/commun/script/w...

   

Dépendance : la formation de 400 000 emplois confiée aux régions

G.D.L

Objectif à l´horizon 2015 : créer 400 000 emplois au service des personnes handicapées et des personnes âgées dépendantes, dont 200 000 liés aux départs en retraite et 200 000 liés à des créations nettes d´emplois. « Il s´agit d´un gisement considérable d´emplois non délocalisables », a déclaré mardi la secrétaire d´Etat à la Solidarité, qui présentait son plan pour les métiers de la dépendance.

A cet effet, Valérie Létard a annoncé que l´Etat souhaitait contractualiser avec les régions et leurs partenaires, compétents depuis le 1er janvier 2005 pour définir et mettre en oeuvre la politique de formation des travailleurs sociaux, pour assurer la répartition des étudiants dans les formations sanitaires et paramédicales et pour financer la formation initiale et les aides étudiantes. Trois expérimentations en Nord-Pas-de Calais, puis dans la région Centre et l´Alsace, sont prévues, financées par la Caisse nationale de solidarité pour l´autonomie (Cnsa) à hauteur de 8 millions d´euros pour la première année. La secrétaire d´Etat a d´ailleurs signé mardi après-midi un protocole d´accord avec la région Nord-Pas-de-Calais, avant que ne soit signée en juin prochain une convention d´objectifs et de moyens. Pour accompagner ces expérimentations, un comité de pilotage sera créé au niveau national.

Le gouvernement s´est fixé quatre priorités : faciliter l´identification des besoins ; recruter pour répondre aux besoins actuels et futurs ; développer les passerelles et les troncs communs de formation entre les différents secteurs et mettre en place des actions de formation continue pour les aidants familiaux ; valoriser les métiers de la dépendance. « Cette reconnaissance sera facilitée par la création d´un répertoire national des métiers de la dépendance, expliquant la nature de chaque métier, les possibilités d´évolutions de formations et de perspectives professionnelles », a précisé la ministre, qui compte également élaborer un « cadre déontologique et éthique » pour l´intervention des professionnels en établissements ou à domicile. Valérie Létard a rappelé qu´en 2015, le nombre de personnes âgées de plus de 85 ans (actuellement au nombre d´un million) aura doublé par rapport à 2005. Par ailleurs, la loi du 11 février 2005 sur l´égalité des chances a identifié de nouveaux droits pour les 5 millions de personnes handicapées, qui nécessitent des besoins d´emplois accrus dans ce secteur.

http://www.egora.fr/commun/script/w...

   

Le gouvernement baisse les prix de plusieurs médicaments vedettes

à lire sur : http://www.lesechos.fr/info/sante/4...

   

Exclusif : pas de franchises pour les patients en ALD, un souhait partagé par une majorité de professionnels de santé

à lire sur : http://www.jim.fr/en_direct/pro_soc...

   

Les propositions de réforme de l’organisation de la santé seront connues début avril

à lire sur : http://www.net-iris.fr/veille-jurid...

   

Débat le 14 février : Face à l’exclusion, … promouvoir la justice sociale ?

à lire sur : http://bellaciao.org/fr/spip.php?ar...

   

l’Etat se réendette auprès de la Sécurité sociale

à lire sur : http://www.lesechos.fr/info/france/...

   

Etats Généraux de l’Offre de Soins : il faut aller plus loin et financer les promesses

à lire sur : http://www.edubourse.com/finance/ac...

   

Santé. Une aide pour favoriser la médecine de groupe

à lire sur : http://www.letelegramme.com/gratuit...

   

Les pharmaciens pourront désormais "dépanner" les patients chroniques

à lire sur : http://sante-medecine.commentcamarc...

   

Une santé moins solidaire

Didier Tabuteau responsable de la chaire santé à Sciences-Po.

Qu’est-ce qu’un demi-euro ou un euro pour se faire soigner ? La question faussement naïve revient régulièrement dans le débat sur les franchises. La modicité de la somme dissimule en réalité un enjeu crucial pour l’avenir de l’assurance-maladie. La Sécurité sociale repose en matière de santé sur une solidarité entre les bien portants et les malades. Il ne s’agit pas, comme en matière de retraite, d’accumuler des durées de cotisations pour bénéficier en retour d’une pension. L’objectif devrait être, pour chacun d’entre nous, de payer cotisations et CSG pendant toute notre vie sans rien recevoir en contrepartie. L’idéal n’est-il pas de vivre toute sa vie en bonne santé et de décéder brusquement à un âge le plus avancé possible ?

lire la suite sur : http://www.liberation.fr/rebonds/30...

   

« Les origines des inégalités sociales de santé »

Recueilli par Corinne BENSIMON

J’essaie de comprendre les phénomènes qui génèrent les inégalités sociales de santé. De toutes les inégalités - de salaires, d’accès à l’éducation, au logement, à la culture - ce sont sans doute les plus choquantes, car elles contredisent le « droit à la santé » et remettent en cause les principes de solidarité vis-à-vis du risque de maladie, un des socles de notre contrat social. Elles sont pourtant souvent éclipsées par les débats sur les autres inégalités, même si elles ont été évoquées dans les discussions sur l’âge de la retraite : les ouvriers ont une espérance de vie inférieure de sept ans à celle des cadres, et une mortalité deux fois plus élevée entre 35 et 80 ans. Un fait est frappant, dans ce domaine : depuis les années 50 et y compris pendant les « trente glorieuses », les inégalités de santé entre riches et pauvres n’ont cessé de croître, partout en Europe, et particulièrement en France, malgré le progrès médical, l’augmentation des dépenses de santé, la généralisation de l’assurance maladie. Pourquoi ?

lire la suite sur : http://www.liberation.fr/transversa...

   


Enregistrer au format PDF impression suivre la vie du site syndiquer le forum 0 réaction
Accueil du site | Contact | Plan du site | Espace privé | Statistiques | visites : 112222

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site Infos-Actualités  Suivre la vie du site Revue de Presse   ?

Site réalisé avec SPIP 1.9.2d + ALTERNATIVES

Creative Commons License