Revue de presse du 12 octobre 2007
vendredi 12 octobre 2007 par JOSEPH Didier
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- Le droit à la santé menacé, p1
- Démonstration de force des internes à Paris, p2
- Un rapport du Sénat plébiscite les maisons de santé et veut encadrer l’installation des médecins, p3
- Installation : le gouvernement prendra ses responsabilités, affirme Bachelot, p4
- La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a promis mercredi qu’il n’y aura "aucune mesure coercitive" pour limiter la liberté d’installation des praticiens, alors que les principaux syndicats d’internes appellent à une manifestation sur ce sujet jeudi., p5
- Franchises : Bachelot annonce un "fléchage" des crédits au profit d’Alzheimer, p6
- Les fumeurs de cannabis pris en flagrant délit devront suivre des stages payants, p7
- Les internes en médecine manifestent pour défendre leur liberté d’installation, p8
- Les parlementaires français face au déficit des finances publiques, p8
- La CFDT en meeting, p8
- Premières banderilles, p8
- Les futurs médecins défilent pour défendre leur liberté d’installation, p8
- Le doyen de Paris-V propose un service médical public, p8
- Rémunération de la PDS : des projets qui laissent perplexes, p8
- Hausse de 3,3 % des prestations sociales en 2006, p8
- Les exigences des usagers, p8
- Les critiques sévères du SML et de l’UNOF, p8
- La CGT prône une remise à plat, p8
- Mission sur les prélèvements obligatoires, p8
- 84% des Français plébiscitent le système actuel, p8
- Internes : "aucune mesure coercitive" sur l’installation, p8
Le droit à la santé menacé
Associations de malades . 70 % des Français se déclarent contre les franchises médicales, une réalité sur laquelle s’appuie le Collectif interassociatif sur la santé pour faire entendre sa voix. « Le droit au travail, au logement et à la santé, sont des héritages de l’après-guerre. On connaît la situation des deux premiers, reste la santé, à peu près en bon état mais plus que menacée. Qu’attendons-nous pour créer une réelle convergence pour sauver notre système de soins ? » Après avoir oeuvré pendant neuf ans à la tête d’Aides, principale association de lutte contre le sida, qu’il n’a d’ailleurs pas totalement quittée, Christian Saout n’a rien perdu de sa fougue et de son franc-parler. Nommé depuis le 12 septembre à la tête du Collectif interassociatif sur la santé (CISS) dont il était déjà le vice-président, il représente désormais 27 associations porte-voix des malades, des handicapés, de la famille (la Ligue contre le cancer, l’AFM, l’UNAF…).
la désertification médicale des régions
Fortement mobilisé contre le projet de franchise médicale de Nicolas Sarkozy, le CISS a détaillé hier un sondage dont le chiffre principal avait déjà été rendu public il y a quelques jours au moment de la forte mobilisation contre les franchises : 70 % des Français se prononcent contre ce système pour répondre aux problèmes de financement de notre système de santé. 84 % d’entre eux souhaitent la conservation du régime de cotisation obligatoire et le recours à des assurances complémentaires. Fort de ce résultat, le CISS entend bien se faire entendre et appelle même à une « réelle convergence santé », notamment du côté des mutuelles mais aussi des syndicats, avec lesquels Christian Saout ne s’est pas montré tendre. « Aucune grande centrale syndicale n’a fait de déclaration sur les franchises. Tout le monde a la tête ailleurs, les régimes spéciaux, l’emploi, mais on a trois mois pour se mobiliser. » Le président Sarkozy a en effet promis un débat sur la santé au premier semestre 2008, sans doute après les élections municipales.
Pour une réelle démocratie sanitaire
« Nous ne voulons pas que le débat se limite au financement de la Sécurité sociale, a prévenu Christian Saout. Il va bien falloir résoudre un certain nombre de problèmes d’organisation de notre système de soins. » Dans le collimateur du CISS, on retrouve notamment le problème de la désertification médicale de certaines régions françaises. « La contrainte sera nécessaire » et les collectivités locales sont interpellées dans leur devoir d’assurer un accès aux soins des administrés. Les maisons médicales pluridisciplinaires devraient également se développer afin d’assurer une permanence des soins et surtout assurer une médecine de premier recours qui allégerait les services des urgences hospitalières.
« Or le gouvernement, comme seule réponse aux carences des hôpitaux de proximité, propose leur fermeture, a précisé Nicolas Brun, président d’honneur du CISS. Ces hôpitaux pourraient être réorientés dans le sens des maisons médicales et assurer une meilleure couverture des besoins. » L’encadrement des dépassements d’honoraires, le contrôle sur les prescriptions, le prix des médicaments, la création des délégués de l’assurance maladie pour contrer l’influence des visiteurs médicaux auprès des médecins sont au menu des propositions du CISS. « Mais l’enjeu des prochains mois, pour Christian Saout, sera d’aider les citoyens à s’emparer des questions de santé, pour que la démocratie sanitaire fonctionne réellement. »
Maud Dugrand
JOSEPH Didier
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