Revue de presse du 12 Janvier 2008
vendredi 11 janvier 2008 par JOSEPH Didier
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- Les internes en médecine générale souhaitent participer à la permanence des soins, p1
- Bachelot invite urgentistes et anesthésistes-réanimateurs hospitaliers à discuter, p1
- Pour les entreprises du médicament, 2008 s´annonce morose, p1
- Hôpitaux : grève des soins non urgents le 17 janvier, p1
- Les PEL de plus de 10 ans taxés, p1
- Portes ouvertes sur des lieux d’exploration de la santé, p1
- Fichiers policiers version 2008 : STIC et JUDEX donnent naissance à ARIANE et snobent la CNIL, p2
Les internes en médecine générale souhaitent participer à la permanence des soins
Propos recueillis par Gaëlle Desgrées du Loû
Le IXe Congrès de la médecine générale du XXIe siècle, organisé ce vendredi et samedi à Strasbourg par l´Intersyndicale autonome représentative des internes de médecine générale (Isnar-IMG), est marqué par deux thématiques fortes : la permanence des soins et l´avenir de la liberté d´installation. L´occasion pour Emmanuel Gallot, président du syndicat, de faire un point les attentes et propositions des internes.
Egora : Pourquoi avoir intitulé ce congrès « Le choc des générations » ?
Emmanuel Gallot : Nous aborderons la question sans tabou pour savoir si nous sommes vraiment face à un vrai choc culturel entre deux générations de médecins ou s´il s´agit plutôt d´une évolution sociétale commune à l´ensemble des personnes de notre génération. L´un des sujets phares, qui a été choisi au printemps dernier - donc bien avant le gros mouvement de grève des internes - sera la démographie médicale et l´organisation des soins. Nous évoquerons l´évolution de la mentalité des jeunes médecins par rapport à leur exercice professionnel et à leur vie familiale et personnelle. Nous aurons des réflexions et des propositions analogues à celles formulées dans le cadre des Etats généraux de l´organisation de la santé. Au cours de ces deux jours, nous espérons apporter un certain nombre de réponses aux questions que peuvent se poser les jeunes médecins par rapport à leur avenir et à la réorganisation du système de santé, mais aussi par rapport à l´évolution de la place de la médecine générale. Les jeunes attendent de retrouver une dynamique pour la discipline. La génération qui arrive a envie de mettre la médecine générale au centre du système de soins, en porte d´entrée et en gestionnaire du parcours de soins des patients. Et pour le faire, elle a besoin d´entendre des messages forts de nos aînés.
Un autre grand sujet d´actualité est en première ligne : la permanence des soins. Quelles sont les propositions de l´Isnar pour la rendre moins aléatoire ?
Pour organiser le système de soins, nous sommes convaincus qu´il faut une amélioration de la cohérence de la formation des médecins par rapport à leur exercice futur. Le statut de l´interne ne permet pas à l´heure actuelle de faire ces gardes en ambulatoire. Nous avons donc monté un projet que nous avons réussi à concrétiser par une expérimentation sur le département du Maine-et-Loire, grâce au concours du Conseil de l´Ordre, de la faculté de médecine, de la Ddass et de l´assurance maladie. L´interne peut ainsi réaliser une garde tout en étant supervisé par le médecin qui participe habituellement à la permanence des soins. En cas de nécessité, il peut faire appel au médecin superviseur. Nous espérons aboutir dans peu de temps à une généralisation de ce projet pour les internes de médecine générale de fin de cursus. Notre rôle est de développer une formation la plus complète possible, adaptée à l´exercice de terrain. Aujourd´hui, on sort du DES de médecine générale avec un niveau de connaissances assez élevé mais le problème c´est que l´on n´arrive pas à transformer de façon optimale nos connaissances en compétences.
« Incitation ou coercition : quel avenir pour la liberté d´installation ? » : quelle position défend l´Isnar-IMG sur ce thème de la première table ronde ?
Les choses sont claires, il faut être extrêmement vigilant sur la manière dont on va donner des réponses à cette question. Peut être d´ailleurs que la question fondamentale n´est pas « liberté ou pas liberté d´installation » mais bien la réorganisation des conditions d´installation et des conditions d´exercice. Si demain, on décide de toucher à la liberté d´installation, c´est-à-dire de réguler l´installation des médecins sans remodeler les conditions d´exercice professionnel, on aura des effets pervers immédiats en terme d´attractivité, notamment de la filière médecine générale. Mais surtout, les gens choisiront de ne pas s´installer.
Vous êtes membre du groupe de concertation permanente des Etats généraux de l´organisation de la santé. Quel bilan dressez-vous des premières semaines de concertations ?
Les auditions se déroulent à bon train. Nous avons déjà auditionné presque une trentaine de personnes à tous les niveaux (directeurs d´hôpitaux, représentants de villes, députés, maires, représentants de patients) de manière à avoir la vision la plus éclairée et la plus large possible. Il nous faudra ensuite travailler à la synthèse de tous ces éléments pour formuler des propositions d´organisation concrètes, en termes de formation, d´installation et d´exercice. Nous allons commencer la rédaction de ces fiches de synthèse d´ici peu et les présenterons lors des réunions publiques à Châlons-en-Champagne, à Rennes puis à Paris, début février. Sans surprise, les constats sont tous les mêmes et les propositions sont assez consensuelles. Nous savons qu´on doit arriver à organiser les soins en passant par le regroupement des professionnels et la meilleure coopération entre professionnels de santé. Il faut donc développer des outils de travail pour faciliter la prise en charge pluridisciplinaire. Il faut aussi rendre beaucoup plus lisible pour les patients la façon d´utiliser le système de soins (éducation à la santé). Nous devons travailler sur la formation pour permettre de former des praticiens de haut niveau, compétents dans leur discipline. Par ailleurs, il faut définir précisément pour les années qui viennent les rôles et compétences de chaque professionnel de santé, pour que le système soit aussi, pour les professionnels, bien lisible.
http://www.egora.fr/commun/script/w...
Bachelot invite urgentistes et anesthésistes-réanimateurs hospitaliers à discuter
P. M.
La concertation sur les comptes épargne temps (CET) et les heures supplémentaires dans les hôpitaux se poursuit et s´élargit. La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a finalement entendu les protestations des urgentistes (Amuf, Samu de France) et des anesthésistes-réanimateurs (Smarnu, Snphar) qui s´estimaient exclus des discussions. Elle a donc annoncé ce matin qu´elle inviterait leurs représentants « dans les tous prochains jours ». Jusqu´ici en effet, le ministère n´avait négocié qu´avec les quatre intersyndicats de praticiens hospitaliers (CMH, CPH, INPH et SNAM-HP), reçus hier encore avenue de Ségur.
Les hospitaliers ont déjà décroché la promesse d´une enveloppe de 700 millions d´euros pour financer en partie les 4,2 millions de jours de RTT accumulés sur les CET et les 23 millions d´heures supplémentaires non payées. Aussi, la prochaine réunion, qui se tiendra mardi 15 janvier, sera l´occasion pour le ministère de faire « des propositions chiffrées et organisationnelles sur le compte épargne temps ».
Sur le dossier « permanence des soins » (PDS), Roselyne Bachelot compte également soumettre aux syndicats son projet de « créer une instance de réflexion durable » qui pourrait ensuite devenir un « Conseil national de l´urgence et de la permanence des soins afin de tenir compte de ses spécificités et des contraintes ».
Cette nouvelle structure aurait pour principale mission « d´élaborer une vision à la fois prospective et réaliste de l´organisation de la permanence des soins à l´hôpital, des métiers de l´urgence et de proposer des critères d´évaluation des dispositifs ». L´ensemble des acteurs de l´urgence et de la PDS doit être consulté sur ce sujet.
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Pour les entreprises du médicament, 2008 s´annonce morose
Bruno Keller
Menace de délocalisations et de suppressions d´emplois, retard dans le domaine de la production de biomédicaments, dégradation de la balance importations-exportations : en présentant, vendredi matin, ses vœux à la presse Christian Lajoux, président du Leem (Les entreprises du médicament) a brossé un tableau plutôt alarmant de l´avenir de ce secteur.
Une donnée résume, à elle seule, les difficultés qui attendent les industries du médicament implantées en France : en 2008 les exportations devraient croître de 5% seulement et les importations de médicaments de 13%. « Certes notre solde pharmaceutique commercial est positif d´environ 6 milliards », souligne Christian Lajoux. Mais, aux yeux du Leem, cette situation est en train de se dégrader. Les délocalisations de sites de production expliquent en partie ce phénomène ainsi que l´importation massive de génériques. « Aujourd´hui sur 10 génériques vendus en France 7 sont fabriqués hors du territoire », souligne le président du Leem.
Délocalisations, concentration des sites de production « par produits et par continents », poursuite des mouvements de fusions-acquisitions risquent de compromettre l´emploi dans ce secteur d´activité. Le Leem cite à cet égard une étude du cabinet d´Arthur D.Little qui évalue à 28% au moins la baisse des effectifs de l´industrie pharmaceutique en France entre 2005 et 2015 si rien n´est fait pour redresser la barre. Autre sujet d´inquiétude, rappelé une nouvelle fois par Christian Lajoux : la faiblesse de la France en matière de biotechnologies, notamment dans le domaine de la production.
Face à ce tableau morose, l´industrie du médicament a au moins un sujet de satisfaction : l´augmentation du chiffre d´affaires des ventes de médicaments en France (ville et hôpital) se serait située, en 2007, entre 4% et 4,5%, soit nettement plus qu´en 2006, année il est vrai « sinistrée » aux yeux de l´industrie. Cette augmentation tient essentiellement au facteur prix, notamment en raison de la part importante prise par des médicaments hautement spécialisés prescrits à l´hôpital, et non à une augmentation des volumes indique-t-on au Leem. Pour 2008, le Leem s´attend à ce qu´il y ait « vraisemblablement une décélération de la croissance ».
Au-delà de ce contexte général, le Leem se préoccupe aussi de l´évolution de la politique du médicament en France.Tout en estimant que « les lignes ont bougé », les entreprises constatent que « les vieux démons restent présents et pourraient se manifester à nouveau » si le comité d´alerte chargé de veiller au respect de l´objectif national des dépenses d´assurance maladie constatait un dérapage en 2008 ce qui pourrait s´accompagner de mesures pénalisantes pour le secteur.
Les entreprises du médicament s´inquiètent aussi visiblement de la nouvelle possibilité, pour les médecins libéraux, de signer avec l´assurance maladie des contrats individuels qui pourraient notamment prévoir des rémunérations complémentaires pour les praticiens en contrepartie d´une maîtrise des prescriptions. Le Leem souhaite être consulté « en amont » par l´Union nationale des caisses d´assurance maladie lors de l´élaboration de ces contrats. Répondant par ailleurs à la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France qui a dénoncé la hausse des médicaments déremboursés (dont les prix sont libres), Christian Lajoux affirme qu´à son avis « il n´y a pas de nombreux cas » et qu´ « il attend de voir des exemples ». Il a rappelé que les pouvoirs publics avaient incités les industriels à faire preuve de modération en matière de fixation des prix des médicaments déremboursés.Le Leem affirme qu´entre 2002 et 2007 l´indice des prix à la production de ces produits n´est passé que de 100 à 106. Mais il s´agit là des prix à la production et non des prix de ventes aux patients.
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Hôpitaux : grève des soins non urgents le 17 janvier
http://afp.google.com/article/ALeqM...
Les PEL de plus de 10 ans taxés
http://collectifsdfalsace.blog.20mi...
Portes ouvertes sur des lieux d’exploration de la santé
Cette année, les CHRU de France ont 50 ans. Un jubilé important pour lequel une séried’événements sont prévus. Le premier a lieu vendredi et samedi : des hôpitaux proposentdes expositions, des services ouvrent leurs portes au public.
lire la suite sur : http://www.tourcoing.maville.com/Po...
JOSEPH Didier
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