Espace Généraliste

Revue de presse du 11 Juillet 2008

vendredi 11 juillet 2008 par JOSEPH Didier

Navigation rapide

Avenants 14 et 19 annulés

Le Conseil d’Etat vient de notifier l’annulation de l’avenant 19 de la convention qui prolongeait la MPC jusqu’au 31 décembre 2007. Cette majoration pour consultation pouvait être appliquée par tous les spécialistes de secteur 1, sauf par...les spécialistes en médecine générale qui ne figurent pas dans la liste annexée à l’avenant. MG France, arguant du non respect du droit à l’opposition majoritaire, avait donc déposé un recours en conseil d’Etat début 2007, contre "l’avenant de l’apartheid". "On ne peut accepter une convention qui discrimine la médecine générale", commente Claude Leicher, vice-président de MG France. Quant à l’avenant 14, signé en 2006, il portait sur la visite et fixait, notamment, un objectif de 10 % de visites pour 2008, soit une diminution de 4 points sur deux ans. Jugeant cet objectif drastique trop éloigné des réalités locales, surtout en regard de la faible revalorisation du V, porté à 21 euros par ce même avenant, MG France avait aussi déposé un recours en annulation en conseil d’Etat.

http://www.legeneraliste.fr/actuali...

Le Conseil d’Etat retire la majoration de 2 euros aux spécialistes

Douche froide pour les syndicats de médecins libéraux qui se retrouvaient à une séance de négociation conventionnelle au siège de l’Assurance-maladie. Ils espéraient savoir quand la consultation des généralistes serait revalorisée d’un euro.

Ils en sont ressortis après avoir appris de la bouche du directeur de l’UNCAM que la consultation des médecins spécialistes de secteur 1 allait baisser de 2 euros (2,70 euros pour les psychiatres) ! Frédéric van Roekeghem venait en effet d’être informé de l’annulation de l’avenant conventionnel n° 19 par le Conseil d’Etat. Cet avenant prolongeait dans la nomenclature la majoration forfaitaire transitoire pour la consultation spécialisée (MPC) de 2 euros (2,70 euros pour les psychiatres), instaurée par la convention de 2005. MG-France avait déposé un recours auprès du Conseil d’Etat pour vice de procédure, n’ayant pu exercer son droit d’opposition après la signature de cet avenant le 29 novembre 2006 par l’UNCAM, la CSMF, le SML et Alliance. Le Conseil d’Etat a donné raison à MG-France.

Dans son arrêt, dont le Quotidien s’est procuré une copie, il estime que « l’opposition formée [par les syndicats non signataires] faisait obstacle à la mise en œuvre de cet avenant ». Le Dr Claude Leicher, vice-président de MG-France, précise que son syndicat « ne se réjouit pas particulièrement » de cet arrêt du Conseil d’Etat pénalisant pour les médecins spécialistes. Cette nouvelle péripétie conventionnelle constitue, à ses yeux, « un dégât collatéral de l’exclusion de la médecine générale » de la liste des spécialités concernées par la MPC, qui ne devait être au départ qu’une « mesure transitoire en attendant la classification commune des actes médicaux (CCAM) clinique ». Cet arrêt du Conseil d’Etat, daté du 8 juillet, a des conséquences fâcheuses. Il annule purement et simplement la MPC de la nomenclature. Cette majoration permettait aux médecins de secteur 1 et à ceux du secteur 2 ayant souscrit l’option de coordination ou dispensant des soins à des patients bénéficiaires de la CMU-C, de demander une majoration de 2 euros à leurs patients dans le cadre du parcours de soins (de 2,70 euros pour les psychiatres). En théorie, les médecins spécialistes ne peuvent plus demander cette majoration.

La consultation des médecins spécialistes concernés, dans le cadre du parcours de soins, ne peut donc plus théoriquement s’élever qu’à 26 euros (CS +MCS) au lieu de 28 euros. L’Assurance-maladie est très embarrassée par cet arrêt. « Pour le moment, nous en analysons les conséquences juridiques », souligne-t-on à l’UNCAM. Selon l’un des participants à la réunion conventionnelle, le directeur de l’UNCAM se serait montré perturbé en annonçant cette décision. « Comment va-t-on faire pour rembourser les patients ? », se serait-il exclamé.

Même si le gouvernement venait à prendre un arrêté pour réintroduire la MPC dans la nomenclature, il faudrait attendre le délai incompressible de validation de six mois instauré avant toute revalorisation par la loi de financement de la Sécurité sociale de 2008, pour que la majoration puisse entrer en vigueur.

> CHRISTOPHE GATTUSO ET AGNÈS BOURGUIGNON

http://actu.blog.quotimed.com/archi...

Décès de Brigitte : l’assurance s’excuse et licencie l’indélicate

à lire sur : http://www.rue89.com/california-dre...

Regroupement des hôpitaux en vue

Le Pr Guy Vallancien a remis aujourd’hui à Roselyne Bachelot un rapport sur les futures "communautés hospiltalières de territoire" qui seront créées par la loi "Santé, patients et territoires" de cette automne. Il y préconise d’impulser une "une nouvelle culture managériale" dans les établissement et d’ inciter financièrement ces derniers à se regrouper au sein de "communautés hospitalières" de 4 à 10 établissements en se spécialisant dans certains soins. Chacune représentera entre 7000 et 20 000 employés pour des bassins de population de 200 000 à 400 000 habitants. Au sein de ces regroupements, le rapport préconise qu’il n’y ait pas "de petits et de gros établissements qui font tous les mêmes prestations, mais une spécialisation de chacun d’entre eux dans des missions répertoriées et évaluées".

http://www.legeneraliste.fr/actuali...

ASSURANCE-MALADIE. L’assurance-maladie et les syndicats de médecins...

à lire sur : http://www.lesechos.fr/info/sante/4...

Quinze jours pour un accord conventionnel

L’Assurance-maladie, les syndicats de médecins libéraux (CSMF, SML, FMF, MG-France et Alliance) et les associations d’étudiants et d’internes, qui se retrouvaient jeudi matin pour la première fois depuis six mois, ont adopté un calendrier de négociations pour les 15 jours à suivre. Ces retrouvailles ont également permis à l’Assurance maladie de présenter un bilan de l’action conventionnelle pour l’année 2007 (chiffres sur la prévention du cancer du sein et du suivi gynécologique, sur les prescriptions de statines et d’IPP...). À l’issue de cette présentation, les partenaires conventionnels sont convenus de se revoir à cinq reprises d’ici au 25 juillet. Ils aborderont lors de ces séances les 6 thèmes suivants :

• les plateaux techniques, le secteur optionnel et la permanence des soins en établissement ; • les spécialités cliniques ; • la démographie médicale et la suite des Etats généraux de l’organisation de la santé (EGOS) ; • la maîtrise médicalisée ; • le contrat type individuel de rémunération à la performance ; • la médecine générale (C à 23 euros) ;

Le régime de retraite ASV, qui figurait initialement au programme de ces négociations, a disparu. La première des cinq réunions se déroulera le 16 juillet et concernera la médecine générale et la démographie médicale. Les syndicats ont demandé à ce que soit réglée en préalable aux négociations la revalorisation de la consultation des généralistes à 23 euros. Les partenaires ont prévu de se revoir les 18, 22, 24 et 25 juillet. Les syndicats de médecins s’inquiètent des « délais très tendus » et redoutent que quinze jours ne suffisent pas pour trouver un accord sur des sujets aussi sensibles.

> CH.G.

http://www.quotimed.com/flashs/inde...

Reprise des négociations

Après des mois d’atermoiements, les négociations conventionnelles ont enfin été réouvertes ce matin.

Cette première séance consacrée au bilan de l’année passée a laissé sur leur faim les syndicats médicaux puisque les partenaires conventionnels n’ont en fait eu le temps que de lire le menu. « On a passé trois heures à regarder une séance de diapositives » a ainsi déploré Jean-Paul Hamon, président de la FMF-G. « Après un an de vide sidéral, on est peut-être enfin reparti sur un cycle de négociations » a reconnu, pour sa part, Michel Chassang, président de la CSMF. Le moins qu’on puisse dire est que les choses se sont brusquement accélérées. Frédéric van Roekeghem a mis six thèmes de négociations sur la table : la médecine générale, les contrats individuels, la maîtrise médicalisée, les mesures démographiques, la revalorisation des spécialités cliniques et les spécialités techniques (plateaux techniques, secteur optionnel, pds en établissement). Le tout à négocier dans un calendrier extrèmement serré : cinq réunions ont été programmées jusqu’au 25 juillet. « Après tout ce temps perdu, c’est un calendrier qui frise l’indécence, a commenté Dinorino Cabrera, président du SML. J’ai l’impression qu’on ne pourra faire qu’un balayage de tous les dossiers pour voir ce qui est jouable en attendant le prochain PLFSS ».

Le directeur de l’Uncam a d’ores et déjà admis quelques ajustements, notamment sur les contrats individuels qu’il a transformés en une option conventionnelle collective à adhésion volontaire individuelle, les syndicats médicaux n’étant plus de ce fait court-circuités. Autrement dit, son contenu sera négocié par les partenaires conventionnels et non plus écrit par l’Assurance Maladie seule. « C’est une inflexion très sensible, a noté Claude Leicher, vice-président de MG-France. Cette nouvelle option rappelle de plus en plus l’option référent. Ce qui prouve qu’on peut enfin parler des référents sans se fâcher ». Selon la FMF, le directeur de l’Uncam souhaite boucler ce dossier d’ici à la fin du mois. Mais avant ce plat de résistance, le hors d’œuvre risque d’être également roborratif. Dès mercredi prochain, la première séance de négociation proprement dite sera consacrée aux mesures de rééquilibrages démographiques. Normalement, les partenaires conventionnels sont censés mettre en musique les préconisations issues des Etats généraux de l’offre de soins qui se sont achevées en avril dernier. « Je compte sur la mise en applications de l’ensemble des mesures incitatives qui ont été discutées pendant les Egos, a avertit Fabien Quedeville, président du SNJMG, suppléant dans la délégation de MG France. Malheureusement, il n’a pas encore été beaucoup question des jeunes médecins ce matin. » Il est vrai que contrairement à ce qui était prévu dans le protocole d’accord signé avec Roselyne Bachelot à l’issue de la grève des internes fin octobre, les représentants des étudiants et des internes n’ont pas été invités ce matin. « L’excuse qui nous a été donnée est que la réunion d’aujourd’hui n’avait pour but que de fixer un calendrier, regrette Bérengère Crochemore, présidente de l’Isnar-IMG. Mais si nous ne sommes pas invités mercredi prochain à titre d’observateurs indépendants comme prévus par les textes pour les négociations qui touchent à la démographie, cela va commencer à rééllement poser problème. » Pendant ce temps, les deux ministres de la santé et des comptes publics poursuivent leurs concertations avec les partenaires sociaux autour de la future loi « Santé, patients et territoires » qui sera présentée à l’automne. Pour beaucoup d’observateurs, c’est désormais au ministère que tout se joue.

Véronique Hunsinger

http://infos.blog.legeneraliste.fr/...

Offensive pour le C = CS dès la reprise des négociations conventionnelles

C. L B

C´est finalement aujourd´hui que l´assurance maladie et les syndicats médicaux se sont retrouvés pour aborder, après six mois en roue libre, le lourd programme des négociations conventionnelles. « La FMF G a assisté à une nouvelle séance de diapositives de la Cnamts durant près de 3 heures suivie d´un long monologue du directeur de l´Uncam sur la nécessité d´aboutir à un accord "sous peine d´arbitrage " », a déclaré le Dr Jean-Paul Hamon, le président des généralistes de la FMF. De fait, le contexte est sombre, bordé d´un côté par la préparation de la future loi « Santé, patients, territoires », où il est question de mettre en place des mesures de régulation démographique à l´installation. Et de l´autre, par la préparation du prochain projet de loi de financement de l´assurance maladie 2009, qui doit permettre de réaliser, comme Roselyne Bachelot vient de le demander à l´Union nationale des caisses d´assurance maladie, 4 milliards d´euros d´économies dans l´année. Exploit qui doit être réédité jusqu´en 2011 où le gouvernement parie sur le retour à l´équilibre de l´assurance maladie. Au programme de 2009 : renforcement de la maîtrise médicalisée, baisse de prix de certains médicaments génériques et de certains actes (radiologie, biologie), utilisation encadrée de médicaments plus récents et plus onéreux, s´ils n´apportent pas un service médical supplémentaire aux malades, serrage de vis sur les transports sanitaires et les arrêts maladie, surveillance accrue des hôpitaux et conclusion de contrats individuels entre les caisses et les médecins, portant sur des engagements de réduction sur la prescription, avec prime sur objectif. Certains de ces objectifs se traduiront par des engagements conclus dans le cadre des négociations conventionnelles.

C´est peu de dire que la marge de manœuvre des syndicats médicaux est faible et qu´ils auront à ferrailler ferme pour faire passer cette année, leur revendication du C à 23 euros, étape qui n´est entrevue par le directeur de l´Uncam qu´au premier trimestre 2009. Et encore pose-t-il deux conditions : que cette augmentation corresponde à la réalisation des objectifs fixés en matière de maîtrise médicalisée des dépenses d´une part et que des mesures de régulation démographiques « efficaces » soient mises en place d´autre part. « La FMF G s´interroge sur ce type de "négociation" où il a été clairement annoncé que toute revalorisation devra être financée en allant chercher des marges au-delà des 4 milliards d´économies recommandées », a souligné Jean-Paul Hamon.

Néanmoins, la fronde s´organise autour du symbolique C = CS. L´Intersyndicale majoritaire composée de MG-France, la Fédération des médecins de France, Espace Généraliste, et l´Union collégiale vient ce matin de rappeler que « les médecins généralistes terminent désormais leur cursus universitaire avec un DES comme les autres spécialistes » et qu´en conséquence, l´utilisation de la nomenclature spécialisée « dont la lettre clef CS est de droit » pour les titulaires du DES comme les médecins qualifiés spécialistes en médecine générale par l´Ordre des médecins. Ils ont été appuyés par le syndicat des médecins d´Aix-en-Provence et région, qui incitent les médecins généralistes à appliquer la nomenclature spécialiste CS et VS et « appliquer toutes les dispositions conventionnelles des médecins spécialistes, y compris tarifaires ». En juin dernier, le Tribunal des affaires de sécurité sociale (Tass) de la Drôme, jugeant sur le fond, avait débouté onze praticiens qui avaient coté en CS et porté plainte contre leur caisse primaire, qui avait refusé tout remboursement de ces actes en CS aux patients, même partiel. A l´origine de la procédure, MG France a fait appel.

http://www.egora.fr/commun/script/w...

Lutte contre la drogue : les médecins bientôt formés en addictologie

G.D.L

La Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt) veut « professionnaliser » les acteurs de la santé dans le domaine des addictions en améliorant les formations initiales. Dans le cadre du plan gouvernemental de lutte contre des drogues et les toxicomanies 2008-2011, présenté mercredi, la Mildt propose de créer un module obligatoire d´addictologie (de 3 à 9 heures) dans la première année du cycle universitaire de médecine, pharmacie, odontologie, psychologie, écoles d´infirmières, écoles de sage-femmes et d´intégrer un module d´initiation aux pratiques addictologiques dans le 2e cycle sous forme d´un certificat obligatoire de 20 heures. Cet enseignement serait organisé dans le cadre du système licence-master-doctorat (LMD). La Mildt suggère aussi de mettre en place une formation qualifiante de type « licences professionnelles d´addictologie » ouverte aux professionnels déjà en fonction et d´inclure obligatoirement dans l´examen classant national de l´internat une dizaine de questions relatives à l´addictologie.

Les médecins sont également mis à contribution afin d´améliorer la prise en charge des usagers de cocaïne. La consommation de cette drogue a doublé en 10 ans et le nombre d´usagers réguliers est estimé à 250 000 en 2005, d´où la volonté gouvernementale de protocoles thérapeutiques et de dispositifs de soins centrés sur les opiacés. Etienne Apaire, le président de la Mildt, préconise de définir pour le premier trimestre 2009 un référentiel de prise en charge pour les professionnels de santé en associant aux spécialistes les cardiologues, les urgentistes et les personnels soignants. Il souhaite initier des programmes ambulatoires expérimentaux de prise en charge des consommateurs de cocaïne au sein des centres de soins spécialisés (Csapa).

Doté d´un budget de 87,54 millions d´euros, le plan joue sur plusieurs leviers : la prévention, l´application de la loi, les soins, l´insertion et la réduction des risques, la formation et l´action au niveau international. Pour organiser la lutte contre le trafic et l´usage des drogues illicites, il appelle à la mise en place de structures internationales de coopération opérationnelle à l´instar du dispositif existant en zone atlantique, à l´intensification de la lutte contre le trafic de cannabis alimenté pour une part croissante par la culture illicite et au renforcement des groupes d´intervention régionaux. Un accent particulier est mis sur la prévention en milieu scolaire, périscolaire et étudiant, alors que « le rajeunissement de l´âge moyen d´initiation aux différentes substances psychoactives (11 ans pour l´alcool, 12 ans pour le tabac, 14-15 ans pour le cannabis) est l´une des tendances les plus préoccupantes ». Le plan prévoit de tripler le nombre de jeunes (de 40 000 à 120 000) reçus dans les consultations pour jeunes consommateurs de substances psychoactives.

Concernant la prise en charge de la toxicomanie, la Mildt veut renforcer les capacités d´hébergement des personnes dépendantes. Elle prône l´ouverture de trois nouvelles communautés thérapeutiques d´ici 2011. Des communautés « longtemps discréditées en France en raison de dérives autoritaires, voire sectaires, mais qui ont fait la preuve de leur efficacité dans d´autres pays et sous certaines conditions ».

Le Premier ministre, François Fillon, avait invité la Mildt à élaborer un plan d´action qui réponde aux « nouveaux défis » : « le maintien à un niveau beaucoup trop élevé de la consommation de substances comme le cannabis, le développement extrêmement rapide de la consommation de cocaïne mais aussi d´ecstazy, les conséquences sanitaires et d´ordre public de la montée en puissance chez les jeunes du « binge drinking » (recherche d´ivresse alcoolique express) ou encore l´enracinement d´une économie souterraine liée au trafic de substances illicites et de tabac ».

Lire le plan gouvernemental de lutte contre les drogues et les toxicomanies : Cliquez ici - http://www.egora.fr/actualites/jour...

http://www.egora.fr/commun/script/w...

Roselyne Bachelot reçue par la Fédération de l´hospitalisation privée

P-Y.P

Roselyne Bachelot était reçue, mercredi, par le conseil d´administration de la Fédération de l´hospitalisation privée (FHP). Une occasion pour les représentants des cliniques d´exposer leurs propositions à la ministre de la Santé, au moment où celle-ci prépare la loi « Patients, santé, territoires ». Le secteur privé ne manque pas d´arguments pour, sinon être suivi, du moins être écouté par ceux qui veillent à la destinée du système de santé français. Et l´argument principal tient aux écarts de coûts entre les deux secteurs de l´hospitalisation. « La réduction de moitié du différentiel de coût entre établissements publics et privés générerait ainsi une économie sur les dépenses d´affections de longue durée de plus de 6 milliards d´euros », soutiennent Jean-Loup Durousset et Philippe Burnel, respectivement délégué général et président de la FHP. A l´appui de leur démonstration, le fait que 57,8 % des 67 milliards d´euros consacrés aux ALD en 2006 étaient des dépenses d´hospitalisation, mais très inégalement réparties entre les deux secteurs : 48,2 % dans le public, 9,6 % dans le privé.

Les responsables de l´hospitalisation privée s´appuient sur l´actualité récente pour mettre le doigt là où ça fait mal : « La FHP considère qu´il ne serait pas éthique d´accroître la contribution des patients alors que subsistent des marges de progrès importantes à l´hôpital. » Et Philippe Burnel d´insister : « Si le système était plus efficace, la question de la participation des patients ne se poserait pas. » Interrogé sur les dépassements d´honoraires, Jean-Loup Durousset reconnaît que « moins il y a de reste à charge pour le patient, mieux c´est pour l´hospitalisation privée », mais il estime que la solution passe par un accord conventionnel. Il prône donc la création d´un secteur optionnel.

Alors que le secteur privé s´est fortement restructuré (500 fermetures sur 20 ans), le président de la FHP reproche aux hôpitaux de ne pas avoir fait les mêmes efforts « d´adaptation » au contexte économique et à la tarification à l´activité, ce que traduisent les déficits des hôpitaux ces dernières années et l´augmentation permanente de leurs effectifs que l´on ne peut plus mettre sur le compte des 35 heures. « L´amélioration de l´efficience économique de l´hôpital est au centre de la problématique », estime la FHP, pour qui la réforme de l´hôpital « est une nécessité vitale pour l´ensemble des acteurs ».

Alors que la ministre a écarté l´idée d´octroyer une « enveloppe sociale » aux cliniques pour faire face aux revendications salariales de leurs personnels, la FHP souhaite une accélération de la convergence des tarifs pratiqués dans le public et dans le privé. « Nous ne demandons pas les mêmes tarifs que l´hôpital public, précise Gérard Angotti, son vice-président. Nous demandons une économie des dépenses de l´hôpital public de 1,6 % par an pendant 4 ans. Ceci permettra d´augmenter nos tarifs de 4 % par an pendant 4 ans, d´équilibrer nos bilans et de revoir la rémunération de nos personnels. »

Comme elle l´a déjà dit à maintes reprises, la FHP est « prête à s´engager encore davantage dans l´offre de soins », en développant ses activités de médecine, en participant à la permanence des soins, en soutenant la création du secteur optionnel et en s´engageant dans la formation des jeunes médecins et la recherche. Jean-Loup Durousset souhaite par ailleurs un retour à une vraie contractualisation entre l´Etat, l´assurance maladie et les établissements, et la mise en place d´un comité d´experts gestionnaires des secteurs publics et privés, « chargé de proposer des mesures concrètes de rationalisation de la gestion hospitalière ».

http://www.egora.fr/commun/script/w...

Sécurité sociale : le gouvernement maintient l´objectif de l´équilibre d´ici 2011

Auditionné hier par la commission des Finances et par la commission des Affaires sociales de l´Assemblée nationale, Eric Woerth, ministre des Comptes publics, a réaffirmé la volonté du gouvernement de ramener les finances publiques à l´équilibre d´ici 2012 et dès 2011 pour la sécurité sociale. Pour y parvenir, le ministre met la barre très haut : réduire le déficit public d´un demi point l´an prochain et « faire 4 à 5 milliards d´effort de redressement sur l´assurance maladie dès 2009. »

Certes, concède le ministre, le comité d´alerte n´a pas déclenché d´alerte, mais a-t-il dit, il reste, « avec Roselyne Bachelot », « particulièrement vigilant » car il ne se satisfait pas d´un dépassement de l´Ondam (Objectif national d´assurance maladie) dont on prévoit qu´il pourrait se situer entre 500 et 900 millions d´euros. Eric Woerth a rappelé que, lui et la ministre de la Santé, avaient entamé des rencontres avec les mutuelles et les partenaires sociaux pour recueillir leurs propositions. Après quoi, « des annonces sont envisageables avant la fin du mois de juillet. Certaines des mesures pourraient commencer à s´appliquer dès 2008 pour que nous nous approchions au plus près de l´Ondam que vous avez voté, » a-t-il dit aux parlementaires.

Dès propositions de l´Union nationale des caisses d´assurance maladie, le ministre retient « un message fort » : « il existe des marges d´efficience importantes dans notre système qui rendent possible le retour à l´équilibre ». Pour lui, ce qui est en jeu, au-delà de l´amélioration des finances publiques, « c´est l´avenir de notre système d´assurance maladie, un système généreux qui permet la prise en charge à 100 % des plus malades et un très bon niveau de couverture sociale pour tous les autres. »

L´objectif du retour à l´équilibre des finances publiques semble très ambitieux, car tant pour le budget de l´Etat que pour celui de la protection sociale, « le contexte est contraint, comme jamais auparavant », selon les termes mêmes du ministre. La charge de la dette publique s´accroît avec la hausse du coût de l´argent, l´arrivée à l´âge de la retraite des générations du baby-boom accroît le montant des pensions des fonctionnaires, l´inflation ne facilite pas les choses dans la mesure où les retraites et prestations y sont indexées, les recettes fiscales sont en baisse. La marge de manœuvre est plus qu´étroite.

http://www.egora.fr/commun/script/w...

L´Ile-de-France investit dans la santé publique

La région Ile-de-France subventionne 185 nouveaux projets relatifs à la santé des Franciliens, projets retenus parmi 1 501 dossiers déposés à la suite d´un appel à projets et s´inscrivant dans le plan régional de santé publique arrêté en 2006, à la suite de l´adhésion de la Région au groupement régional de santé publique.

Portés par des opérateurs les plus divers - collectivités territoriales, centres municipaux de santé, centres hospitaliers, réseaux de santé, caisses primaires d´assurance maladie, mutuelles, établissements d´enseignements, associations - ces projets visent à développer la prévention et réduire les inégalités d´accès aux soins. Parmi les thèmes retenus : le recensement des activités de travail susceptibles d´exposition à des substances cancérogènes ; l´organisation d´une campagne de prévention et de dépistage des troubles cognitifs et de l´équilibre des plus de 55 ans dans huit communes des Yvelines ; la formation en prévention du risque alcool pour les intervenants à domicile auprès des personnes âgées ; l´aide aux aidants des personnes âgées présentant des troubles liés à la maladie d´Alzheimer ; la prévention de la consommation d´alcool chez les jeunes sur les lieux festifs ; la mobilisation des femmes africaines dans la lutte contre le sida ; l´éducation nutritionnelle et diététique des enfants ; la lutte contre le saturnisme.

En tout, les subventions versées à ces 185 projets s´élèvent à 1,036 millions d´euros.

http://www.egora.fr/commun/script/w...

La Générale de santé acquiert deux cliniques dans l´Est parisien

La Générale de santé fait savoir qu´elle vient d´acquérir la clinique la Francilienne à Pontault-Combault (Seine-et-Marne) et celle de l´Orangerie au Perreux-sur-Marne (Val de Marne). Dotée d´une capacité de 110 lits et places, la Francilienne assure une activité pluridisciplinaire de proximité, mais est renommée pour son pôle de chirurgie de la main, et assure également l´accueil des urgences avec 20 000 passages par an. Egalement clinique pluridisciplinaire de proximité, la clinique de l´Orangerie dispose de 115 lits et places et d´un service d´urgences qui accueille plus de 15 000 patients par an.

Par ailleurs, la Générale de Santé et Icade, société d´investissement immobilier, filiale de la Caisse des dépôts, ont signé une promesse de vente portant sur l´acquisition par Icade des murs de quatre établissements de médecine, chirurgie, obstétrique. Un contrat de location est prévu pour une durée de 12 ans, renouvelable à l´initiative de la Générale de santé.

http://www.egora.fr/commun/script/w...

L´Union nationale des professions libérales dans l´inquiétude

L´Union nationale des professions libérales (Unapl) s´inquiète de l´avenir des professions libérales de santés menacées par « des mesures coercitives ». Elle souligne, dans un communiqué, que « l´absence de concertation depuis de nombreuses années dans les régions avec le secteur des entreprises de profession libérale n´a pas permis l´analyse prospective des évolutions du secteur de la santé dans l´aménagement du territoire ».

Or il existe un outil, rappelle l´Unapl. Il s´agit des Offices régionaux d´information, de formation et des formalités des professions libérales (Oriff-PL), dont la mission est de faciliter l´installation ou la reprise d´une entreprise en informant sur les données socio-économiques d´un territoire. « Aucune décision n´a été prise pour conforter ce guichet unique et encore moins, de partenariat avec les Caisses primaires d´assurance maladie », regrette l´Union. Elle appelle de ses vœux la mise en œuvre d´un partenariat des Oriff-PL avec les Cpam, les Ursaff et les organismes de formation initiale.

Convaincue que « la réflexion sur le maintien ou le développement des entreprises de profession libérale de santé ne peut plus se concevoir exclusivement sur la personne mais plutôt sur la constitution d´un projet entrepreneurial d´un pôle de santé », l´Unapl vante le rôle des guichets uniques Oriff-PL dans la constitution des pôles de santé pluridisciplinaires.

http://www.egora.fr/commun/script/w...

Nombre de pédiatres en Francel : situation "alarmante" selon le Conseil national

à lire sur : http://fr.news.yahoo.com/afp/200807...

Honoraires, démographie : Sécu et médecins vont négocier au pas de charge

à lire sur : http://fr.news.yahoo.com/afp/200807...

L’hyperspécialisation de l’hôpital conduit à l’exclusion

à consulter ici : http://www.medecinews.com/index.php...

Medecinews

KIOSQUE INTERNATIONAL

http://www.medecinews.com/index.php...

Le marché de la santé s’ouvre aux complémentaires

à lire sur : http://www.medecinews.com/index.php...

Cervarix remboursé

Cervarix, vaccin contre le Papillomavirus Humain, a vu son remboursement inscrit au Journal Officiel du mardi 8 juillet. GSK vient d’obtenir le remboursement de son vaccin Cervarix, vaccin anti-papillomavirus de type 16 et 18. Il est désormais agréé aux collectivités et remboursé à 65% par la Sécurité Sociale. Son prix est de 111,82 euros la dose, sachant que le schéma vaccinal est de 3 injections à 0, 1 et 6 mois. Cervarix, qui contient un adjuvant adsorbé, est disponible en officine. Pour rappel, Cervarix est indiqué dans la prévention des lésions précancéreuses de haut grade (CIN de grades 2 et 3) et du cancer du col de l’utérus dus aux HPV de types 16 et 18, qui sont à l’origine de plus de 70% des cas de cancers du col dans le monde.

CLEMENCE LAMIRAND

http://www.impactmedecine.fr/index....

Les syndicats dénoncent le plan comptable de l’Uncam

Validé par le conseil de l’Uncam, le plan d’économies concocté par Frédéric van Roekeghem est fortement critiqué par les syndicats de médecins libéraux. Le gouvernement l’a demandé, le directeur de l’Uncam l’a fait. Dans un nouveau plan d’économies présenté et validé par le Conseil de l’Uncam, le patron de l’Assurance maladie vise à réduire le déficit prévu en 2009 de 3 milliards d’euros. Pour cela, il compte sur la baisse de prix de certains médicaments génériques, la diminution de certains actes notamment en radiologie ou d’analyses médicales, une limitation de la prescription de médicaments plus récents et plus chers n’apportant pas suffisamment de bénéfice supplémentaire aux patients, des économies sur les transports sanitaires ou encore sur les arrêts maladie. Mais pour la ministre de la santé, ce plan ne suffira pas. Dans un entretien aux Echos, Roselyne Bachelot réclame 4 milliards d’économies. Pour y parvenir, elle souhaite faire participer aux efforts d’économies les malades en ALD via un usage systématique de l’ordonnancier bizone ou encore l’amélioration de la prévention et de l’éducation thérapeutique. Cet objectif supplémentaire de 1 milliard d’euros mécontente les syndicats de médecins libéraux. Pour le SML, ce plan est « irréalisable dans le cadre du système actuel ». « Il est indispensable de s’occuper du volet recettes », martèle le syndicat. Quant à la CSMF, elle voit dans cette annonce un mauvais présage pour les négociations conventionnelles prévues le 10 juillet.

LOAN TRANTHIMY

http://www.impactmedecine.fr/index....

Les femmes battues sortent du mutisme

Les violences conjugales enregistrées par les services de police ont augmenté de 31% en 2007 par rapport à l’année précédente. Les « violences volontaires sur femmes majeures par les conjoints et ex-conjoints » représentent un quart de l’ensemble des actes de violence volontaire en France, selon un récent rapport de l’Observatoire national de la délinquance (OND). Ainsi, en 2007, 47 500 faits de violences conjugales ont été enregistrés par les services de police, soit 31% de plus que l’année précédente. L’augmentation des dépôts de plaintes serait due, d’après les auteurs du rapport, à un meilleur repérage de ce type de violence par les services de police, ainsi qu’à l’élargissement de la notion de circonstances aggravantes aux ex-conjoints ou partenaires de PACS. Une modification législative importante, puisque 9 % seulement des femmes battues par leur conjoint déposent plainte, contre 50 % lorsque l’agresseur est un ex. Quant à la répartition géographique des plaintes, elle est très disparate : six faits sont constatés pour 10 000 femmes dans la Creuse, contre cinquante en Seine-Saint-Denis...Un nombre sans doute sous-estimé, puisque seule une femme battue sur cinq dépose plainte.

MARINE CORNIOU

http://www.impactmedecine.fr/index....

Plan Toxicomanies : la cocaïne dans la ligne de mire

La consommation de cocaïne a doublé en 10 ans. Le Plan de la Mildt prévoit 193 mesures et un budget de 87,5 millions d’euros sur 4 ans. Un million de français aurait expérimenté la cocaïne. Pour freiner cette consommation qui a doublé en 10 ans, le gouvernement compte bien attaquer sur tous les fronts : prévention, répression, lutte contre le trafic international et soin. La cocaïne est en effet une des priorités du plan 2008-2011 contre les drogues et les toxicomanies présenté le 9 juillet par la mission interministérielle de lutte contre les drogues et les toxicomanies (Mildt). Il s’appuie sur 193 mesures et 87,5 millions d’euros sur 4 ans (dont 8,7 millions financés par l’Assurance maladie). Si l’usage de la cocaïne s’étend et conquiert tous les milieux, le dispositif de prise en charge spécialisé reste centré sur les opiacés. Il n’existe aujourd’hui ni protocole thérapeutique, ni dispositif de soins adapté aux consommateurs réguliers de cocaïne. Le plan ambitionne donc de définir d’ici le premier trimestre 2009 un référentiel de prise en charge pour les professionnels de santé, validé par la HAS. Seront aussi ouverts des programmes expérimentaux pour que les établissements spécialisés dans l’addiction adaptent leurs projets à la consommation de cocaïne. www.drogues.gouv.fr/article5831.html

VIRGINIE BAGOUET

http://www.impactmedecine.fr/index....

Les dépassements d’honoraires en plein boom

Syndicats de médecins libéraux et assurance maladie discutent, aujourd’hui, des tarifs et de la répartition géographique des praticiens.

à lire sur : http://www.ouest-france.fr/Les-depa...

Nouveau rapport de "Judicial Watch" sur le Gardasil. D’autres décès et effets indésirables. Et une vidéo

à lire sur : http://pharmacritique.20minutes-blo...

Le Gardasil sur le comptoir.

à lire sur : http://docteurdu16.blogspot.com/

ÉRIC WOERTH - MINISTRE DU BUDGET, DES COMPTES PUBLICS ET DE LA FONCTION PUBLIQUE

« Entre 3 et 5 milliards d’euros de moins-values sur les rentrées fiscales de 2008 »

à lire sur : http://www.lesechos.fr/info/france/...

Dossier pharmaceutique, mode d’emploi

à lire sur : http://www.destinationsante.com/fr_...

Après les vers dans la mozzarella, l’huile de moteur dans ma salade !

à lire sur : http://www.jim.fr/en_direct/pro_soc...

Des FIV en solde pour l’Afrique

à lire sur : http://www.jim.fr/en_direct/pro_soc...

"Un projet favorable au pouvoir d’achat des salariés de PME"

à lire sur : http://www.challenges.fr/actualites...

Le choix pour réduire le déficit de l’assurance-maladie est pour demain

à lire sur : http://www.riskassur.com/actu_assp4...

Premier rendez-vous social de la présidence française de l’UE

à lire sur : http://afp.google.com/article/ALeqM...

Honoraires : les chirurgiens lyonnais montent au créneau

à lire sur : http://www.lyonmag.com/article/8308...

Pour lutter contre l’impuissance : faites l’amour !

Rapports sexuels rares : 4fois plus de risque de troubles de l’érection

à lire sur : http://sante.nouvelobs.com/Site/Act...

Opération patrimoniale pour la Générale de Santé

Le groupe d’hospitalisation privée va revendre les murs de quatre établissements d’Ile-de-France à la foncière Icade pour 201,7 millions d’euros, et acquérir un centre hospitalier privé à Saint-Etienne ainsi que deux cliniques de l’Est parisien.

à lire sur : http://www.latribune.fr/info/Operat...

Santé des jeunes. Des comportements qui évoluent

à lire sur : http://www.letelegramme.com/gratuit...

Jean Weissenbach, généticien médaille d’or du CNRS

à lire sur : http://www.lefigaro.fr/sciences/200...


Enregistrer au format PDF impression suivre la vie du site syndiquer le forum 0 réaction
Accueil du site | Contact | Plan du site | Espace privé | Statistiques | visites : 34874

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site Infos-Actualités  Suivre la vie du site Revue de Presse   ?

Site réalisé avec SPIP 1.9.2e + ALTERNATIVES

Creative Commons License