Espace Généraliste

Revue de presse du 11 Janvier 09

dimanche 11 janvier 2009 par JOSEPH Didier

 Le médecin de Valenton a succombé à ses blessures

Alors que les raisons des tirs au fusil sur Désiré Amsellem restent inexpliquées, la ville rend hommage au généraliste, décédé à l’hôpital dans la nuit de mardi à mercredi.

à lire sur : http://www.leparisien.fr/val-de-mar…

 Hôpital : une augmentation de 50 % des dépenses depuis 10 ans, souligne Nicolas Sarkozy à Strasbourg

Catherine Holué

Après avoir inauguré le nouvel Hôpital civil de Strasbourg, le président de la République a présenté vendredi matin ses vœux pour 2009 aux personnels de santé en leur rappelant, tout d´abord, son soutien après la série d´accidents mortels pendant la période des fêtes. « L´hôpital est une institution trop importante pour être le lieu de polémiques déplacées. Je veux rendre hommage en particulier aux personnels soignants, aux infirmières. Le don de soi qui vous anime force le respect. Je vous soutiendrai en toute circonstance », a-t-il affirmé, tout en donnant aux familles endeuillées « l´assurance que toutes les leçons seront tirées de ce qui s´est passé ».

Dans un deuxième temps, Nicolas Sarkozy a exclu d´octroyer des moyens supplémentaires pour accompagner la réforme de l´hôpital. « L´argent, il a été mis », a-t-il affirmé devant les professionnels, alors qu´une centaine de manifestants réclamaient, à l´extérieur, davantage de personnels. Dénonçant la « fuite en avant vers toujours plus de moyens » pour l´hôpital, il a fait valoir que l´assurance maladie avait augmenté de plus de 50%, soit de 23 milliards d´euros, ses dépenses pour le secteur hospitalier entre 1998 et 2008. « Quel est le budget de la nation qui a augmenté de 50% sur les dix dernières années ? », a-t-il lancé. Avant de mettre en avant le fait que près de 300 millions d´euros ont été consacrés au paiement des heures supplémentaires des personnels en 2008.

Loi Bachelot

Il faut « que cet argent - qui est nécessaire - soit plus efficace, parce que l´hôpital sera mieux organisé », a-t-il affirmé, avant de détailler le projet de loi Hôpital, patients, santé et territoires (Hpst) qui sera défendu en février au Parlement par la ministre de la Santé Roselyne Bachelot.

Désignant notamment la mise en œuvre des 35 heures comme responsable des maux de l´hôpital, Nicolas Sarkozy a rappelé le contenu du projet de loi : une autorité du directeur renforcée, l´assouplissement de la gestion, le développement des relations entre les différents hôpitaux et avec les soins de ville, la création des Agences régionales de santé (ARS). « Je place de grands espoirs dans les communautés hospitalières de territoire qui permettront d´éviter les redondances dont nous ne pouvons plus supporter le coût », a-t-il expliqué, avant de préciser que « les projets de communautés hospitalières de territoire bénéficieront en 2009 d´un soutien résolu dans le cadre du plan « Hôpital 2012 ».

Urgences

« L´année 2009, ce n´est pas l´année des annonces », mais « l´année des résultats », a martelé le président, qui a promis « moins d´attente aux urgences, davantage de maisons de santé » et « une meilleure permanence des soins ». « D´ici deux ans, nous souhaitons que 90% de la population puisse être pris en charge par une structure d´urgence dans des délais raccourcis », a-t-il annoncé. Pour cela, il compte développer les liaisons par hélicoptère pour les services mobile d´urgence et de réanimation, ainsi que la télémédecine en milieu rural. Il a par ailleurs annoncé la mise en place de 20 unités neurovasculaires supplémentaires en 2009 pour prendre en charge plus vite les accidents vasculaires cérébraux.

Psychiatrie

Au lendemain de sa rencontre informelle avec les professionnels du secteur, Nicolas Sarkozy a détaillé son plan d´investissement spécifique pour les établissements psychiatriques : 342 opérations de modernisation doivent être réalisées d´ici à 2010 pour un montant total d´1,5 milliard d´euros. En matière de sécurité, une enveloppe de 70 millions d´euros sera débloquée en 2009 et quatre unités supplémentaires pour malades difficiles seront créées, portant leur nombre à neuf. A l´Elysée, on précisait hier que c´était tout le champ de la santé mentale que le Président avait l´intention de réformer.

Réforme des CHU

Enfin, le chef de l´Etat a annoncé avoir confié au Pr Jacques Marescaux, chirurgien au CHU de Strasbourg, la tâche de présider une commission sur la réforme des centres hospitaliers universitaires (CHU). « Je sais combien les médecins hospitalo-universitaires sont attachés à leur CHU. Contrairement à une idée reçue sur la fuite des cerveaux vers l´étranger, celle-ci touche moins de 1% de tous les professeurs d´université praticiens hospitaliers. La carrière hospitalo-universitaire est donc attractive et doit le demeurer (…) Mais je sais aussi qu´il est très difficile pour un CHU, aussi bon soit-il, de mener à bien, de front, sa triple mission de soins, de formation et de recherche. Nul ne peut être simultanément disponible pour les malades, présent devant les étudiants et performant au laboratoire. Ces arbitrages privilégient souvent les missions de soins de proximité au détriment des soins de recours, de la recherche et de l´innovation », a-t-il expliqué.

En 2006, la France assurait 4.2% des découvertes mondiales en recherche biomédicale, contre 6.7% pour l´Allemagne et 8.6% pour le Royaume-Uni. « A effectifs et budgets sensiblement identiques, les chercheurs et médecins britanniques produisent donc deux fois plus de savoir que leurs homologues français », a-t-il déploré.

La mission confiée au Pr Marescaux est donc lourde : évaluer le résultat des CHU dans ses trois missions, examiner « le mode de prise en compte de la médecine de recours, lente, hautement spécialisée », mettre en lumière les circuits de financement du CHU « en distinguant les flux qui ressortissent à la recherche, à l´enseignement, aux soins de recours et aux soins de proximité ». Enfin, « proposer un nouveau modèle pour le CHU, fondé sur l´excellence ». Le chirurgien strasbourgeois sera assisté dans sa tâche d´éminents médecins, de directeurs d´hôpitaux et de personnalités politiques (notamment Bernard Debré et André Rossinot).

Dans l´entourage du Président, on précise qu´un praticien hospitalier brillant pourrait être missionné pendant cinq ans pour faire de la recherche, qu´un "très bon chercheur" ou qu´un "très bon universitaire" pourrait bénéficier d´une chaire d´excellence, c´est à dire un complément de salaire permettant de doubler le traitement initial. Et ce, afin de restaurer l´attractivité des carrières hospitalo-universitaires.

« Vous l´aurez compris : mon ambition pour l´hôpital et pour l´hôpital universitaire est immense », a conclu Nicolas Sarkozy.

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 Un rapport brosse l´organisation de la santé publique, régionalisée par les futures ARS

C. L B

Rédigé dans le contexte de la préparation de la loi Hôpital, patients, santé, territoire (Hpst) dont un chapitre concerne la création des futures agences régionales de santé (ARS, regroupant en une seule structure régionale les services de l´Etat, de l´assurance maladie ainsi que les groupements régionaux de santé publique), un rapport du groupe de travail « Politiques régionales de santé » du Haut conseil de la santé publique (Hcsp),* vient à point nommer éclairer les insuffisances du système actuel pour les dépasser dans le cadre de la réforme.

Remontant, pour l´essentiel, à 1996 puis à la loi de santé publique du 9 aout 2004, la politique de santé publique française pêche par d´importants défauts, expliquent les auteurs du rapport**. Avant 1996, les politiques régionales étaient supposées mises en œuvre par un dispositif général et permanent de santé publique, puis déclinées par grands groupes d´âge en prenant appui sur de multiples institutions permanentes. C´est après la réforme de 1996 qu´apparaît la notion de priorités de santé, mais en nombre restreints, mises en œuvre à l´échelle de la région sans véritable lien entre les acteurs. Puis, après la loi de santé publique de 2004, et afin de couvrir de façon exhaustive l´ensemble des problèmes de santé, de multiples plans nationaux avec déclinaison régionale sont mis en place, sans véritable logique avec le dispositif général et permanent de santé publique. Manquant de moyens, peu lisible, le dispositif peine à trouver une place, critiquent les auteurs.

Que faudrait-il faire pour que la réforme des ARS conduise au développement d´une « véritable approche globale et transversale de la santé ? » Le groupe du Hcsp préconise de s´appuyer sur trois principes : 1) Combiner au sein de la politique de santé, un dispositif général et permanent comprenant des réponses curatives (soins hospitaliers et ambulatoires) ainsi que l´ensemble des réponses préventives individuelles et collectives mises en œuvre de manière permanente, à des plans ou programmes de santé publique spécifiques consacrés à un objectif particulier et prioritaire. Ces priorités donnant lieu à l´élaboration de plans ou programmes avec objectifs quantifiés et moyens fléchés. Dans tous les cas de figure, les actions innovantes seront privilégiées.

2) Harmoniser le cadre d´actions des différents domaines de la politique de santé, la production de résultats et la garantie de qualité étant promues en exigences. Des objectifs seront fixés à partir d´un cahier des charges et une planification établie nationalement. La qualité devant être garantie par une démarche de certification des structures et des professionnels.

3) Favoriser l´implication des acteurs régionaux et notamment des collectivités territoriales, sans omettre de nombreux autres acteurs tels les associations d´usagers, des professionnels de santé libéraux et hospitaliers, des établissements de santé et des acteurs du secteur socio-économique. « La représentation de ces acteurs au sein d´une conférence régionale de santé active, dotée de moyens, apparaît donc nécessaire », plaident les auteurs du rapport.

Enfin, une meilleure coordination est également préconisée concernant l´observation de la santé. Pour ce faire, les auteurs imaginent d´élaborer au niveau un cahier des charges de l´observation de la santé, puis de confier aux ARS la responsabilité d´en organiser la mise en œuvre régionale.

Les actions prioritaires nationales devront également, être déclinées en région selon un cadre préétabli, tout en laissant une grande marge de manœuvre aux acteurs régionaux. Les modalités d´élaboration, de pilotage, de mise en œuvre et d´évaluation des plans et programmes devant être harmonisés. Enfin, les auteurs préconisent d´inscrire l´évaluation du dispositif général et permanent de santé publique, dans la même logique que celle du système de soins curatif.

*Les politiques régionales de santé publique. Eléments de constat et préconisations dans le contexte de la loi hôpital-patients-santé-territoires. Rapport du groupe de travail « Politiques régionales de santé ». Octobre 2008.

**Présidé par Anne Tallec (Hcsp), le groupe était principalement constitué par François Baudier, Pierre Czernichow, Renée Pomarède (Hcsp) et Claude Michaud (Urcam Franche-Comté).

Pour consulter le rapport : http://www.egora.fr/actualites/jour…

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 Roselyne Bachelot assure les généralistes de l´urgence de la réforme

G.D.L

Après plus de quinze jours de polémique, issue de la médiatisation d´une série d´accidents médicaux dans le milieu hospitalier, la ministre de la Santé a insisté hier sur l´urgence de créer « un véritable système », grâce à la réforme contenue dans le projet de loi « Hôpital, patients, santé, territoires » (Hpst). « Une réforme d´envergure, à la hauteur des enjeux capitaux que sont l´égalité d´accès aux soins, la qualité, la sécurité et l´efficience », a-t-elle souligné jeudi devant les médecins de MG-France, rassemblés pour un colloque sur la médecine générale.

Roselyne Bachelot a cherché à rassurer les professionnels libéraux sur les points du texte qui font débat, au premier rang desquels l´instauration d´un Sros ambulatoire, chargé de programmer l´aménagement de l´offre de soins ambulatoire sur le territoire régional. Il n´est pas question de mettre en place des Sros opposables, qui signent la fin de la liberté des médecins, a-t-elle assuré. « Une organisation optimisée, définie par les professionnels, est la meilleure façon de préserver le caractère libéral de vos exercices auquel, comme vous, je suis très attachée », soulignait-elle. Autre point d´ores et déjà litigieux : la représentation des professionnels de santé au sein des futures Agences régionales de santé (ARS). « A côté des ARS », les Unions régionales des professionnels de santé « ne seront pas une représentation « en peau de lapin », ni un alibi politique à des décisions technocratiques », a-t-elle promis. La représentation des professionnels de la région devra pour cela être « basée sur une légitimité électorale incontestable » et dotée de la personnalité morale et de la capacité à établir des « contrats » avec l´ARS.

La ministre a par ailleurs affirmé sa volonté de développer les stages en cabinet, élément « capital pour l´attractivité de votre profession, mais aussi pour le maintien d´un niveau élevé de qualité ». Elle a mis l´accent sur la nécessité de favoriser les coopérations « entre des professionnels de santé volontaires qui y trouvent un intérêt pour mieux prendre en charge leurs patients ». Les médecins sont invités à proposer des protocoles de coopération qui seront ensuite validés par la Haute autorité de santé (HAS). Sur le plan sémantique, le changement de paradigme est clair. Les mots « transferts » et « délégations de tâches » sont abandonnés au profit du terme « coopération », car « trop souvent ils partaient d´une décision venue d´en haut ».

S´il est un point sur lequel le gouvernement ne lâche pas de lest, c´est bien l´ultimatum donné aux partenaires conventionnels pour définir des mesures de régulation démographique. « J´exclus par avance que ces mesures ne puissent s´appliquer qu´aux jeunes médecins ou aux nouveaux installés », a prévenu Roselyne Bachelot, en indiquant qu´elle conduisait la réforme pour les concitoyens mais aussi pour les futurs médecins. Elle privilégie plusieurs pistes : l´aide au fonctionnement des maisons de santé, l´incitation des médecins à ne pas exercer dans des zones sur dotées et la mise en place d´un « contrat de service aux patients, rendu obligatoire dans les zones les plus dotées ».

La discussion conventionnelle devrait reprendre dans les jours qui viennent sur ce sujet, sur celui des dépassements d´honoraires et du secteur optionnel. Quant au projet de loi Hpst, il pourrait être discuté par les députés début février.

L´instigateur de la journée, Martial Olivier-Koehret, mangeait du pain béni puisque la définition du premier recours était réaffirmée par la ministre et qu´« certain nombre de points fondamentaux pour tout ce qui concerne l´organisation du système de soins » mis en avant. « Mais cela ne ramènerait pas de nouveaux médecins généralistes si l´on en restait là. Il va désormais falloir nous attaquer au problème de l´allocation de ressources et à la manière de mieux l´utiliser », explique-t-il. Le président de MG-France, qui a rendez-vous jeudi avec le directeur de l´assurance maladie, Frédéric Van Roekeghem, se veut partenaire du gouvernement et de la Cnam, déterminé à prendre un certain nombre d´initiatives concernant la régulation médicale. « Ce qui est en cause est la poursuite de la convention de 2005. Si nous n´arrivons pas à trouver des solutions avec les cinq partenaires, le pays se passera de nous ».

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 Affichage des tarifs : les spécialistes en option de coordination s´estiment « pénalisés »

G.D.L

Afficher les honoraires, c´est bien. Publier des informations exactes et pertinentes, c´est mieux. Voilà en substance le message des spécialistes de la Confédération des syndicats médicaux français (Umespe-Csmf) qui appellent la Caisse nationale d´assurance maladie (Cnam) à perfectionner rapidement l´outil mis en place hier sur les actes techniques sur le site www.ameli.fr. Le Dr Jean-François Rey, président de l´Union nationale des médecins spécialistes confédérés (Umespe), regrette que les médecins de secteur 2 qui ont choisi l´option de coordination dès 2005 – et ont opté de fait pour la limitation des dépassements - soient « pénalisés par la présentation actuelle tant en ce qui concerne l´affichage des consultations non coordonnées que celles des actes techniques ».

Gastro-entérologue dans le Var, conventionné secteur 2 avec option de coordination, il constate avec son propre exemple les imprécisions de la Cnam. Le site indique un tarif de la consultation dans le cas général de 28 euros tout en précisant : « Si vous avez un médecin traitant, vous êtes dans le cadre du parcours de soins coordonnés ». Pour le Dr Rey, il s´agit d´une information biaisée. « Ce n´est pas parce que vous avez un médecin traitant que vous êtes dans le cadre d´un parcours coordonné. A un patient qui a vu 3 gastro-entérologues dans les six derniers mois, je fais payer la consultation 50 euros », précise-t-il. Le président de l´Umespe dénonce par ailleurs l´inexactitude des informations s´agissant des tarifs des actes techniques. L´assurance maladie mentionne de façon systématique un tarif qui a été majoré d´un dépassement de 15 % auquel ont droit les praticiens en question. « Pour l´endoscopie du tube digestif (partie haute), le tarif indiqué est de 110,40 euros. Or l´acte est remboursé par la caisse à 96 euros. Personnellement, je ne prends jamais de compléments sur cet acte. Or on nous fait passer pour des médecins qui pratiquent des tarifs plus chers que beaucoup de leurs confrères en secteur 2 ». Le syndicat estime que la mise en place de cet outil aurait nécessité une plus grande collaboration entre l´assurance maladie et les syndicats de verticalité.

Pour autant, la satisfaction l´emporte. « La transparence des honoraires donne une image réelle, à savoir que le problème des dépassements d´honoraires stigmatisé dans la presse ne touche que 5 à 10 % des médecins, dans certaines régions seulement, alors que la très grande majorité appliquent quotidiennement, depuis de nombreuses années, la notion de tact et de mesure face à des honoraires opposables largement insuffisants », fait-il valoir. Le président de la Csmf, Michel Chassang, a pour sa part souligné ce matin, lors d´un point presse, que cette transparence des honoraires n´aurait pas été possible sans la Ccam technique, qui permet d´aller au plus près de la pratique. Or la Csmf a été en pointe sur la question de la nomenclature des actes techniques, a-t-il rappelé. Il a enfin souligné le rôle d´expert qu´était en train d´acquérir la caisse d´assurance maladie sur ce sujet. Un rôle dans la gestion du risque qu´il serait « dommage » de céder à la Direction de l´hospitalisation et de l´organisation des soins, dans le cadre de la mise en place des Agences régionales de santé (ARS).

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 Eric Woerth veut rendre pérenne la taxe de 1 milliard sur les complémentaires

Le ministre du Budget, Eric Woerth, a annoncé à mots couverts dans le Parisien, ce matin, que la hausse de 3,4 % de la taxe sur le chiffre d´affaires des complémentaires, votée dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale 2009, serait pérennisée. « Cette hausse finance le Fonds de la couverture maladie universelle complémentaire et les besoins de financement de ce fonds sont pérennes », a-t-il déclaré.

Dans le quotidien, le ministre a par ailleurs estimé « inexact » de lier l´augmentation des tarifs des mutuelles et assureurs privés à la hausse de cette taxe. Il considère que ceux-ci ont les moyens de ne pas augmenter leurs cotisations, au vu du rapport du Haut conseil pour l´avenir de l´assurance maladie (Hcaam) de juillet 2008 qui montre que « la profitabilité des organismes complémentaires n´a cessé de s´améliorer ».

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 Le docteur Moutapam explique son départ

à lire sur : http://www.lepoint.fr/actualites/40…

 Hôpitaux-cliniques - 400 accidents par jour

Les drames médiatisés de la fin de l’année 2008 ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Et le désordre qui règne à l’hôpital n’arrange pas les choses

à lire sur : http://www.lepoint.fr/actualites/40…

 Infraction Code de la Sécurité Sociale ou Code de la Santé Publique

Le directeur de l’organisme local d’AM peut sanctionnerAu termes du décret relatif à la procédure de pénalité financières en cas de manquement des professionnels aux règles du CSS ou du CSP, le directeur de l’organisme local d’Assurance Maladie est désormais habilité à prononcer une pénalité financière à l’encontre des pharmaciens. Au termes du décret du 30 décembre 2008 relatif à la procédure de pénalité financières en cas de manquement des professionnels de santé aux règles du Code de la sécurité sociale ou du Code de la santé publique, le directeur de l’organisme local d’Assurance Maladie est désormais habilité à prononcer une pénalité financière à l’encontre des pharmaciens. Par organisme local on entend celui qui a supporté l’indu.

Si les faits sont avérés et la fraude établie le directeur de l’organisme local est habilité à prononcer la pénalité. Dans le cas contraire, la procédure s’effectue en 4 temps. Premier temps : le directeur adresse à la personne mise en cause une mise en garde Second temps : le directeur adresse à la personne soupçonnée une notification précisant les faits reprochés et le montant de la pénalité encourue assortie d’un délai d’un mois pour répondre Troisième temps : si malgré les justifications avancées le directeur persiste, il saisit la commission des pénalités qui rend un avis motivé (montant de la pénalité le cas échéant) dans un délai d’un mois à compter de sa saisine. Si nécessaire un délai supplémentaire d’un mois peut être demandé par la commission. .. Quatrième temps : fort de l’avis de la commission c’est le directeur qui adresse à la personne concernée dans un délai de 15 jours sa décision (motivée) quant au montant de la pénalité ainsi que la notification de payer. Un délai d’un mois est accordé pour s’en acquitter. Dans tous les cas la sanction peut faire l’objet d’un recours en tribunal administratif.

Le montant de la pénalité set fixé en fonction de la gravité des faits. Il peut être proportionnel aux sommes en jeu (avec un plafond maximum de 50%) ou fixé de façon forfaitaire. Si le paiement n’est pas effectué , le directeur envoie une mise en demeure assortie d’un nouveau délai, puis une contrainte

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 Bachelot réaffirme la nécessité de sa réforme

En visite à une journée de MG-France consacrée à la médecine générale, la ministre de la Santé a réaffirmé l’urgence de la réforme Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) dont l’examen au Parlement doit démarrer mi-février. « Notre système de santé ne souffre pas d’un manque de moyens mais d’un déficit de plus en plus criant d’organisation, a affirmé Roselyne Bachelot. Nous devons donner aux professionnels de santé, qu’ils soient libéraux ou hospitaliers, médecins ou professionnels paramédicaux, les moyens d’une meilleure organisation de l’offre de soins, qui préserve les valeurs de solidarité, de qualité et de liberté. C’ est le sens du projet de loi Hôpital, patients, santé, territoires. »

La ministre de la Santé a assuré que cette réforme était « urgente, comme l’actualité récente l’a prouvé ». « Il n’est plus tenable de gérer d’un côté l’hôpital et de l’autre la médecine de ville, d’ un côté les urgences, de l’autre la permanence des soins. »

Roselyne Bachelot a par ailleurs indiqué qu’elle souhaitait développer les coopérations entre professionnels de santé au niveau local plutôt que d’imposer des délégations de tâches. Pour aboutir à une meilleure répartition des médecins sur le territoire, la ministre de la Santé veut que les médecins soient incités à ne pas exercer dans les zones les plus denses, « notamment par la mise en place d’un contrat de service aux patients, rendu obligatoire dans les zones les plus dotées ».

› CH. G.

Quotimed.com, le 08/01/2009

http://www.quotimed.com/web/index.c…

 Nicolas Sarkozy "confirme les orientations très libérales de la politique de santé"

à lire sur : http://www.lemonde.fr/societe/artic…

 Le personnel des hôpitaux publics demande plus de concertation

à lire sur : http://www.lexpress.fr/actualites/2…

 Après sa gestion de la crise, la cote de Bachelot remonte

à lire sur : http://www.lefigaro.fr/politique/20…

 CSMF - 2009 - Année Charnière

à lire sur : http://www.edubourse.com/finance/ac…

 Hôpital : Sarkozy réclame de l’efficacité, le PS des moyens

à lire sur : http://www.challenges.fr/actualites…

 Sarkozy sur l’hôpital : « Insultant et faux »

à lire sur : http://www.liberation.fr/societe/01…

 A Strasbourg, Sarkozy se penche au chevet de l’hôpital

à lire sur : http://www.lepoint.fr/actualites-so…

 Tarifs des mutuelles et complémentaires santé : la polémique se poursuit

à lire sur : http://www.viva.presse.fr/Tarifs-de…

 Hôpital : le PS demande des « actes » à Sarkozy

à lire sur : http://www.liberation.fr/politiques…

 Séverine Salgado, chargée de mission à la direction de la Sécurité sociale

à lire sur : http://www.letudiant.fr/metiers/jeu…

 De l’hôpital

Pour répondre au moins en partie à notre confrère Pico qui semble penser que j’oppose médecins libéraux et médecins hospitaliers.

Mea culpa, j’ai dû écrire ça et là quelques données et pensées mais de façon trop confuse visiblement pour expliciter ma vision du bouzin, fraction hospitalière -)

Les mouchoirs ne sont pas fournis par la maison !!!

lire la suite sur : http://www.le-toubib-est-generalist…

 Toujours le bouzin PDS

Et c’est reparti dans les mensonges, les omissions et l’hypocrisie la plus totale.

à lire sur : http://www.le-toubib-est-generalist…

 Urgences saturées : les médecins libéraux montrés du doigt

à lire sur : http://www.google.com:80/hostednews…

 Obsessionnels… Obsessionnels… Obsessionnels… Obsessionnels.

à lire sur : http://docteur-coq.over-blog.com/ar…

 Les Français restent d’irréductibles fumeurs

à lire sur : http://www.lemonde.fr/societe/artic…

 Réforme HPST : Bachelot au chevet de la médecine générale

à lire sur : http://www.pharmaceutiques.com/arch…

 Le monde hospitalier peu ou pas convaincu par les propos de Nicolas Sarkozy sur les moyens des hôpitaux

à lire sur : http://www.apmnews.com/story.php?nu…

 Information santé sur Internet : 552 sites français certifiés

à lire sur : http://www.viva.presse.fr/Informati…

 FDA APPROVED MEDICINE ? … by all the top cartoonists !

à lire en anglais ici : http://www.cagle.com/news/FDAOk/1.asp

 Multiples formes de corruption, dont du strip-tease payé par Medtronic à des orthopédistes et des neurochirurgiens américains

à lire sur : http://pharmacritique.20minutes-blo…

 Comment les experts de l’AFSSAPS autorisent un nouveau médicament (Commission AMM)

à lire sur : http://pharmacritique.20minutes-blo…

 La Croix sur l’influence du marketing et des visiteurs médicaux sur les prescriptions des médecins et leur coût

à lire sur : http://pharmacritique.20minutes-blo…

 L’hôpital public : mission impossible ?

Vendredi 9 janvier 2008, le président de la République inaugure un nouvel hôpital à Strasbourg. Après les trois décès accidentels survenus récemment dans les hôpitaux, cette inauguration est une énième opération d’enfumage de l’esprit public pour occulter la réalité.

à lire sur : http://www.agoravox.fr/article.php3…

 Sarkozy à Strasbourg : il faut garder " confiance dans le système hospitalier"

à lire sur : http://www.lesechos.fr/depeches/med…

 Paroles, paroles, paroles …..

Donc nouveau discours (il parait que c’est le 5°) de notre président sur l’hôpital.

Baratin, pommade et aucune annonce. Les nouveaux directeurs, sortant de la cuisse à Jupiter, vont tout régler en deux temps et trois mouvements, vous allez voir ce que vous allez voir.

lire la suite sur : http://www.le-toubib-est-generalist…

 Les voeux de Nicolas Sarkozy aux personnels de santé en direct

à lire ici : http://www.20minutes.fr/article/287…

ou à voir là : http://www.elysee.fr:80/webtv/index…

Permanence des soins durant les fêtes

 Pour les libéraux, mission accomplie

Les propos du président du Samu stigmatisant l’attitude des médecins généralistes partis en vacances durant les fêtes et laissant leurs patients se débrouiller avec les urgences hospitalières n’ont pas été du goût des libéraux. Ceux-ci rappellent qu’ils ont assuré leur mission de service public comme à l’accoutumée, tant par la régulation que par l’effection dans les 3 000 secteurs de garde, sans oublier les MMG. Certains vont plus loin et estiment que l’absence de régulation à l’entrée des services d’urgence, ainsi que le manque d’information sur le fonctionnement de la PDS incite les patients à affluer vers ces services d’urgence.

Alors que plusieurs drames et dysfonctionnements ont affecté l’hôpital (voir page 3) durant la trêve des confiseurs, qu’en a-t-il été du côté de la permanence des soins des libéraux au cours de cette même période ? Le Samu de France assure en effet avoir constaté, juste avant les fêtes de fin d’année, « des délais d’intervention des médecins de garde particulièrement longs », et même parfois « inchiffrables et totalement imprévisibles ». Le président du Samu, le Dr Marc Giroud assure même que « de nombreux généralistes sont partis en congés sans avoir prévu de remplaçant », obligeant selon lui les services d’urgences hospitaliers à traiter des pathologies courantes « ordinairement prises en charge par le médecin traitant ». Pour Marc Giroud, « la très forte charge de travail à laquelle sont ainsi soumises les structures hospitalières d’urgence est susceptible de multiplier les erreurs humaines ». Le président du Samu a donc prié les préfets et les présidents des conseils départementaux de l’Ordre de demander aux médecins généralistes « qu’ils assurent leur obligation de continuité des soins, et de ne pas se contenter de laisser sur leur répondeur un message recommandant l’appel au 15 ».

Cetteprise de position n’a pas manqué de faire réagir les libéraux. Du côté de SOS-Médecins, qui rappelle au passage que durant les fêtes de fin d’année, ses 1 000 médecins ont été présents et ont assuré, « comme à l’accoutumée la permanence des soins 24h/24 et 7 jours sur sept », le Dr Patrick Guérin estime qu’il est « malheureux de constater qu’un service public cherche avant toute chose à s’exonérer de toute responsabilité si des problèmes venaient à survenir, tout en rejetant les fautes éventuelles sur l’organisation des soins ou la carence des généralistes ». Patrick Guérin prend malgré tout la peine de préciser que, sur le terrain, les deux structures entretiennent « des relations de collaboration quotidienne efficace, entièrement tournées vers la complémentarité de la prise en charge des patients ».

Un système méconnu

A MG-France, le Dr Martial Olivier-Kœhret préfère rappeler que le 1er janvier dernier, les centres 15 ont reçu 100 000 appels de patients, dont 60 000 ont été résolus par un conseil téléphonique dispensé par un médecin régulateur libéral. MG-France note au passage que « la nuit, les dimanches et jours fériés, 3 000 médecins généralistes assurent leur astreinte dans leur secteur de PDS », et que 400 maisons médicales de garde sont ouvertes sur le territoire. En conclusion, MG France indique que « force est de constater que ce nouveau système, substitué en quelques années au vieux système du médecin qui se déplaçait à domicile sur appel direct du patient, reste méconnu du grand public. Les patients se précipitent directement aux urgences de l’hôpital dont ils saturent inutilement les capacités d’accueil et de traitement ».

Même tonalité à la FMF, où le Dr Jean-Paul Hamon, patron de la section généraliste, assure que « le Samu pond toujours les mêmes communiqués aux mêmes périodes ». Pour Jean-Paul Hamon, les médecins généralistes se sont organisés pour assurer la PDS, « que ce soit en MMG, en points fixes de garde ou en avant-poste des services d’urgences, et s’impliquent également dans la régulation. Mais ils ne sont pas responsables du manque de financement de ces systèmes de régulation, ni du désintérêt des jeunes pour la médecine libérale générale. Marc Giroud devrait aller visiter certains départements où la collaboration entre libéraux et hospitaliers est cependant exemplaire ». Plus généralement, Jean-Paul Hamon souhaite « qu’on arrête de nous bassiner avec des urgences hospitalières débordées alors qu’elles refusent toute régulation à l’entrée. Il faudrait réfléchir à ne pas appliquer à la T2A (tarification à l’activité) aux urgences, étant donné que cela les incite à faire du chiffre ». Quant au SML, par la voix de son nouveau président, le Dr Christian Jeambrun, il rappelle que « les médecins libéraux participent activement et volontairement à la PDS, soit par la régulation, soit en étant présents dans les nombreuses MMG qu’ils animent ».

Enfin, à la Garde médicale de Paris (GMP), le Dr Dominique Monchicourt regrette que les quatre maisons médicales de garde qu’il anime ne reçoivent pas plus de patients : « Nous nous sommes mobilisés pour les ponts, nous avons participé à la régulation médicale, nos MMG étaient ouvertes, mais les parisiens ne le savent pas et se précipitent toujours tête baissée vers les urgences hospitalières ». Pour le Dr Monchicourt, des campagnes avaient bien été programmées pour informer les parisiens de l’existence de ces structures libérales, mais à la suite de différends entre la mairie, la préfecture et l’ARH, elles auraient été différées.

› HENRI DE SAINT ROMAN

Le Quotidien du Médecin du : 08/01/2009

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Série noire à l’hôpital

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 Pour la CSMF, la balle est dans le cas de la Cnam

Une délégation de la CMSF sera reçue jeudi prochain par Frédéric van Roekeghem au cours d’une réunion bilatérale. Le directeur de l’Uncam doit répondre à cette occasion aux propositions que lui a faites la CSMF lors de la dernière séance de négociation qui s’est tenue en décembre. La CSMF note que le ministère de la santé qui "bloquait en coulisses depuis plusieurs mois la négociation" a changé de posture et qu’il "semble vouloir avancer en demandant aux négociateurs de conclure pour le 31 janvier". Mais pour la Conf, les négociations doivent désormais se poursuivre entre syndicats signataires uniquement. "La mascarade qui consiste à associer démagogiquement des groupuscules et associations non représentatives aux organisations signataires représentatives n’a que trop duré et retardé l’aboutissement des discussions" a dénoncé jeudi Michel Chassang devant la presse. En outre, selon lui, la convention actuelle qui s’achève théoriquement en février 2010 pourrait être prorogéee par le gouvernement de six à douze mois. En effet, 2009 s’annonce effectivement comme une "année charnière". La loi HPST sera discutée au Parlement à partir de la fin février. Elle devrait être promulguée au mieux au début de l’été. La loi prévoit qu’une enquête de représentativité doit se tenir six mois avant la négociation d’une nouvelle convention. Or cette enquête doit tenir compte des résultats aux élections professionnelles, lesquelles pourraient se tenir au début de l’année 2010. Le jeu syndical sera peut-être alors un plus clair qu’aujourd’hui.

Le 08/01/2009

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 SITUATION DES URGENCES EN FRANCE

Position de la Société Française de Médecine d’Urgence

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