Revue de presse du 10 septembre 2007
lundi 10 septembre 2007 par JOSEPH Didier
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- La baisse des IJ semble toucher à sa fin, p1
- les « niches sociales » dans le viseur du gouvernement, p1
- Quinze idées pour sauver le système de santé, p1
- Les propositions de l’industrie pharmaceutique, p1
- La nébuleuse des dépenses d’hospitalisation, p1
- Les ARS devront garantir l’accès de tous à un médecin, p1
- l’observatoire économique de l’hospitalisation, p1
- les bombes de la rentrée, p1
- 4500 nouveaux cas de sur irradiation, p1
- Le DMP vers 2010 et au delà !, p1
- En France, les assureurs ont les dents longues, p1
- Spécialité, la discipline redéfinit son contenu, p1
- Mieux payés, mais pas forcément plus riches ?, p1
La baisse des IJ semble toucher à sa fin
Après une période de hausse significative entre 2000 et 2003, le volume d’indemnités journalières (IJ) par salarié a diminué régulièrement depuis trois ans sous l’effet principalement de la politique de contrôles de la Caisse nationale d’assurance-maladie (Cnam). Mais cette baisse « semble toucher à sa fin », selon une étude de la Drees (1)qui vient d’être publiée, ce qui constituerait une mauvaise nouvelle pour les finances de l’assurance-maladie.
De fait, même si les IJ ne représentent qu’une faible part (5 %) des dépenses du champ de l’Ondam (objectif national de dépenses d’assurance-maladie), l’étude souligne que la diminution nette enregistrée depuis 2004 « a contribué de manière significative à modérer la croissance des dépenses ».
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les « niches sociales » dans le viseur du gouvernement
Parmi les pistes à l’étude pour boucler le budget 2008 de la Sécurité sociale figure l’instauration d’une cotisation patronale sur les rémunérations indirectes, telles que l’intéressement, la participation et les stock-options. Après les niches fiscales, les niches sociales arrivent dans le débat. A la recherche de ressources pour réduire le déficit de la Sécurité sociale, le gouvernement dispose de plusieurs options. Deux recettes sont notamment sur la table. La perception anticipée des 11 % de prélèvements sociaux (CSG, CRDS, contribution de 2 % sur les placements) sur les dividendes versés par les entreprises tout d’abord, qui apporterait une bouffée d’oxygène, temporaire, de 1,3 milliard d’euros en 2008 (« Les Echos » du 6 septembre).
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Quinze idées pour sauver le système de santé
Les dépenses de santé ont atteint 2 477 euros par habitant en 2006. Elles représentent la moitié des dépenses de l’Etat ! Le pôle social de l’Elysée semble seul capable de faire la synthèse des décisions à prendre pour stopper cette dérive et nous permettre de revenir à une médecine humaniste. Un dossier détaillé vient de lui être remis.
- La première année de médecine et le numerus clausus.
- L’examen classant national.
- La sélection.
- Les sous-effectifs régionaux.
- La pénurie dans certaines spécialités.
- Les postes non pourvus.
- La pénurie en médecine générale
- La pénurie de l’offre de soins dans certaines régions
- La pénurie du nombre d’infirmières.
- Le paradoxe des dépenses de santé et la distorsion des coûts entre « le public et le privé ».
- La judiciarisation excessive.
- La pression administrative.
- Les urgences.
- Les dépenses en obstétriques et la quasi-disparition de l’obstétrique privée.
- Le surcoût administratif et le déficit chronique de la Sécurité sociale
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Les propositions de l’industrie pharmaceutique
Selon le président du Leem (Les Entreprises du médicament), la hausse du marché du médicament remboursable sera plus importante que prévue pour 2007, avec une croissance légèrement supérieure à 2 % contre 1 à 2 % initialement prévus. Malgré cela, Christian Lajoux juge sévèrement le plan d’économies gouvernemental sur le médicament, et fait des contre-propositions.
« ON PENSAIT AVOIR une hausse du marché du médicament remboursable de l’ordre de 1 à 2% pour 2007, mais je pense qu’aujourd’hui il est plus réaliste d’évaluer cette croissance du médicament légèrement au-dessus de 2% », a déclaré le président du Leem (Les Entreprises du médicament), Christian Lajoux, lors d’une manifestation organisée par l’Ajis (Association des journalistes de l’information sociale).
Le patron du Leem a tenu cependant à rappeler que le marché avait progressé de « 0,7% sur l’ensemble de 2006 après dix années d’une croissance moyenne de 5,5% ».
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La nébuleuse des dépenses d’hospitalisation
Avec l’IDS, la santé devient partageuse
La mise en place de l’Institut des données de santé (IDS) marque le début d’une nouvelle ère de partage des données entre les différents acteurs du système de santé. L’IDS entend bien « aboutir rapidement à de premiers résultats concrets », comme l’explique au « Quotidien » son président, Christian Babusiaux.
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Les ARS devront garantir l’accès de tous à un médecin
ROSELYNE BACHELOT a évoqué le « grand chantier » des agences régionales de santé (ARS) devant le conseil d’administration de la Caisse nationale d’assurance-maladie (Cnam). Invitée à la Cnam à l’occasion de son 40e anniversaire, la ministre de la Santé a « souhaité que leur mise en place soit l’occasion de mieux coordonner la ville et l’hôpital, de mieux organiser prévention et soins ».
Les ARS (dont l’expérimentation était prévue par la loi Douste-Blazy de 2004) « devront également nous permettre de mieux organiser la répartition de l’offre sur le territoire, pour que chaque Français puisse avoir accès à un médecin », a ajouté Roselyne Bachelot.
La ministre a souligné que la mission « d’assureur solidaire » de la Cnam est « absolument essen-tielle » et qu’elle était déterminée « à promouvoir et à entretenir une relation de partenariat et de dialogue étroits entre l’Etat et la caisse nationale ».
A propos de la gestion du risque, « fonction cardinale de l’assurance-maladie » depuis la réforme de 2004, Roselyne Bachelot invite la Cnam à « accroître l’efficience des contrôles, notamment dans la lutte contre la fraude, (et à) revenir à une gestion des droits plus rigoureuse ».
> A. B.
Le Quotidien du Médecin du : 10/09/2007
http://www.quotimed.com/journal/ind...
LA TÂCHE du nouvel observatoire est vaste car les dépenses d’hospitalisation sont réputées pour être massives, nébuleuses et parfois litigieuses.
Les derniers Comptes nationaux de la Santé évaluent à environ 70 milliards d’euros la consommation de soins et biens médicaux (Csbm) dans les établissements hospitaliers publics et privés en 2006 (soit 48 % de la Csbm totale en France). Et ces dépenses, déjà très lourdes, sont devenues dynamiques ces derniers temps.
En outre, à y regarder de plus près, les choses se compliquent. Plus de la moitié de l’Objectif national des dépenses d’assurance-maladie (Ondam) de 2007, soit 65,8 milliards d’euros, est consacrée aux hospitalisations. Mais le mastodonte fonctionne à deux vitesses : 47,5 milliards d’euros sont alloués dans le cadre de la tarification à l’activité (T2A) et 18,3 milliards couvrent les autres dépenses. Tandis que les activités MCO (médecine, chirurgie, obstétrique) des cliniques privées sont déjà passées à 100 % à la T2A, les hôpitaux publics ne reçoivent que 50 % de leurs budgets en fonction de leur activité, sous la forme de groupes homogènes de séjour (GHS). Les nombreuses missions de service public de l’hôpital (enseignement, recherche, urgences…) sont financées quant à elles par une enveloppe fourre-tout (Migac). Et, pour un même GHS, le tarif réservé à l’hôpital public est aujourd’hui supérieur de 40 % en moyenne à celui d’une clinique privée, bien que beaucoup attendent de pied ferme une convergence tarifaire totale entre les deux secteurs.
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l’observatoire économique de l’hospitalisation
Les établissements passés au scanner
Dans le paysage, déjà encombré, des instances chargées d’éclairer le pouvoir politique sur le niveau des dépenses hospitalières, dont on dit tout et son contraire, il faut désormais compter avec l’Observatoire économique de l’hospitalisation publique et privée. Installé cet après-midi par Roselyne Bachelot, cet organisme chiffrera chaque année l’activité réelle des hôpitaux et des cliniques.
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les bombes de la rentrée
Benjamin Masse-Stamberger
Le gouvernement a annoncé la création de franchises médicales. Il réfléchit à la TVA sociale. Deux mesures chocs qui soulèvent des critiques. Et qui touchent directement les Français.
Comment financer la protection sociale ? Cette question n’avait guère préoccupé les candidats à l’élection présidentielle. Elle s’impose aujourd’hui sur l’agenda de l’exécutif. L’assurance-maladie, par exemple, devrait accuser un déficit de 6,4 milliards en 2007, et, si le gouvernement Fillon a pris des mesures d’urgence, début juillet, elles sont loin d’avoir réglé le problème. Or les pistes envisagées sont à la fois d’une efficacité douteuse et dangereuses politiquement. Le gouvernement veut agir sur deux fronts : côté dépenses, en faisant payer davantage les patients - ce sont les franchises médicales. Côté recettes, en créant la fameuse TVA sociale, ou une solution similaire. Mais ces mesures risquent de toucher directement les Français en un point sensible : le porte-monnaie. Si le gouvernement a déjà décidé la création des franchises, il est très hésitant sur la seconde piste.
Les franchises
L’équation qui plombe les comptes de la santé ne date pas d’hier
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Epinal : Roselyne Bachelot confirme
4500 nouveaux cas de sur irradiation
depuis 1989
G.D.L
L´affaire des irradiés d´Epinal est « plus grave que prévu », a déclaré Roselyne Bachelot, vendredi, dans Le Parisien-Aujourd´hui en France. « On est face à une affaire sanitaire d´une ampleur rarissime », souligne la ministre de la Santé, qui a décidé de mettre en place un numéro vert (0 800 636 636) pour les 4 500 patients traités pour des cancers, qui ont fréquenté le centre de radiothérapie de l´hôpital d´Epinal (Vosges) depuis son ouverture en 1989. Ces derniers ont subi une légère sur irradiation (essentiellement comprise entre 3,5 et 5 %), du fait d´une « erreur systématique de paramétrage du logiciel utilisé pour faire fonctionner les appareils de radiothérapie entre 1989 et 2000 ». Trois cents d´entre eux ont subi une sur irradiation de 7 % entre juillet 1999 et juillet 2000.
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Le DMP vers 2010 et au delà !
Le dossier médical personnel ne serait généralisé au plus tôt qu’en 2010 Selon une dépêche de l’AFP du 5 septembre 2007 « Le dossier médical personnel (DMP), un outil informatique destiné à améliorer la coordination des soins, qui devait initialement voir le jour cette année, ne devrait finalement être expérimenté qu’en 2008-2009, ce qui entraînerait une généralisation au plus tôt en 2010. La ministre de la Santé Roselyne Bachelot, qui avait jugé, lors de son entrée au gouvernement, que ce chantier était "au point mort", écarte une généralisation à compter de l’année prochaine, et n’évoque, pour les deux prochaines années, que des expérimentations.
"Il s’agit d’être réaliste en termes de calendrier et de ne pas reproduire les erreurs de ces dernières années, au cours desquelles des annonces trop précoces ont été faites", prévient-elle mercredi dans Les Echos.
Un rapport d’audit doit être remis par l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) et l’Inspection générale des finances (IGF) en octobre.
"J’attendrai les résultats de cette mission pour m’avancer sur les délais, mais une démarche expérimentale pourrait cependant être menée sur 2008-2009", ajoute la ministre.
Ce calendrier d’expérimentation entraînerait de facto une généralisation seulement à partir de 2010, voire 2011 ou 2012, selon une source gouvernementale. La réforme de l’assurance maladie de 2004 prévoyait que chaque assuré social dispose d’un dossier médical personnel informatisé centralisant toutes les informations médicales le concernant.
Voir la suite http://www2.fulmedico.org/a/article...
En France, les assureurs ont les dents longues
Après la réforme Douste-Blazy de 2004, le projet gouvernemental d’instaurer d’importantes franchises médicales ouvrirait un boulevard aux partisans de la privatisation du système de santé. Sommes-nous, ici, à l’abri des horreurs engendrées par le système américain d’assurance maladie, dont le récit par Michael Moore bouleversera plus d’un assuré social français ? Un monde sépare encore les deux pays, le royaume du tout-privé, du (presque) tout assurantiel, et le berceau de la Sécu, de la solidarité. Mais la sérénité est moins que jamais de mise. Dans un contexte certes toujours fortement marqué par les acquis de notre système de santé et d’assurance solidaire, ses performances, l’attachement des usagers, les tenants d’une marchandisation de la santé ont gagné du terrain ces dernières années.
De la réforme de l’assurance maladie de 2004 à la menace actuelle de franchises médicales, les forces libérales poussent leurs pions.
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Spécialité, la discipline redéfinit son contenu
C’est d’abord la pratique qui a défini les contours de la médecine générale. Aujourd’hui, la spécialité appelle certainement une redéfinition du périmètre et du contenu de la discipline. Praticien de premier recours, spécialiste des soins primaires, pivot chargé du suivi et de la coordination, les concepts abondent qui ont remplacé le ´ médecin de famille ª d’autrefois. C’est à la recherche en médecine générale que l’on doit ce travail épistémologique. Une réflexion qui a trouvé son application concrète avec l’invention du ´ médecin traitant ª. On notera également que les MEP (médecins en exercice particulier) ne peuvent aujourd’hui prétendre à la qualification de spécialiste de médecine générale délivrée par les conseils de l’Ordre. Et que le premier critère examiné est le fait d’être médecin traitant. Preuve que le médecin généraliste ne saurait plus être défini négativement par rapport aux autres spécialités. Mais c’est aussi l’instauration du parcours de soins et la démographie médicale qui lui a fait reconquérir certains territoires sur les autres spécialités : gynécologie, pédiatrie, dermatologie ou gériatrie.
Voir la suite http://www.legeneraliste.fr/
Mieux payés, mais pas forcément plus riches ?
Peut-on comparer les revenus des médecins avec les autres catégories supérieures de la population ? Oui, mais à certaines conditions, estime en substance la dernière étude de la Drees (ministère de la Santé) sur le sujet (legeneraliste.fr). Premier élément de réponse : les médecins libéraux – toutes disciplines confondues – gagnent à peu près autant que les autres professions libérales (avocats, experts-comptables, pharmaciens), mais nettement plus (40 %) que les cadres salariés et sensiblement plus (20 %) que leurs confrères hospitaliers. Deuxième élément de réponse : en termes de niveau de vie, les écarts se resserrent : 25 % seulement avec les cadres salariés et égalité stricte avec les hospitaliers. Cette très intéressante étude explique les faibles différences de niveau de vie par plusieurs facteurs.
Voir la suite http://www.legeneraliste.fr/
JOSEPH Didier
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