Espace Généraliste

Revue de presse du 10 octobre 2007

mercredi 10 octobre 2007 par JOSEPH Didier

La conférence sur les conditions de travail

Xavier Bertrand veut davantage impliquer les services de santé

La conférence sur les conditions de travail, qui a réuni patronat et syndicats rue de Grenelle sous l’égide de Xavier Bertrand, a débouché sur quelques principes et mesures. Avant d’agir par la loi, le ministre du Travail attend surtout des partenaires sociaux qu’ils négocient pour mieux impliquer les petites entreprises, les CHSCT, et pour instaurer un droit d’alerte des salariés. La lutte contre les troubles musculo-squelettiques (TMS), les risques psychosociaux et différés est renforcée. Les médecins généralistes seront aussi formés à la santé au travail….

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Arrêts de travail

La CSMF crie à la « paranoïa »

INSCRIT dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS 2008), le souhait du gouvernement de tester une suspension des indemnités maladie quand un praticien mandaté par l’employeur a jugé l’arrêt d’un salarié « injustifié » provoque l’ire du président de la CSMF (Confédération des syndicats médicaux français), le Dr Michel Chassang….

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Front uni des professionnels de santé

Haro sur le PLFSS 2008

Réunis en assemblée plénière, les membres de l’Union nationale des professionnels de santé (UNPS) rejettent en bloc dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale les dispositions relatives à la mise en oeuvre de stabilisateurs économiques automatiques, ainsi que la possibilité de conventions individuelles. L’UNPS demande la suppression des mesures liant le conventionnement à la démographie médicale, ainsi que la tenue d’un « Grenelle » de la démographie…

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Roselyne Bachelot n’a pas rassuré les internes

Une manifestation sera organisée à Paris jeudi

La ministre de la Santé a promis aux internes, aux chefs et aux étudiants en médecine qu’aucune mesure coercitive à l’installation ne serait mise en place. Ces derniers n’ont pas été convaincus et ont programmé une manifestation nationale à Paris jeudi…

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Nicolas Sarkozy prépare un discours choc sur la santé

Alors que ses propos sur la liberté d’installation ont mis les internes dans la rue, et que la baisse de leurs tarifs en 2008 a jeté un froid dans les hôpitaux publics, le président de la République s’apprête une nouvelle fois à reprendre la main. A la fin octobre, il prononcera un discours important sur la santé, où chaque acteur du système de santé sera en quelque sorte remis à sa place.

Liberté d’installation, PDS, revenus des médecins… : le président (ici à l’hôpital de Dunkerque) s’apprête à tirer tous azimuts C’EST DÉSORMAIS « the place to be ». L’endroit où placer ses pions. Le bureau du conseiller santé de Nicolas Sarkozy voit défiler ces jours-ci tout ce que le monde sanitaire compte de représentants syndicaux et institutionnels. Chacun y va de son commentaire sur le PLFSS (le projet de loi de financement de la Sécurité sociale) et la baisse des tarifs hospitaliers.

A l’un de ses interlocuteurs, le conseiller en question a confié : « On va aller loin, fort, et vite. » Un discours choc, fondateur, est en préparation. Nicolas Sarkozy le prononcera à la fin d’octobre, à l’occasion de l’installation de la mission Larcher sur l’hôpital. Nul ne l’ignore plus, et la rumeur, depuis quelque temps, va bon train.

Que va sortir le président de son chapeau ? Il parlera de l’hôpital – Gérard Larcher est donc chargé d’en redéfinir les missions –, mais aussi de l’organisation du système de santé dans son ensemble. Les médecins libéraux auront droit à un couplet mordant sur la liberté d’installation. « Ce sujet, c’est la patate chaude depuis des années. Pour la première fois, un président a le courage de dire les choses : il ne va pas reculer », confesse un membre de la sphère sarkozyste.

Les médecins hospitaliers, eux, entendront parler de rémunération au mérite, corollaire de l’accélération de la tarification à l’activité (T2A). « Il ne faut pas s’en étonner : Nicolas Sarkozy a été élu sur la réhabilitation du travail », poursuit l’observateur.

De sources concordantes, le chef de l’Etat devrait également se montrer offensif sur la permanence des soins en ville, qu’il souhaite plus efficace – et, donc, plus contraignante – afin de soulager les urgences hospitalières. « Ce serait malhabile de se retrouver avec les médecins libéraux dans la rue en plus des internes », note un hospitalier.

Mais dans l’idée du candidat d’hier et du président d’aujourd’hui, l’hôpital public n’a d’avenir que s’il se recentre sur ses missions de soins. Aussi le chef de l’Etat est-il attendu sur le devenir des hôpitaux de proximité. Seront-ils convertis en structures gériatriques médico-sociales, une idée dans l’air, mais jamais exprimée en ces termes ? Une solution, pourtant, pour en finir avec le nursing à coût élevé. Nicolas Sarkozy répète souvent que les personnes âgées n’ont pas leur place à l’hôpital. A la fin d’octobre, lors de son discours sur la santé, il fera peut-être tomber le tabou.

Et quid de la redéfinition de la carte hospitalière ? « C’est la vraie bombe, car l’hôpital tarde à se restructurer, affirme un chef d’établissement. On n’y coupera pas. Mais avec les municipales en vue, Nicolas Sarkozy ne sera pas à l’aise pour en parler. »

Cap rapide sur les ARS. Dernière annonce attendue, et pas des moindres : la mise en place rapide, dès le 1er janvier 2009, des ARS, les agences régionales de santé. Une loi pourrait être votée en ce sens l’été prochain. Deux missions planchent sur la question. A la tête de l’une d’elles, le député UMP Yves Bur approuve le cap tracé par l’Elysée.

Mais il s’inquiète ouvertement des échéances fixées : « Créer les ARS va bousculer beaucoup d’administrations, cela ne se fera pas d’un claquement de doigts. Restructurer le pilotage du système prendra, je pense, deux ou trois ans. » Les discussions sur les ARS ne font que débuter, mais déjà, on le devine, l’Elysée tente d’imposer sa patte. Gérard Larcher en sait lui aussi quelque chose. Sa mission qui vise à redéfinir le rôle de l’hôpital devait être installée au début d’octobre, elle ne le sera qu’à la fin du mois. Il se raconte que le retard serait dû à des désaccords entre l’Elysée, Matignon, le ministère de la Santé et l’ancien ministre missionné. Ni la feuille de route, ni la composition du groupe de travail ne seraient à ce jour arrêtées. « Gérard Larcher est maître du jeu, il mène seul sa barque », tente de rassurer un proche de Sarkozy.

Il n’empêche. Dans l’esprit de tous aujourd’hui, les rapports ont changé. Le pouvoir s’exerce désormais à l’Elysée, directement. « C’est l’arbitre final, sans oublier Matignon. »

Roselyne Bachelot, autoproclamée ministre de la qualité des soins, apparaît bien éloignée du cercle décisionnel, d’autant plus qu’elle doit composer avec d’autres – Eric Woerth, Valérie Létard, Xavier Bertrand, pour ne citer qu’eux. Les professionnels de santé ne lui en tiennent pas rigueur, estimant dans leur majorité qu’un autre ne ferait pas mieux. Certains, comme ce syndicaliste, soulignent même son « mérite ». « La ministre évolue dans un univers complexe. Pourtant, nos contacts avec elle sont plus faciles que sous Philippe Douste-Blazy. »

Mais, tout récemment, Roselyne Bachelot a commis son premier faux pas, en annulant en dernière minute l’inauguration de l’hôpital de Saintes (Charente-Maritime). « Le monde de la santé l’a mal vécu, car c’était un symbole, raconte un directeur. Les enjeux sont forts sur la coupe de rugby, nous avons compris que nous devons partager notre ministre avec le monde du sport. Ce n’est pas simple. »

« Gesticulation et occupation médiatique ». Certains syndicalistes ont la dent particulièrement dure et parlent d’une politique hospitalière « inexistante ». D’autres nuancent le propos. « La politique hospitalière existe, la preuve avec le projet des ARS. Seulement, elle n’est plus pensée et décidée Avenue de Ségur comme par le passé. Il faut s’y faire, maintenant tout se joue à l’Elysée. »

Ceux qui y ont leurs entrées s’accommodent de la situation. Mais la méthode Sarkozy ne fait pas que des heureux. « La politique de santé patine, se désole un syndicaliste hospitalier. La mission Larcher, par exemple, c’est de la gesticulation, de l’occupation médiatique. Ou du recyclage d’ancien ministre. Le sujet a déjà été rebattu dix fois, et il existe des tas d’instances censées réfléchir à la question, notamment l’IGAS. De même, la T2A à 100%, c’est de l’affichage : la montée en charge s’étalera en fait sur plusieurs années. »

Si la méthode peut être débattue, le fond, lui, n’est nullement discutable, affirme un proche de Sarkozy. « Tout ce qui se profile dans le champ de la santé, nous l’avions dit pendant la campagne. Personne n’est pris par surprise. » Petite pique, on l’aura compris, en direction des internes. Leur mobilisation (voir aussi page 4) est suivie de très près par l’Elysée. « Je crains un enlisement intellectuel du mouvement. Mais, quoi qu’il arrive, je pense que le président fera les annonces qu’il a prévues fin octobre », conclut l’homme politique.

> DELPHINE CHARDON

Le Quotidien du Médecin du : 08/10/2007

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Entretien avec le président de la FMF

Jean-Claude Régi : « Le gouvernement ne s’attaque pas aux vrais problèmes »

Très critique vis-à-vis du PLFSS 2008, le Dr Jean-Claude Régi, président de la Fédération des médecins de France (FMF), doute des redistributions de la franchise vers la médecine de ville, s’oppose aux contrats à la performance individuel et s’inquiète d’une remise en cause brutale de la liberté d’installation. LE QUOTIDIEN – Quel regard portez-vous sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS 2008) qu’examine jeudi le conseil des ministres ?

« L’exercice isolé n’attire plus personne » Dr JEAN-CLAUDE RÉGI – Ce PLFSS affiche des objectifs de dépenses a priori audacieux avec un affichage identique de + 3,2 % pour les hospitaliers et le privé si on y intègre l’effet des franchises (+ 1,2 %). Cela ne correspond pas tout à fait à nos attentes dans la mesure où l’on peut s’interroger sur la redistribution in fine de ces franchises. Elles devraient être réservées au financement de besoins nouveaux comme le plan Alzheimer. Nous pouvons nous demander si cette enveloppe ne va pas retourner en partie vers le système hospitalier. On est toujours dans une insuffisance de financements de l’assurance-maladie. Le gouvernement met des rustines à droite et à gauche mais ne s’attaque pas au vrai problème, celui des recettes. Toutes les conditions sont réunies pour aboutir au déclenchement d’un comité d’alerte en juin prochain.

Plusieurs rapports demandent de limiter les dépassements d’honoraires. Le maintien du secteur II se justifie-t-il ?

Il y a un décalage énorme entre la prise en charge par la collectivité nationale et le réel coût des prestations. Le secteur II permet de se sortir de ce carcan. La majorité des praticiens sont soucieux du respect des règles. Mais tout le monde n’a pas tenu ses engagements. Le point 9 de l’accord des chirurgiens signé en 2004 prévoyait la création d’un secteur optionnel. Or les discussions sur ce nouveau secteur s’enlisent. Pour en sortir, nous proposons depuis plusieurs années la création d’un secteur unique à honoraires libres modulables.

Approuvez-vous la proposition, inscrite dans le PLFSS, de contrats à la performance passés entre les médecins et les caisses ?

Ces contrats ne répondent pas à l’éthique professionnelle. Les médecins ne peuvent pas être récompensés parce qu’ils restent dans des clous. Je m’inscris en faux contre cette évolution. A terme, cela nuira à la qualité des soins. On met les médecins en conflit d’intérêt avec les patients, c’est inacceptable. Mettre le doigt dans un tel engrenage serait préjudiciable à l’exercice de la médecine libérale et à la qualité des soins.

Le gouvernement demande aux partenaires conventionnels de limiter l’installation des médecins dans les zones où ils sont trop nombreux. Internes, chefs de clinique et étudiants sont en grève contre cette réforme. Que proposez-vous ?

Nous soutenons le mouvement de contestation de nos jeunes confrères. On ne réglera jamais un problème aussi grave que la désertification de certaines zones par des méthodes coercitives, quelles qu’elles soient. Nous essayons d’entrer dans une phase de propositions. Nous ne devons pas rester ancrés sur des positions frileuses. Le problème peut se régler avec des incitations fortes et en revenant à de nouvelles conceptions d’aménagement du territoire. Ce sujet ne doit pas rester strictement du domaine conventionnel mais se régler à partir de projets de terrain avec des partenaires institutionnels locaux. C’est ce que nous proposons avec le pôle de santé libéral.

Pouvez-vous nous en dire plus sur ce projet ?

L’exercice isolé n’attire plus personne. Il faut en tenir compte. Les mesures ponctuelles, qui n’ont pas toujours été mises en place, semblent également ne pas correspondre aux attentes de la profession. C’est un échec. Il faut de nouvelles propositions, s’appuyer sur les dynamiques locales, consolider l’existant en tenant en compte des attentes des jeunes. Il nous faut répondre au manque d’attractivité de certains territoires. Les problèmes ne sont pas les mêmes dans les grandes métropoles et les petites bourgades. Cette notion sous-entend que les professionnels de santé se regroupent dans des maisons de santé. Mutualiser les moyens, optimiser le temps médical, cela répond à la problématique actuelle. La vraie question est de savoir par qui nous serons soignés demain. Le reste n’est que verbiage.

Dans un avis, l’Ordre indique que la cotation CS du médecin spécialiste en médecine générale ne déroge pas aux prescriptions du code de déontologie médicale. Allez-vous, comme MG-France, appeler les omnipraticiens qualifiés à coter CS et à prendre 23 euros pour une consultation ?

La FMF comprend difficilement que l’on puisse jongler avec les textes. Nous sommes satisfaits de la position de l’Ordre qui a reconnu qu’il n’y avait rien d’illégal à ce que les spécialistes de médecine générale cotent CS. C’est le message que nous avons fait passer à tous les médecins en les invitant à demander leur qualification en médecine générale. Dès lors, ils seront autorisés à coter CS. C’est même leur devoir car un médecin ne peut pas déroger au code de déontologie en sous-cotant ses actes.

L’assurance-maladie n’a pas la même interprétation que l’Ordre sur ce point.

On pouvait s’y attendre mais nous, nous avons la même lecture que l’Ordre. Je ne vois pas par quel artifice on pourrait empêcher les spécialistes de médecine générale de coter CS. Nous demandons aux médecins de respecter les dispositions réglementaires et de coter comme les textes leur permettent.

La branche généraliste de la FMF et Espace Généraliste appellent à la création d’un syndicat qui aurait une autonomie de décision et de signature au sein de la FMF. Y êtes-vous favorable ?

Nous sommes dans le cadre d’une convention unique et d’une signature unique. Je ne pense pas que ces fondamentaux soient oubliés par la FMF. La Fédération est satisfaite que des rapprochements aient lieu avec Espace Généraliste pour renforcer le pôle généraliste et essayer de trouver des points de convergence. Du reste, ce dialogue existe également dans le cadre de l’Intersyndicale majoritaire. Les voies et les moyens de rapprochement ne doivent pas passer par des signatures séparées. Nous nous éloignerions de ce qui est le principe de notre centrale polycatégorielle. En 2010, nous devrons rediscuter d’une nouvelle convention. Il faudra voir quelle sera la nouvelle donne et comment nous nous présenterons pour obtenir la représentativité.

La FMF organise ses 4e tribunes libérales du 16 au 18 novembre. Quels sujets majeurs y aborderez-vous ?

Le thème en sera « Rompre avec le passé, préparer l’avenir ». Nous avons invité Roselyne Bachelot et nous espérons qu’elle sera présente à ces assises. Nous ouvrirons le débat avec les unions régionales des médecins libéraux. Nous souhaitons que les URML participent aux futures agences régionales de santé (ARS). C’est là que les décisions seront prises en termes de démographie médicale.

> PROPOS RECUEILLIS PAR CHRISTOPHE GATTUSO

S. TOUBON/« LE QUOTIDIEN »

Le Quotidien du Médecin du : 08/10/2007

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Jeunes Médecins : les raisons d’un mouvement

par Fabien Quédeville, et Martin Winckler Article mis en ligne le 7 octobre 2007

Les jeunes médecins (externes, internes, chefs de clinique et assistants) ont entamé depuis plusieurs jours un mouvement de protestation contre les mesures inscrites dans le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale, remettant en cause la liberté d’installation des praticiens. Ce mouvement n’est pas un mouvement corporatiste pour défendre un quelconque privilège, mais son but est bien de défendre le système de soins solidaire, contre la menace d’une médecine à deux vitesses.

Afin de résoudre les inégalités de répartition des médecins sur le territoire, le gouvernement souhaite mettre en place des mesures limitant l’installation des médecins dans les zones les plus dotées. De telles mesures auraient un seul effet : détourner les étudiants de l’exercice libéral et notamment de la médecine générale. Des expériences concrètes chez nos voisins européens nous le prouvent, notamment en Allemagne, où de telles mesures ont entraîné une crise des vocations et d’énormes difficultés d’accès aux soins pour les patients.

Existe-t-il vraiment une inégalité de répartition des médecins ?

Les chiffres parlent d’eux-mêmes, les médecins sont mieux répartis aujourd’hui qu’à la fin des années 60. De plus, selon un rapport sur la démographie médicale, 95,9 % du territoire ne présente pas de problème de répartition, 3,5 % du territoire est dit à risque et seul 0,6 % du territoire est dit en danger.

Quelles sont les mesures que veut mettre en place le gouvernement et que cachent-elles ?

Le projet de loi prévoit la mise en place du conventionnement sélectif selon la zone d’exercice. Les médecins s’installant dans des zones dites surmédicalisées, selon des critères définis par l’Assurance Maladie, ne seraient plus conventionnés. En clair, pas de conventionnement pour le médecin = pas de remboursement pour le patient. Qui alors aura la charge des dépenses ? Le patient ? Les assurances privées ? On peut croire que M. Sarkozy a choisi cette voie aux vues de ses récents propos.

La soi-disant inégalité de répartition des médecins est donc un prétexte, nous sommes dans la même logique que la mise en place du système des franchises : la fin du système de soins solidaire et à terme la privatisation de la Sécurité Sociale.

Quelles sont les revendications du Syndicat des Jeunes Médecins Généralistes ?

Nous demandons donc le retrait pur et simple de l’article 33 du PLFSS, prévoyant les mesures de conventionnement sélectif. Nous demandons également la tenue d’État Généraux de la Santé, regroupant tous les acteurs du système de santé (y compris les patients), afin de déboucher entre autre sur la mise en place d’une véritable politique d’incitation à l’installation en agissant à la fois sur la formation des médecins (meilleure connaissance de l’exercice libéral et notamment rural), sur l’installation (définition des besoins de médecins selon les communes), l’exercice ( développement des maisons pluridisciplinaires, organisation de la Permanence des soins), tout ceci accompagnée d’une véritable politique d’aménagement du territoire.

Depuis 10 ans, nous tirons la sonnette d’alarme. Depuis 10 ans, nous expliquons que sans réforme de fond, nous allons droit dans le mur ; Depuis 10 ans, nous ne sommes pas écoutés, mais aujourd’hui le mur se rapproche et il se rapprochera encore plus vite avec les mesures prévues par Mme Bachelot.

Il est aujourd’hui encore temps d’inverser la tendance, en ayant une réelle réflexion sur le long terme et pas uniquement en ayant comme objectif les échéances électorales de l’année prochaine.

Qui a dit qu’on nous aurait menti sur la politique de rupture ? Pas moi, enfin pas encore.

Fabien Quédeville, président du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes

Une procédure autoritaire qui ne résout rien aux dépenses de santé

Peu avant que je ne reçoive cette contribution de Fabien Q., j’avais reçu d’une lectrice un message concernant ce mouvement des jeunes médecins. Elle me demandait si je ne trouvais pas ce mouvement corporatiste et "réac". Pas du tout, et voici pourquoi.

Jusqu’ici, aucun médecin n’a été contraint à s’installer à un endroit plutôt qu’à un autre. Imposer ou interdire une installation aux médecins d’aujourd’hui est inique et autoritaire. Et c’est contre-productif. Il vaudrait beaucoup mieux les aider à s’installer là où on a besoin d’eux. Or, tel que c’est présenté, ils ne peuvent le vivre que comme une brimade, à juste titre.

Les médecins sur le point de s’installer ont souvent près de 30 ans, souvent un(e) conjoint(e) qui travaille et des enfants. Les empêcher de s’installer dans la région où ils ont fait leurs études, par exemple, c’est les condamner à l’exil, eux et leur famille. Ajoutons que la moitié d’entre eux, d’ores et déjà, sont des femmes ! Et que dans les facultés de médecine, aujourd’hui 2/3 des étudiants sont des femmes. Or, pour une femme médecin, les contraintes et les exigences d’installation ne sont pas du tout les mêmes que pour un homme.

En ce qui concerne les chiffres, je pense qu’il y a beaucoup trop de médecins dans certaines régions (l’ïle de France et la région PACA, en particulier) et pas assez dans d’autres (venez dans la Sarthe et dans la Mayenne et regardez dans quelles conditions travaillent les généralistes…) Mais le nombre est une chose, l’activité en est une autre. La surconsommation médicale est essentiellement liée à la mauvaise formation des médecins et à une surenchère (économique, médiatique, politique) qui entraîne une augmentation astronomique des prescriptions. Plus il y a de médecins dans une région, plus ces médecins sont en compétition et veulent "en faire plus" pour rentabiliser leur activité…

Objectivement, d’ailleurs, seul les patients ont intérêt à ce que les médecins s’installent ailleurs que dans les grandes agglomérations urbaines : les prescriptions médicales font vivre non seulement les pharmacies et les industriels du médicament mais aussi les cliniques privées, les laboratoires d’analyses biologiques, les fabriquants de machines médicales de toutes sortes, les cabinets de radiologie, etc. Plus il y a de médecins en ville, plus ces "marchands"-là vendent leurs produits.

La seule méthode efficace à long terme pour maîtriser les coûts de santé serait de former correctement et d’envoyer dans les zones qui en ont besoin des médecins bien rémunérés dont la mission serait de faire de l’éducation sanitaire, de la prévention et des soins de première ligne. Cela permettrait de diminuer le recours aux urgences, la prescription de médicaments, d’examens, de radiographies, de consultations spécialisées, d’hospitalisations.

Mais qui a envie de mettre en place une politique pareille ?

Certainement pas les hommes politiques en place et les syndicats de médecins majoritaires, massivement noyautés par les spécialistes…

La situation catastrophique de notre système de santé est directement liée au fait que notre système de santé, en principe solidaire et fondé sur le partage, repose sur des hôpitaux publics ET sur des praticiens agissant individuellement sans aucun sens collectif. Faute d’avoir été formés à une pratique collective de l’exercice du soin (une pratique non compétitive mais coordonnée) et de se voir offrir des conditions d’exercices acceptables (c’est quand même le conventionnement avec la sécurité sociale qui leur permet d’exercer), beaucoup sont amenés à faire la chasse à l’acte. Et d’autres… ne s’en privent pas parce qu’ils trouvent ça normal.

Or, le paiement à l’acte, défendu par bon nombre de praticiens libéraux (les spécialistes, beaucoup plus que les généralistes) ne devrait pas être le seul moyen de rémunération. Dire que le paiement à l’acte est la seule condition de l’indépendance des médecins est un mensonge éhonté : les hospitaliers ne sont pas payés à l’acte. Dans nombre de pays développés (l’Angleterre, le Canada), les praticiens ne sont pas payés à l’acte et sont politiquement et scientifiquement bien plus indépendants (car formés pour ça) que ne le sont les praticiens français.

La détermination du lieu d’installation devrait faire l’objet d’un contrat en début d’études (et non à la fin), de manière à ce que tout le monde sache bien à quoi il s’engage.

Aux USA, pour qu’il y ait des médecins en Alaska, l’état de l’Alaska paie les études de médecins volontaires, en échange de quoi ils viennet passer quatre ans sous leurs cieux. On devrait faire la même chose avec les étudiants, en s’engageant, s’ils viennent s’installer dans une région sous-médicalisée, à leur trouver un logement, une école pour leurs enfants, des facilités de boulot pour un conjoint qui bossait et qui aura dû quitter son boulot pour le suivre.

Tout ça, actuellement, n’est absolument pas pris en compte, au contraire ! Dans certaines régions, les difficultés d’installation sont déjà telles qu’une grande proportion des médecins généralistes choisissent, tout bonnement, de ne pas s’installer. Quel gâchis !

Autre exemple concret : dans la ville où je vis, on a créé une zone franche où les médecins qui s’installent sont exonérés d’impôts locaux et de taxe professionnelle. Du coup, tous les spécialistes déjà installés en ville se sont déplacés là. Alors qu’il aurait fallu le réserver aux nouvelles installations !!! Eh bien non, ce sont les plus riches et les mieux en place qui en ont profité ! Bravo.

Alors, pour de jeunes médecins, savoir qu’ils vont se retrouvés "interdits de séjour" ou "mutés" sans avoir encore montré ce qu’ils savent faire, c’est une violence inouïe !

Vous voyez à quel point c’est compliqué. Dans la théorie, je pense certes qu’un médecin devrait s’installer là où on a besoin de lui. Ca devrait être entendu dès l’entrée en médecine. Et le numérus clausus qui s’applique en principe région par région devrait en tenir compte.

Or, dans la pratique, les méthodes employées sont ponctuelles, autoritaires, inhumaines et favorisent toujours les médecins qui pratiquent la médecine la plus coûteuse, sans contrôle ni sanction.

Traiter les jeunes médecins comme des pions pour "résoudre" des problèmes dont leurs aînés sont en grande partie responsables, et ce sans toucher aux privilèges exorbitants de ces aînés, c’est proprement révoltant et c’est pour cela que je soutiens ce mouvement.

Martin W.

http://martinwinckler.com/article.p...


Les prescriptions de Lilly pour une liaison durable

Entreprise. Le créateur du Prozac, euphorique après quarante ans en Alsace. Par CHRISTOPHE ALIX

C’est un anniversaire qui vaut son pesant de symboles pour la région ­Alsace. A l’ère des délocalisations et de la grande ruée vers les pays émergents, les quarante bougies soufflées vendredi par le laboratoire pharmaceutique américain Lilly sur son site ultramoderne de la banlieue sud de Strasbourg avaient tout - ou presque - du scénario modèle pour territoire high-tech de demain. Principal élément du décor, une gigantesque usine pilote de la pharmacie mondiale qui a triplé ses effectifs ces dix dernières années et investi plus de 280 millions entre 2003 et 2009. Aux manettes, près de 2 000 personnes, dont une moitié de Bac + 2 et plus, travaillant dans un climat social « franchement serein », selon Frédéric Wurtz, le secrétaire du CE. Et tout en haut de l’échelle, Sydney Taurel, un PDG américano-marocain très francophile, qui mise sur la recherche et le développement plutôt que sur les méga-fusions pour faire gagner des places au labo inventeur du Prozac - aujourd’hui douzième mondial .

lire la suite dans : http://www.liberation.fr/actualite/...


La responsabilité du médecin traitant dans le parcours de soins

Plaque tournante des soins en médecine de ville, le médecin traitant a vu son rôle défini par la réglementation qui a, outre la coordination des soins, ajouté de nouvelles missions. Désigné par son patient, il doit consentir à ce choix le rendant responsable de la circulation de l’information au sein de l’équipe de soins ainsi que de la rédaction du protocole de soins pour les ALD et de la gestion du dossier médical personnel. Sans anticiper sur la jurisprudence à venir, nous pouvons envisager un accroissement de sa responsabilité par rapport à ces nouvelles missions….

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Les internes en grève pour défendre la liberté d’installation

Place de la Bastille à Paris vendredi. Pour inciter les jeunes médecins à s’installer dans les zones « sous-médicalisées », le gouvernement envisage de conditionner le conventionnement au lieu d’installation. Par Cordélia Bonal

Ce vendredi dans les hôpitaux, c’était « Journée sans-internes ». Déjà en grève des gardes depuis le 27 septembre, les futurs médecins ont organisé des actions symboliques pour défendre leur droit à la liberté d’installation menacée, selon eux, par le gouvernement. Don du sang à Strasbourg, conseils aux passants à Marseille… A Paris, les manifestants, près d’un millier, ont opté pour la formule « marathon », soit un footing permanent autour de la colonne de la Bastille, sous une banderole « Jogging à l’américaine, OK, santé à l’américaine, jamais ». « Sarkozy court ? Nous aussi », commente un interne, en jogging sous sa blouse blanche parsemée d’autocollants « médecins déconventionnés = patients non remboursés » et « internes en grève pour défendre votre santé ».

La colère se cristallise notamment sur un article du projet de budget 2008 pour la Sécurité sociale (PLFSS). Face au déséquilibre de la répartition des médecins sur le territoire, le gouvernement entend décourager les internes de s’installer dans des zones déjà bien couvertes : le Sud de la France, les centre-villes. Il a donc inscrit dans le PLFSS l’article 32, qui prévoit d’adapter « en fonction des besoins de santé sur le territoire » les règles de conventionnement qui relient les praticiens à l’assurance maladie et permettent aux patients de bénéficier des tarifs remboursables.

Autrement dit, dénoncent les organisations mobilisées (l’ISNCCA, chefs de clinique assistants, l’Isnih, internes des hôpitaux, le SNJMG, jeunes généralistes), de ne plus conventionner les médecins qui s’installeraient dans des zones « surmédicalisées » par rapport à la moyenne (151 médecins pour 100 000 habitants). Et donc, selon les grévistes, d’ouvrir la porte aux assurances privées pour décharger la sécurité sociale, sous couvert de rétablir l’équilibre de l’accès aux soins.

« Le problème de l’inégalité dans la répartition des médecins sur le territoire est un faux prétexte, assure Fabien Quédeville, Président du SNJMG. Il y a c’est vrai des zones sous-médicalisées, mais ce sont de micro-zones, qui concernent 0,6% de la population. Si nous défendons aujourd’hui la liberté d’installation, ce n’est pas pour défendre un quelconque privilège mais bien l’accès aux soins de proximité. »

Plutôt que le « déconventionnement », les internes prônent des mesures incitatives pour la médecine générale dans les zones délaissées : avantages fiscaux, majoration des consultations, mais aussi une meilleure organisation des permanences, le développement des maisons de santé, le maintien d’un réseau de petits hôpitaux de proximité, et enfin davantage d’information et de stages au cours des études. Des mesures pour certaines préconisées dès 2003 par le rapport Berland sur la démographie médicale, rappellent les grévistes.

« Aujourd’hui, un médecin installé à la campagne est totalement seul, dit Thomas, 31 ans, qui finit son internat en chirurgie pédiatrique a Necker à Paris dans un mois. Comme dans ces régions de plus en plus d’hôpitaux ferment, si on vient le voir pour un infarctus ou même pour une radio, il est démuni. Envoyer les jeunes médecins à l’abattoir par des mesures coercitives n’est certainement pas la solution. Il faut rendre cette médecine attractive, pas l’imposer. »

A côté de lui, Nicolas, en médecine générale à Créteil, ne serait par contre « aller en Picardie », région réputée dans les facs de médecine pour manquer de médecins. Mais « pourvu qu’on (lui) donne les moyens d’exercer dans de bonnes conditions ».

Guillaume, 28 ans, interne en ophtalmologie, dénonce aussi « le double-langage du gouvernement qui fait tout depuis vingt ans pour diminuer le nombre de médecins et d’hôpitaux, et veut maintenant le faire payer aux jeunes médecins. » Pour lui comme pour les autres internes en grève, la conséquence directe du « déconventionnement » est claire : en décourageant les étudiants de s’orienter vers la médecine générale, on aggravera la pénurie de médecins.

Monica, Allemande, dix ans d’études en médecine et cinq ans de recherche à son actif, en témoigne : « Il s’est passé exactement la même chose en Allemagne : ils ont imposé des affectations, et maintenant c’est la pénurie. Ils sont obligés de recruter des médecins des pays de l’Est, mal formés et sous payés, pour couvrir les besoins. » C’est d’ailleurs la raison pour laquelle elle est arrivée en France en 2000 : par « peur d’être envoyée dans une zone rurale et de ne pas pouvoir faire face. »

« Vous faites dix ans d’études, une fois en internat vous travaillez 70 heures par semaine pour 1400 euros par mois, et à 30 ans, quand vous commencez à avoir une famille, on vous impose une affectation, reprend Guillaume. J’aime ce que je fais, mais il y a de quoi décourager les vocations. Moi, si ça m’arrive, c’est pas compliqué, je vais voir ailleurs : à l’étranger, ou dans l’industrie pharmaceutique. Et croyez-moi, ce n’est pas les propositions qui manquent. »

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L’hospitalisation à domicile, un enfer ?

L’hospitalisation à domicile semble faire l’unanimité en sa faveur. Mais qui connaît l’enfer de certaines situations et les changements profonds conséquents dans la vie de l’entourage « aidant à domicile » ? Ainsi, si plus de 70% de nos concitoyens meurent à l’hôpital, ce n’est pas forcément parce que leurs proches se déshumanisent mais peut-être parce que leur situation ne leur permet pas de se consacrer à temps plein à des soins pas toujours très faciles à effectuer.

Monsieur C avait 80 ans lorsqu’un accident vasculaire cérébral avec aphasie régressive l’a cloué au lit. Son hémiplégie gauche, associée à une cardiopathie dégénérative, n’a plus évolué depuis trois ans. Après une phase d’hospitalisation de quelques mois, le problème de son devenir s’est posé. Monsieur C vivait avec sa fille Dominique, aide-soignante de nuit à l’hôpital, depuis la mort de son épouse. Dominique a perdu sa mère, il y a dix-sept ans, qui lui avait fait promettre de « s’occuper de son père ». « Je me vois mal le placer en maison de retraite tant qu’il a toute sa tête », d’ailleurs, il refuse de quitter son appartement.

C’est donc sans trop se poser de questions qu’elle a fait le nécessaire pour mettre en œuvre une hospitalisation à domicile d’abord, puis l’organisation de ces soins avec l’aide d’une association locale ADMR (aide à domicile en milieu rural) sous couvert de l’APA (aide personnalisée à l’autonomie) versée par le conseil général….

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Un médecin peut-il s’installer là où il veut ?

Laisser les médecins s’installer où ils le veulent, comme aujourd’hui, ou bien dans les régions qui en ont besoin ? La question est au coeur de la grève des internes en médecine, ce vendredi. À l’instigation de leurs syndicats, les internes en médecine organisent, ce vendredi, une grève qui ne devrait cependant pas perturber les soins dans les hôpitaux. Ils veulent avec ce coup de sang marquer fermement leur volonté de défendre la liberté d’installation des praticiens, l’un des trois piliers de la médecine libérale à la française, avec le paiement à l’acte et la liberté de prescription.

En fait, les internes sont l’avant-garde revendicative d’une corporation de médecins prise à revers par les objectifs affichés de Nicolas Sarkozy. Ce Président dont elle avait très majoritairement soutenu la candidature s’est en effet mis en tête l’idée d’implanter les médecins là où on en a besoin et non plus là où ça leur fait plaisir d’être. Bref, il voudrait commencer à corriger les flagrantes inégalités d’accès des Français aux professionnels de la santé.

Inégalement répartis

Vaste chantier, souvent esquissé, jamais réalisé. Ce n’est pas qu’on manque globalement de toubibs a priori. On n’en a jamais eu autant : 215 000, moitié généralistes, moitié spécialistes. Le hic, c’est qu’ils sont très inégalement répartis. Grosso modo, ils préfèrent le Sud au Nord, la ville à la campagne, Paris à la Basse-Normandie. Pour compliquer un peu plus l’équation, certaines spécialités (anesthésistes en tête) sont au bord de la pénurie.

Un puissant lobby à contourner

Mais comment contourner le puissant lobby médical ? En prenant la voie inaugurée par les infirmières, propose le Président. D’un côté, on favoriserait, par des mesures incitatives (financières, etc.), l’installation dans les zones rurales sous-dotées en professionnels. De l’autre, on dissuaderait l’implantation des jeunes dans les zones déjà trop richement médicalisées. En bridant les nouveaux conventionnements de médecins par exemple. Autant dire que Nicolas Sarkozy a placé la barre initiale assez haut. Le débat ne fait que commencer.

P.B.

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