Revue de presse du 10 Avril 2008
jeudi 10 avril 2008 par JOSEPH Didier
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- La mission Larcher appelle Nicolas Sarkozy à « oser » une vraie réforme de l’hôpital, p1
- « Les élus locaux ne peuvent pas refuser de regrouper des hôpitaux », p1
- « Aujourd’hui, le monde hospitalier est prêt à suivre », p1
- Sarko dégraisse les mamouths, p1
- Des associations s’inquiètent de l’évolution du dispositif, p1
- Les cliniques partent avant le top, p1
- Succès très mitigé pour la mission de sectorisation, p1
- Les éditeurs de logiciels veulent collaborer avec les acteurs publics, p1
- Novartis s’offre le numéro un mondial de l’ophtalmologie, p1
- Les patients s’intéressent peu aux tarifs pratiqués par leur médecin, p1
- Hôpital : les fiches du rapport Larcher, p1
- Dernière ligne droite pour la négociation sur la représentativité syndicale, p1
- L´Académie de médecine enquête sur l´image du généraliste, p1
- La Csmf lance une souscription pour payer l´amende du conseil de la Concurrence, p1
- La Sécu au régime sec, p1
- Avancées pour la maternité des femmes médecins, p1
- Politique de la petite enfance : clef du développement économique et de la protection sociale, p1
- Tous solidaires contre les franchises Sarkozy ! Appel de Christian Lehmann et Bruno-Pascal Chevalier, initiateurs du mouvement, p1
- Franchises sur les soins : santé et médecine sont un commerce comme un autre pour les ultralibéraux. On est solvable, donc soigné. Certains gagnent, d’autres perdent…, p1
- Orange se lance sur le marché de la santé., p1
- La Santé Publique fourvoyée au supermarché : NON, MERCI !, p1
- Les EGOS touchent à leur fin, p1
- La CGT propose une autre approche ancrée sur les besoins et la démocratie sociale, p1
- Le ministère du Travail s’attaque aux TMS, p1
- Sécurité sociale : 5 milliards d’économies dès 2009, p1
- Quand les dentistes “ne rentrent pas dans leurs frais”, p1
- Social. L’Etat se serre la ceinture, p1
- « Suicide assisté », cette expression qui alimente la confusion, p1
- « L’offre de soins est suffisante », p1
- AXA Santé obtient la certification HON de son site Internet AXAsante.fr, p1
- Médicaments : Bachelot critique la pub mensongère de Leclerc, p1
- Bachelot veut transférer des tâches des médecins à d’autres professionnels, p1
- Modestes et en moins bonne santé…, p1
La mission Larcher appelle Nicolas Sarkozy à « oser » une vraie réforme de l’hôpital
à lire sur : http://www.lesechos.fr/info/sante/4...
« Les élus locaux ne peuvent pas refuser de regrouper des hôpitaux »
à lire sur : http://www.lesechos.fr/info/sante/4...
« Aujourd’hui, le monde hospitalier est prêt à suivre »
à lire sur : http://www.lesechos.fr/info/sante/4...
Sarko dégraisse les mamouths
à lire sur : http://www.lepost.fr/article/2008/0...
Le financement de la FPC fait débat
Des associations s’inquiètent de l’évolution du dispositif
Plusieurs associations de FMC déplorent une inégale répartition des budgets de la formation professionnelle conventionnelle (FPC) entre les organismes et le choix exclusif de thèmes liés à la maîtrise médicalisée. Le CNGE, la SFTG, la SFMG, FMC Action et MG-Form souhaitent revenir aux fondements du dispositif.
ALORS QUE DOIVENT être installés dans les prochaines semaines les commissions paritaires puis le comité paritaire national de la formation professionnelle conventionnelle (CPN-FPC), instances de pilotage du dispositif, cinq associations de formation expriment leur inquiétude quant à l’avenir de la FPC.
Dans un courrier commun, le Collège national des généralistes enseignants (CNGE), la Société de formation thérapeutique des généralistes (SFTG), la Société française de médecine générale (SFMG), FMC Action et MG-Form déplorent plusieurs décisions du CPN-FPC prises en 2008. Ces organismes regrettent que deux tiers des projets de formation validés par le conseil scientifique (1 073 sur 1 637) n’aient pas été retenus par le comité paritaire. Ces associations estiment que les thèmes de formation agréés étaient beaucoup trop restrictifs, « essentiellement centrés sur la maîtrise médicalisée des dépenses ». La plupart d’entre elles ont été échaudées de voir rejeter les formations pédagogiques et les projets informatiques. Ces associations s’étaient déjà émues en novembre de l’attribution des fonds de la FPC en 2008 (« le Quotidien » du 9 novembre). Elles venaient d’apprendre la très forte diminution de l’enveloppe qui leur était allouée et s’étonnaient que des associations parasyndicales se voient bien mieux dotées. « Nous avons été très déçus de la façon dont les choses se sont déroulées l’an passé avec beaucoup de changements entre le cahier des charges initial auquel ont répondu les associations et le cahier des charges final sur lequel ont été basés les agréments, confie le Dr Bernard Gavid, président de la SFMG. Nous ne voulons pas que ce scénario se reproduise. » Depuis novembre, les cinq associations se sont réunies à plusieurs reprises pour réfléchir aux évolutions possibles du dispositif. « La FPC doit être au plus près de la formation des médecins et pas un instrument de maîtrise comptable », affirme le Dr Jean-Claude Soulary, de MG-Form. La prise de parole soudaine des cinq associations de formation de médecins généralistes n’est pas anodine. Elle intervient alors que doit se réunir le 15 avril la commission paritaire nationale dont l’ordre du jour concerne les thèmes 2009 de la FPC et l’installation du nouveau CPN-FPC. « Il y a un glissement dommageable avec une collision des intérêts syndicaux ou politiques qui ne sont pas ceux de la communauté médicale, ce n’est pas bon pour la FMC », constate le Pr Pierre-Louis Druais, président du CNGE.
Vers une nouvelle composition du CPN-FPC. Le paysage conventionnel a changé ces dernières semaines avec « l’adhésion » de MG-France et de la FMF dans les instances paritaires. La composition du CPN-FPC va donc, elle aussi, être modifiée très prochainement. Les associations en attendent sans doute une écoute plus attentive. Et surtout une reprise des discussions sur l’appel d’offres pour 2009 qui ont été très retardées par les atermoiements conventionnels. « L’appel d’offres aurait dû sortir fin mars, il n’y a plus de date programmée, c’est très difficile pour les auteurs de projets, clame le Dr Pascal Charbonnel, de FMC-Action. L’an dernier, une grande partie de nos projets a été jetée à la poubelle et on ne sait pas cette année quand et comment cela va se passer. On voudrait tuer la FPC qu’on ne s’y prendrait pas autrement. » Devant la redondance des thèmes de formation retenus ces dernières années, les associations constatent une baisse de fréquentation des séminaires. « Quand ils ont fait deux séminaires sur le diabète et trois sur l’hypertension artérielle, les médecins en ont assez », commente Bernard Gavid.
Les associations formulent plusieurs recommandations pour améliorer l’appel d’offres 2009. Elles souhaitent que les thèmes retenus « couvrent tout le champ de la pratique des différentes spécialités ». « La transparence de l’attribution des budgets doit être la règle, écrivent-elles, ainsi que la communication des critères de choix entre les formations des différentes associations. » Le Dr Charbonnel émet un voeu : « Il serait bien que, dans le budget complémentaire qui sera alloué pour la fin 2008, on autorise chaque association à financer une session de formation qui a été validée en conseil scientifique et rejetée par le CPN. »
Les responsables du CPN soulignent qu’avec la recomposition de l’instance « les discussions sont ouvertes ». « Tout a été fait pour que les organismes aient plus de visibilité sur le cahier des charges et pour qu’il n’y ait plus un tel écart entre les validations des projets par le Conseil scientifique et l’agrément par le CPN-FPC », assure Eric Haushalter, représentant de l’assurance-maladie et actuel vice-président du CPN-FPC. Le Dr Henri Piotrot, président du comité paritaire (SML), joue également la carte de l’ouverture. « Une rencontre entre les associations de formation et le CPN-FPC aura lieu après l’installation du nouveau bureau pour expliquer le fonctionnement du dispositif et les critères de répartition des fonds conventionnels. » Une réunion bien nécessaire, semble-t-il.
> CHRISTOPHE GATTUSO
Selon les chiffres de l’Organisme gestionnaire conventionnel (OGC), 564 formations pouvant accueillir 46 126 participants ont été agréées pour un montant de 34 635 006 euros. Cent cinq organismes ont été agréés pour réaliser des actions de FPC. L’évaluation des pratiques professionnelles (EPP) a quant à elle représenté une enveloppe de plus de 2,9 millions d’euros. Soixante sept projets sur 212 ont été validés par le Conseil scientifique et agréés par le comité paritaire national de la FPC. 16 organismes ont été agréés pour des actions d’EPP.
Les trois Conseils nationaux de la formation médicale continue des médecins libéraux, salariés et hospitaliers contestent le report du lancement de la FMC obligatoire. Les CNFMC se disent prêts à assumer l’ensemble du dispositif FMC-EPP, alors que le ministère de la Santé souhaite repousser la date de début de la première période quinquennale d’obligation à l’examen du projet de loi de modernisation de l’organisation de la santé. Le gouvernement veut en effet supprimer les conseils régionaux de FMC, chargés initialement de valider la formation et l’évaluation. Il doit pour cela modifier plusieurs textes de loi. Ces tergiversations entraînent une certaine frustration des conseillers nationaux, installés depuis quatre ans. « Agrément des associations de formation, avis sur les demandes d’agréments des organismes d’évaluation des pratiques, établissement du barème, élaboration du cahier des charges du portail de la formation continue des professionnels de santé... Toutes les règles et tous les outils permettant de valider l’obligation individuelle de chaque praticien sont établis », commentent les responsables des trois instances. Ils présenteront à Roselyne Bachelot de nouvelles propositions pour « améliorer le dispositif de FMC et d’EPP et élargir les sources de financement ».
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Réforme de l’hôpital
Les cliniques partent avant le top
Sans même attendre la remise officielle du rapport Larcher – aujourd’hui à 15 heures –, les cliniques privées quittent leurs starting-blocks et s’invitent dans la course à la réforme hospitalière.
C’EST COMME si un top départ avait été donné aux cliniques privées, comme si une brèche s’ouvrait pour elles avec la publication du rapport Larcher.
Hasard du calendrier ou programmation délibérée, la FHP (Fédération de l’hospitalisation privée) organise aujourd’hui une « Journée nationale ». Il s’agit, précise-t-elle, de faire connaître les « difficultés économiques et sociales rencontrées par les cliniques et les hôpitaux privés en raison de la faiblesse des évolutions tarifaires retenues pour 2008 par le ministère de la Santé ». Tout se passe donc à partir de 15 heures – à la seconde, donc, où le sénateur de Rambouillet remet sa copie à Nicolas Sarkozy (voir encadré) –, à quelques encablures de ce ministère de la Santé, place Vauban, dans le 7e arrondissement de Paris, d’où partiront notamment des « manifestants cyclistes » qui feront leur petit tour de la capitale – le parcours passe logiquement par le palais de l’Elysée et l’Hôtel Matignon.
Une nouvelle fois, les cliniques privées vont formuler haut et fort cinq revendications : attribution d’une enveloppe sociale, convergence public-privé dès 2009, équité de traitement dans le cadre du plan Hôpital 2012, nécessité de tarifs fondés sur les coûts pour toutes les spécialités et reconnaissance des missions de service public – accueil de tous, urgences, formation de médecins… – pour le secteur de l’hospitalisation privée.
Les médecins réunis au sein de la Conférence nationale des présidents de CME du secteur (CNPCMEHP) s’associent au mouvement orchestré aujourd’hui par la FHP. Ils expliquent en particulier que, alors que « les usagers qui, par choix, se portent vers le secteur privé sont nombreux », les praticiens ne voudraient pas « voir leurs efforts pour faire progresser la qualité des soins réduits par des insuffisances de moyens, au détriment des patients ».
Générale de Santé met un pied dans la porte. Dans le monde des cliniques privées, Générale de Santé est, en fait, partie la première. Dès mardi, le groupe, leader de son secteur en France (175 cliniques privées, 2 millions de patients soignés), a fait savoir qu’il était favorable aux orientations officieusement retenues par la commission Larcher.
Sur de nombreux chapitres, Frédéric Rostand, président du directoire de Générale de Santé, se trouve en phase avec des propositions qu’il juge « plutôt consensuelles ».
Il remarque surtout que, en poursuivant l’objectif « d’améliorer le fonctionnement de l’hôpital public », la mission Larcher affiche la volonté de rapprocher l’institution « du mode d’organisation du privé ». En termes de gestion des établissements et de renforcement sur ce poste de la présence médicale, Générale de Santé fait valoir son expérience : « Nous avons, rappelle Frédéric Rostand, développé un modèle de partenariat avec le corps médical. Les médecins sont associés aux instances de direction des établissements. Il existe chez nous un comité médical, qui rassemble le président de CME et des représentants des spécialistes, et dont le président est censeur au conseil de surveillance de la Générale de Santé. »
Partisans d’une convergence poussée entre les hôpitaux publics et les cliniques privées – « Nous sommes volontaires pour participer aux missions de service public et nous le faisons déjà » –, les responsables du groupe posent d’ores et déjà leurs conditions au nom du principe de réciprocité. « Oui, nous sommes favorables à la notion de délégation de service public parce que cela clarifiera les rôles des uns et des autres, indique Frédéric Rostand, pour ajouter aussitôt qu’il faudra une contrepartie des devoirs. Nous souhaitons, par exemple, la convergence en matière sociale. Les règles du jeu doivent être équitables. » A bon entendeur.
> KARINE PIGANEAU
L’exercice était, de son propre aveu, « périlleux et difficile » : lors des Rencontres de l’hôpital organisées par le magazine « Décision Santé », Guy Collet, membre de la mission Larcher sur l’hôpital et par ailleurs conseiller général des établissements de santé, a dû jouer au pied levé les doublures de son « patron ».
A quarante-huit heures de la remise officielle du rapport Larcher, il s’agissait, sans trop en dire, de lever un coin de voile sur les propositions qui vont guider à l’automne une réforme de l’hôpital que ses artisans n’hésitent pas à qualifier « de la dernière chance ».
Si la restructuration du parc hospitalier n’est pas formellement à l’ordre du jour, de nouveaux mots font leur apparition pour réorganiser l’offre de soins du secteur public : « stratégie de groupe », « holding-filiales »... C’est ainsi que se conçoit, selon Guy Collet, la philosophie des futures « communautés hospitalières territoriales » prônées par la mission pour piloter l’institution « de manière cohérente ». A la tête de chacune de ces communautés, un conseil de surveillance chargé à la fois de la stratégie et de la surveillance financière serait installé. Dans les hôpitaux, la nouvelle gouvernance introduite par Jean-François Mattei serait amendée pour faire davantage de place aux médecins.
Quant aux cliniques privées, parce qu’elles reçoivent des fonds mutualisés, parce qu’elles sont partie intégrante des SROS (schémas régionaux d’organisation sanitaire) et pour se garantir des risques d’instabilité induits par l’arrivée des fonds de pension dans le secteur, le rapport Larcher voudrait leur proposer des « contrats de service public » en bonne et due forme.
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Seuls quatre départements se sont manifestés
Succès très mitigé pour la mission de sectorisation
Même si les participants à la première réunion de la mission de sectorisation, mise en place pour tenter de régler les problèmes de la PDS au niveau départemental, semblent satisfaits de cette prise de contact, seuls les représentants de quatre départements – le Cher, la Savoie, la Haute-Loire et le Cantal – ont pour l’instant officiellement demandé à y être reçus. La mission projette toujours d’auditionner vingt départements en tout, ceux-ci doivent envoyer leur demande au plus tard le 11 avril.
UNE PREMIÈRE RÉUNION positive. C’était le sentiment des participants à la mission « de rattrapage » créée par Roselyne Bachelot pour venir en aide aux départements en mal d’organisation de la permanence des soins et de sa sectorisation (« le Quotidien » des 26 mars et 8 avril).
Il est vrai qu’il s’agissait d’une prise de contact et que les choses sérieuses n’ont pas encore réellement commencé.
Concrètement, cette mission, qui comprend tout à la fois des représentants de syndicats de médecins libéraux, de l’Ordre, des fédérations hospitalières, du ministère et de la CNAM, a pour double objectif d’aider les départements, où la demande de resectorisation formulée par Roselyne Bachelot passe mal, et d’imaginer des propositions d’aménagement du dispositif au niveau national.
Selon le Dr Luc Duquesnel, de la CSMF, vingt départements seront auditionnés (pas plus, en raison de la charge de travail que cela représente), à raison de quatre par réunion. La prochaine réunion, qui se tiendra mercredi 16 avril à 9 heures* dans les locaux du ministère, auditionnera les représentants de quatre départements : le Cher, la Savoie, la Haute-Loire et le Cantal.
Il ressort néanmoins de cette première réunion que les préfets ne se bousculent pas pour être auditionnés par la mission. Pourtant, d’après les chiffres qui circulaient mardi à la sortie de la réunion, 53 départements métropolitains ne percevraient pas l’astreinte du samedi après-midi, soit parce que les préfets n’ont pas jugé utile d’étendre le dispositif de la PDS à ces nouveaux horaires, soit parce que le nombre de secteurs ne correspond pas au chiffre fixé par Roselyne Bachelot. Or les quatre départements qui seront auditionnés mercredi prochain seraient pour l’instant les seuls à s’être manifestés.
Pas de panique, répond en substance Roland Ollivier, qui préside cette mission : « Il reste du temps, confie-t-il au “ Quotidien ”, puisque nous avons fixé au 11 avril la date limite pour que les préfets envoient leur demande d’audition. » Roland Ollivier laisse d’ailleurs entendre que cette date du 11 avril n’est pas une date couperet, mais il invite cependant les préfets à se manifester rapidement.
Battre le rappel. Pour Luc Duquesnel, cette situation n’est cependant pas très étonnante, car « certains préfets ne sont pas très chauds pour reconnaître qu’il y a des problèmes de PDS dans leur département ; ils préfèrent tenter de régler ça entre eux ». Luc Duquesnel compte donc « battre le rappel » pour que d’autres départements se manifestent au plus vite. Et il insiste : « Il s’agit d’une simple mission d’appui, rien ne sera imposé. De plus, les représentants du ministère de la Santé ont laissé entendre que le nombre de secteurs par département fixés par la circulaire de Roselyne Bachelot ne constituait pas un cadre incontournable, il pourra donc y avoir des aménagements. »
Quant au Dr Dinorino Cabrera, du SML, il abonde en ce sens et précise que, « parfois, les blocages constatés dans les départements ne proviennent pas forcément de la circulaire de Roselyne Bachelot, mais de problèmes de personnes ». Ce que confirme Luc Duquesnel, qui en profite pour préciser qu’« il est important que le préfet ne vienne pas seul, mais que soient également présentes les personnes impliquées dans la PDS au niveau départemental, et avec lesquelles il est peut-être en conflit ».
Circulaire de l’ordre. Quoi qu’il en soit, cette situation est jugée suffisamment préoccupante par le Dr André Deseur, de l’Ordre des médecins. Une circulaire adressée à tous les conseils départementaux, où les problèmes demeurent,va très rapidement être envoyée. Et, pour que les choses soient bien claires, André Deseur précise que « les préfets sont libres de composer leur délégation à cette mission comme bon leur semble ».
« Je vais aussi communiquer au fur et à mesure aux ordres départementaux les dates de passage pour que leurs représentants puissent venir, même si le préfet ne les y a pas conviés », ajoute-t-il.
Le Dr Deseur est d’ailleurs l’un des rares participants à cette première réunion à se montrer circonspect sur les suites du travail à effectuer : « J’ai été le seul à émettre des alertes ; dans certains départements, l’humiliation provoquée par le non-paiement des astreintes du samedi après-midi est telle que beaucoup de médecins sont prêts à démonter l’ensemble du système tout de suite. »
Une fois les vingt départements reçus, il restera à la mission à définir des propositions d’amélioration du dispositif global de PDS. « Mais, attention, indiquent presque d’une même voix Luc Duquesnel et Dinorino Cabrera, n’oublions pas que la PDS devrait prochainement relever des compétences des futures agences régionales de santé. » Histoire de ne pas formuler de propositions incompatibles avec cette future nouvelle tutelle de la PDS. On se souvient que cette proposition de faire dépendre la PDS des ARS était l’une des propositions contenues dans le rapport sur la permanence des soins de Jean-Yves Grall, publié à l’automne 2007. De l’aveu même de plusieurs participants, ce rapport, qui contenait pourtant un grand nombre de propositions précises, et jugées très pertinentes par l’ensemble des acteurs de la PDS au moment de sa publication, n’a nullement été évoqué au cours de cette première réunion de travail de la mission d’appui.
> HENRI DE SAINT ROMAN
(*) Les autres dates prévues sont le mardi 29 avril, le mardi 6 mai, le vendredi 16 mai et le mardi 3 juin.
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Ergonomie du poste de travail
Les éditeurs de logiciels veulent collaborer avec les acteurs publics
Le poste de travail du médecin est devenu le creuset des réformes du système de santé. Lors d’une conférence, il y a quelques jours, quatre des principaux éditeurs de logiciels de gestion de cabinet ont tendu la main aux acteurs publics pour apporter leur contribution aux avancées fonctionnelles et techniques.
UNE PREMIÈRE. La réunion organisée début avril par la FEIMA (Fédération des éditeurs en informatique médicale ambulatoire) qui regroupe quatre éditeurs majeurs, représentant 80 % des médecins informatisés, a permis un face-à-face officiel entre les acteurs de terrain et les acteurs des projets gouvernementaux (GIP-CPS, GIP-DMP, GIE-SESAM-Vitale, CNAM, porteurs de projets). Une rencontre d’autant plus nécessaire que « le poste de travail du médecin est un enjeu de la réforme de la médecine de ville », comme l’a rappelé le président de la FEIMA, Thierry Kauffmann (Prokov Editions). Le logiciel de gestion de cabinet (LGC) est devenu très riche. « Nos logiciels ne sont pas en retard par rapport à ce qui se fait à l’étranger », souligne Marilyne Minault, d’Imagine Editions.
Encore faut-il que leur fonctionnement ne soit pas perturbé par une réglementation qui évolue tous les jours. Deux tiers des appels des hotlines éditeurs concernent les FSE et la réglementation.
Régis Senagou, directeur de CEGEDIM Logiciels Médicaux, identifie plusieurs types de problèmes :
– les éditeurs sont associés trop tardivement aux cahiers des charges. Ce qui les empêche d’anticiper ;
– les pouvoirs publics tardent à rendre les normes obligatoires (coexistence de différentes versions de SESAM-Vitale, ambiguïté sur les messageries sécurisées avec et sans CPS) ;
– l’ergonomie n’est pas prise en compte ;
– le manque de normes pour les projets régionaux de DMP, car les éditeurs ne pourront pas développer un connecteur différent par projet.
C’est à Eddie Anoufa, d’Axilog, qu’est revenu d’énoncer les propositions de la FEIMA : participer à un environnement réglementaire cohérent et à une vision large de l’ensemble des projets, contribuer aux avancées fonctionnelles et techniques avec mise à disposition d’un expert FEIMA, rester en contact permanent avec l’organisation de réunions régulières. Présents, Jacques Sauret et Jacques de Varax, respectivement directeur du GIP-DMP et du GIE-SESAM-Vitale, ont salué l’un « l’esprit de la réunion et le souhait de travailler ensemble » et l’autre « une réunion très utile qui permet de poser les vraies questions ». On attend la suite, puisque la simplification du poste de travail du médecin est un des objectifs du plan stratégique des systèmes d’information de santé.
> M-F. P.
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Le groupe suisse cherche à diversifier ses activités
Novartis s’offre le numéro un mondial de l’ophtalmologie
POUR PRÈS DE VINGT-CINQ milliards d’euros, le groupe pharmaceutique suisse Novartis vient de racheter 77 % du numéro un mondial de l’ophtalmologie, Alcon, filiale de Nestlé.
L’opération devrait se faire en deux temps. Dès cette année, Novartis va acquérir, pour 7 milliards d’euros, 25 % des actions de la société ; la suite de la transaction se déroulera entre 2010 et 2011, lorsque Novartis rachètera 52 % du capital d’Alcon pour 17,8 milliards d’euros.
Ce rachat fera naturellement du groupe suisse le leader mondial de l’ophtalmologie.
Un marché très intéressant qui devrait progresser au rythme de 7 à 8 % par an, en raison notamment du vieillissement de la population, surtout dans les pays développés. Sans compter que les nations émergentes devraient rapidement devenir des marchés intéressants dans ce domaine. Une analyse parfaitement décrite par le P-DG de Novartis, Daniel Vassela, qui, dans « le Figaro » de mardi, se félicitait de cette « excellente opération », à l’heure « où l’innovation, les marchés émergents, le vieillissement de la population sont trois facteurs de développement ».
Mais ce rachat, certes onéreux, va également permettre à Novartis de poursuivre sa politique de diversification des risques. L’innovation pharmaceutique, qui coûte de plus en plus cher, et les politiques des gouvernements qui cherchent à diminuer les dépenses de santé sont deux phénomènes qui obligent, vont obliger de plus en plus les firmes pharmaceutiques à varier leurs activités.
A cet égard, Novartis peut faire figure d’exemple, puisque, selon les informations diffusées par le groupe suisse, si le secteur de médicaments sur ordonnances encore sous brevet est toujours majoritaire, il ne représente plus désormais que 54,9 % du chiffre d’affaires, contre 16,8 % pour les génériques (Sandoz), 12,4 % pour les médicaments délivrés sans ordonnance, 3,4 % pour les vaccins et diagnostics, et bientôt, avec l’acquisition d’Alcon, 12,8 % pour les produits ophtalmologiques.
> J. D.
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Une enquête des associations de malades
Les patients s’intéressent peu aux tarifs pratiqués par leur médecin
Les patients se désintéresseraient-ils des questions de secteur d’exercice de leur médecin et des tarifs qu’il pratique ? C’est ce que craint le Collectif interassociatif sur la santé Rhône-Alpes, qui fédère des associations de malades, au regard des résultats de son enquête 2007 auprès des usagers. Aussi le collectif indique-t-il vouloir « travailler sur cette question ».
LES TARIFS INTERVIENNENT peu dans le choix de leur médecin par les patients. C’est du moins ce qu’ont exprimé 83 % des 670 personnes interrogées par le Collectif interassociatif sur la santé Rhône-Alpes (CISSRA), qui regroupe 65 associations de malades, dans le cadre de son enquête 2007, dont les résultats ont été présentés il y a quelques jours à Lyon à l’issue du conseil d’administration du CISSRA. Cette enquête a été menée par les associations du collectif parmi leurs adhérents, sur la base de questionnaires autoadministrés. Il faut néanmoins noter que 63,4 % des répondants âgés en moyenne de 59 ans ont déclaré être pris en charge à 100 %, dont près des deux tiers en raison d’une affection de longue durée (ALD), ce qui fait qu’ils ont rarement l’occasion de payer directement leur médecin et ce qui biaise quelque peu les résultats.
Il n’en ressort pas moins que les usagers interrogés disent visiblement n’accorder que peu d’attention au secteur d’exercice et aux tarifs que pratiquent les médecins.
Questionnés par exemple sur l’affichage du tarif et du secteur d’exercice de leur médecin, 30 % des enquêtés ont répondu qu’ils ne savaient pas si ces informations étaient apposées dans les salles d’attente, comme la réglementation l’impose.
En cas de non-affichage, 78 % des répondants ont déclaré ne pas avoir demandé d’information complémentaire à leur médecin. Enfin, ils sont également 85 % à indiquer ne pas avoir été confrontés à une pratique de dépassement tarifaire injustifiée.
Information : peut mieux faire. Concernant le « respect du droit à l’information », les résultats 2007 confirment ceux de 2006, à savoir qu’il reste encore des efforts à engager de la part des médecins quant à l’information donnée sur les risques des thérapeutiques prescrites et des autres traitements qu’ils ordonnent. Respectivement 23 % et 35 % des personnes qui ont répondu à cette enquête déplorent ainsi ne pas avoir eu d’explication satisfaisante et suffisamment claire de la part de leur médecin. Dans une grande majorité des cas, l’information donnée au patient est faite oralement, « et c’est heureux », commente le CISSRA, « car si l’information orale n’a pas été jugée compréhensible, dans 4% des cas, l’information écrite ne l’est pas dans 31% des cas ».
Enfin, l’enquête révèle que les demandes de dossiers médicaux auprès des établissements de soins ont abouti dans 72 % des cas, contre 61 % auprès des professionnels de santé. « Il faut donc inciter les médecins de ville à considérer la demande de dossier comme légitime », conclut le CISSRA.
> DE NOTRE CORRESPONDANTE CAROLINE FAESCH
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Hôpital : les fiches du rapport Larcher
C’est demain, avec dans sa besace, ses 7 fiches et ses 30 propositions, que le sénateur UMP Gérard Larcher se rend à l’Elysée pour remettre son rapport sur les "missions de l’hôpital". Un travail très attendu, tant le malaise est persistant sur la planète hospitalière.
"J’ai voulu étre pragmatique et réaliste," nous a répété Gérard Larcher. Et c’est vrai que son rapport, s’il n’a rien de révolutionnaire, s’il a su éviter les mots qui fâchent (comme celui de fermeture d’hôpitaux), n’en demeure pas moins un travail intéressant qui tente de couvrir tous les élements de l’équation. Cela commence par des propositions sur "la recherche et l’enseignement", cela se poursuit par des mesures sur "l’hospitalisation privée à statut commercial", puis "l’attractivité des établissements publics de santé", des questions sur "le pilotage des hôpitaux", "l’organisation territoriale", "la pertinence des recours à l’hôpital", et enfin des propositions sur "l’hôpital et ses fonctions médico-sociales".
Bref, un ensemble de fiches qui peuvent paraître techniques, mais elles préfigurent un nouveau paysage hospitalier avec de nouvelles règles.
On attend, avec impatience, les réactions de Nicolas Sarkozy. Une loi sur l’hôpital devrait être débattue au début de l’été.
Eric Favereau
Voici les 7 fiches à télécharger : http://societe.blogs.liberation.fr/...
Dernière ligne droite pour la négociation sur la représentativité syndicale
à lire sur : http://www.latribune.fr/info/Dernie...
L´Académie de médecine enquête sur l´image du généraliste
P-Y. P
L´Académie de médecine vient de rendre publique une enquête exclusive « sur le rôle et la place du médecin généraliste en France ». L´étude a été menée en février 2008 par l´Institut BVA en deux temps : sur un échantillon de 1000 français représentatif de la population et sur un échantillon représentatif de 500 médecins généralistes. Ces enquêtes ont été complétées par une enquête qualitative auprès de quatre groupes (deux de médecins, un d´internes et un de jeunes étudiants). Leurs résultats ont été présentés aux Etats généraux de la Santé, qui se concluent cet après midi. Ils alimenteront les débats autour de la médecine générale, confirmant certains constats, infirmant certaines idées reçues.
Ainsi, 91 % des Français ont une bonne opinion de leur médecin généraliste. Mais un sur deux estime que son image s´est détériorée depuis dix ans. Cette perception est à mettre en parallèle avec l´avis formulé sur le devenir du système de soin : 69 % des personnes interrogées ont le sentiment que notre système va se détériorer dans les années à venir, alors qu´ils y sont attachés et le jugent utile à 83 %. Les généralistes eux-mêmes sont encore plus pessimistes sur cet avenir, estimant à 83 % que notre système se dégrade. Quoi qu´il en soit, le métier de médecin conserve encore une part de son aura, puisque, de toutes les professions, celle de médecin est plébiscitée, citée par 58 % des Français parmi les trois plus prestigieuses avec les enseignants (36 %) et les infirmières (31 %).
Toutefois, et c´est là un paradoxe que l´Académie de médecine souligne, s´il est prestigieux, le métier de médecin est peu attractif : seuls 14% des Français ont envisagé de l´exercer. Les généralistes sont plus réservés que leurs patients : alors que 69 % des parents conseilleraient à leur progéniture de suivre des études de médecine, seuls 53 % des médecins de famille le conseilleraient à leurs enfants.
Si la profession apparaît prestigieuse, c´est sans doute qu´elle est parée de nombre de vertus. Pour 76 % des personnes interrogées dans cette enquête, le choix du métier de généraliste répond « à une vocation » ; 14 % toutefois estiment qu´il est dicté par un intérêt personnel en vue de gagner de l´argent, et qu´il est poussé par la reconnaissance sociale. Les trois éléments qui arrivent en tête pour expliquer l´orientation vers les études de médecine sont, selon les Français, l´envie de soigner les gens (96 % des opinions), le goût du contact humain (92 % des opinions), et la vocation. Les généralistes y ajoutent le débouché concret et le niveau de vie satisfaisant auquel le métier donne accès. Mais là encore, on retrouve le même paradoxe. En effet, les études de médecine sont considérées comme peu attrayantes : seuls, 20 % des 15-17 ans souhaiteraient suivre des études de médecine. Les jeunes qui y ont renoncé invoquent l´angoisse des concours et la longueur des études (jugées également socialement discriminantes).
Lorsqu´on interroge les généralistes sur les raisons qui ont poussé leurs amis étudiants à choisir autre chose que la médecine générale, 71 % d´entre eux pensent que c´est « pour une meilleure qualité de vie » et 45 % « parce que le prestige du métier de généraliste n´est plus celui qu´il fût ». L´installation dans la vie active est envisagée, non sans une certaine angoisse par peur d´aliéner plusieurs décennies de sa vie, par peur de paperasserie, par peur de la confrontation avec le patient, par crainte de passer à côté d´un diagnostic. En revanche, les médecins installés sont plutôt satisfaits, à 82 %, de leur exercice professionnel, même s´ils ont l´impression pour certains « de se diriger vers une relation de prestation de service » avec leurs patients.
Le principal obstacle à l´installation en zone sous-médicalisée, invoqué par les médecins de famille, est la solitude de l´exercice. « L´encouragement des maisons de santé pluridisciplinaires est donc une bonne piste à poursuivre », note l´Académie de médecine. Cependant, moins d´un généraliste sur deux (47 %) se déclare prêt à s´installer dans une zone démédicalisée, même si des mesures incitatives étaient mises en place. Parmi ces mesures, les plus convaincantes sont « la mise en place de maisons de professionnels de santé » (pour 89 % des généralistes), le développement de la collaboration médicale et le travail en réseau (pour 79 %), l´encouragement à l´exercice du temps partiel (pour 75 %), la mise à déposition d´un local professionnel par la municipalité (74 %), une prime à l´installation (64 %), la délégation de tâches (60 %), une bourse d´étude aux étudiants qui s´engagent à exercer dans une zone déficitaire (52%). A l´inverse, les mesures dissuasives (déconventionnement ou affectation autoritaire) sont repoussées à une large majorité.
Fort de ces enseignements, l´Académie de médecine fait un certain nombre de recommandations. En ce qui concerne les études, elle propose d´augmenter les bourses pour les étudiants des milieux les plus défavorisés, d´ouvrir le numerus clausus, et « d´augmenter les occasions d´expériences concrètes de l´exercice de la médecine générale ». En ce qui concerne l´exercice médical, qu´il convient, selon elle, de dédramatiser, il faut « limiter la responsabilité des généralistes », « favoriser la coopération médicale et partager les diagnostics », favoriser les cabinets de groupe et les maisons de professionnels de santé, « repenser le mode de rémunération », « rémunérer la prévention et le dépistage ».
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La Csmf lance une souscription pour payer l´amende du conseil de la Concurrence
220 000 euros pour la Confédération des syndicats médicaux français (Csmf) et 150 000 euros pour l´Umespe, sa branche spécialiste… tels sont les montants des deux amendes que le Conseil de la Concurrence vient d´infliger à la centrale syndicale (sur 814 000 euros d´amende totale concernant sept syndicats médicaux). Motif : avoir diffusé entre 2 001 et 2005, des consignes « en vue d´inciter les médecins spécialistes du secteur 1 à augmenter leurs honoraires », c´est-à-dire utiliser le DE pour contrer le blocage des honoraires. Bien que la Csmf ait immédiatement décidé de faire appel de cette décision, celui-ci n´est pas suspensif et l´amende doit être payée.
« Le montant exorbitant de l´amende, payable immédiatement, a pour effet de priver la Csmf de ses moyens d´action et d´expression », s´insurge Michel Chassang dans un communiqué où il annonce le lancement d´une souscription nationale auprès de tous les médecins. « Il s´agit d´un procès contre le syndicalisme médical destiné à bâillonner et museler les syndicats », tonne le président de la Csmf. « C´est par la solidarité de tous les médecins, syndiqués ou non, que le corps médical restera debout, face à toutes celles et ceux qui entendent le museler », ajoute-t-il.
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La Sécu au régime sec
C. L B
Le ministre du Budget et des Comptes publics, Eric Woerth a annoncé hier la présentation, avec le Premier ministre et la ministre de la Santé, d´un « plan de financement de la sécurité sociale d´ici à 2009 », susceptible d´économiser 5 milliards d´euros par an à partir de cette date. L´Etat, qui est déjà mis à contribution à hauteur de 7 milliards d´économies dans le cadre du deuxième volet de la révision générale des politiques publiques, présenté la semaine dernière, sera aussi concerné à hauteur de 5 milliards d´euros annuels par cet autre plan. Celui-ci doit rapporter 10 milliards d´euros d´économies chaque année jusqu´à l´horizon 2 012, échéance fixée par le gouvernement pour atteindre l´équilibre des finances publiques.
Toutes les branches de la sécurité sociale seraient touchées par ces économies, a tenu à préciser par la suite Roselyne Bachelot, mais l´assurance maladie dont le déficit frôle les 6 milliards d´euros, serait évidemment particulièrement mise à contribution. Selon Eric Woerth, l´objectif concernant l´assurance maladie pourrait être atteint par le biais « d´économies sur le médicament », et « sur la gestion de l´ensemble du système », et par une « réforme sur la manière de rembourser un certain nombre de soins », autrement dit, une nouvelle répartition des remboursements de santé entre les organismes obligatoires et complémentaires.
Interrogée sur i-télé, la ministre de la Santé devait revenir sur l´importance de la maîtrise médicalisée pour atteindre les objectifs d´économie fixés : « J´ai rappelé l´ensemble des professionnels de santé à leurs responsabilités, nous sommes un pays trop consommateur de médicaments sans pour autant en obtenir un bénéfice réel pour notre santé », devait-elle insister. De nouvelles « recettes » semblent néanmoins à l´étude, comme la taxe nutritionnelle sur les aliments trop gras ou trop sucrés.
Les premières mesures d´économies devraient figurer dans le projet de loi de financement de l´assurance maladie (Plfss) 2009. L´autre rendez-vous aura sans doute pour cadre le projet de loi sur la réforme de l´organisation des soins, qui sera débattu à l´automne où trois secteurs seront ciblés : l´hôpital, les agences régionales de santé, et l´accès aux soins et la santé publique. Les conclusions de la mission Larcher dévoilées demain jeudi au président de la République et celles de la deuxième phase des Etats généraux de l´organisation de l´offre de soins (Egos) présentées ce mercredi sont censées l´inspirer. Enfin, la réforme du mode de remboursement pourrait, elle, prendre place dans le cadre d´une autre loi sur le financement de l´assurance maladie, en 2009, hypothèse récemment avancée par Roselyne Bachelot. Cette loi pourrait notamment s´attaquer à la prise en charge des arrêts de travail entre l´assurance maladie et les employeurs, au périmètre de la prise en charge à 100 % des ALD, qui représentent environ 60 % des dépenses de remboursement, et au découpage de certains secteurs, comme l´optique, qui pourraient être dévolus aux organismes de protection complémentaire.
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Avancées pour la maternité des femmes médecins
Deux modifications statutaires votées par le conseil d´administration de la Caisse autonome de retraite des médecins de France (Carmf) en 2002 et 2006, viennent enfin de se concrétiser par l´arrêté du 1er avril 2008 publié au Journal officiel du 9 avril.
La possibilité est désormais donnée aux femmes médecins de racheter au titre du régime complémentaire, trois trimestres (au lieu de deux) par enfant né pendant les périodes d´exercice professionnel médical.
Par ailleurs, une exonération de la cotisation d´un semestre du régime complémentaire est accordée à toute femme médecin affiliée qui se trouve dans l´obligation d´interrompre son activité pour congé maternité durant une période supérieure ou égale à 90 jours consécutifs. Cette exonération n´est pas accordée si l´intéressée a déjà bénéficié d´une exonération de cotisation pour la période considérée, par suite de la reconnaissance d´un état pathologique résultant de la grossesse. L´exonération semestrielle considérée dans ce cadre donne droit à l´attribution de deux points gratuits.
Le JO précise également que chaque cotisation annuelle réglée par un adhérent volontaire ayant cessé son activité médicale libérale ou ayant fait l´objet d´une exonération comme pour le cas d´une grossesse, donne droit à quatre points.
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Politique de la petite enfance : clef du développement économique et de la protection sociale
à lire sur : http://www.carnetsdesante.fr/spip.p...
Tous solidaires contre les franchises Sarkozy ! Appel de Christian Lehmann et Bruno-Pascal Chevalier, initiateurs du mouvement
à lire sur : http://pharmacritique.blog.20minutes.fr/
Franchises sur les soins : santé et médecine sont un commerce comme un autre pour les ultralibéraux. On est solvable, donc soigné. Certains gagnent, d’autres perdent…
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Orange se lance sur le marché de la santé.
à lire sur : http://www.i-med.fr/spip.php?article112
La Santé Publique fourvoyée au supermarché : NON, MERCI !
à lire sur : http://www.ifsi.info/pharmacie/39-e...
Les EGOS touchent à leur fin
à lire sur : http://www.jim.fr/en_direct/pro_soc...
Agences régionales de santé
La CGT propose une autre approche ancrée sur les besoins et la démocratie sociale
Les différents rapports et les déclarations de la ministre de la Santé sur la création des Agences Régionales de Santé confirment que ce projet s’inscrit bien dans le cadre de la Révision Générale des Politiques Publiques.
Ce qui laisse à penser que seule la logique purement comptable guide cette réforme présentée comme historique. Ce projet est porteur de graves menaces pour notre système de santé.
lire la suite sur : http://www.cgt.fr/internet/html/lir...
Le ministère du Travail s’attaque aux TMS
à lire sur : http://www.destinationsante.com/fr_...
Sécurité sociale : 5 milliards d’économies dès 2009
à lire sur : http://www.mutualite.fr/actualites/...
Quand les dentistes “ne rentrent pas dans leurs frais”
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Social. L’Etat se serre la ceinture
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« Suicide assisté », cette expression qui alimente la confusion
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« L’offre de soins est suffisante »
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AXA Santé obtient la certification HON de son site Internet AXAsante.fr
à lire sur : http://www.categorynet.com/v2/commu...
Médicaments : Bachelot critique la pub mensongère de Leclerc
à lire sur : http://www.challenges.fr/20080408.C...
Bachelot veut transférer des tâches des médecins à d’autres professionnels
à lire sur : http://www.challenges.fr/20080408.C...
Modestes et en moins bonne santé…
à lire sur : http://www.topchretien.com/topinfo/...
JOSEPH Didier
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