Espace Généraliste

Revue de presse du 08 novembre 2007

jeudi 8 novembre 2007 par JOSEPH Didier

Fuites sur l’audit du DMP

Les syndicats médicaux plutôt satisfaits

Les grandes lignes du prérapport d’audit sur le dossier médical personnel n’ont guère étonné les dirigeants des syndicats de médecins libéraux. Ils proposent de reconstruire le DMP sur d’autres bases.

LES PREMIERS ÉLÉMENTS de la « revue de projet » sur le dossier médical personnel (« le Quotidien » du 5 novembre) étaient plutôt « sans surprise » pour les responsables des syndicats de médecins libéraux. En attendant le rapport d’audit définitif commandé à trois organismes (1) par la ministre de la Santé, MG-France estime que, « globalement, la teneur du prérapport a l’air assez bonne ». Le Dr Gilles Urbejtel, en charge du dossier DMP dans ce syndicat de médecins généralistes, a apprécié que l’audit relève « l’absence de connexion entre le DMP et le médecin traitant », pourtant institués tous les deux par la réforme de 2004.

« Ce qui devait arriver arriva : nous savions depuis longtemps que les promoteurs du DMP –et le gouvernement en particulier– allaient droit dans le mur », commente le Dr Michel Chassang, président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF).

A la Fédération des médecins de France (FMF), le Dr Jean-Paul Hamon retrouve, dans le diagnostic de la mission d’audit, « les défauts de méthode » du Groupement d’intérêt public (GIP) du DMP qu’il a dénoncés à maintes reprises. « Quand on construit une maison, on ne commence pas par le toit, explique le Dr Hamon. Le GIP-DMP, qui s’est toujours défendu de bâtir une cathédrale, a commencé par la flèche ! C’est plutôt cocasse… »

« Crever l’abcès ». Pour le leader du Syndicat des médecins libéraux (SML), le rapport IGAS-IGF-CGTI est un peu « la chronique d’un constat annoncé ». Le Dr Dino Cabrera considère que la mission d’audit était « une nécessité » car, « quand il y a un abcès, il faut le crever ». « Le concept du DMP est bon », ajoute-t-il, mais l’outil est devenu « trop ambitieux », avec des « délais intenables ».

« En gros, les multiples organismes appelés par la ministre à ausculter le bébé semblent dire que, s’il y avait un peu moins de pression politique (les cabinets ministériels étant cités précisément), ça devrait aller mieux », constate Espace Généraliste dans la newsletter « EG Zapping » du Dr Claude Bronner. « Nous rajouterons même que si le ministère faisait son travail au lieu de s’occuper d’abord de celui des autres, ça faciliterait bien les choses : les annuaires des professionnels, le numéro d’identifiant, la facilitation de la messagerie sont des facteurs majeurs de succès qui manquent de suivi efficace », souligne le président d’Espace Généraliste.

Désormais, « il faut prendre son temps et mettre les professionnels en capacité d’échanger (sur Internet) de manière sécurisée », renchérit le Dr Hamon. Le vice-président de la FMF réitère donc sa demande d’un « séminaire organisé avec l’ensemble des éditeurs de logiciels métiers et des éditeurs de logiciels d’établissements » pour déboucher sur un calendrier et des moyens au service de l’interopérabilité des systèmes d’information. Selon le Dr Hamon, une telle initiative aurait le mérite de « coûter moitié moins cher que l’étude de BearingPoint à 500000euros ! » (commandée en 2006 par le GIP sur le modèle économique du DMP).

Le Dr Urbejtel pense aussi qu’il « faut d’abord privilégier les échanges de documents » entre professionnels et répondre par ailleurs à des questions préalables essentielles. « Quel outil veut-on ? A l’usage de qui ? Sous le contrôle de qui ? Pour la coordination des soins, il faut d’abord définir les rôles de chacun, or, on n’a pas beaucoup avancé depuis 2004 là-dessus, à notre grand regret », déclare ce cadre de MG-France. « Je note que la ministre veut rester sur un dossier patient (voir les propos de Roselyne Bachelot dans “le Quotidien” du 5 novembre). Que voulez-vous que le médecin traitant fasse de la bibliothèque du patient ? Il ne faudra pas s’étonner que les professionnels prennent de la distance par rapport à ça », conclut le Dr Urbejtel.

Quitte à « reconstruire » le DMP sur de meilleures bases, le Dr Chassang propose de bâtir « un dossier médical partagé, entre médecins d’abord et entre professionnels de santé, qui s’adapte au poste de travail du médecin ». En se prononçant clairement pour un « dossier propriété du patient », avec droit au masquage invisible de certaines données, « la ministre dit le contraire et se trompe de nouveau », déplore le président de la CSMF.

« Si on remet les pendules à l’heure, il faut arrêter les discussions stériles », prévient le Dr Cabrera. La relance du chantier DMP, fait valoir le président du SML, donne l’occasion de suivre enfin « l’une despropositions formulées lors du premier séminaire de Roissy » (en octobre 2004), à savoir « commencer par une partie de la population les ALD ». « On a voulu faire le DMP pour tout le monde, regrette le Dr Cabrera, or cela ressemble beaucoup au carnet de santé », échec cuisant et coûteux du gouvernement Juppé en 1996.

> AGNÈS BOURGUIGNON

(1) Inspections générales des Affaires sociales (IGAS) et des Finances (IGF), et Conseil général des techonologies de l’information (CGTI).

Le Quotidien du Médecin du : 08/11/2007

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Médecine du travail

Pleins feux sur la prévention

TRÈS ATTENDU par les professionnels de la santé au travail, le rapport cosigné par les Drs Françoise Conso et Paul Frimat ainsi que par les inspections générales des affaires sociales (IGAS) et de l’administration de l’Education nationale et de la recherche (IGAENR) préconise d’augmenter le nombre de médecins du travail et de recentrer leur activité sur la prévention, en leur permettant de déléguer certaines tâches à des infirmiers spécialisés.

Le document va droit au but, en estimant que la réforme de la médecine du travail, engagée depuis plus de quinze ans, reste inaboutie.

Selon ses auteurs, cette médecine – 15,3 millions de salariés du secteur industriel et commercial couverts, plus de 6 500 médecins et 10 500 personnels non médicaux, regroupés dans 943 services de santé au travail – est « mal armée pour affronter les transformations » des formes d’emploi et des conditions de travail, alors que « le vieillissement de la population active devient un défi majeur » et que « les risques sanitaires en milieu du travail se diversifient et deviennent plus complexes à appréhender ».

Le rapport insiste sur la priorité à donner à « l’action en amont sur les facteurs d’environnement professionnel susceptibles d’affecter la santé des salariés » et propose pour cela que soient définies législativement « les missions des services de santé au travail, centrées sur la prévention ».

Les médecins devraient alors mettre en place « des projets de prévention » dans l’entreprise, avec « un plan pluriannuel de santé au travail ». La loi pourrait ensuite imposer à l’employeur d’indiquer par écrit les suites données au plan. Le médecin du travail ne serait par ailleurs plus obligé de rendre des avis d’aptitude systématiques, mais mettrait en place des « procédures ciblées de préventions des inaptitudes ».

Pénurie. Pour améliorer la traçabilité des expositions aux produits toxiques ou cancérigènes, un « outil » établissant l’historique des expositions et des facteurs professionnels susceptibles d’affecter éventuellement la santé du salarié est indispensable, juge le rapport.

Face à la pénurie de médecins du travail, les auteurs suggèrent d’augmenter « significativement » le nombre de postes au concours de l’internat, pour le porter de 60 actuellement à 100, puis à 170 internes – d’ici à cinq ans, 1 700 médecins du travail partiront à la retraite alors que seulement 370 nouveaux médecins auront été formés.

De même, la hausse des effectifs des enseignants en médecine du travail est étiquetée « priorité absolue », certaines facultés n’ayant déjà plus d’enseignants de cette matière. Autre piste pour pallier le manque de bras : le rapport propose de « donner une base juridique à la délégation de tâches du médecin (…) vers d’autres catégories de professionnels », en développant notamment « une qualification d’infirmier(e) spécialisé(e) en médecine du travail ».

Enfin, l’idée est émise de remplacer l’agrément des services de santé au travail par une « accréditation » et une « cotation », fondées sur leur capacité d’intervention pluridisciplinaire, avec « au moins trois domaines complémentaires de la médecine du travail », comme l’ergonomie et l’organisation du travail, la toxicologie et l’hygiène industrielle, la sécurité du travail ou la psychologie du travail.

Le Quotidien du Médecin du : 08/11/2007

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L’Ordre provisoire de Paris est installé

Pas d’élections avant 3 mois

La composition de la délégation provisoire chargée de gérer les affaires courantes à l’Ordre de Paris après sa dissolution a été mise en place. Parmi ses cinq membres, on trouve le Pr Jean Langlois, ancien président de l’Ordre national entre 2002 et 2003 et ancien président de l’Ordre parisien de 1995 à 1997. Cette délégation devra notamment organiser de nouvelles élections générales qui ne devraient pas se tenir avant la mi-février 2008.

APRÈS les révélations du rapport de l’IGAS sur la gestion du Conseil de l’Ordre des médecins de la ville de Paris (« le Quotidien » du 29 octobre), le Conseil national de l’Ordre a décidé, conformément aux dispositions du code de santé publique, de dissoudre l’instance parisienne. Il a également demandé au préfet de Paris de nommer cinq conseillers ordinaux (départementaux, régionaux ou nationaux) pour gérer les affaires courantes et préparer de nouvelles élections générales. Les textes prévoient à cet égard que le préfet choisit ces conseillers sur proposition du Conseil national.

Selon le Dr Michel Legmann, président du Conseil national, cette « délégation » a été mise en place par le préfet, et les cinq conseillers se sont installés le mardi 6 novembre dans les locaux de l’institution parisienne.

Elle est composée du Pr Jean Langlois, ancien président du CNOM entre juin 2002 et juin 2003 ; du Dr Jacques Mornat, l’un des quatre actuels vice-présidents du CNOM ; du Dr Jean-François Knopf, président de la section Exercice professionnel du CNOM ; du Dr Jean-Marie Faroudja, président de la Commission nationale permanente et président du conseil départemental de Dordogne ; et du Dr Jean-François Rault, président du conseil départemental du Nord.

Le choix du Pr Jean Langlois n’est certainement pas anodin. Lors de la grande crise de l’Ordre national entre l’hiver 2001 et le printemps 2002, à la suite de la signature par le CNOM du protocole sur la permanence des soins (en pleine grève des gardes des généralistes), Jean Langlois avait conduit une mission de conciliation qui avait certes partiellement échoué, mais qui avait fait de lui un candidat de transition idéal à la tête du CNOM, compte tenu de sa connaissance du dossier et des hommes. Dès son élection à la tête de l’institution, Jean Langlois avait d’ailleurs indiqué qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat à l’occasion des élections normalement prévues en juin 2003. Il a par ailleurs été président de l’Ordre parisien entre décembre 1995 et décembre 1997, bien avant que n’éclatent les événements qui ont provoqué sa dissolution.

Le Dr Faroudja, pour sa part, est le président de la commission nationale permanente, composée d’élus ordinaux nationaux et départementaux, chargée depuis peu d’une mission de réflexion sur le statut de l’élu ordinal. Cette mission de réflexion est l’une des conséquences des récents événements, du fait notamment de l’ombre jetée sur les indemnités versées aux membres du Conseil de l’Ordre de Paris, qui ont conduit à la dissolution de l’institution. Quant au Dr Rault, il est le rapporteur de cette mission de réflexion qui ne doit rendre ses conclusions qu’au mois de juin prochain.

Du pain sur la planche. Les cinq membres de cette délégation provisoire n’auront sans doute pas le temps de chômer. Il leur revient en effet la lourde charge de gérer les affaires courantes, d’annuler les élections partielles pour le renouvellement par tiers des conseillers de l’Ordre parisien initialement prévues pour le mois de décembre prochain, et surtout d’organiser les élections générales rendues nécessaires par la dissolution. Des élections qui, selon Michel Legmann, ne pourront sans doute pas se tenir avant la mi-février 2007, compte tenu notamment des délais légaux de convocation à une élection. Il est à noter que si le code de santé publique prévoit bien le cas de la dissolution d’un ordre départemental, il ne dit rien ou presque sur les élections qui suivent. Si bien que, tout au moins sur le papier, rien n’interdit aux conseillers nationaux sortants de se représenter. Il n’est donc pas totalement exclu d’imaginer que les cinq membres de la délégation ne travaillent à l’organisation d’élections qui remettraient peu ou prou en place la même équipe. Comme le dit le Dr Legmann, « in fine, ce sont les médecins parisiens qui trancheront le problème ».

> HENRI DE SAINT ROMAN

Le Quotidien du Médecin du : 08/11/2007

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Tarification hospitalière

Les cliniques psychiatriques revendiquent une T2A à 100 % dès 2008

L’UNION NATIONALE des cliniques psychiatriques privés (UNCPSY) réclame un financement intégral à l’activité dès 2008 pour les cliniques psychiatriques, ainsi qu’un alignement des tarifs sur ceux pratiqués dans les hôpitaux.

Cette demande intervient alors que le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2008, voté par les députés, prévoit la mise en place d’une tarification à l’activité (T2A) à 100 % pour les hôpitaux à partir du 1er janvier. Pour les cliniques psychiatriques, il est prévu une T2A à 50 % l’an prochain, avant un examen d’étape en 2009 et une éventuelle tarification intégrale à l’activité en 2012.

Or « les cliniques psychiatriques sont rémunérées par des tarifs journaliers uniques, totalement insuffisants au regard des coûts des prises en charge, alors que les hôpitaux psychiatriques, eux, reçoivent des dotations globales qui rendent la transparence impossible », fait valoir Jacques Gayral, président de l’UNCPSY, dans un communiqué.

Le syndicat explique que la T2A doit permettre la « convergence tarifaire (…) au coeur des disparités privé-public ». L’UNCPSY déplore une « sous-tarification pour nos cliniques, à moins de 120euros par jour, quand, dans le même temps, pour une même pathologie, des hôpitaux psychiatriques facturent entre 300 et 900euros ».

Le Quotidien du Médecin du : 08/11/2007

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Le rapport de l’IGAS sur l’information des médecins

Christian Lajoux (LEEM) dénonce un « procès en sorcellerie »

LE RÉCENT rapport consacré par l’IGAS (Inspection générale des affaires sociales) à « l’information des médecins généralistes sur le médicament » (« le Quotidien » du 6 novembre) fait couler beaucoup d’encre. Ce document estime l’influence de la visite médicale « prééminente » dans le dispositif d’information des médecins et juge son coût exorbitant. Le rapport préconise en conséquence de confier à la Haute Autorité de Santé (HAS) la définition et la mise en oeuvre d’une stratégie de promotion des bonnes pratiques de prescription, de renforcer le nombre de délégués de l’assurance-maladie et de diviser par deux l’effort promotionnel de l’industrie.

Christian Lajoux, président du LEEM (Les Entreprises du médicament), fait le point sur ce dossier.

LE QUOTIDIEN – A quoi sert la visite médicale ?

CHRISTIAN LAJOUX – La visite médicale sert à présenter aux médecins les nouveaux médicaments issus de la recherche des laboratoires. Avec pour finalité essentielle qu’ils soient prescrits à bon escient par les médecins, et utilisés à bon escient par les patients. Cette visite médicale s’inscrit dans une volonté de continuité de la relation entre le visiteur médical et le médecin. Il y a un échange d’informations dans les deux sens qui ne peut pas être nié. Elle permet notamment de faire remonter tout effet secondaire non identifié par le biais du dispositif de pharmacovigilance. Cette relation personnelle et individualisée est une chance. D’ailleurs, une majorité de médecins reconnaît l’utilité de la visite médicale. A eux ensuite de l’utiliser au mieux.

Dans quel cadre réglementaire les visiteurs médicaux évoluent-ils ?

La visite médicale est très fortement encadrée. Les visiteurs médicaux sont titulaires d’un diplôme reconnu par l’Etat, auquel s’ajoute la formation spécifique des laboratoires. Il y a de plus une charte de la visite médicale, signée entre le LEEM et le CEPS [Comité économique des produits de santé, qui dépend du ministère de la Santé, NDLR], qui définit très rigoureusement ce que doit être la visite médicale. Cette charte n’existe pas, loin de là, dans tous les pays. Quant au coût de la visite médicale, au coeur de la critique du rapport de l’IGAS, il est l’affaire des industriels. Les visiteurs médicaux sont régulièrement attaqués et déstabilisés. Ils sentent bien qu’il y aura à terme d’autres réductions de leurs effectifs. Ces attaques émanent de gens peu respectueux de ceux qui se sont engagés dans cette voie avec leur conscience de citoyen. Les visiteurs médicaux n’accepteraient jamais de faire n’importe quoi.

Ce n’est pas la première fois que la visite médicale est ainsi critiquée.

Oui, et on peut se demander quels sont les objectifs poursuivis par ce rapport. Il y a une volonté manifeste d’instruire en permanence le procès en sorcellerie des pratiques de l’industrie, une volonté de nous stigmatiser qui veut faire oublier tous les garde-fous que je viens de vous décrire. C’est aussi un mauvais procès fait au sens critique des médecins.

A quoi sert d’avoir mis en place tout cet encadrement, d’avoir évolué à ce point, pour en arriver à ces attaques ? Ce que je dis là est tout autant valable pour le CEPS, la HAS ou les politiques que pour l’industrie pharmaceutique.

> PROPOS RECUEILLIS PAR HENRI DE SAINT ROMAN

Le Quotidien du Médecin du : 08/11/2007

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« Le Figaro » épinglé

« Le Figaro », à la lecture du rapport de l’Igas (Inspection générale des affaires sociales) sur l’information des médecins généralistes sur le médicament, a cru devoir mettre en cause « le Quotidien du Médecin ». Les auteurs de la mission de l’Igas parlent bien du « Quotidien », sans le nommer, mais en précisant qu’il s’agit du « titre phare de la presse médicale ».

Tout le monde aura compris. Lors d’une conférence de presse organisée par un laboratoire, et signalée comme telle par « le Quotidien », la mission reproche à celui-ci le fait d’avoir mis en place « une stratégie pour faire passer le médicament de deuxième en première intention ».

Or, dans l’article du « Quotidien », il n’est en rien indiqué qu’il faut prescrire ce médicament contre l’hypercholestérolémie en première intention. Cités entre guillemets, les auteurs précisent qu’en cas de sujet à haut risque… il faut augmenter les doses ou utiliser une association. C’est logique et c’est ce qui est recommandé.

Autre reproche de l’Igas et du « Figaro » : le journaliste rendant compte de cette conférence de presse « pourrait prendre la peine de faire référence aux recommandations officielles ».

Certes, « le Quotidien » est un journal de débat et ne se prive pas de donner de larges échos aux recommandations « officielles », mais y faire référence dans chaque article tournerait vite au ridicule, et ce d’autant plus que, dans le cas présent, les propos de l’auteur ne sont pas en contradiction avec la recommandation officielle.

> LA REDACTION

Le Quotidien du Médecin du : 08/11/2007

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Exercice de l’ostéopathie

La réglementation continue de diviser les professionnels

Un récent décret va autoriser la délivrance provisoire de l’autorisation d’user du titre d’ostéopathe aux étudiants qui sortiront d’école d’ostéopathie en 2007 et 2008. La réglementation continue d’attiser le mécontentement d’associations d’ostéopathes exclusifs, de médecins et de kinésithérapeutes.

LA RÉGLEMENTATION de l’ostéopathie n’en finit pas de susciter les critiques des professionnels amenés à l’exercer. Ostéopathes exclusifs, médecins et kinésithérapeutes déplorent la cacophonie qui entoure la parution au « Journal officiel » du 4 novembre d’un décret qui permet, « à titre provisoire et par dérogation, l’autorisation d’user du titre professionnel d’ostéopathe », délivrée après avis de la commission. Les décrets de mars 2007 prévoient que les autorisations d’exercer seront délivrées par le préfet de région aux praticiens justifiant d’une expérience professionnelle d’au moins cinq années consécutives et continues au cours des huit dernières années ou à ceux justifiant certains critères de formation (1). Le nouveau décret précise que « si aucune de ces deux conditions n’est remplie, la commission peut proposer des dispenses de formation en fonction de la formation initialement choisie ». Les étudiants qui sortiront en 2007 et en 2008 d’écoles ayant délivré un titre de formation en ostéopathie, qu’elles soient agréées ou non, pourront se voir proposer « des dispenses de formation en fonction de la formation initialement choisie ».

Ces nouvelles modalités attisent le mécontentement des associations d’ostéopathes, de médecins et de kinésithérapeutes qui dénoncent le « dévoiement de l’esprit de la loi du 4mars 2002 », qui reconnaissait pour la première fois l’ostéopathie. « Nous assistons à une fuite en avant du gouvernement qui essaie de réparer les erreurs commises ces cinq dernières années, estime Pascal Javerliat, président du Registre des ostéopathes français (ROF), qui revendique un millier d’adhérents. Aujourd’hui, 22écoles ont été agréées par la Commission nationale d’agrément des établissementset il y en aura encore d’autres. Cela devient une pantalonnade. On ouvre à fond le robinet », déplore Pascal Javerliat. Le président du ROF souligne que près de 12 000 demandes d’autorisation d’exercice de l’ostéopathie ont été enregistrées par les DRASS. « Tout le monde tente sa chance pour avoir une autorisation provisoire, affirme Pascal Javerliat. Nous ne laisserons rien passer d’un point de vue légal. » Le ROF va déposer un recours « pour faire sanctionner la commission d’agrément des établissements et contre le dernier décret qui prévoit des éléments qui ne sont pas dans la loi ». A terme, l’objectif du ROF est d’obtenir l’élaboration d’une nouvelle loi.

Du côté des médecins et des kinésithérapeutes, la colère gronde également. Les deux corps se sentent mis à l’écart de la nouvelle profession qui se dessine. « Nous avons l’impression que la situation qui a précédé la loi du 4mars 2002 va perdurer, note le Dr Bruno Burel, président d’Ostéos de France, une association de médecins ostéopathes. Le gouvernement veut accepter tout le monde pour ne froisser personne. On ne sait pas très bien où l’on va. » S’appuyant sur la position de l’Ordre national des médecins, qui a également déposé un recours devant le Conseil d’Etat contre les décrets du 25 mars, Ostéos de France estime que les médecins qualifiés en médecine physique et réadaptation, rhumatologie ou titulaires d’un diplôme universitaire (DU ou DIU) leur donnant le droit d’user du titre d’ostéopathe n’ont pas à solliciter une autorisation supplémentaire. Maurice Ramin, de la Fédération française des masseurs-kinésithérapeutes-réadaptateurs (FFMKR), regrette également que les textes offrent une autorisation d’exercice à des étudiants sortis d’école en 2007 ou 2008 alors que certains professionnels en exercice ne l’ont toujours pas. « Les ostéopathes exclusifs pourront faire tout et n’importe quoi, et les médecins et les kinésithérapeutes restent écartés de la formation et des commissions. Il y a aujourd’hui une certaine discrimination », regrette Maurice Ramin.

> CHRISTOPHE GATTUSO

(1) La formation doit durer au moins 2 660 heures ou trois années comprenant 1 435 heures d’enseignement théorique des sciences fondamentales et de biologie humaine, et 1 225 heures d’enseignement théorique et pratique de l’ostéopathie.

Le Quotidien du Médecin du : 08/11/2007

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Souffrance et détresse au travail des médecins

Un grand tabou reste à lever

Etre médecin peut nuire à votre santé. Vous l’ignoriez ? Allons, pas de faux-semblants ! Avérée, la souffrance au travail des praticiens reste un sujet tabou. L’omerta est la règle, en dépit des ravages provoqués par des situations d’épuisement, de troubles d’adaptation ou affectifs, d’addictions… Autant de causes de détresse personnelle pour les médecins. Autant de pièges, aussi, pour la qualité des soins et pour les dépenses de santé.

ET VOUS, DOCTEUR, qui prend soin de vous ? Quand l’usure de l’âme guette, rares sont les toubibs à le dire. Crainte du jugement. Peur du placard. Honte inavouable.

En France plus qu’ailleurs, le tabou pèse de tout son poids. Y compris dans les hôpitaux, où le médecin, pourtant, travaille en équipe. « L’omerta est complète, et le suivi par la médecine du travail, inexistant, par peur d’être catalogué d’insuffisance professionnelle. Les médecins préfèrent se sacrifier au plan physique et psychologique plutôt que d’admettre qu’ils sont mangés, au sens figuré, par un cancer intérieur », constate le Dr Abdelhafid Talha, chirurgien au CHU d’Angers.

Tous les deux ans se tient dans un pays différent la Conférence internationale sur la santé des médecins. Et, chaque fois, la France brille par son absence. Un signe parmi d’autres que le sujet y préoccupe peu, alors que les médecins ne sont pas en meilleure forme qu’ailleurs – pour preuve, ces études sur le taux de suicides élevé dans la profession médicale. Autre indice : un quart des médecins prennent des psychotropes. Tout ne va pas pour le mieux dans la tête des médecins…

Le Dr Talha, avec d’autres, se bat pour crever le tabou. « L’impact sur la qualité des soins et sur l’économie est important, argumente le chirurgien angevin. On a tous connu d’authentiques patrons de service qui pètent les plombs, mais à qui on ne peut rien dire. Quand un service souffre d’une mauvaise ambiance, l’hôpital, trop souvent, embauche un médecin. Plutôt que d’injecter du sang neuf, mieux vaudrait régler le problème à la base. Un PH, c’est 100000euros par an : une somme qui permettrait de financer bien d’autres solutions. »

Alors que la France persiste à nier le problème, d’autres pays l’affrontent et assistent les médecins en souffrance. C’est le cas du Québec, qui a lancé un programme d’aide aux médecins dès 1990 (www.pamq.org). Les résultats sont encourageants, et les autorités sanitaires françaises songent à s’en inspirer (voir encadré).

Le Dr Talha a invité la directrice de ce programme lors d’un récent colloque (Convergence santé hôpital, organisé à Poitiers en septembre), pour qu’elle présente son expérience. « On a débuté en accompagnant des cas isolés, mais, depuis 2000, la demande d’aide est généralisée, décomplexée : on observe un épuisement collectif dû à l’alourdissement de la charge de travail », raconte le Dr Anne Magnan.

Au Québec, 1 médecin sur 50 s’est manifesté. Le programme québécois, animé par des médecins-conseils et des psychologues, répond sept jour sur sept à tous les problèmes personnels et professionnels que les médecins peuvent rencontrer. Confidentialité et anonymat sont les clés de son succès. En 2006, 400 toubibs ont frappé à la porte du PAMQ (programme d’aide aux médecins du Québec) – soit 1 médecin québécois sur 50. Les problématiques sont très variées : épuisement professionnel, dépression, alcool, drogue, médicaments, jeu pathologique, sexualité, stress financier, deuil, problèmes conjugaux, harcèlement… Qu’il y réponde par un isolement, une agressivité, ou une hyperactivité, le médecin fait fausse route. Le PAMQ l’aide à reprendre pied, en identifiant un traitement approprié, et en lui prêtant assistance lorsque s’impose une réinsertion professionnelle. Dix-sept années après son lancement, l’évaluation du programme québécois est positive : 3 médecins sur 4 jugent le service rendu excellent, et 57 % d’entre eux ont vu leur situation s’améliorer.

Ciblés par des campagnes de sensibilisation, les toubibs bien dans leurs baskets sont invités à ne pas faire l’autruche. « Il est vital, peut-on régulièrement lire dans la presse médicale québécoise, de savoir reconnaître, chez soi ou chez un collègue, les signes d’épuisement, de trouble d’adaptation, de problème de santé mentale, de trouble affectif, de consommation inappropriée ou abusive d’une substance. » Ou encore : « La santé des autres dépend de la nôtre. » Avec de tels messages répétés comme autant de vérités, les mentalités, lentement, évoluent. Et la santé des médecins s’améliore.

Pour la directrice du PAMQ, il est urgent que la France se saisisse du problème. « Mais pour qu’un médecin accepte de se faire soigner, met-elle en garde, il est impératif qu’il puisse recevoir des soins sans que cela soit su par toute la communauté médicale. S’il a besoin d’un psychiatre, par exemple, celui-ci doit être indépendant, et ne doit pas être délégué par le directeur d’hôpital. »

« On manque de confiance par rapport au secret médical, confirme le Dr Abdelhafid Talha. Le Centre national de gestion va gérer nos carrières : c’est un premier pas, mais je pense qu’il faut aller plus loin et mettre en place une structure indépendante comme au Québec pour mener une politique réellement efficace. »

> DELPHINE CHARDON

Paroles de médecins déprimés

Voici trois témoignages de praticiens québécois en souffrance, extraits de l’ouvrage intitulé « la Détresse des médecins : un appel au changement », publié aux Presses de l’Université Laval (www.pulaval.com).

• « Notre souffrance est relative par rapport à celle de nos patients. Eux, c’est leur vie qui est menacée, nous c’est une souffrance psychologique. C’est pour ça que l’on va se taire, on ne va pas se plaindre. »

• « C’est le super docteur qui est toujours en forme, qui voit 45patients, qui n’a pas le droit d’être malade. Moi, j’ai fait de la clinique sans rendez-vous, j’étais plus malade que la plupart de mes patients, mais ça tu ne l’avoues pas. »

• « Je me sens coupable de ne pas être à l’hôpital et, quand je suis là, je me sens coupable de ne pas être avec mes enfants. Combien de fois je me suis entendu dire : “Maman, tu viens toujours me chercher en dernier…” ».

Le CNG va faire un diagnostic

La gestion des carrières des médecins hospitaliers relève depuis peu du CNG, le Centre national de gestion, structure indépendante du ministère de la Santé dirigée par Danièle Toupillier. Détecter les médecins en souffrance et leur apporter de l’aide fait partie des missions du CNG, qui compte rapidement se mettre à l’oeuvre. Les conditions de travail, en particulier, seront passées au crible par le Comité consultatif national paritaire des praticiens hospitaliers. « Nous allons faire un diagnostic de la situation avec des statisticiens démographes, puis nous chercherons un traitement pour y faire face », explique Danièle Toupillier. « Etant entendu, précise-t-elle toutefois, que les évolutions statutaires ne dépendent pas du CNG, mais du ministère de la Santé. »

Les travaux à venir du CNG sont-ils la preuve que la médecine du travail ne remplit pas sa mission ? « Les PH ont des problématiques particulières. Beaucoup n’y recourent pas car ils ont besoin d’être pris en charge par une structure spécifique », répond diplomatiquement Danièle Toupillier. L’expérience du Québec est-elle transposable à la France ? Cela n’est pas exclu : « L’expérience québécoise est intéressante. Nous allons l’étudier de près pour voir quels enseignements en tirer au plan national », conclut la directrice du CNG. Le Quotidien du Médecin du : 08/11/2007

http://www.quotimed.com/journal/ind...

   

Les accidents du travail et les maladies professionnelles

La notion de risque professionnel est connue des employeurs depuis longtemps. Cette prise de conscience a permis de faire baisser la courbe des accidents du travail depuis une dizaine d’années. Selon la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) la fréquence des accidents du travail rapportée au nombre d’heures travaillées a baissé de 14% en une décennie….

lire la suite sur : http://www.orange.fr/bin/frame.cgi?...

   

Le patronat accusé de puiser dans les caisses de la médecine du travail

Dans la foulée de l’enquête sur les retraits suspects à l’UIMM, l’opacité du financement des organisations patronales a une nouvelle fois été mise en cause mercredi par une enquête de presse dénonçant des détournements de fonds à la médecine du travail.

Selon cette enquête menée par France Inter et le site Rue89, le patronat puiserait fréquemment dans les caisses des services de santé au travail pour financer ses activités : emplois fictifs, frais de fonctionnement voire l’achat de siège de comité territorial du Medef….

la suite sur : http://www.20minutes.fr/article/192...

   

Médecine du travail : l’autre caisse noire du Medef

Par David Servenay (Rue89)

Comment l’argent de la santé des salariés finance les comités locaux du patronat. Une enquête Rue89/France Inter.

C’est un autre scandale du financement occulte du patronat. Bien loin de l’énorme caisse noire de l’UIMM, un vaste système s’est déployé depuis des années, dans toute la France, pour faire vivre les comités locaux du Mouvement des Entreprises de France. Un petit secret de famille que tous les protagonistes de ce milieu connaissent bien, et qui permet de financer emplois fictifs, voyages somptueux, notes de frais et salaires de complaisance. Tout cela, grâce à la médecine du travail. Selon l’enquête conjointe de France Inter et Rue89, le patronat français puise allègrement dans les caisses d’un système censé s’occuper de la santé des salariés….

lire la suite : http://www.rue89.com/2007/11/07/med...

   

Les raisons de la colère

PANORAMA DU MEDECIN du 5 novembre 2007

Bruno Keller, rédacteur en chef

L´indignation que suscite, de la part de la Confédération des syndicats médicaux français, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale procède, certes, de la traditionnelle gesticulation syndicale. Il est, après tout, de bonne guerre de faire monter la pression durant les navettes parlementaires et de menacer les pouvoirs publics d´une fronde médicale. Mais les protestations de cette organisation – qui reflètent sans doute l´état d´esprit de très nombreux médecins libéraux – plongent leurs racines les plus profondes dans un sentiment de trahison. Lors de la campagne électorale, le discours de Nicolas Sarkozy à l´égard de la médecine de ville était tout miel. Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale l´est nettement moins. Qu´il s´agisse des mesures visant à pouvoir différer ou suspendre les revalorisations d´honoraires, des contrats individuels que les médecins pourront passer avec les caisses en court-circuitant les syndicats, de l´expérimentation de nouvelles formes de rémunération, de la volonté d´encadrer les dépassements d´honoraires ou de l´augmentation de l´Ondam qui semble en trompe-l´oeil, la Csmf a l´impression que le gouvernement lui prépare des lendemains qui déchantent. Et que l´on a essayé de lui faire prendre des vessies pour des lanternes.

L´exemple le plus frappant en est fourni par le discours sur l´augmentation de l´objectif national des dépenses d´assurance maladie pour les soins de ville. Hausse qui, ne cessait de clamer Roselyne Bachelot ces dernières semaines, serait de 3,2 % compte tenu de l´impact des franchises. Or, voici quelques jours, la même Roselyne Bachelot avouait que les 800 millions venant des franchises médicales seraient affectés, pour une large part, au secteur hospitalier. Ce qui revient à diminuer l´Ondam des soins de ville et à accréditer, chez les praticiens libéraux, l´idée que l´hôpital est épargné par la rigueur.

Que les mesures prises par le gouvernement soient justifiées ou non est une autre affaire. Que les médecins de ville aient été bien naïfs en croyant – ou en feignant de croire – qu´ils échapperaient à certaines mesures et que les assurés sociaux seraient les seuls mis à contribution est une cause entendue. Mais que les pouvoirs publics alimentent, par leur double discours et leurs promesses non tenues, les rancunes et les rancoeurs des syndicats qui ont accepté, jusqu´à présent, de faire fonctionner la convention médicale est un jeu dangereux. Le gouvernement risque fort d´y perdre son crédit dans la profession. Et d´y perdre aussi les partenaires qui lui restent dans le secteur de la médecine de ville.

   

Plfss : Les sénateurs censurent Bur, mais appuient le gouvernement

G.D.L et C.L.B

A quelques jours de l´examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale (Plfss) par les sénateurs, fixé pour le 13 novembre, la Commission des affaires sociales du Palais Bourbon s´est penchée sur le texte ce mercredi 7 novembre. Elle propose différents amendements à l´initiative de son rapporteur, Alain Vasselle. Assez peu nombreux par rapport à l´an passé pour la loi de Financement 2007, et bien moins nombreux que les amendements déposés à l´Assemblée nationale pour la première lecture du Plfss, qui se sont chiffrés à plusieurs centaines, ils suivent pour la plupart, les orientations fixées par la gouvernement. Ainsi, les sénateurs ne s´opposeront pas à la mise en place des franchises sur les actes paramédicaux, les boîtes de médicaments et les transports médicaux. Tout comme ils approuvent la mise en place de « stabilisateurs économiques », aboutissant à un gel des revalorisations tarifaires négociées si l´équilibre des comptes est menacé. Revalorisations qui, de plus, ne peuvent plus s´appliquer avant une période de six mois suivant la signature de l´accord.

Conduits par Nicolas About, le président de la Commission, les sénateurs ne sont pas non plus revenus sur l´article 33, remanié par un amendement gouvernemental rédigé au décours de la grève, concernant la démographie médicale et l´installation des jeunes confrères. Mais ils estiment que des mesures coercitives seront nécessaires dans les prochaines années si les mesures incitatives n´apportent pas les résultats attendus. « Pour moi, ce n´est pas un problème de démographie médicale, car les médecins sont très nombreux sur le territoire, mais cela réfère au temps médical, à la disponibilité du praticien », commentait Nicolas About. Les amendements de la Commission ont pour objectif « d´améliorer le temps médical », ajoutait-t-il.

En revanche, les membres de la Commission des affaires sociales ont supprimé les deux amendements du député UMP, Yves Bur, adoptés contre l´avis du gouvernement, imposant, d´une part, aux médecins en honoraires libres, d´exercer en honoraires conventionnés stricts pour une partie de leur activité, d´autre part, aux médecins qui ne télétransmettent pas de payer une taxe par feuille de soins en papier. Deux dispositions dont les détails devaient être réglés dans le cadre de la négociation conventionnelle.

Pour les nouveautés, les sénateurs vont présenter un amendement tendant à mettre en œuvre un statut de médecin salarié susceptible de favoriser l´installation des médecins, notamment celle des généralistes qui aujourd´hui hésitent à pratiquer l´exercice libéral. Ce médecin salarié pourrait être salarié par un autre médecin dans le cadre d´un exercice à temps partiel, ou par une structure. Selon le Sénat, l´Ordre national des médecins appuierait cette proposition.

Ensuite, pour faciliter l´accès aux soins sur l´ensemble du territoire, le Sénat souhaite promouvoir les maisons de santé, dans l´esprit du rapport rédigé par le sénateur Jean-Marc Juilhard. Un amendement précisera la définition de ces structures pluridisciplinaires, qui présentent le double avantage de répondre aux aspirations des professionnels de santé car elles favorisent une meilleure organisation du travail, et d´apporter une réponse aux demande de soins exprimées par la population, notamment en zones rurales.

Par ailleurs, le rapporteur Alain Vasselle présentera des amendements destinés à lutter contre les abus et les fraudes par l´extension du dispositif d´entente préalable pour les gros générateurs de dépenses, à tous les professionnels de santé ainsi qu´aux établissements de santé. L´objectif poursuivi est de contrôler les établissements qui auraient anormalement tarifé des prestations de chirurgie complètes pouvant être réalisées en chirurgie ambulatoire.

L´accompagnement de la mise en œuvre de la tarification à l´activité a également intéressé les sénateurs. Ils souhaitent la mise en œuvre d´une stratégie tarifaire pluriannuelle qui favorisera la convergence public privé en prévoyant d´adapter les tarifs avec un taux de progression inférieur pour les établissements public par rapport aux établissements privés. Ils sont également favorables à l´octroi aux établissements de santé, de moyens leur permettant une gestion active des ressources humaines.

En définitive, la Commission des Affaires sociales consolide les propositions du Plfss 2008, et avalise les projections du gouvernement. Elle constate, certes, la dégradation des comptes sociaux en 2007, mais parie sur l´amélioration de l´équilibre l´an prochain grâce à l´amélioration de la situation de la branche Famille et de la branche Accidents du travail-Maladies professionnelles.

Les sénateurs souhaitent en effet relever plusieurs défis majeurs : consolider l´amélioration des relations financières entre l´Etat et la sécurité sociale, traiter les déficits et les dettes cumulées qui s´élèveront pour l´ensemble des régimes à plus de 30 milliards d´euros fin 2007, et mener une réflexion approfondie sur les dépenses. Ils se prononcent pour la recherche d´une source de financement de la sécurité sociale, « pérenne et dynamique ». « Les universitaires et les économistes s´accordent pour considérer qu´il y aura toujours une dynamique des dépenses qui posera inéluctablement la question du financement de l´assurance maladie », exposait Nicolas About. Dans ce cadre, la commission propose des mesures en trois axes : ouvrir le débat sur le financement de la protection sociale, avec l´instauration d´une flat tax qui s´appliquerait à un taux de 2 % sur l´ensemble de l´assiette des niches sociales (tickets restaurants, indemnités de licenciement, etc.) et création d´une taxe nutritionnelle sur les boissons sucrées ; améliorer les contrôles et la lutte contre la fraude pour permettre une meilleure récupération des indus par la Cnam. ; enfin, renforcer l´autonomie de la sécurité sociale, ce qui passe par le refus de la non compensation des mesures d´exonération de charges sociales décidées par l´Etat.

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Le Leem recherche publie son livre blanc sur les sciences du vivant

P-Y P.

« La France ne joue plus un rôle à la hauteur de son histoire et de ses capacités », peut-on lire en introduction du livre blanc « Innovation Santé 2015, plaidoyer pour les sciences du vivant », publié hier par le Leem recherche qui regroupe acteurs de la recherche privée comme de la recherche publique (1). La France décroche en matière de recherche dans les sciences du vivant, alors qu´un « nouveau secteur économique à forte valeur ajoutée et peu délocalisable est d´ores et déjà en train de se créer dans d´autres pays. »

Notre pays possède néanmoins des atouts : recherche publique de haut niveau de renommée mondiale, recherche clinique structurée, infrastructures comme des banques de cellules et de tissus ou des centres d´investigation, sont en partie constitués. Mais tandis que les enjeux sont importants et que les citoyens les reconnaissent, les pouvoirs publics semblent ne pas en prendre conscience, alors que les sciences du vivant étaient officiellement considérées comme une priorité.

« Le budget de la recherche sert de variable d´ajustement », déplore le Livre blanc. Les dépenses publiques de recherche ont diminué de 1993 à 2002, passant de 1 % à 0,8 % du PIB, alors que la part du privé (1,2 % du PIB) n´a pas augmenté. Dans les deux cas, cet effort est nettement inférieur à ceux des autres pays les plus innovants. Par rapport à sa population active, la France produit deux fois moins de brevets que l´Allemagne. Certes « aucun seuil irréversible n´a été franchi », mais il est indispensable de pousser les feux. « Un effort ponctuel en faveur d´un acteur n´est pas suffisant.. », préviennent les rédacteurs du Livre blanc.

Dans son discours d´ouverture de l´assemblée générale des Entreprises du médicament (Leem), son président, Christian Lajoux, qui venait d´être également élu à la présidence du Leem recherche, a appelé à une accélération des partenariats public-privé. « Je demeure, en effet, fermement convaincu, a-t-il dit, que seule une dynamique de collaboration entre tous les acteurs de la recherche tant publique que privée, permettra à la France de compter parmi les grands pays des sciences du vivant et de la médecine. »

Pour le président du LEEM, la médecine de 2015 et la place de la France se jouent maintenant. Le livre blanc en présente les enjeux.

(1) Le Leem recherche est une association paritaire regroupant recherche publique et recherche privée. En sont membres l´ensemble des instituts de recherche (Inserm, Inra, CEA, Cnrs, Institut Curie, Institut Pasteur, Genopole), l´agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, les hôpitaux, les facultés de médecine et de pharmacie, le ministère de la Recherche et de l´enseignement supérieur et les entreprises du médicament.

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Pour le SML, la formation médicale continue n´est pas un désert…

Le syndicat des médecins libéraux regrette le retard apporté dans la publication des décrets relatifs à la FMC « ainsi que les hésitations conceptuelles sur le lien à établir entre formation continue et évaluation des pratiques professionnelles ». « Cette situation est d´autant plus regrettable qu´il s´agit d´un aspect important de l´évolution de l´exercice médical. »

Pourtant, selon le syndicat de Dinorino Cabrera, ce n´est pas pour autant le désert en matière de FMC. L´organisme de gestion conventionnel de la formation professionnelle conventionnelle et le fonds d´assurance formation des médecins « offrent aux médecins de larges possibilités de formation selon des orientations différentes mais complémentaires », estime le syndicat qui rappelle que la participation à ces formations seront « rétroactivement validante dès que le système sera en place ».

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La Cftc appuie la mise en œuvre effective du DMP

La Confédération française des travailleurs chrétiens (Cftc) réaffirme que le dossier médical personnel « doit constituer l´outil central de la coordination entre les professionnels de santé, de l´amélioration de la qualité des soins et apporter un nouveau souffle à la maîtrise médicalisée ».

Réagissant à la divulgation dans la presse des premiers éléments du rapport très sévère de l´Igas sur le DMP, la Cftc « initiateur et promoteur du DMP », estime que le retard accumulé depuis 2004 était « largement prévisible » car « la composition même des membres du GIP regroupait des intérêts trop antagonistes et contradictoires pour obtenir un résultat satisfaisant et à la hauteur des enjeux ».

Pour la Cftc, qui se dit prête à s´engager dans les futurs travaux, la réussite du DMP « ne sera gagnée qu´à la condition de placer le patient au cœur du projet ».

A lire aussi : Réquisitoire sans appel contre le DMP. Article paru le 31 octobre 2007-11-07

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Le comité technique des vaccinations officiellement installé

Le Dr Daniel Floret, pédiatre à l´hôpital Edouard Herriot de Lyon, vient d´être élu jusqu´en janvier 2010 à la présidence du comité technique des vaccinations, dont la mise en place a été officialisée fin octobre.

Cette instance d´expertise rattachée au Haut Conseil de la santé publique (Hcsp) est chargée d´assurer la veille scientifique sur les évolutions et les perspectives en matière de vaccins, d´élaborer la stratégie vaccinale nationale en fonction des données épidémiologiques, d´études bénéfice/risque et d´études médico-économiques et de proposer des adaptations en matière de recommandations et d´obligations vaccinales pour la mise à jour du calendrier vaccinal.

Le Dr Floret, chef du service Urgences et réanimation pédiatrique, expert au sein du groupe technique des anti-infectieux de l´Afssaps, a été membre de 2002 à 2007 de la section maladies transmissibles du Conseil supérieur d´hygiène publique de France (Cshpf).

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Aide médicale aux sans-papiers : lutte contre la fraude, hausse de 76,9% des crédits

PARIS, 6 nov 2007 (AFP) - Le gouvernement va lutter contre la fraude à l’aide médicale de l’Etat (AME, prise en charge sociale des étrangers sans-papiers malades), a indiqué mardi la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, alors que les crédits de l’AME vont augmenter de 77% en 2008.

Mme Bachelot a annoncé devant les députés "l’établissement courant 2008 d’un titre d’admission à l’AME non-photocopiable" et "comportant la photo de chacun des bénéficiaires", lors de l’examen des crédits en commission de la mission "solidarité" du budget 2008.

Pour le financement de l’AME, Mme Bachelot a ajouté que ses services étudiaient la possibilité "d’une participation des bénéficiaires aux dépenses de soins, soit sous une forme proportionnelle, ticket modérateur, soit sous une forme forfaitaire".

Par ailleurs, les médicaments des bénéficiaires de l’AME seront pris en charge à 100% à condition qu’il s’agisse de génériques, selon le projet de loi de finances 2008.

Instaurée par la loi en 1999, l’AME a bénéficié à quelque 190.000 personnes en 2006 (des étrangers sans-papiers et avec des faibles ressources en France depuis plus de trois mois), selon les estimations du gouvernement.

Les crédits de l’AME en 2008 connaissent une très forte augmentation par rapport à l’année précédente (+76,9%, de 233,48 millions d’euros à 413 millions d’euros).

http://www.survivreausida.net/a8071...

   

Etats généraux de la Santé : les régions aussi veulent avoir leur mot à dire !

Par Destination Santé

Cela s’appelle une piqûre de rappel… Alors que la ministre de la Santé Roselyne Bachelot-Narquin, vient juste d’annoncer la tenue prochaine d’Etats généraux de l’Organisation de la Santé (EGOS) -d’aucuns parleront de Grenelle…- le CISS monte au créneau. Ses représentants soulignent l’importance d’une large consultation régionale. Son slogan : des EGOS bien égaux….

lire la suite sur : http://fr.news.yahoo.com/dstsante/2...

   

Orange veut donner des couleurs à la Santé…

Par Destination Santé Destination Sante - Mardi 6 novembre,

L’isolement, voilà l’ennemi. Demain, l’exercice médical passera par des plateaux techniques élaborés, en ville comme à la campagne. Pour des praticiens isolés, la télématique sera un must, et l’hôpital aussi dépendra de la communication pour rompre l’isolement.

C’est vrai pour les malades comme pour leurs soignants. Il n’est donc pas surprenant qu’Orange France Télécom, opérateur « historique » de télécommunications, se lance à fond dans cette aventure. Au centre du dispositif, une société abritera toutes les applications « santé » du groupe, Orange Healthcare.

lire la suite sur : http://fr.news.yahoo.com/dstsante/2...

   


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