Espace Généraliste

Revue de presse du 08 Mars 2008

vendredi 7 mars 2008 par JOSEPH Didier

Demedica.com : Note2bib est coiffé sur le poteau !

à lire sur : http://www.atoute.org/n/article94.html

   

« Votre capital santé m’intéresse… »

à lire sur : http://www.monde-diplomatique.fr/20...

   

Les dépassements d’honoraires médicaux. L’égalité s’est perdue en route… Rapport de l’IGAS 2007

à lire sur : http://pharmacritique.blog.20minutes.fr/

   

Hormone de croissance : le découvreur du "prion" vole au secours de la défense

à lire sur : http://tempsreel.nouvelobs.com/depe...

   

La « souffrance » des médecins, un enjeu syndical

G.D.L

Le jeu syndical s´emballe sur la question du « burn-out », l´épuisement professionnel des médecins. Le syndicat des médecins libéraux (SML) accuse l´organisation syndicale MG-France de « récupérer le burn-out (…) au moment où elle entend reprendre des responsabilités dans la vie conventionnelle ». Alors que le Dr Martial Olivier-Koehret a annoncé jeudi le lancement d´un plan d´action pour une meilleure prise en charge de l´épuisement professionnel des généralistes, le SML appelle à la prudence dans « l´exploitation de ce problème ».

Le Dr Dinorino Cabrera voit deux conséquences négatives à ce « surmenage syndical », la première étant que « trop en parler peut créer une psychose ». Par ailleurs le SML s´interroge : « Comment attirer les jeunes médecins vers la médecine générale s´ils ne retiennent de l´exercice de cette spécialité que le risque de suicide pour cause de surmenage ? ». Pour le SML, il importe de prendre en charge « sérieusement » le burn-out des médecins, « plutôt que par des effets d´annonce contre-productifs ».

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FMC : la Csmf exige « la fin de l´incurie »

Gaëlle Desgrées du Loû

La patience de la Confédération des syndicats médicaux français (Csmf) a ses limites. Alors que le démarrage officiel de la formation médicale continue (FMC) obligatoire - déjà moult fois repoussé - était attendu pour l´été 2007, le décret d´application qui devait lancer la première obligation quinquennale de FMC et d´évaluation des pratiques professionnelles (EPP) « semble durablement compromis », regrette l´organisation syndicale. « Il est urgent de sortir ce dossier de l´ornière », clame vendredi la Csmf, qui demande à la ministre de la Santé de publier le dernier texte réglementaire indispensable à la mise en place du nouveau dispositif de FMC.

La généralisation du dispositif apparaît en fait menacée par la suppression des conseils régionaux de FMC (Crfmc), annoncée par Roselyne Bachelot en décembre dernier. La décision ministérielle, prise pour des raisons de « simplification », a en effet suscité la réserve de la commission juridique du Conseil d´Etat qui demande qu´une instance compétente de validation les remplacent. Les 24 structures régionales, adossées aux conseils régionaux de l´Ordre, avaient au départ pour mission de valider les cycles de FMC et de suivre les médecins qui n´y avaient pas répondu. En juillet, le président du Conseil national de la FMC, le Dr Bernard Ortolan, avait indiqué que les listes des douze membres composant chaque conseil régional avaient été arrêtées. Il a donc fallu faire machine arrière, depuis que Roselyne Bachelot a ordonné la suppression de cet échelon.

Tout en exigeant « l´ouverture immédiate de la période quinquennale de FMC et d´EPP », la Csmf en appelle à la ministre de la Santé pour « mettre fin à cette incurie législative et réglementaire ». Le syndicat rappelle par ailleurs que la Haute Autorité de Santé (HAS) et les trois conseils nationaux de FMC ont déjà donné l´agrément à plus de 300 organismes de FMC et d´EPP qui délivrent chaque jour des actions de formation. Et cela, « quels que soient les ajustements programmés sur ce dossier dans la prochaine réforme de l´organisation des soins », prévue à l´été 2008. « Les médecins, qui ont à cœur de se former régulièrement, ne sauraient attendre un an de plus une hypothétique réforme législative, dont on comprend mal la nécessité, et qui, en revanche, retarde la généralisation d´un dispositif sensé permettre au plus grand nombre de médecins (de pharmaciens et de chirurgiens-dentistes) d´actualiser leur connaissance, d´analyser leur pratique et donc d´améliorer la qualité des soins », souligne le syndicat du Dr Chassang.

C´est à un vrai serpent de mer que la profession s´attaque de nouveau. La loi de santé publique du 9 août 2004 a en effet confirmé l´obligation de formation continue (FMC) pour tous les médecins, libéraux, salariés et hospitaliers (ainsi que pour d´autres professionnels de santé), déjà prévue par la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé. L´objectif de la FMC vise à « l ´amélioration de la qualité des soins ». L´obligation de FMC et d´EPP (issue de la loi de réforme du 14 août 2004) est devenue quinquennale. Les textes précisent que les médecins peuvent remplir leurs obligations en participant à des actions de FMC dispensées par des organismes agréés par les Conseils Nationaux de FMC (Cnfmc) ou suivre des programmes d´évaluation des pratiques professionnelles dispensés par des organismes agréés par la Haute autorité de santé (HAS).

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Le Conseil national de l´urgence contesté par des urgentistes

G.D.L

L´association des médecins urgentistes de France (Amuf) vient de lancer une pétition pour demander la démission du Conseil national de l´urgence et de la permanence des soins. Le groupe de travail chargé de créer cette instance, dont la naissance a été annoncée « sans concertation » par la ministre de la Santé en février, est présidé par le Pr Pierre Coriat, chef de service d´anesthésie-réanimation à La Pitié-Salpétrière, également à la tête de la commission médicale d´établissement (CME) de l´Assistance publique-Hôpitaux de Paris. Le conseil est composé du Dr François Brauwn, secrétaire général de Samu de France, du Dr Patrick Goldstein, président de la Société française de médecine d´urgence et du Dr André Nazac, chef de service de gynécologie-obsétrique du centre hospitalier intercommunal André Grégoire à Montreuil (Seine-Saint-Denis), du Dr Bernard Pol, chirurgien libéral et directeur médical à l´hôpital Saint-Joseph à Marseille, et du Dr Joël Remond, neurochirurgien à la clinique du Tonkin (groupe Capio) à Villeurbanne (Rhône).

« Les urgentistes des 987 services d´urgences, des 103 Samu et des 432 Smur sont suffisamment sur le terrain et leurs représentants sociaux et scientifiques totalement impliqués dans les problématiques complexes des urgences, sans qu´il y ait nécessité de nommer à la tête de cette commission un professeur d´anesthésie-réanimation parisien », dénonce la pétition. « Depuis des années, nous avons été mis sous la tutelle des autres spécialités mais aujourd´hui nous demandons à ne plus dépendre d´eux », ajoutent les médecins urgentistes menés par l´Amuf.

Les 44 signataires (vendredi, en début d´après-midi) estiment par ailleurs que la lettre de mission de Roselyne Bachelot au Pr Coriat « laisse présager des retours en arrière » inacceptables. Dans son courrier, la ministre souligne en préambule que « la qualité de notre système de santé repose notamment sur la cohésion des professionnels et sur leur capacité à former une chaîne humaine et technique dans la prise en charge des personnes en souffrance physique et psychique ». Elle confie au futur Conseil national de l´urgence et de la permanence des soins la mission « d´analyser, d´évaluer et d´anticiper les évolutions indispensables à l´urgence et à la permanence des soins », en prenant en compte les différents travaux et rapports réalisés sur le sujet. Le Pr Pierre Coriat est censé remettre, d´ici fin avril prochain, des propositions sur la composition, les missions et le champ d´action du futur Conseil national de l´urgence et de la permanence des soins. La pétition lancée par l´Amuf réclame pour sa part sa démission.

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La CSMF lance un dossier médical pour les médecins

La Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) a annoncé qu’elle travaillait « depuis plusieurs mois déjà à la création d’un dossier médical professionnel (DM Pro) ». Cet outil, que le syndicat présentera « fin mars ou début avril », selon son président Michel Chassang, pourrait se concrétiser « dans un délai rapide » et être mis gratuitement à la disposition des médecins « dans une approche spécifiquement métier ». DM Pro permettrait à la fois la confidentialité des données patients et l’absence de double saisie pour les praticiens. Cette initiative, souligne la CSMF, « s’inscrit résolument dans une démarche complémentaire du futur DMP (dossier médical personnel) avec lequel une parfaite compatibilité sera garantie ». Le syndicat assure aussi que le DM Pro sera « compatible avec les principaux téléservices existants dans ce domaine, notamment l’historique des remboursements des caisses d’assurance-maladie ».

> A. B. http://www.quotimed.com/flashs/inde...

   

Actualités médicales et revue de presse du 29 février au 06 mars 2008

à écouter sur : http://www.univadis.fr/medical_and_...,,21335,yes

   

Fiche pratique

Santé et hygiène scolaire

à lire sur : http://www.vousnousils.fr/page.php?...

   

La consultation de prévention à 70 ans

à lire sur : http://www.jim.fr/fmc/mise_au_point...

   

Etre une femme, Rrom, et vivre en France…

à lire sur : http://www.destinationsante.com/fr_...

   

Les femmes « Roms » méritent des soins comme les autres

à lire sur : http://www.jim.fr/en_direct/pro_soc...

   

Subutex : le ras-le-bol des médecins alsaciens

Fraude Avant une demande de report par son avocat, un médecin strasbourgeois devait comparaître ce vendredi, devant le tribunal correctionnel pour répondre de complicité de trafic de substance vénéneuse (prescription abusive de Subutex) et d’escroquerie à la Sécurité sociale (actes fictifs de consultation). Hier, Espace Généraliste Alsace a organisé une conférence de presse réunissant médecins et pharmaciens sur le thème de la substitution. « Strasbourg est une ville frontalière, explique son président, Claude Bronner, et du trafic existe, c’est vrai. Avec l’Allemagne, qui a durci ses règles, et où il est donc devenu très difficile pour les toxicomanes de se faire substituer, et les pays de l’Est. Tous les jours, il est question du Subutex dans le journal, et c’est une ambiance déplorable pour les professionnels de santé qui prennent en charge des toxicomanes. Nous voulions donc faire entendre notre point de vue. Nous en avons assez que les médecins soient désignés comme seuls responsables, parce que ceux qui devaient exercer leur contrôle sur les usagers ne l’ont pas fait, même si cela a changé depuis un an. Nous aimerions que le contrôle médical fasse autre chose que d’envoyer des lettres aux toxicomanes fraudeurs ; qu’il les convoque, qu’il se coltine avec eux comme nous le faisons dans nos cabinets, et prenne les sanctions que le Code de la santé lui donne toute latitude de prendre. »

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Nouvelles pistes de réforme sur les IJ…

Un système confortable, mais trop coûteux. C’est ce qu’estime, concernant les IJ, un avis du Haut conseil pour l’avenir de l’assurance-maladie rendu mardi. Comme piste de réforme, le HCAM suggère donc de transférer la prise en charge des premières semaines d’arrêt de travail sur les employeurs. La Sécu se trouvant déchargée de ces IJ courtes, elle ferait des économies substantielles. Mais le HCAM propose aussi qu’en contrepartie les cotisations des employeurs baissent. Enfin, l’avis estime que ce changement de charge financière permettrait de responsabiliser davantage patrons et salariés.

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L’Unof vigilante

Les généralistes de la Csmf qui se sont réunis en assemblée générale samedi dernier sont vigilants sur les réformes à venir. Déterminés à voir appliquer le C à 23 euros dès juin : « Le budget de la Sécu comme la baisse des dépenses de santé permet cette hausse. De plus, l’avenant sur le C à 23 euros a été signé avant le vote du Plfss ». Selon le président de l’Unof, Michel Combier (photo) « on ne peut donc opposer aux médecins la période d’observation de six mois avant chaque revalorisation ». D’autant que le C revalorisé doit être le socle de la Ccam clinique. Attentifs, enfin, à la traduction conventionnelle des conclusions des Egos : « Les maisons de santé ne doivent pas faire une concurrence déloyale aux cabinets existants ». L’Unof voit aussi des risques dans « la solidarité intergénérationnelle » évoquée par la ministre. « Il n’est pas question d’imposer aux médecins installés dans les zones surdotées des contrats qui les obligeraient à exercer en plus ailleurs. » Même attention sur la « définition du premier recours » qui ne saurait être limitative. Résolument vigilants donc, mais aussi optimistes. « Que les opposants d’hier rejoignent aujourd’hui la convention est pour nous un hommage », plaisante Michel Combier.

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CONVENTION La Sécu cherche à rassembler à tout prix tous vos syndicats autour de la Convention. Un oecuménisme qui vise à ménager les uns et les autres, avant d’aborder les dossiers chauds de la Pds et de la régulation démographique. Las, cette stratégie s’est heurtée, la semaine dernière, à des bisbilles entre syndicats…

Pourquoi la Sécu drague les opposants

e grand retour des opposants dans le giron de la Convention est encore suspendu à un avis du Conseil d’Etat. Mais, politiquement, le principe en semble désormais quasi acquis. En effet, avant que ne s’achèvent les Egos, le souhait du gouvernement et de l’Uncam était bien de faire revenir tous les syndicats de libéraux autour de la table. La semaine dernière, la première réunion conventionnelle de l’année a ainsi pris un tour très politique en dépit d’un ordre du jour ultra-technique : la répartition des sièges dans les commissions paritaires médecins-Sécu. En décembre, l’avenant n°27 sur la Pds, signé par tous, avait servi d’amorce. MG France n’a jamais fait mystère de son souhait de revenir aux affaires, sensible aux appels du pied du gouvernement. « En signant l’avenant n°27, nous sommes devenus partenaires conventionnels de plein droit », affirme son président Martial Olivier-Koehret. Non sans une petite ambiguité, puisque MG France ne signe pas pour autant tout le texte de la Convention.

Tiraillements à la FMF

L’analyse ne pose pas de problème de principe à l’Uncam. En revanche, à la FMF, on est tiraillé. Entrée en réunion avec volonté affichée de ne rien signer, sa délégation a été surprise par la proposition inédite du directeur de l’Uncam. Frédéric Van Roekeghem a offert un siège aux généralistes de la FMF dans les commissions, bien que le syndicat ne soit juridiquement représentatif que pour les seuls spécialistes. Son allié, MG France, consent à l’arrangement jugeant la représentativité acquise de fait par le verdict des urnes. En revanche, le SML, qui perd des plumes dans cette recomposition, s’est braqué. D’où la sollicitation par l’Uncam d’un avis du Conseil d’Etat, verdict attendu d’ici une à deux semaines. Ce qui laisse le temps de recontres bilatérales visant à vaincre les dernières réticences de la FMF et à calmer la colère du SML. Finalement, seul Espace Généraliste reste encore à la porte. « La balle est dans le camp du gouvernement qui doit décider de qui est représentatif », note Claude Bronner. Le rapprochement des deux syndicats, pour l’heure, non représentatifs, pourrait ainsi se préciser dans les prochains mois. Pendant ce temps, la Csmf compte les points et regrette surtout le temps perdu. « Je me félicite que tous les syndicats adhèrent enfin à la Convention, soupire Michel Chassang. Mais cette controverse sur le nombre de sièges est tout simplement surréaliste. On est très loin des préoccupations des médecins et on perd du temps. »

Le directeur de l’Uncam avait, de son côté, peut-être cru la partie gagnée un peu trop vite. Par excès de confiance, Frédéric Van Roekeghem avait déjà glissé dans sa musette, la semaine dernière, quelques mises en bouche conventionnelles : un avenant sur l’injonction de soins, la prorogation des contrats de bon usage dans les zones franches urbaines, rurales et de montagne, la mise en place du fonds d’action conventionnel utile à la FCP et la création d’un comité technique paritaire permanent chargé de la simplification administrative.

Avant les sujets qui fâchent…

Il est vrai que ce n’est pas sur ces sujets que la Sécu cherche à rassembler. En revanche, à l’heure où la maîtrise médicalisée faiblit, l’appui de tous les syndicats est plus que jamais indispensable. Mais c’est surtout lorsqu’il s’agira de plancher sur les sujets qui fâchent, qu’il faudra réussir à engager toute la profession. Sur demande expresse du président de la République, encadrement des dépassements d’honoraires, permanence des soins et régulation démographique sont, en effet, à l’agenda conventionnel, sitôt les Egos achevés. « Il y aura certainement des efforts de responsabilité à faire de part et d’autre », reconnaît Martial Olivier-Koehret. Ce rassemblement de la profession autour de la Convention donne ainsi plus de poids aux médecins pour pousser certaines revendications, notamment le C à 23 euros, mais les obligera peut-être aussi à avaler quelques couleuvres.

MG France a accepté de céder un siège dans les commissions paritaires aux généralistes de la FMF. De gauche à droite, les présidents Martial Olivier-Koehret (MG France), Jean-Paul Hamon (FMF-G) et Jean-Claude Régi (FMF).

Véronique Hunsinger

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