Revue de presse du 06 octobre 2007
samedi 6 octobre 2007 par JOSEPH Didier
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Grève
Depuis cette semaine, avec l’entrée dans le mouvement de l’Isnar-IMG, c’est l’ensemble des jeunes futurs médecins qui sont en grève. Dans leur collimateur, la limitation de la liberté d’installation contenue dans un article du Plfss. Tous les syndicats seniors soutiennent, mais certains sont plus enclins à négocier que d’autres…
Touche pas à ma liberté d’installation !
Oui à la liberté d’installation, il ne s’agit pas d’imposer à quelqu’un d’aller là où il ne veut pas s’installer, oui, à la liberté de prescription, oui à la liberté de choisir son praticien", déclarait Roselyne Bachelot en début de semaine lors d’une visite des urgences au CHR de Lille.
La ministre revenait sur une des dispositions incluses dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (Plfss) qui demande aux partenaires conventionnels de "définir les outils pour réguler l’installation de nouveaux professionnels de santé dans les zones où ils sont déjà nombreux".
La fin du sacro-saint principe de la liberté d’installation des professions libérales ? C’est en tout cas ainsi que les syndicats d’internes et de jeunes médecins l’ont perçu. En effet, l’Isncca (chefs de cliniques assistants), le Snjmg (jeunes généralistes), l’Isnih (internes des hôpitaux) et l’Anemf ont entamé un mouvement de grève "illimité" à la fin de la semaine dernière. Et l’Isnar-IMG vient de les rejoindre lundi (voir ci-dessous).
Tous demandent pour l’instant la même chose : être reçu par Roselyne Bachelot, et le plus vite possible.
Du côté des syndicats de généralistes seniors – signataires de l’actuelle convention compris –, tous soutiennent le mouvement des jeunes. A la Csmf, Michel Combier (à gauche sur la photo) estime que "la négociation n’est pas à l’ordre du jour", alors que Michel Chassang (photo) fait du lobbying : "Nous luttons à côté des internes pour faire disparaître cette disposition au Parlement. Le Plfss lie le conventionnement à la démographie, c’est intolérable. Appliquer le principe d’un numerus clausus comme pour les infirmières, il y a peu, est inconcevable. " Avant que de rappeler que, pour l’heure, il ne s’agit encore que d’un projet de loi, "le texte n’ayant pas encore été voté".
Soutien unanime des syndicats
"La liberté d’installation, on ne peut pas la remettre en cause", analyse pour sa part, le Dr Dinorino Cabrera.
Mais le président du SML sait bien que, en l’occurrence, les différentes parties jouent avec les mots. Car, à l’arrivée, la possibilité de conventionner ou non les nouveaux médecins qui s’installent en fonction de la densité médicale locale, revient, peu ou prou, à la même chose.
"Le danger est grand, en effet, si on ne fait rien, de voir se mettre en place la fin de l’équation automatique installation = conventionnement automatique, c’est pourquoi la profession elle-même, dans son ensemble, l’Ordre, les Urml, mais aussi les caisses doivent se mettre autour de la table et faire oeuvre de propositions pour résoudre ces questions de démographie.
" Une prise de conscience d’autant plus nécessaire que l’avenant nƒ 20 de la convention, qui traite, en substance, des mesures incitatives chargées d’améliorer la répartition des médecins libéraux, prévoit déjà qu’au cas où ses effets se révéleraient insuffisants, les partenaires conventionnels pourraient "appliquer des mesures de régulation complémentaires, le cas échéant financières, notamment dans des zones médicalement très surdotées, aux médecins conventionnés qui s’installeraient dans ces zones". Mais, il est vrai, seulement après un bilan général réalisé dans le courant du premier trimestre 2009…
http://www.legeneraliste.fr/index.c...
JOSEPH Didier
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