Espace Généraliste

Revue de presse du 06 Mars 2008

jeudi 6 mars 2008 par JOSEPH Didier

Interview de Nicolas Herson Macarel fondateur de Note2bib, site de notation des médecins

à lire sur : http://www.atoute.org/n/article92.html

__degradeorange.png__

Les cliniques en veulent plus

Les responsables des établissements privés, mécontents des tarifs 2008, ont manifesté à Paris pour obtenir des ajustements et des financements supplémentaires. Mais, dans le même temps, les cliniques souhaitent pouvoir participer à la formation des futurs médecins et accueillir notamment des internes. Une idée qui fait son chemin, et qui pourrait être précisée dans la prochaine loi de modernisation de l’organisation de la santé. Les premières expérimentations devraient se dérouler dès cette année

[*L’hospitalisation privée entre revendications et prop ositions innovantes*]

Tarifs : les cliniques souhaitent des financements en sus

La Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) et le syndicat de cliniques Le-MCO ont manifesté mardi devant le ministère de la Santé pour réclamer plusieurs ajustements à leurs tarifs fixés pour 2008.

DES DIRIGEANTS de clinique privée ont fait le siège du ministère de la Santé, mardi en fin de journée, pour protester contre les tarifs que leur a fixés le gouvernement pour 2008 (« le Quotidien » du 29 février). Cette manifestation, organisée initialement à l’appel du syndicat de cliniques Le-MCO (médecine, chirurgie, obstétrique), avait été rejointe par la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP). Le-MCO et la FHP jugent trop chiches les taux de la campagne tarifaire 2008 qui ont été publiés fin février (à savoir + 0,5 % pour les tarifs MCO et + 1 % pour les tarifs en psychiatrie, soins de suite et de réadaptation). Néanmoins, « une partie reste encore négociable », affirme Philippe Burnel, délégué général de la FHP.

Les propositions des responsables de clinique privée au ministère sur cette part négociable tiennent en « six ou sept points » ; elles sont susceptibles, selon eux, d’apporter malgré tout un peu de « marge de manoeuvre » à leurs établissements afin de « maintenir leur équilibre économique » dans un environnement contraint. La FHP et Le-MCO estiment qu’il y a moyen de puiser des ressources supplémentaires pour les cliniques à partir du FMESP (fonds de modernisation des établissements de santé publics et privés) et de l’enveloppe MIGAC (missions d’intérêt général et aide à la contractualisation), en hausse de 6 % et destinée en quasi-totalité aux hôpitaux publics. Les deux organisations demandent au gouvernement de dégager ainsi « 100millions d’euros » en 2008, au titre de « l’enveloppe sociale » servant à revaloriser les salaires des personnels des cliniques. La FHP réclame en outre « le fléchage de crédits du FMESP pour amorcer la mise en oeuvre des engagements de la charte qualité » des cliniques psychiatriques.

Pour une équité de traitement avec le public. Par ailleurs, les établissements privés à but lucratif veulent obtenir « une équité de traitement des ressources dans le cadre du plan Hôpital 2012 », mais aussi de nouvelles facturations (« suppléments confort en hospitalisation de jour », télémonitorings foetaux…). La FHP suggère enfin des pistes d’économies au ministère de la Santé, à travers l’ouverture d’une négociation sur la révision des normes techniques de fonctionnement des établissements publics et privés.

Quant à l’enveloppe MIGAC, il serait temps d’« évaluer la distribution (aux hôpitaux publics) de 15milliards d’euros en trois ans », estime Olivier Toma, à la tête du syndicat Le-MCO.

Le président de la FHP Jean-Loup Durousset considère que les 1 250 cliniques et hôpitaux privés « méritent une écoute attentive » de la part du gouvernement, compte tenu de l’évolution de leurs tarifs et du « sacrifice de la convergence tarifaire en 2008 ». Or il constate le « peu de considération de la ministre », Roselyne Bachelot, qui n’avait pas prévu de recevoir mardi la FHP et Le-MCO et n’est pas venue non plus à la première journée thématique (JT) de la FHP autour de la maternité*.

Après de multiples fusions et fermetures, il reste aujourd’hui 160 à 170 maternités privées en France (dans lesquelles naît un enfant sur trois), mais aucune dans « 27départements », souligne la fédération patronale. Dans un contexte tarifaire difficile, la JT Maternité de la FHP lui a servi de vitrine pour promouvoir les innovations de certains établissements. A Limoges, la clinique des Emailleurs propose notamment un dépistage de la surdité chez le nouveau-né. Et cela « sans accompagnement financier », regrette Marc Wasilewski, directeur de la clinique et vice-président du syndicat Le-MCO. La clinique Monplaisir de Lyon a mis en place (par la signature d’une convention avec l’unité psychiatrique du secteur) une consultation de pédopsychiatrie à l’intention des bébés atteints de troubles alimentaires ou psychomoteurs entre 0 et 12 mois. Enfin, Olivier Toma souligne que les maternités privées sont à même de mener des « actions de développement durable en santé reposant sur trois piliers, économique, environnemental et sociétal », par exemple, grâce à l’usage de produits de nettoyage non chimiques, à la pratique de dépistages précoces (amblyopie) ou d’une activité de conseil aux parents.

< AGNÈS BOURGUIGNON

* La FHP organisera trois autres journées thématiques sur la gériatrie (9 avril), la chirurgie (27 juin) et l’éducation thérapeutique (16 septembre).

http://www.quotimed.com/journal/ind...

__degradeorange.png__

Quand les établissements proposent de participer à la formation des médecins

LES CLINIQUES demandent depuis des années de pouvoir accueillir des internes en formation. Des groupes tels que la Générale de Santé et Capio exercent un intense « lobbying » auprès du gouvernement pour pouvoir devenir terrains de stage. Devant la recrudescence du nombre d’étudiants en médecine et le manque de stages dans certaines disciplines et certains CHU, le gouvernement semble aujourd’hui disposé à accepter cette formation hors des murs du CHU sous certaines conditions. Le rapport Larcher sur les missions de l’hôpital public et privé devrait ouvrir de nouvelles perspectives dans ce domaine. Celles-ci pourraient s’inscrire dans la prochaine loi de modernisation de l’organisation de la santé. La Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) se montre optimiste.

Premiers tests en 2008. En dépit d’obstacles juridiques et de résistances des patrons de CHU, le projet avance à grands pas. La FHP est sortie satisfaite d’une récente réunion avec le bureau de la conférence des doyens.

« Nous avons l’espoir de voir un certain nombre d’expérimentations en 2008 pour une généralisation dès 2009 », assure Jean-Loup Durousset, président de la FHP. La FHP devait également aborder hier soir ce sujet lors d’une rencontre avec l’Intersyndicat national des internes des hôpitaux (ISNIH) et l’Intersyndicale nationale des chefs de cliniques assistants (ISNCCA). Des expérimentations devraient avoir lieu dans des cliniques privées de plusieurs régions de France à la prochaine rentrée universitaire. Longtemps opposés à cette perspective, les doyens montrent des signes d’ouverture depuis l’arrivée du Pr Christian Thuillez à la présidence de la conférence des doyens même s’il reste très prudent. « Il faut privilégier la formation dans les CHU et les CH de référence puisque c’est leur vocation », glisse-t-il. L’ouverture de stages dans des établissements privés pourrait être envisageable, selon lui, à condition qu’il n’y ait pas de formation équivalente accessible dans le public et qu’une convention soit signée, prévoyant une évaluation précise. Un agrément serait ainsi donné à un projet pour une durée déterminée. Les stages dans le privé permettraient d’enseigner des spécialités absentes de certains hôpitaux publics (chirurgie ambulatoire, de la main ou du genou, proctologie...). « Nous ne sommes pas bloqués mais nous restons vigilants. Il n’est pas question d’ouvrir larges les vannes sans surveillance », conclut le Pr Thuillez. En effet, les responsables de CHU ne voient pas tous d’un bon oeil le développement de ces stages et redoutent de perdre le « monopole » de formation des internes et de voir les établissements privés recruter les internes qu’ils ont formés.

Plusieurs obstacles ne sont cependant pas levés, concernantle problème de la responsabilité juridique de ces internes ou le financement de l’opération. « Les doyens ne sont pas tous d’accord », confiele responsable d’une clinique. « C’est un sujet sensible qui nécessite une certaine prudence, confie un doyen. Qui conventionne ? Selon quel cahier des charges ? Pour nous, doyens, la pédagogie doit rester centrale. »

> CHRISTOPHE GATTUSO

http://www.quotimed.com/journal/ind...

__degradeorange.png__

L’expérimentation de Rouen

La FÉDÉRATION DE l’hospitalistaion privée de Normandie et une association de cliniques de l’agglomération rouennaise ont invité internes et chefs de clinique de Rouen et d’hôpitaux périphériques de la région à une réunion la semaine dernière. Ils ont évoqué avec eux l’ouverture expérimentale de stages d’internat en cliniques privées à la rentrée prochaine. Une cinquantaine d’internes ont ainsi pu rencontrer des directeurs et des praticiens d’établissements privés.

Le Dr Bernard Vidal, président de la FHP Normandie, qui travaille depuis dix ans sur ce dossier, voit dans la future expérimentation une opportunité. « Dans toutes les cliniques, tous les praticiens sont habitués à l’enseignement, en tant qu’anciens chefs de clinique et sont prêts à consacrer 25% de leur temps aux étudiants. »

Le responsable des cliniques privées souligne que « tout le monde est aujourd’hui d’accord pour que nous accueillions des internes qui se destineraient à la médecine générale et qui voudraient se former aux urgences, à la gynécologie médicale, à l’hospitalisation à domicile... ». Le Dr Vidal concède toutefois rencontrer quelques obstacles pour la chirurgie. L’initiative ne serait pas bien acceptée par les patrons de CHU alors que « les étudiants veulent pouvoir apprendre à faire de la chirurgie courante, des appendicites, de la chirurgie du poignet dans les cliniques ».

Cahier des charges précis. Pour être candidats à l’accueil de stagiaires, les établissements devront envoyer un dossier à la Direction régionale de l’action sanitaire et sociale (DRASS) qui les étudiera avec le médecin coordonnateur universitaire de la discipline concernée. Les dossiers seront retenus s’ils respectent un cahier des charges précis. « Les doyens demandent que plusieurs internes soient formés dans un même établissement avec des professeurs qui prennent du temps pour les staffs, les réunions pluridisciplinaires... », indique le Dr Vidal. Les établissements sélectionnés devraient donc être de grandes structures.

Une cinquantaine de praticiens tuteurs se seraient déjà portés volontaires. Les médecins choisis devront signaler leur nouvelle activité à leur assureur et régleront une prime de responsabilité civile professionnelle « un peu plus élevée », assure Bernard Vidal. L’étudiant continuerait quant à lui à être rémunéré par le CHU « car c’est lui qui perçoit une allocation budgétaire pour ça ».

Une réunion qui a démystifié les cliniques. L’initiative de la FHP Normandie et des cliniques rouennaises a reçu un accueil très favorables des futurs médecins. « Nous y voyons la possibilité d’améliorer la formation, en complément du CHU », estime le Dr Jacques-Marie Adam, président des chefs de clinique de Rouen.

« Cette rencontre a permis de démystifier les cliniques et leurs conditions d’exercice, indique Mickaël Secco, vice-président des internes de Rouen. On nous présente souvent ces établissements comme voulant faire du profit, avec un travail à la chaîne, mais nous avons pu voir qu’il y avait une volonté de travailler en coordination entre les directeurs et les praticiens. » Mickaël Secco, secrétaire général de l’ISNIH, souligne que de nombreux internes veulent exercer en libéral et sont intéressés par la perspective de se former dans le privé. « Ils veulent pouvoir pratiquer certains actes de chirurgie ambulatoire difficiles à réaliser à l’hôpital, mais il faudra s’assurer que les internes ne seront pas là juste pour jouer le rôle d’aide opératoire », prévient-il.

L’intérêt des internes pour ces stages illustre, selon le responsable de l’ISNIH, la nécessité d’améliorer l’image de l’hôpital. « Le patron décide souvent à la dernière minute de la vie professionnelle de son interne. A bac + 12, c’est dur à vivre et l’hôpital paie son manque de considération pour ses internes, notamment pour ceux qui n’envisagent pas de faire une carrière hospitalière. » Mickaël Secco en veut pour preuve les résultats d’une récente enquête de l’ISNIH selon laquelle deux tiers des étudiants qui ont terminé l’externat veulent avoir une activité professionnelle à l’hôpital, alors qu’ils ne sont plus qu’un tiers à la sortie de l’internat. « Les CHU doivent saisir l’occasion de faire une nouvelle politique de ressources humaines et accepter d’être mis en concurrence », affirme l’interne en chirurgie.

> CH. G.

http://www.quotimed.com/journal/ind...

__degradeorange.png__

[*Pédagogie ministérielle de la réforme*]

Bachelot : pas de tarifs différenciés du C selon les régions

Invitée des Amphis de la santé, Roselyne Bachelot a mis en perspective les réformes en gestation concernant l’hôpital, l’accès aux soins et surtout les agences régionales de santé (ARS) qui suscitent des inquiétudes. Une large réunion de concertation est programmée en mai. La politique conventionnelle et tarifaire restera « nationale ».

A QUELQUES JOURS du premier tour des élections municipales, Roselyne Bachelot, lors d’une conférence des Amphis de la santé (1), s’est livrée a un exercice délicat : mettre en perspective les réformes structurelles dont elle a la charge (redéfinition du périmètre de l’hôpital public, renforcement de l’offre de premier recours, création des agences régionales de santé…) sans pouvoir en dévoiler le contenu puisque le projet de loi santé qui inscrira ces évolutions n’est pas attendu avant l’été.

Pour la ministre, les changements qui se profilent commandent de « changer de focale » et de repenser l’organisation et le pilotage du système de santé au plus près des besoins du terrain, à l’échelle de la région et même du « territoire ». « Nous devons renoncer aux modèles uniques, faire preuve de souplesse et de pragmatisme », résume Roselyne Bachelot.

Gérer mieux pour soigner mieux. Il convient de redessiner rapidement les contours de l’hôpital public. A la lumière de la mission confiée à Gérard Larcher, cet hôpital sera recentré sur son « coeur de métier », en particulier la « prise en charge des urgences vitales ». Des « milliers de lits MCO » ont vocation à être transformés en places d’accueil médico-social, ce qui nécessitera de « faire sauter les cloisons » entre les secteurs (les ARS auront la main pour accélérer ces transferts et cette recomposition hospitalière). Le défi du vieillissement exige surtout de rendre « plus fluides » le parcours des malades entre la ville, l’hôpital, et le médico-social, de développer les soins palliatifs, mais aussi l’hospitalisation à domicile, pour que « ces patients âgés gardent leurs repères ». « J’entends les craintes qui s’expriment, déclare Roselyne Bachelot, qui promet de ne pas ’’fermer’’ d’hôpitaux. Mais nous devons gérer mieux pour soigner mieux. » Nul doute que le débat très politique sur l’accès de chacun au système de santé (qui passe par la redéfinition de la notion de « proximité ») rebondira après les élections municipales. « Après le deuxième tour, j’y participerai activement », affirme Roselyne Bachelot.

Parallèlement, les conclusions générales des états généraux de l’organisation de la santé (EGOS), attendues le 9 avril, devraient apporter un éclairage utile sur les mesures opérationnelles concernant l’offre de premier recours et la répartition des libéraux de santé sur le territoire. Certaines sont connues : maisons de santé, cabinets secondaires, partage des tâches, simplification administrative. Mais aux Amphis de la santé, Roselyne Bachelot a mis en garde : pour lutter contre les déserts médicaux qui avancent, « les incitations sont pour nous une ardente obligation de réussite car 75% de nos compatriotes voudraient des mesures désincitatives ou même coercitives… ».

Péréquation. Les futures ARS suscitent de fortes inquiétudes au-delà du consensus sur le principe.

Se dirige-t-on vers une étatisation de fait ? Roselyne Bachelot a réfuté cette hypothèse et tenté de rassurer sur la méthode. Une « réunion d’information et de concertation » sur les ARS se tiendra en mai prochain, a-t-elle promis, assurant même que les marges de négociations seraient « larges ». « Il n’y a pas dans les cartons une réforme toute faite. »

Sans attendre, la ministre a dit sa volonté de confier aux ARS un périmètre d’intervention « large » (ville, hôpital, prévention, volet assurance-maladie du médico-social) mais aussi de vastes prérogatives : des « objectifs d’efficience » seront fixés aux responsables des ARS ; ces structures pourront passer des contrats avec les établissements et les professionnels ; elles devront réguler la démographie, renforcer les politiques de prévention et réorienter les ressources vers des priorités identifiées de chaque population. Un système de péréquation budgétaire devrait être instauré avec la possibilité de « majorer les enveloppes dans les régions où le système de santé est déficient » (à la lumière des indicateurs de morbidité, de mortalité, par exemple).

Aux médecins, Roselyne Bachelot a garanti que la politique conventionnelle, tarifaire et de remboursement resterait « nationale ». En clair, « il n’y aura pas de tarifs du C différents selon les régions ou de taux de remboursement différents ».

La ministre de la Santé a par ailleurs affiché sa volonté de dénicher de « nouvelles compétences managériales » pour diriger ces ARS aux pouvoirs étendus. Les candidats à ces postes prestigieux ne manqueront pas, notamment dans le vivier habituel de l’administration sanitaire. Mais « il y aura une profonde exogamie dans le recrutement », a prévenu Roselyne Bachelot. Une autre façon d’incarner la volonté de rupture de Nicolas Sarkozy.

> CYRILLE DUPUIS

(1) Cette manifestation est organisée conjointement par l’Association des cadres de l’industrie pharmaceutique (ACIP), ESSEC Santé et « le Quotidien du Médecin ».

http://www.quotimed.com/journal/ind...

__degradeorange.png__

CNIL et pharmacovigilance

à lire sur : http://www.droit-medical.net/spip.p...

__degradeorange.png__

Crainte grandissante à propos de la gestion de la permanence des soins

G.D.L

Certes, « la médecine générale a le vent en poupe ». Mais si l´Union nationale des omnipraticiens français (Unof), affiliée à la Csmf, relève avec bonheur les avancées pour les généralistes depuis la convention de 2005 - parcours de soins centré sur le médecin traitant, revalorisations tarifaires, rémunération complète de la permanence des soins, définition de la médecine générale – elle ne cache pas son inquiétude au sujet de la réorganisation de la permanence des soins.

Devant la presse mercredi, le Dr Michel Combier, président de l´Unof, a déploré « le bazar de la permanence des soins », alors qu´une diminution des secteurs de garde est imposée dans de nombreux départements en contrepartie de la rémunération du samedi après-midi et des jours de ponts, actée dans l´avenant n°27. Le courrier adressé aux préfets par Roselyne Bachelot le 8 février ( http://www.egora.fr/actualites/jour... ) leur fixe un objectif de 2 000 secteurs « à atteindre le plus rapidement possible » pour les dimanches, jours fériés, premières parties de nuit et samedis après-midi. Soit 500 secteurs de garde de moins qu´actuellement. « Cette circulaire entraîne de fortes tensions et crée des difficultés dans la moitié des départements », assure le Dr Combier. Il prend notamment pour exemple le département de l´Aveyron dans lequel 20 secteurs sont à supprimer, permettant d´atteindre 12 secteurs au lieu des 32 actuels. « Et cela, alors que la permanence des soins se passait très bien et que le département est grand et connaît des difficultés de circulation », souligne-t-il. L´incompréhension prévaut également concernant le département de la Gironde, qui doit passer de 56 à 52 secteurs alors que la gestion actuelle de la permanence des soins est « nickel ». Le président du syndicat de généralistes met en garde contre ces « messages négatifs » après une période plutôt florissante pour la spécialité. Il appelle les pouvoirs publics à redoubler de vigilance pour ne pas démobiliser les médecins impliqués depuis plusieurs années dans la permanence des soins.

Le syndicat des médecins libéraux (SML) a également fait part de ses craintes sur ce sujet et dénoncé la « diminution excessive et technocratique du nombre de secteurs de garde ». Le syndicat critique les incohérences du gouvernement et raille des mesures qui ne sont pas adaptées à la réalité du terrain. « Dans les zones rurales à habitat dispersé, le ratio de population par secteur ne peut pas être le même que dans les zones à forte densité. Il serait absurde économiquement que, pour contrebalancer la suppression des secteurs, il apparaisse nécessaire de créer des maisons médicales de garde qui ne pourraient fonctionner qu´à grands coups de subventions publiques », estime-t-il.

Une « lueur d´espoir » vient néanmoins d´apparaître. Le ministère a en effet annoncé la mise en place d´une commission nationale le 15 mars, au sein de laquelle les départements vont pouvoir faire connaître leurs difficultés de resectorisation.

http://www.egora.fr/commun/script/w...

__degradeorange.png__

Médecins « notés » sur Internet : les syndicats consternés

G.D.L

A l´annonce du lancement du site Note2bib, destiné à noter les médecins, le Syndicat des médecins libéraux (SML) préfère opter pour la dérision. Il propose que soit maintenant créé un « site d´évaluation des créateurs de site », après les sites d´évaluation des enseignants et des médecins. Le verdict est sans détour : pour le SML, cette annonce s´apparente tout simplement à un « coup de pub » de la part « d´entrepreneurs numériques en mal de notoriété ». Le site est, selon lui, « promis à un avenir tout aussi grandiose que celui imaginé par le même concepteur de notation des enseignants ». Le projet, conçu par les dirigeants de la société D&E Investments qui se prévalent du respect de l´éthique et de la déontologie, sera « éphémère ». C´est du moins ce que pronostique le syndicat du Dr Cabrera, pour qui « le fantasme de la notation populaire ne résistera pas – s´il voit le jour- à la réalité ». Le SML rappelle enfin que l´évaluation des compétences et des pratiques professionnelles obéit à d´autres procédures et d´autres critères.

Le Dr Michel Chassang, président de la Confédération des syndicats médicaux français (Csmf), n´a pas manqué non plus de monter au créneau. Avec vigueur, il s´insurge contre ce type de procédé « inspiré directement de la téléréalité » et souligne lui aussi que les médecins sont déjà soumis à des obligations d´évaluation et de formation continue. Il rappelle que seul le Conseil de l´Ordre est habilité à arbitrer les conflits qui pourraient subvenir entre les patients et leurs médecins. La Csmf dénonce « un certain manque de sérieux » et réaffirme que la santé est et doit rester « un sujet sérieux ».

http://www.egora.fr/commun/script/w...

__degradeorange.png__

Cliniques privées : exaspération et inquiétude

P-Y.P

Pour protester contre la faiblesse de l´augmentation des tarifs (0,5 %), le syndicat de cliniques MCO (médecine, chirurgie, obstétrique) et la Fédération de l´hospitalisation privée (FHP) ont formé trois délégations qui se sont rendues hier après-midi quasiment à l´improviste à l´Elysée, à Matignon et à la Caisse nationale d´assurance maladie, pour faire entendre leur « très vive inquiétude ». Si les représentants de l´hospitalisation ont trouvé porte close à Matignon, ils ont été reçus à l´Elysée par Emmanuelle Mignon, directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy, et Raphaël Radanne, conseiller technique, auprès de qui ils ont trouvé « une attitude très ouverte et une écoute attentive », selon les termes d´Olivier Toma, président du syndicat Le-MCO. De même, ils auraient trouvé à la Cnamts « une oreille attentive » de la part du directeur de l´offre de soins, Jean-Pierre Robelet, directeur de l´offre de soins et André Loubière-Tabardel, adjoint à la direction de l´hospitalisation. « Ils ont conscience que nos tarifs ne sont pas toujours au bon niveau, mais on sent qu´ils sont coincés politiquement », commente un des membres de la délégation reçue à la Cnamts, qui est ressorti de l´entretien avec l´impression de pouvoir participer à des études de coûts avec l´assurance maladie.

En revanche, l´entrevue dans la soirée au ministère de la Santé aurait été moins ouverte. Une délégation constituée de 10 personnes (5 pour la FHP, 5 pour le syndicat Le-MCO) et conduite par le président de la FHP, Jean-Loup Durousset, a été reçue par le directeur de cabinet adjoint de Roselyne Bachelot, Philippe Sauvage, par les conseillers techniquesYann Bubien et Etienne Deguelle, et par la directrice de la mission T2A Martine Aoustin, (tarification à l´activité). « Sur nos demandes principales, ils ont répondu à côté de la plaque », déplore Olivier Toma, président du syndicat Le-MCO. La Fédération de l´hospitalisation privée est un peu moins sévère que Le-MCO. Elle a constaté « une meilleure écoute et prise de conscience de la gravité de la situation ». Mais, selon elle, « les professionnels… restent très inquiets »

Le président du syndicat Le-MCO relativise l´augmentation intervenue en obstétrique, qualifiée « d´importante » par ses interlocuteurs. « Elle ne concerne que les seuls GHS (groupes homogènes de séjour) nouveaux nés, lesquels étaient très bas », commente-t-il. Il fait remarquer que, durant trois ans, les cliniques n´ont reçu « que 0,7 % » de l´enveloppe consacrée aux Migac (missions d´intérêt général et d´aide à la contractualisation) « que l´on dit ouverte à tous ». Aujourd´hui, l´hospitalisation privée demande de bénéficier de la moitié de l´augmentation de l´enveloppe dévolue à ces Migac (+ 6,12 %, soit 360 millions d´euros).

Les représentants de l´hospitalisation privée ont surtout mis en avant la promesse faite par Xavier Bertrand, du temps où il était ministre de la Santé, d´accorder aux cliniques une enveloppe de 70 à 100 millions d´euros pendant trois ans pour harmoniser les salaires des établissements privés avec ceux pratiqués dans le public. « Il s´agit d´un engagement d´un ministre en fonction et non d´une promesse de campagne électorale », souligne Olivier Toma qui réclame qu´il soit respecté. « Compte tenu de la faiblesse d´augmentation de nos tarifs, nous avons du mal à faire évoluer les salaires, précise Jean-Loup Durousset. Voilà trois ans que nous n´avons eu aucun accord avec les organisations syndicales. »

La grosse inquiétude porte sur les tarifs. « 70 % de nos groupes homogènes de séjour sont payés en dessous de nos coûts de production », soutient Olivier Toma qui fait remarquer que cela fragilise les petits établissements indépendants « qui n´ont d´autres solutions que de se vendre à des fonds d´investissements ».

Le-MCO demande « la fixation des tarifs sur la base du coût de production des actes de soins », « la création d´un indice santé » qui intègre annuellement l´évolution des charges, « l´ouverture de négociation… en présence des praticiens et de la Cnamt » sur la rémunération des actes effectués au sein des établissements, « la création d´une commission parlementaire de toute urgence » sur les critères d´éligibilité au plan 2012 et aux Migac, et « un point d´étape » sur le processus de convergence des tarifs entre les deux secteurs de l´hospitalisation, laquelle a été abandonnée, « alors que la convergence intra sectorielle en application depuis 2005 tire les établissements vers le bas ».

Quant à la fédération de l´hospitalisation privée, elle prévoit une « grande journée de mobilisation » pour le 10 avril.

http://www.egora.fr/commun/script/w...

__degradeorange.png__

Indemnisation des maîtres de stage : le Snemg salue la revalorisation

Le Syndicat national des enseignants de médecine générale (Snemg) se félicite de la revalorisation de l´indemnité des maîtres de stage, fixée à 600 euros par un arrêté du 4 mars (voir article associé). Pour autant, si l´augmentation de 12,5 % est « significative », le Snemg estime qu´un simple rattrapage aurait nécessité « plus du double » de l´augmentation proposée.

L´organisation représentative présidée par le Dr Vincent Renard rappelle qu´il s´agit ici de la première revalorisation financière accordée depuis la création en 1997 du stage de médecine générale ambulatoire de 3ème cycle. Elle fait valoir que cette augmentation doit s´intégrer dans le cadre d´un « plan global de revalorisation pour rendre attractive la difficile fonction d´ECA (Enseignants cliniciens ambulatoires) ». Ainsi, plaide le Snemg, ces enseignants devraient être reconnus comme des enseignants par l´université et leur formation devrait être financée. Des mesures d´autant plus nécessaires, selon le syndicat, que tous les externes sont appelés à effectuer un stage de deuxième cycle en médecine générale. Celui-ci est obligatoire depuis plusieurs années mais il n´a été que très peu appliqué, faute de financement. « Il s´agit maintenant de mettre en place un suivi cohérent et annuel des dispositions nécessaires à la formation des étudiants et des internes, qui nécessite une reconnaissance et une promotion de la fonction d´ECA », insiste le syndicat.

http://www.egora.fr/commun/script/w...

__degradeorange.png__

Informatisation des données de santé : le projet de dossier médical personnalisé (DMP) sera relancé

à lire sur : http://www.droit-technologie.org/ac...

__degradeorange.png__

Polémique autour d’un site internet qui prévoit d’évaluer des médecins

à lire sur : http://fr.news.yahoo.com/ap/2008030...

__degradeorange.png__

Note2bib.com : le site qui permettra de noter son médecin

à lire sur : http://www.lepoint.fr/actualites-so...

__degradeorange.png__

Encore inexistant, Not2bib crée déjà la polémique !

à lire sur : http://www.jim.fr/en_direct/pro_soc...

__degradeorange.png__

[*Un nouveau site Web 2.0 lancé le 15 mars*]

Les médecins notés sur Internet ?

Note2bib doit ouvrir le 15 mars. Objectif : faire évaluer les médecins par les patients. Une première en France, après la notation des professeurs (not2be), et encore une polémique en perspective.

ALORS QUE l’on annonce que le Grand Véfour a perdu sa 3e étoile et que le Petit Nice marseillais a gagné la sienne dans l’édition 2008 du guide Michelin, vous parvient un courriel d’un certain Pierre Chaulin, dont l’objet est « Et si l’on notait les médecins ? », vous invitant à vous rendre sur Note2bib. Une page d’accueil assez sibylline vous explique combien les citoyens attendent de leurs médecins « une qualité d’écoute, des explications précises et simplement formulées, une certaine disponibilité et par- dessus tout le respect de leur personne tant sur le plan moral que sur le plan physique ». Le site ouvrira le 15 mars, jour de la Sainte-Louise-de-Marillac, est-il précisé.

Renseignement pris, Pierre Chaulin n’existe pas. Ce prête-nom a servi à entretenir la rumeur (le « buzz ») sur Internet où l’annonce du site est en ligne depuis le 21 février. Ça commence bien. Derrière Note2bib se trouvent Jean-Claude Fargialla et Nicolas Herson-Macarel, cofondateurs il y a deux ans de la société D & E Investments, spécialisée dans les prestations de services Internet. D pour déontologie et E pour éthique, car ces deux-là, venus l’un du secteur bancaire et l’autre du transport aérien, ont des principes. Et s’emploient à « lutter contre le développement de nouvelles exclusions sociales et notamment au regard d’Internet ». Leur principale création est à l’heure actuelle le site de rencontres Sirius-Concept sous le signe du « respect des valeurs humaines ».

« L’idée de noter les médecins était dans nos cartons depuis quelques temps, explique au “Quotidien” Nicolas Herson-Macarel, et, avec la polémique déclenchée par not2be, nous avons pensé le moment propice. La trentaine de réactions reçues nous encourage dans cette initiative. » En fait, il n’est pas question d’attribuer des notes aux médecins (mais plutôt de choisir dans une échelle de valeurs) ni d’évaluer leurs capacités techniques, précise-t-il.

Le site gratuit (il pourra y avoir de la publicité mais « sélectionnée ») va offrir à l’internaute la possibilité d’évaluer les professionnels de santé (infirmière, kiné, dentistes, etc. sont également concernés) sur certains critères comme les qualités d’accueil, le respect des horaires de rendez-vous, la qualité de l’écoute, la chaleur humaine, etc. Rien sur les traitements et les diagnostics. Un seuil de plusieurs avis (cinq ?) sera nécessaire avant que la notation d’un médecin puisse figurer en ligne avec les commentaires. Il y aura donc une modération.

Les médecins pourront envoyer une fiche technique les concernant (puisqu’il y aura un moteur de recherche) et auront un droit de réponse.

L’internaute devra se loguer (le site conservant les adresses IP). Mais, si Pierre Chaulin intervient, qui ira le débusquer (voir les réactions des médecins) ?

Et la protection des données personnelles ? « On ne craint pas trop les procédures, dit-on chez D & E Investments, on s’entourera de toutes les protections. » Il n’empêche que la décision du juge des référés concernant le site not2be.com n’augure pas bien du développement des sites de notation en France. La cinquantaine d’enseignants et le syndicat SNES-FSU qui s’étaient portés partie civile ont obtenu lundi la suppression de toutes les données nominatives sur le site. Lequel a toutefois fait appel.

Et la CNIL, qui doit donner son avis le 6 mars sur la même affaire, après avoir été saisie de 17 plaintes, a rappelé au « Quotidien » un des principes de la protection des données personnelles : « On ne peut inscrire le nom d’une personne sur un site sans l’avoir informée au préalable. » Ce qui rend la gestion de tels sites assez compliquée… et beaucoup moins attrayante pour le public.

Averti du projet Note2bib, le Conseil national de l’Ordre des médecins a préféré s’abstenir de tout commentaire. Inutile de faire davantage de publicité au site : « C’est aux personnes qui iront sur ce site de prendre leurs responsabilités. »

> MARIE-FRANÇOISE DE PANGE

[(Déjà, les Anglo-Saxons

Les Anglo-Saxons ont déjà une certaine pratique de la notation de médecins. « Le DrHoertz est un grand médecin. Il est très savant et plein de bon sens. J’espère que vous en serez content. »« Le DrCampofire soigne très bien (comme toute son équipe.) Elle est très compétente et amicale. Je vous la recommande chaudement. » Ce sont les notes décernées le 3 mars sur RateMDs.com, un site ouvert en 2004 outre-Atlantique. Des Etats-Unis, il s’est propagé au Canada, en Grande-Bretagne et en Australie et Nouvelle-Zélande. Près de 130 000 médecins de ces différents pays y sont notés (plus de 450 000 notes en ligne).

Lancé en janvier 2007 par le cofondateur d’AOL, le site de santé communautaire Revolution Health propose, lui aussi, de noter médecins et services hospitaliers, sur le thème : on classe bien les restaurants et les hôtels...

Si la pratique est assez répandue, cela ne veut pas dire que tout se passe sans heurt. Au Canada, une fronde médicale s’est déclenchée ces derniers mois contre RateMDs. Notamment contre les messages anonymes dépréciant les médecins. Un médecin de famille de l’Ontario en a pris la tête en démontrant combien il était facile de piéger le système avec de fausses identités.)]

http://www.quotimed.com/journal/ind...

__degradeorange.png__

Modernisation de la santé

à lire sur : http://www.infirmiers.com/actu/deta...

__degradeorange.png__

La Réunion piquée par les TIC

à lire sur : http://www.i-med.fr/spip.php?article87

__degradeorange.png__

Prescriptions irrationnelles : des milliards gaspillés pour une qualité de soins moins bonne

à lire sur : http://pharmacritique.blog.20minute...

__degradeorange.png__

La médecine-commerce. L’argent des firmes crée conflits d’intérêts et irrationalité des soins. Constat d’UFC Que choisir

à lire sur : http://pharmacritique.blog.20minute...

__degradeorange.png__

Marketing, "médecins sous perfusion" financière, trou de la Sécu... UFC-Que choisir (suite)

à lire sur : http://pharmacritique.blog.20minute...

__ornement.png__


Accueil du site | Contact | Plan du site | | Statistiques | visites : 494489

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site Infos-Actualités  Suivre la vie du site Revue de Presse   ?    |    Les sites syndiqués OPML   ?

Site réalisé avec SPIP 2.1.2 + AHUNTSIC

Version Ipod

Creative Commons License