Revue de presse du 05 Juin 2008
jeudi 5 juin 2008 par JOSEPH Didier
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- MÉDECINS. Plusieurs associations (CISS, FNATH, Unaf) ont proposé,..., p1
- Le remplacé remplaçant entre en scène, p1
- « Tout ce qui facilite l’accès aux soins est une bonne mesure », p1
- Pékin a mis sa médecine d’urgence à niveau grâce à la France, p1
- L’Ordre et les syndicats de médecins s’unissent contre les appétits des financiers, p1
- La biologie Française entre pratiques médicales et fonds de pension, p1
- Les URML reprennent leurs marques, p1
- L’harmonie des contraires, p1
- Loi « santé » : Bachelot prend le pouls des acteurs, p1
- Echec de la convention sur l’accès des malades à l’emprunt, p1
- Les généralistes de l´Unof s´inquiètent des réformes à venir, p1
- Les Français font confiance au Samu et aux services d´urgence hospitaliers, p1
- Démantèlement d´un laboratoire de médicaments non autorisés, p1
- La Csmf veut rétablir la vérité sur les dépassements d´honoraires, p1
- Gardasil : le Pr Alvarez-Dardet dénonce les mensonges du lobbying et du marketing sur un vaccin à efficacité non démontrée, expérimenté directement sur la population, p1
- Bérikoïde, p1
- Vers une santé « marchandise » ?, p1
- Le "risque Xavier Bertrand", p1
- Les médecins en formation dénoncent leurs conditions de travail, p1
- Intégration des études infirmières dans le processus LMD, p1
- Troquer le stéthoscope pour la plume, p1
- Lettre de la commission santé des Verts, p1
- Hôpital de Carhaix. Une semaine brûlante, p1
- La consultation reste à 22 euros chez les généralistes !, p1
- Malgré l’attente, les Français font confiance aux urgences, p1
- On appelle le centre 15 dans tous les cas, p1
- Halluin décrète la mobilisation générale, p1
- Les étudiants des pays musulmans se tournent vers l’ Europe, p1
- Démantèlement d’un trafic de faux médicaments d’une ampleur inégalée en France, p1
- Réforme des études infirmières : que ceux qui ont compris lèvent le doigt !, p1
- Deux spots déclinent les qualités essentielles du pharmacien, p1
- Les malades bataillent toujours pour obtenir un crédit, p1
- Pas de nouveau cabinet médical avant 2010, p1
- "La santé polluée... la télé aussi !!!", par Denis Lebioda, p1
- Génériques, contrefaçon et chômage dans la pharmacie, p1
MÉDECINS. Plusieurs associations (CISS, FNATH, Unaf) ont proposé,...
à lire sur : http://www.lesechos.fr/info/sante/4...
L’Ordre veut modifier le code de déontologie
Le remplacé remplaçant entre en scène
L’article 65 du code de déontologie, qui précisait notamment que « le médecin remplacé doit cesser toute activité médicale libérale pendant la durée du remplacement », devrait être prochainement modifié pour introduire plus de souplesse dans le dispositif. Le médecin concerné pourrait exercer en libéral durant le remplacement, mais dans un autre lieu.
VOICI QUELQUES TEMPS, l’Ordre des médecins modifiait l’article 85 du code de déontologie relatif à l’exercice en cabinet secondaire. Ce type de pratique, jusque-là extrêmement encadré, était facilité par la nouvelle rédaction de l’article qui ne faisait par ailleurs plus référence à un « cabinet secondaire », mais à un « exercice en site distinct ». Dans la nouvelle version, cette pratique reste encadrée, mais exercer sur un site distinct de sa résidence professionnelle habituelle peut désormais notamment se faire, « lorsqu’il existe dans le secteur géographique considéré une carence ou une insuffisance de l’offre de soins préjudiciable aux besoins des patients ou à la permanence des soins ».
L’objectif étant évidemment de désenclaver les zones rurales déficitaires en offre de soins.
Aujourd’hui, dans la même logique, l’Ordre souhaite aller encore plus loin dans le toilettage du code de déontologie, et veut réécrire l’article 65, qui traite du remplacement. Plus précisément, l’Ordre souhaite modifier la dernière phrase de l’article 65 qui précise que « le médecin remplacé doit cesser toute activité médicale libérale pendant la durée du remplacement ». Un projet de modification qui avait d’ailleurs été acté par les ÉGOS (états généraux de l’offre de soins).
Les temps ont en effet changé. Si le médecin remplacé était à l’époque de la rédaction de cet article 65 interdit d’activité médicale libérale, c’était notamment dans le but d’interdire les travers de la « médecine foraine ».
Mais le problème n’est plus le même aujourd’hui et tous les moyens sont bons pour tenter de pallier les problèmes de la démographie médicale. L’idée est simple : si un médecin situé dans une agglomération n’a pas trop de problèmes pour se faire remplacer, il en va différemment dans les zones rurales où les praticiens qui y exercent encore peinent à trouver un remplaçant. Pour le Conseil de l’Ordre, en donnant à un médecin la possibilité d’exercer ailleurs pendant qu’il se fait remplacer, celui-ci pourrait profiter de cette possibilité pour aller consulter dans un cabinet secondaire pendant une journée ou plusieurs. Ou encore assurer une consultation dans un cabinet de groupe, ou dans une maison médicale implantée en zone sous-médicalisée qui pourrait ainsi fonctionner tous les jours avec des médecins qui se feraient remplacer dans leur propre cabinet. Ou enfin effectuer des vacations libérales dans un lieu mis à disposition par une collectivité territoriale, même si aucun médecin n’y exerce en tant que site principal.
Assouplir les conditions d’exercice. À l’Ordre national des médecins, le Dr François Stefani suit de près ce dossier de la modification de l’article 65 du code de déontologie, dont il a réécrit lui-même une première version, ensuite amendée en séance, comme à l’habitude, par les conseillers nationaux. Pour lui, « l’idée est d’assouplir les règles d’exercice. Beaucoup de médecins disposent d’un lieu habituel d’exercice et d’un ou plusieurs sites distincts en complément. Ces médecins assurent un service public de continuité des soins, il faut leur faciliter la tâche ». Selon le Dr Stefani, le principe général contenu dans la version actuelle de l’article 65 (ne pas exercer en libéral quand on se fait remplacer) serait maintenu, « car il faut que ce ne soit fait que dans l’intérêt de la population, mais des dérogations seront prévues ».
Le projet ordinal de réécriture a été envoyé au conseil d’État pour avis. Mais le chemin reste long avant que la mesure ne devienne effective.
Pas avant la fin de l’année. Au SML, le Dr Éric Henry est le « père » du concept de médecin volant. Que pense-t-il du projet ordinal ? « Ce n’est déjà pas mal », répond-il du tac au tac. Pour rendre son projet de médecin volant viable, Éric Henry demandait certes une modification de l’article 65 du code de déontologie, mais il demandait aussi que les médecins remplaçants et thésés puissent avoir leurs propres ordonnanciers et feuilles de soins, et qu’ils puissent disposer comme adresse professionnelle de celle de leur conseil départemental de l’Ordre de rattachement. Il estime donc que ce travail ordinal va dans la bonne direction, d’autant que, selon certaines indiscrétions dont il a pu bénéficier, les futures dérogations prévues à l’article 65 seraient nombreuses. Les conseils départementaux pourraient même, selon lui, être invités à faire preuve de souplesse dans l’interprétation du futur article.
Mais, à la CSMF, le ton est différent. Pour le Dr François-Charles Cuisigniez, président de la CSMF jeunes médecins, « cette modification de l’article65 est une mesure insuffisante et très frileuse. Il aurait fallu que l’article65 nouvelle mouture se contente de dire qu’un médecin remplacé peut continuer à exercer, un point c’est tout ».
Car, pour François-Charles Cuisigniez, ce n’est pas parce que les médecins auront la possibilité de continuer à pratiquer en libéral ailleurs que dans leur lieu habituel d’exercice qu’ils se précipiteront pour aller exercer en zones sous-dotées en offre de soins. « Quand un médecin se fait remplacer, ajoute-t-il, c’est soit qu’il a besoin de vacances, soit qu’il a envie de lever le pied, notamment pour ceux qui exercent encore dans ces zones sous-dotées. Il aurait fallu autoriser un médecin à continuer à exercer dans son propre cabinet en se faisant aider par un médecin remplaçant. »
Plus généralement, le Dr Cuisigniez remarque une certaine concomitance entre cette réécriture de l’article 65 et le projet de l’assurance-maladie de mise en place des contrats santé-solidarité. Ces projets de contrat engageraient chaque généraliste exerçant dans une zone surdotée en offre de soins à participer à la PDS, à prendre une activité à temps partiel dans une zone sous-dotée proche de leur domicile, ou encore à participer à un réseau de santé. « En réécrivant soudainement cet article65, alors que nous le demandons depuis des années, conclut-il, le CNOM permet à l’UNCAM de viabiliser son projet, drôle de hasard… »
Le Dr François Stefani, du Conseil de l’Ordre, balaie ces assertions d’un revers de la main : « Il n’est pas question de ça, mais il est de notre responsabilité de répondre au défi des carences médicales dans les zones sous-dotées. Nous souhaitons libéraliser le plus possible le code de déontologie, tout en garantissant des soins de qualité. » Selon lui, la modification de l’article 65 ne sera pas effective avant la fin de l’année.
> HENRI DE SAINT ROMAN
http://www.quotimed.com/journal/ind...
« Tout ce qui facilite l’accès aux soins est une bonne mesure »
Pour le Dr Pascal Gendry, à l’origine d’un projet de pôle de santé dans la Mayenne, la modification du code de déontologie pourrait permettre à un remplaçant de venir exercer dans cette structure, pendant que lui-même pourrait aller soigner ponctuellement des patients dans un cabinet périphérique ou à l’hôpital local.
LE QUOTIDIEN – Que pensez-vous de ce projet de réécriture de l’article 65 du code de déonotologie ?
Dr PASCAL GENDRY – Je dirai que tout ce qui facilite l’exercice des médecins et l’accès aux soins est forcément une bonne mesure. Je suis l’initiateur d’un projet de pôle de santé dans mon département. Il comprendra une maison de santé pluridisciplinaire adossée à un hôpital local, et plusieurs cabinets périphériques installés en zones déficitaires en offre de soins. Les jeunes médecins remplaçants seraient rassurés d’aller exercer dans un lieu où il y aurait des médecins regroupés, comme dans la maison de santé pluridisciplinaire, pendant que des médecins plus confirmés, et exerçant déjà dans cette maison de santé, iraient exercer durant le remplacement dans l’un des cabinets périphériques. Car les jeunes médecins effectuant un remplacement ne seraient pas très rassurés à l’idée d’aller exercer tout seul dans un endroit qu’ils ne connaissent pas, dans un cabinet isolé. Ils préfèrent être rassurés par la présence d’autres médecins confirmés. Chez nous, il y a un tel problème de sous-effectifs que toutes les forces vives sont les bienvenues.
Voyez-vous d’autres applications à ce projet ?
Oui. Je suis aussi président de l’association nationale des médecins généralistes exerçant à l’hôpital local. À cet égard, le projet de réécriture de l’article 65 pourrait être intéressant car ça pourrait permettre à un médecin de la maison de santé de prendre un remplaçant et d’aller pendant ce temps aider l’hôpital local à faire tourner la boutique. Cette mesure pourrait donc avoir également un impact sur le fonctionnement de ces hôpitaux locaux.
Vous semblez intéressé par ce projet...
Je dis pourquoi pas, car si c’est fait de façon pragmatique, si cela permet à la population de bénéficier d’un meilleur accès aux soins, et que cela organise mieux notre fonctionnement sur un territoire de santé, c’est très bien.
Je ne suis pas sûr que cela concerne énormément de médecins, mais si cela peut participer au déblocage de certaines situations, faisons-le.
> PROPOS RECUEILLIS PAR H. S. R.
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Dans 65 jours, l’ouverture des jeux Olympiques
Pékin a mis sa médecine d’urgence à niveau grâce à la France
Un grain de sable – diplomatique ? – aura empêché le SAMU de Paris d’organiser un exercice de formation à la médecine de catastrophe dans les rues de Pékin le mois dernier. Mais il ne s’agissait là que d’un maillon au sein du partenariat pluriannuel franco-chinois qui a permis à Pékin de mettre à niveau sa médecine d’urgence en prévision des Jeux. Les hôpitaux pékinois sont fin prêts pour faire face à l’immense défi des JO, estiment des médecins français qui ont participé à l’aventure.
C’EST L’ÉPIDÉMIE de sras, en 2003, qui a fait prendre conscience à la Chine des limites de son système sanitaire.
Les services d’urgences ont été submergés, des médecins et des infirmiers sont morts. Pékin a vu la preuve qu’il lui fallait faire des efforts pour affronter les JO et les risques associés d’attentat, de canicule ou d’écroulement de tribune. L’idée a germé d’un programme de coopération avec un autre pays. Au terme d’une prospection planétaire, Pékin a jeté son dévolu sur la France, qui a un SAMU proche du sien.
Et c’est ainsi que 300 médecins pékinois sont venus se former à la médecine d’urgence à Paris pendant trois années (« le Quotidien » du 30 juin 2006).
De retour en Chine, à charge pour eux de transmettre leur savoir aux équipes. Les travaux pratiques ont débuté pour certains d’entre eux, partis dans le Sichuan porter secours aux victimes du séisme.
L’un des médecins français qui a formé ces 300 Chinois à Paris mesure le chemin parcouru. « On a essayé d’élever le niveau de leurs prises en charge, raconte le Dr Claude Lapandry, directeur du SAMU 93. On leur a appris la régulation médicale, et on leur a apporté la culture des plans blanc et rouge. » Le programme devait s’achever par une simulation de catastrophe à Pékin même. Mais, au début du mois de mai, Pékin envoie un contre-ordre : l’exercice est reporté. Le Dr Lapandry se risque à une explication : « C’est le SAMU de Paris qui devait partir. Peut-être que la Chine a fait l’association avec la flamme et le dalaï-lama. » A l’ambassade de France à Pékin, la version officielle est tout autre. « La Chine a décidé de reporter cette session avant les événements du Tibet. Cela ne remet pas en cause la suite du programme franco-chinois », affirme Jean-Louis Durand-Drouin, conseiller aux affaires sociales à l’ambassade.
Le mécène du programme – Total – n’exclut pas une raison politique pour expliquer ce revirement. Mais la coopération se poursuit bel et bien, comme l’expose le conseiller médical de Total en Chine, le Dr Emmanuel Fière : « A la fin 2007, un nouvel accord a été signé entre les deux pays pour les trois prochaines années. Total va financer la création d’un centre de formation à la médecine d’urgence et de catastrophe à Pékin. »
En vérité, c’est l’ensemble de son système de santé que la Chine tente de réformer. Les dispensaires de quartier ont disparu. En l’absence complète de médecine de ville, 1,3 milliard de Chinois vont à l’hôpital. C’est un des axes de réforme : des médecins et des infirmiers sont actuellement formés pour intervenir en première ligne. Plusieurs pays collaborent avec la Chine, qui réfléchit aussi à la mise en place d’une sécurité sociale – au pays de l’alcool de riz, les soins, payants, ne sont pas accessibles aux pauvres.
C’est dans ce contexte de refonte globale du système sanitaire chinois que la France apporte son savoir-faire sur la médecine d’urgence. La Chine partait de loin en 2003. « Il n’y avait ni régulation, ni protocoles standardisés. Et une insuffisance au niveau de la formation : on pouvait trouver des médecins formés en trois, cinq ou sept ans », expose le Dr Emmanuel Fière. Des partenariats interhospitaliers ont été passés entre Pékin et les hôpitaux de Paris (AP-HP). Cinq Hôpitaux ont été désignés pour soigner les athlètes et les visiteurs durant les JO. « Les urgentistes chinois sont maintenant imprégnés de la culture médicale française. Ça devrait bien se passer », estime le Dr Lapandry. « La ville de Pékin est prête pour les JO », assure, de son côté, le Dr Fière.
> DELPHINE CHARDON
Est-ce le reflet de ce que pense la communauté française en Chine ? Jessica P., expatriée à Pékin depuis un an, assure en tout cas que les hôpitaux chinois n’ont pas bonne presse parmi les ressortissants français. Elle-même s’est vu conseiller par un médecin chinois de rentrer en France pour subir une petite intervention. Suivant le même conseil, un de ses collègues à l’Alliance française est rentré de toute urgence en France se faire opérer d’une hernie discale. « Même les cliniques internationales ne semblent guère recommandables, expose Jessica P. On entend dire que les Chinois n’ont pas de chirurgiens de très bonne qualité. »
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La santé, bientôt une marchandise ?
L’Ordre et les syndicats de médecins s’unissent contre les appétits des financiers
Les biologistes alertent les pouvoirs publics depuis plusieurs mois déjà (S. toubon/« le quotidien »)L’INITIATIVE EST sans précédent. Le président du Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM) et les responsables des quatre principaux syndicats de médecins libéraux (CSMF, SML, MG-France et FMF), assez rarement sur la même longueur d’onde, ont signé un communiqué commun (1) pour alerter le gouvernement et le Parlement sur l’urgence de « protéger le secteur de la santé des appétits des financiers ».
Ce front professionnel dénonce le « diktat » de la Commission européenne « exigeant de la France qu’elle laisse des capitaux, de toute nature, prendre la maîtrise des sociétés d’exercice (SEL) constituées entre professionnels de santé libéraux ». Pour ces organisations, la santé ne saurait devenir une « marchandise livrée aux spéculations financières avec processus de concentration et recherche de rentabilité immédiate », situation peu compatible, estiment-ils, avec le maintien des services de santé de proximité et de l’indépendance professionnelle.
Les laboratoires d’analyses en première ligne. Cette offensive ordinale et syndicale intervient alors que la Commission européenne (et de grands investisseurs financiers) accentuent la pression sur les autorités françaises pour qu’elles ouvrent sans aucune limitation le capital des SEL à des capitaux non professionnels, ce que ne permet pas aujourd’hui la réglementation française. Les laboratoires d’analyses de biologie médicale seraient concernés au premier chef et toutes les professions de santé libérales sont en alerte depuis quelques mois. Au point que, mi-avril, les Ordres nationaux des médecins, des pharmaciens, des chirurgiens-dentistes, des sages-femmes, et des masseurs-kinésithérapeutes avaient déjà procédé à une mise en garde contre le projet de la Commission européenne « qui comporte les dangers les plus graves pour la santé publique ». Les Ordres énuméraient plusieurs menaces : création de groupes dominants au poids démesuré, détournement d’une partie des ressources de l’assurance-maladie au profit d’investisseurs extérieurs (fonds de pension, fonds souverains…), ingérence de ces propriétaires dans l’organisation des soins, élimination des structures peu rentables (donc aggravation des inégalités d’accès aux soins) et disparition in fine de l’exercice libéral au profit du salariat.
Quant aux syndicats médicaux, ils s’exprimaient jusque-là en ordre dispersé sur le sujet ; mais ils ont jugé l’affaire suffisamment grave pour parler d’une seule voix avec l’Ordre afin de défendre la « spécificité » du secteur de la santé. Face au nouveau « forcing » de la Commission, tous soulignent que la réglementation française « n’est pas un obstacle à l’Europe de la santé » puisque les professionnels peuvent s’établir librement dans l’Union (équivalence des diplômes), participer à des actions de coopération transfrontalière et que les patients peuvent recevoir plus facilement qu’avant des soins remboursés par un système de protection sociale.
Face à l’offensive de la Commission européenne, la profession sera-t-elle entendue ? Interrogé par « le Quotidien », le Dr Michel Legmann, président du CNOM, juge la situation « très angoissante ». « Sur ce sujet fondamental, j’ai rencontré tout le monde mais je n’ai à ce jour aucune assurance tangible sur les intentions du gouvernement, explique-t-il. C’est le flou total. »
> CYRILLE DUPUIS
(1) Signataires : les Drs Michel Legmann (CNOM), Michel Chassang (CSMF), Dinorino Cabrera (SML), Martial Olivier-Koehret (MG-France) et Jean-Claude Régi (FMF).
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La biologie Française entre pratiques médicales et fonds de pension
Par Alain Coulomb (1)
LA REFONTE « en profondeur », pour reprendre la formule de Roselyne Bachelot de la loi de 1975 sur la biologie, est en discussion au travers de trois groupes de travail animés par le ministère de la Santé ; le gouvernement s’étant engagé dans cette voie pour ne pas affronter un contentieux auprès de la Cour européenne de justice.
D’où vient cette étrange impression d’une sorte de train en marche inexorable sans qu’on sache très bien qui le conduit ni où il va ? En clair, une réforme, pourquoi pas, mais quelle réforme et au profit de qui ?
Au départ – en mai 2006 avec le rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS), dit rapport Lalande –, le démarrage est lent mais critiques et propositions font leur chemin et un accord semblait pouvoir être trouvé, au moins avec une grande partie de la profession.
Qui pourrait en effet contester que doit être privilégié le respect de la qualité plutôt que celui, plus apparent que réel, des normes réglementaires en partie désuètes ?
De même, le sentiment qu’une justification médicale de la croissance des dépenses remboursées dans ce domaine s’imposait : la baisse tarifaire a bien eu lieu, une approche plus lente d’une réflexion sur la nomenclature débutait, des proposions sur les bonnes pratiques formulées par la profession étaient paradoxalement éludées par la CNAMTS.
Par ailleurs, quelques approches du schéma d’organisation favorisant les regroupements dans le respect de la transparence et de l’indépendance s’esquissaient.
Plus lentement, la tutelle s’organisait pour assurer son rôle stratégique.
L’exemple de l’hospitalisation privée. Sans doute tout cela manquait de rythme, d’unité et « d’orchestration ». Mais faut-il pour autant laisser aujourd’hui la pression des groupes d’investisseurs prévaloir dans des conditions pas nécessairement les meilleures du point de vue de la santé publique et, peut-être même, du point de vue de l’économie à moyen terme. L’exemple, souvent évoqué en l’occurrence, de l’hospitalisation privée est justement là pour nous démontrer que tout cela n’est pas sans danger.
Car au fond, qu’attend-on de ce qui pourrait être un bouleversement profond de la structure de la biologie telle que nous la connaissons aujourd’hui en France ? Plus exactement est-on assuré que l’amélioration de la qualité et la maîtrise des coûts seront au rendez-vous par le seul fait que le capital et donc la maîtrise professionnelle de « l’entreprise biologique » échapperait aux biologistes ?
La démarche qualité se développe dans l’un et l’autre des secteurs publics et privés. Un accord est intervenu tout récemment sur un référentiel et une méthode. Il faut incontestablement accélérer : tous les acteurs sont prêts à le faire. Les « groupes » actuels font-ils mieux et plus vite aujourd’hui que les « artisans » ? Rien ne le démontre.
Les coûts mériteraient d’être mieux justifiés médicalement ; la plus grande partie de la profession en est d’accord. Mais à qui fera-t-on croire que les acteurs non professionnels convoitent ce secteur pour en diminuer les coûts ?
Les comparaisons internationales mériteraient d’ailleurs d’être approfondies tant la répartition des tâches et donc la rémunération sont différentes d’un pays à l’autre.
Accueil personnalisé, maîtrise médicalisée, interprétation des résultats, dialogues patients, participation à des actions de prévention à la permanence des soins ou d’éducation pour la santé participent à renforcer le rôle de professionnels de santé du biologiste. Le considérer comme un fournisseur de service serait regrettablement réducteur.
Enfin, l’usager peut aujourd’hui trouver – et doit l’exiger – à proximité, partout sur le territoire national, un professionnel de santé engagé et responsable. Le trouvera-t-il dans une organisation de type « industriel » ?
En définitive, au nom de la libre concurrence, pourrait s’engager ici une forme d’exercice professionnel non seulement différent – après tout, pourquoi pas – mais dont l’effet ne serait pas l’efficience accrue dont personne ne conteste la nécessité, mais aussi une autre médecine moins humaine et moins globale dans la prise en charge, alors même que c’est cela qui est visé explicitement dans les autres réformes du système de soins, menées en parallèle.
(1) Ancien directeur de la Haute Autorité de santé.
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Relance du DMP
Les URML reprennent leurs marques
« DE L’ÉCHANGE AU PARTAGE de données informatisées : un enjeu pour les professionnels de santé. » Ce thème de réflexion (visant principalement les messageries sécurisées et le dossier médical personnel – DMP) vient de rassembler à Montpellier les représentants – présidents et responsables des commissions informatiques – de 17 unions régionales de médecins libéraux (URML), en compagnie notamment de Michel Gagneux, inspecteur général aux affaires sociales et pilote de la mission de relance du DMP.
« Une première », résume le Dr Dominique Jeulin-Flamme, présidente de l’URML de Languedoc-Roussillon et initiatrice de la rencontre qui se félicite que, « tous syndicats confondus », les médecins aient répondu en nombre à son invitation. L’idée, explique-t-elle, était double : « Nous voulions montrer que les unions sont capables de travailler ensemble et que nous pouvions discuter avec les institutionnels pour avancer. » Dans quelle direction ? A priori, les pistes tracées par Michel Gagneux dans son récent rapport (« le Quotidien » du 25 avril) conviennent plutôt aux URML. « Le DMP, il faut le construire pas à pas, en repartant des expériences du terrain ; il ne faut surtout pas croire qu’il pourra être livré clé en main et du jour au lendemain aux médecins », fait valoir le Dr Jeulin-Flamme.
Pionniers. Faut-il voir dans la rencontre de Montpellier la preuve de ce que les médecins libéraux croient encore au DMP ? « Les acteurs de terrain que nous avons réunis sont évidemment ceux qui sont mobilisés par ce chantier. Il est difficile d’en tirer une conclusion sur l’implication de tous les médecins, mais peut-être que la solution aujourd’hui n’est pas que 30000 médecins s’y mettent en même temps. Il faut des pionniers, que les URML accompagneront », estime la présidente de l’union du Languedoc-Roussillon. L’enthousiasme n’empêche pas les unions, échaudées par le précédent de 2006 – les premières expérimentations de DMP avaient été stoppées – de plaider la simplicité : avançons avec des outils fonctionnels, utiles, faciles, sans aller trop vite, en espérant faire ensuite tache d’huile parmi les professionnels, ont proposé les URML à Montpellier. Elles ont également dégagé leurs priorités : l’identifiant patient, les certificats hospitaliers, l’interopérabilité. Déterminées à devenir « force de proposition » sur les chantiers des messageries sécurisées et du DMP, les 17 unions ne vont pas en rester là. Elles devraient sans tarder se retrouver pour une deuxième rencontre en Rhône-Alpes.
> K. P.
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Le Pr Sadek Beloucif
L’harmonie des contraires
De son parcours, le discret Pr Sadek Beloucif ne livre que l’essentiel : ses années passées au Comité consultatif national d’éthique. « Pour être un bon docteur, il faut renforcer sa part d’humanité, aller au cinéma, lire des livres », estime-t-il. Associer la bienfaisance au respect de l’autonomie de la personne, voilà, selon lui, le défi que doivent relever aujourd’hui les praticiens.
Lorsque j’ai proposé au Pr Sadek Beloucif, anesthésiste-réanimateur à l’hôpital Avicenne de Bobigny (Seine-Saint-Denis), de le rencontrer pour écrire son portrait, son assentiment a été immédiatement suivi d’une question : pourquoi moi ? Il peut y avoir bien des raisons à présenter le parcours d’un médecin. Toutefois, à brûle-pourpoint, la seule réponse qui me vient est la curiosité. Une réponse, certes, un peu courte, mais légitime. N’est pas membre du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) qui veut (de 1999 à 2007). Et encore moins lorsqu’on est désigné par le président de la République pour représenter une des « principales familles philosophiques et spirituelles » (cinq membres sur les quarante du CCNE).
à quel courant de pensée Sadek Beloucif appartient-il donc ? « Je ne sais pas, tranche-t-il. Vous savez, dans l’esprit de la loi, il y aurait très bien pu y avoir cinq bouddhistes, au lieu d’un musulman, d’un juif, d’un catholique… Lorsque le conseiller du président (Jacques Chirac, à l’époque) m’a demandé si je me sentais représentatif des musulmans de France, je lui ai répondu que je n’en avais pas la moindre idée. L’islam que j’ai appris, c’est celui des familles, l’islam raisonnable de la majorité silencieuse de ce pays. Je ne suis pas là en tant que musulman ès qualités pour défendre tel ou tel point de vue. D’ailleurs, au CCNE, les discussions sur des points de théologie stricto sensu sont extrêmement rares. » Sadek Beloucif préfère évoquer le hasard tel que l’a défini Einstein : « Le hasard, c’est le nom que Dieu prend quand il tient à rester anonyme. »
« J’ai toujours rêvé d’être docteur ». Le choix de la médecine n’est, en revanche, pas un coup du sort. « Toute ma vie, j’ai rêvé d’être docteur : c’était un idéal logique pour aller vers du bien. » Sadek Beloucif est né en 1958, dans l’est de l’Algérie, à Bône, là où se trouve « un très beau cimetière qui regarde la mer. Les pieds-noirs disaient (Sadek Beloucif prend l’accent) : “Si tu vois le cimetière de Bône, l’envie de mourir, il te donne.” ». Mais sa mère, professeur d’anglais, et son père, sénateur et banquier, en décident autrement et partent pour la France en 1964, lorsqu’il a 6 ans. Fidèle à sa question « pourquoi m’avoir choisi comme sujet de portrait ? », Sadek Beloucif soutient avoir eu un parcours on-ne-peut-plus-standard. « Certains disent que les études de médecine sont bêtes, un peu comme apprendre “le Rouvière par coeur”. » Lui qui a poursuivi ses études médicales à Lariboisière - Saint-Louis a ressenti, au contraire, « beaucoup de bonheur ». Du classique. « J’ai lu avec délectation le dernier livre de Jean-Christophe Rufin (“Un léopard sur le garrot”, Gallimard, 2008). C’est top, s’exclame-t-il, et je m’y retrouve complètement. Il a une façon d’écrire la beauté de ses études, de ce processus du comment on devient médecin. »
Logique de précaution. Le choix de sa spécialité, anesthésiste-réanimateur, s’explique par son goût pour la sémiologie et la physiologie. Être au plus près du « pourquoi des choses ». Son privilège, dit-il, c’est d’avoir connu « la transition entre une médecine de pionniers et la médecine moderne ». « Les philosophes ont coutume de dire qu’il y a trois âges successifs dans la médecine. » Premier âge, le médecin est un sorcier, « un intermédiaire mystique entre les dieux et les hommes. Le médecin en tant que tel n’a pas de pouvoir thérapeutique. Ensuite, lorsque, comme dit Marcel Pagnol, “Monsieur Pasteur invente les microbes”, le médecin est de plus en plus puissant techniquement, et il va être désacralisé ». Le modèle hospitalier de l’Hôtel-Dieu cède la place à la forteresse contre la maladie façon institut Gustave-Roussy. « Le risque-fatalité est devenu un risque mesurable et objectivable. »
L’ETHIQUE COMME MOYEN D’ALLER VERS L’AUTRE
Les techniques de prévention font entrer dans le troisième âge vers une logique de précaution, analyse Sadek Beloucif. « Au bloc opératoire, je ne suis plus là au cas où il y aurait un arrêt cardiaque, je suis présent pour qu’il n’y en ait pas. Mon travail se trouve en amont pendant la consultation, où je vais développer des protocoles qui vont permettre de prendre en charge les patients de manière optimale. J’étais un technicien, je suis devenu un ingénieur de maintenance de centrale nucléaire. Ce troisième âge, c’est le développement d’une sorte de médecine hôpital-entreprise dont l’emblème pourrait être l’hôpital européen Georges-Pompidou. »
La succession ne s’arrête pas là. Pour le Pr Beloucif, les hommes vont maintenant être confrontés à l’ère de la catastrophe, « ce que Jean-Pierre Dupuy (philosophe des sciences) qualifie de catastrophisme éclairé ». Une ère qui fait du médecin un philosophe humaniste. « Malgré toutes les précautions et les préventions, San Francisco sera un jour rayée de la carte. L’épidémie de grippe aviaire va arriver dans 10 ou dans 100ans. Le but est de développer maintenant toutes les techniques pour faire face aux conséquences de cet irrémédiable. “Hope for the best, prepare for the worst”. »
Et mon portrait qui n’avance guère. J’essaye de le remettre sur les rails de son parcours. J’aperçois un voyage de deux ans et demi à Baltimore, à l’université Johns Hopkins, en 1989, où Sadek Beloucif fait de la clinique et de la recherche. Puis, inexorablement, je m’arrête, en 1999, à la station Comité national d’éthique. « Ça a démarré très fort avec l’avis sur la fin de vie. Le rapport n’a pas perdu de son acuité aujourd’hui. Nous avons eu une séance cathartique où nous avons découvert que les frontières n’étaient pas si étanches entre ceux qui défendent le droit sacré de la vie et ceux qui évoquent le droit de mourir dans la dignité. Nous nous sommes retrouvés face à une logique d’alliance thérapeutique. C’est ce que l’on peut lire dans le rapport sous le terme d’engagement solidaire » et que les médias ont résumé par exception d’euthanasie, voire euthanasie d’exception.
« Il y a une double perversion du message du comité », estime Sadek Beloucif. À qui la faute ? Aux passeurs d’informations ou à l’éthique trop rébarbative ? « Vous savez, au début, le précepte de la revue médicale était de dire : tout ce qui est simple est faux et tout ce qui est compliqué est inutilisable. C’est le rôle du médecin de pouvoir naviguer entre ces deux contraires-là. »
Sadek Beloucif remet la balle au centre. Par habitude éthique, il sait que l’affrontement binaire n’est pas pertinent et que ce qu’il faut rechercher, c’est la réconciliation des oppositions « qui ont chacune leurs raisons valides ». Du compromis, sans compromission. Selon lui, l’éthique est un moyen d’aller vers l’autre. « Pour être un bon docteur, il faut renforcer sa part d’humanité, aller au cinéma, lire des livres. Je dis souvent à mes externes que l’on ne peut pas être médecin si on n’a pas lu “Madame Bovary”. Je vous parie que, comme dans ce livre, la majorité des consultations médicales reposent sur quatre grands tabous : la mort, le sexe, l’argent et le pouvoir. » Le médecin, poursuit Sadek Beloucif, doit être conscient non pas de son pouvoir, mais, modestement, de sa responsabilité, « avec quelque chose qui associerait la bienfaisance à l’autonomie, que l’on pourrait appeler harmonie ». C’est un des quatre métiers de confiance – avec l’enseignant, l’homme de loi et l’homme de foi – dans lequel on ne peut pas être mauvais, juge-t-il.
Je me livre à un rapide calcul. Sadek Beloucif est médecin, sa mère était enseignante, son père, sénateur. Se pourrait-il que Rayan, son fils de 13 ans, se destine à une carrière spirituelle ? Le papa sourit. Non, Rayan préfère la profession d’ingénieur. « Il a envie de construire. En arabe, Rayan signifie celui qui est irrigué, nourri. J’essaye de jouer éthique avec lui, de lui apprendre ce vertige de la discussion. » Sadek Beloucif aimerait réussir le défi d’élever sans contraindre, d’être, avec son fils aussi, dans la bienfaisance, tout en respectant son autonomie. Voilà un de ses projets. Pour le reste, son credo est que « le bien ne fait pas de bruit et le bruit ne fait pas de bien ». Il assure ne pas ressentir de post-partum blues après les huit ans de labeur au CCNE et laisse la tâche à son successeur, le philosophe Ali Ben Makhlouf (université de Nice-Sophia-Antipolis), « pour qui j’ai le plus grand respect ». L’éthique chevillée au corps, il entend passer le relais en développant un certificat optionnel pour les externes afin « de leur mettre le pied à l’étrier sur ces grands problèmes » à la manière de Montaigne, en allumant des feux et non pas en remplissant des vases, souligne-t-il.
> STÉPHANIE HASENDAHL
Un groupe de réflexion du Conseil d’État sur la révision de la loi de bioéthique, présidé par l’ancien ministre de la Famille Philippe Bas, vient de démarrer ses travaux. Les membres de ce groupe, parmi lesquels Sadek Beloucif, sont chargés de répondre à cette épineuse question : « Comment la loi peut-elle assurer le progrès de la science et de la médecine, tout en garantissant que ce progrès respectera les principes éthiques fondamentaux qui constituent l’un des acquis les plus précieux de notre civilisation ? »
Le rapport devra être remis à François Fillon au début de l’année 2009. Au menu des enjeux : les activités d’assistance médicale à la procréation, la question de la gestation pour autrui, les dons d’organes et d’ovocytes, les tests de paternité et la recherche sur l’embryon.
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Loi « santé » : Bachelot prend le pouls des acteurs
Après avoir reçu fin mai les partenaires sociaux pour leur annoncer l’architecture du futur projet de loi « Santé, patients et territoires » (SPT), au Parlement à l’automne, Roselyne Bachelot a commencé des rencontres plus directes, dites « bilatérales », avec les principaux acteurs concernés. Objectif de cette phase préparatoire, qui durera jusqu’en septembre : mesurer précisément les attentes et les inquiétudes des uns et des autres dans le cadre de la réforme en préparation.
Première consultée, la Mutualité française, qui réunit la quasi-totalité des mutuelles santé, a longuement abordé avec la ministre la question des dépassements d’honoraires. « Nous sommes tombés d’accord pour dire que la situation actuelle ne peut perdurer », déclare au « Quotidien » le président Jean-Pierre Davant pour qui cet entretien s’est déroulé dans un « excellent climat ». Il a également plaidé pour l’instauration de nouveaux modes de rémunération en médecine de ville. « Je n’ai pas eu le sentiment d’un désaccord sur ce point ».
L’Association des maires de France (AMF) a également été consultée aujourd’hui (mercredi), en fin d’après-midi. Roselyne Bachelot a prévu de recevoir les représentants des praticiens hospitaliers, des médecins libéraux, des fédérations hospitalières et des patients.
> C. D.
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Echec de la convention sur l’accès des malades à l’emprunt
L’UFC-« Que Choisir » publie les résultats d’une enquête réalisée auprès de 624 agences bancaires et 50 dossiers de personnes directement concernées par la convention AERAS (S’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé). Des résultats « très décevants », affirme l’Union des consommateurs, qui dénonce l’échec de la voie conventionnelle et appelle à une mutualisation totale du risque.
LES RÉSULTATS de l’enquête, réalisée en novembre 2007, « sont très décevants : si le texte de la convention va beaucoup plus loin que les conventions précédentes, les engagements pris sont théoriques », affirme l’UFC-« Que Choisir ». L’information par les agences n’est pas assurée, sauf en matière de simulation de prêt. Les conseillers eux-mêmes la connaissent mal : dans moins de 4 % des cas, seulement, ils ont remis des documents sur la convention. « Toutes les personnes interrogées ont éprouvé de réelles difficultés pour trouver une assurance », souligne l’Union des consommateurs.
Les personnes concernées connaissent également mal la convention ou interprètent mal l’information qu’elles ont reçue : « Cette information est interprétée par beaucoup comme une garantie absolue à l’obtention du prêt demandé ». Une telle méconnaissance partagée par les demandeurs et les chargés de clientèle conduit souvent au non-respect de la confidentialité. La majorité des personnes de l’enquête ont informé leur interlocuteur de leur situation de santé. Le volet santé devrait être strictement réservé à l’assureur et ne devrait pas interférer dans la décision d’accorder ou non le prêt.
« Dans la plupart des cas, les personnes interrogées se sont vu opposer un refus », souligne l’enquête. Elles ont alors été mises dans l’obligation de trouver, par leurs propres moyens, une solution de rechange : délégation d’assurance ou apport de garanties alternatives. Dans quelques cas, l’assureur de la banque a fait une proposition mais toutes les personnes l’ont refusée en raison d’un coût exorbitant de 2 à 5 fois le tarif normal pour une couverture des risques souvent réduite. Dans la plupart des cas, les décisions des assureurs n’ont fait l’objet ni d’un courrier ni d’une explication, contrairement à ce que stipule le texte de la convention.
Effet pervers. A l’issue de ce parcours, les personnes, qui avaient souvent déjà signé un compromis de vente, se sont trouvées dans une situation d’urgence avec la nécessité de trouver une assurance dans les trois mois. Beaucoup ont pu, grâce aux associations de malades, obtenir une réponse positive d’une délégation d’assurance mais au prix d’une surprime élevée (2 à 3 fois plus qu’une personne non à risque), d’une exclusion de garanties. Enfin, le coût psychologique de la recherche d’assurance est lourd et l’épreuve « d’autant plus douloureuse que le temps qui s’est écoulé depuis la guérison est long ».
L’UFC-Que Choisir dénonce par ailleurs l’effet pervers du dispositif législatif qui crée une incitation pour les assureurs à forcer les consommateurs à mentir sur leur état de santé puis à refuser de couvrir le risque lorsqu’il se révèle tout en gardant les primes déjà versées. L’Union demande la modification de l’article L.113-8 du code de l’assurance.
> Dr LYDIA ARCHIMÈDE
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Les généralistes de l´Unof s´inquiètent des réformes à venir
C. L B
Face aux multiples rumeurs qui circulent concernant les dispositions ou les réformes actuellement dans les cartons du gouvernement ou des caisses, les généralistes de l´Unof (médecins de famille de la Confédération des syndicats médicaux français) sont inquiets. « On se demande s´il y a un pilote dans l´avion, s´il y a un plan de vol » s´est interrogé ce matin Michel Combier, le président de l´Unof. Question de pure forme puisqu´il pense que le plan de vol existe mais qu´on leur « cache bien » car il s´agirait ni plus ni moins de « mettre la médecine sous le boisseau avec un plan comptable permettant d´arriver à l´équilibre des comptes de la sécurité sociale en 2011 » comme vient de l´annoncer Eric Woerth, le ministre des Comptes.
Les rumeurs sur les dispositions actuellement « dans les tuyaux » vont en effet bon train. Ici, il est question de voir le C à 23 euros repoussé au printemps prochain, du fait du dérapage de l´objectif national des dépenses d´assurance maladie, là, d´une obligation de résultats pour les médecins qui auront à se former avec une EPP qui deviendrait « accréditive ». Sur le plan conventionnel, circulent des bruits de « mesures démographiques » dans les zones à sur densité, obligeant les généralistes qui y exercent, à effectuer, par contrat, des activités médicales dans les zones sous dotées comme la Permanence des soins, l´exercice en centres sociaux, ou des vacations. Sauf à subir une augmentation de leurs charges sociales. Il est encore question de contrats individuels pluriannuels proposés par les caisses, où l´intéressement à la réussite des objectifs serait calculé « à l´euro près ». Voire d´expérimentations de nouveaux modes de rémunération qui permettraient de financer les tâches transversales, comme la coordination des soins, proposées « à enveloppe constante », pour les praticiens exerçant en maisons médicales ou en exercice regroupé… « On se trouve chez Ubu mâtiné de Kafka », commentait Michel Combier. Pour lui, toutes ces dispositions ne serviront qu´à une chose : rebuter les jeunes et pousser à la retraite les généralistes de la soixantaine « qui ne veulent pas passer un examen pour avoir le droit d´exercer », ou subir dans les zones sur dotées, « un changement de règles du jeu très contraignant alors qu´ils ne sont en rien responsables de la situation ». Le président de l´Unof voudrait qu´on laisse les mesures incitatives de l´avenant 20 donner leurs fruits : « Le bonus de 20 % d´honoraires accordé aux médecins exerçant en zones difficiles a au moins permis de garder les médecins en place, ils n´ont pas décroché leur plaque. Il faut poursuivre cette politique »
Bref, les généralistes de l´Unof s´attendent à un été chaud sur le front des réformes. Avec un seul point positif : la résolution des problèmes liés à la sectorisation de la permanence des soins, grâce à l´action de la mission d´appui qui a trouvé des solutions là où l´organisation faisait défaut. Une mission d´appui que l´Unof voudrait voir travailler « de façon pérenne ». « Il faut garantir le volontariat, sinon il ne pourra pas y avoir de bonne organisation de la PDS, ajoutait-il, en avouant ses craintes que ce volontariat s´envole dans les zones sur dotées, lorsque les médecins auront à effectuer, comme le souhaitent le gouvernement et les caisses, des tâches médicales dans les zones sous dotées.
« Nous voulons le C à 23 euros au plus vite, et la mise en place d´objectifs de dépenses pluriannuels, qui nous permettront de lisser l´effet des stabilisateurs économiques reculant de six mois l´application d´un accord tarifaire approuvé », développait le président de l´Unof. Egalement inquiet de la future réforme des Agences régionales de santé (ARS), Michel Combier demande à ce qu´un cadre conventionnel national demeure, avec des adaptations régionales, « sinon, c´est l´explosion du contrat conventionnel, on retourne à avant 1971 et c´est aussi la perte de l´équité territoriale ». L´Unof veut aussi « une vraie analyse démographique » tenant compte de toute l´offre de soins, et pas uniquement de la médecine générale. « Les grands professeurs pourraient aller effectuer quelques vacations dans les hôpitaux périphériques. L´offre de soins est globale, n´est-ce pas ? »
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Les Français font confiance au Samu et aux services d´urgence hospitaliers
P-Y.P.
Neuf français sur dix (91 % exactement) font confiance au Samu et aux services d´urgence hospitaliers. Tel est le premier enseignement à tirer de l´enquête* TNS Sofres, « Les Français et l´accès aux soins non programmés », réalisée pour la Société française de médecine d´urgence à l´occasion de son deuxième congrès qui s´est ouvert aujourd´hui à Paris jusqu´à vendredi prochain. Tout au plus ce pourcentage est-il un peu moins élevé chez le quart des personnes qui ont eu recours aux structures d´urgence dans l´année précédent l´enquête que chez ceux (72 %) qui n´y ont pas eu recours : respectivement de 89 % et 94 %. Entre les uns et les autres, « les résultats sont homogènes sur la plupart des dimensions testées, commente la TNS Sofres… Globalement, l´expérience personnelle et récente des structures d´urgence ne dément pas l´opinion positive, au contraire, elle la confirme et sur certains points l´accroît légèrement.
Qu´il s´agisse de la qualité des soins et du diagnostic sur lesquels 80 % des personnes interrogées ont une bonne opinion, de l´égalité d´accès aux soins sur laquelle 77 % n´ont pas de doute majeur, de la disponibilité et de l´écoute du personnel médical sur lesquels 73 % ont une opinion positive, voire de la coordination entre les services d´accueil d´urgences et le médecin traitant qui recueille encore 61 % d´opinions favorables, les Français sont plutôt satisfaits. Seul bémol, le délai d´attente : 46 % expriment une opinion négative, contre 45 % qui en ont une bonne. Contrairement à ce que l´on pourrait penser, le taux d´avis favorables croit chez ceux qui ont eu affaire aux structures d´urgence : 52 % contre 42 % chez ceux qui n´y ont pas eu recours. Les craintes s´expriment plutôt a priori. « Le délai d´attente est toutefois une faiblesse », notent les auteurs de l´étude. Pour autant, lorsqu´on les interroge sur les améliorations à apporter au Samu-Centre 15, les enquêtés ne mettent le délai d´attente en deuxième position, loin derrière l´information du public sur le fonctionnement des services d´urgences et des permanences qu´il faudrait, pour 58 % d´entre eux, améliorer.
Le deuxième enseignement à tirer de cette enquête n´est pas moins intéressante. Il s´agit de la perception que les Français ont de l´urgence. Certes il existe un écart important entre l´urgence perçue et l´urgence réelle. Pourtant, « les Français semblent évaluer assez justement les situations qui justifient l´appel au Samu-Centre 15 », estiment les auteurs de l´enquête. Pour 93 %, l´appel au Samu-Centre 15 est la bonne solution « pour transporter une victime d´un infarctus du myocarde dans un service spécialisé » et pour 83 % « en cas d´intoxication pour savoir quels sont les gestes à faire ». A l´inverse, la demande de renseignement pour trouver une pharmacie de garde ou un spécialiste ne se justifie pas pour plus des trois quarts des personnes interrogées. Seule situation où les avis sont partagés, l´appel « pour obtenir des conseils en cas de fièvre persistante d´un enfant malgré un traitement » : 55 % optent pour appeler le Samu-Centre 15, 42 % jugent que c´est « une mauvaise solution ». « Plus qu´un accès aux soins, le Samu-Centre 15 répond, dans ce cas, à un besoin de réassurance », selon les commentaires de l´enquête.
« D´une manière générale, ces résultats témoignent d´une perception somme toute juste du rôle et de la mission des structures d´urgence », résument les analystes de l´enquête, tout en notant qu´entre discours et pratiques, « l´écart est probablement important ».
Enquête réalisée les 14 et 15 mai dernier auprès d´un échantillon de 1 000 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus et interrogées en face à face à leur domicile.
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Démantèlement d´un laboratoire de médicaments non autorisés
L´Office central de lutte contre les atteintes à l´environnement et à la santé publique a démantelé un laboratoire clandestin qui fabriquait des médicaments non autorisés pour lutter contre le cancer. Ces produits étaient proposés par une association, prônant des traitements fondés sur les travaux du Dr Jean Solomidès. En son temps, la recommandation de ces traitements s´était traduite par un procès.
Selon les déclarations au « Parisien Aujourd´hui en France » du directeur de l´inspection à l´Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, il s´agirait de produits « présentés à tort comme des traitements contre des maladies comme le cancer ou d´autres pathologies graves ». Des analyses chimiques vont avoir lieu pour déterminer la nature desdits médicaments.
Neuf personnes devaient être présentées aujourd´hui au juge d´instruction à Marseille.
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La Csmf veut rétablir la vérité sur les dépassements d´honoraires
La Confédération des syndicats médicaux français (Csmf), tient à dire sa vérité sur les dépassements d´honoraires. C´est l´assurance maladie qui a mis en place ce système, légal et conventionnel, explique la centrale dans un communiqué. Elle l´a fait pour faire face au « manque d´investissement » des caisses sur la valeur des actes médicaux. « Il manque actuellement 2 milliards d´euros aux caisses pour financer les honoraires à leur juste valeur », argumente la Confédération. Si cette somme était débloquée « ce problème n´existerait pas ! » Ensuite, poursuit la Centrale, les dépassements abusifs ne sont pas où on le croit : ils émanent « le plus souvent du secteur public, et plus précisément du secteur privé à l´hôpital ». Il faut ensuite des dispositifs « intelligents et applicables » pour assurer la transparence. D´accord sur cet objectif, la Csmf n´en considère pas moins que le seuil de 80 euros envisagé par le gouvernement pour la réalisation d´un devis est soit « trop bas », soit « inadapté » dans le cas d´une première consultation notamment. « Il faut revenir sur ce seuil pour en faire un dispositif intelligent et applicable », ajoute le syndicat. En tout état de cause, le secteur optionnel permettrait « d´avantager tous les acteurs dans la transparence », plaide la Csmf. « Puisque cette proposition fait l´unanimité, pourquoi fait-on trainer le dossier ? » s´interroge-t-elle.
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Gardasil : le Pr Alvarez-Dardet dénonce les mensonges du lobbying et du marketing sur un vaccin à efficacité non démontrée, expérimenté directement sur la population
à lire sur : http://pharmacritique.20minutes-blo...
Bérikoïde
Je ne sais pas trop si je vais réussir à vous mettre dans l’ambiance, sur celle-là. Moi-même, quand j’y repense, j’ai du mal à me remettre dans l’ambiance.
La première année de médecine, c’est un peu un truc de psychopathe. Un monde à part. Une petite bulle, entre la réalité-vraie et la folie-douce. Si on n’arrive pas à rentrer dans la bulle, on n’y arrivera pas. Et quand on sort de la bulle, on n’est plus exactement le même qu’avant d’y entrer.
à lire sur : http://www.jaddo.fr/2008/06/04/beri...
Vers une santé « marchandise » ?
Secteur d’avenir, le système de santé français suscite encore et toujours les appétits financiers, et la Commission Européenne donne raison aux investisseurs privés, tandis que l’ordre des médecins et les quatre principaux syndicats de praticiens se mobilisent pour éviter une « marchandisation » de la santé. Le point sur une situation explosive…
à lire sur : http://www.carevox.fr/article.php3 ?...
Comment profiter du "5e risque" pour détruire la Sécurité sociale...
Le "risque Xavier Bertrand"
PELLISSIER Jérôme
Il y avait les risques de Sécurité Sociale. Il y a maintenant le risque pour la Sécurité Sociale, autrement dit, le "risque Xavier Bertrand". Une étape de plus, celle du projet de "5e risque", de la destruction de la Sécu. Explications...
à lire sur : http://www.legrandsoir.info/spip.ph...
Les médecins en formation dénoncent leurs conditions de travail
à lire sur : http://www.7sur7.be/7s7/fr/1507/San...
Intégration des études infirmières dans le processus LMD
Écrit par Groupe Unité pour le LMD
Intégration des études infirmières dans le processus LMD (licence, master, doctorat)
à lire sur : http://www.coordination-nationale-i...
Troquer le stéthoscope pour la plume
La lettre publiée mercredi dans Le Droit.
Soixante-quatorze médecins de l’Outaouais unissent leur voix pour demander des améliorations dans le système de santé de la région. Dans une lettre ouverte publiée mercredi dans le quotidien Le Droit, des médecins issus de diverses spécialités disent avoir tous constaté les mêmes problèmes sur le terrain.
Selon eux, il y a un manque criant de ressources humaines et matérielles ainsi que d’espace physique et d’équipement médical dans la région.
http://www.radio-canada.ca/regions/...
Lettre de la commission santé des Verts
Edito : la tactique du rasoir Gillette à 2 lames
La stratégie gouvernementale fonctionne sans anicroche majeure. Roselyne Bachelot est à l’évidence beaucoup plus habile que sa marionnette des Guignols ne le laisse supposer. Petites touches par petites touches, elle tâte le terrain et, si çà ne réagit pas trop, elle avance doucement mais sûrement. Pour l’instant, tout se passe bien pour elle et le gouvernement. Pas de protestation, si ce n’est le collectif contre les franchises (auquel participent les Verts) qui dénonce le caractère injuste des franchises.
à lire sur : http://conseildeparis.lesverts.fr/a...
Hôpital de Carhaix. Une semaine brûlante
Juché sur un mur de la préfecture, à Quimper, Christian Troadec, canalise la colère des Centre-Bretons : « Carhaix sera Plogoff ! ». Le maire sait que la semaine sera longue et il a promis de monter la pression pour l’hôpital du Poher.
à lire sur : http://www.letelegramme.com/gratuit...
La consultation reste à 22 euros chez les généralistes !
à lire sur : http://www.buzz-actu.com/index.php ?...
Malgré l’attente, les Français font confiance aux urgences
Laure Pelé
à lire sur : http://www.leparisien.fr/home/info/...
On appelle le centre 15 dans tous les cas
à lire sur : http://www.leparisien.fr/home/info/...
Halluin décrète la mobilisation générale
Tout le monde a droit à la dioxine. Sous le vent de l’ancien incinérateur d’Halluin, les résultats de l’étude d’imprégnation des populations menée par l’Urmel (Union régionale des médecins libéraux) étaient particulièrement attendus, hier...
à lire sur : http://www.20minutes.fr/article/234...
Les étudiants des pays musulmans se tournent vers l’ Europe
Mathieu Perreault
Munich, Allemagne
Les étudiants de pays musulmans hésitent à fréquenter les universités américaines. Les visas sont plus difficiles à obtenir, alors que les obstacles et la discrimination aux douanes et ailleurs se multiplient.
à lire sur : http://www.cyberpresse.ca/article/2...
Démantèlement d’un trafic de faux médicaments d’une ampleur inégalée en France
Lyon, le mercredi 4 juin 2008 – Les plaintes ont commencé à émaner de toute la France et l’Agence française de sécurité sanitaire (AFSSA) a bientôt ajouté sa voix à ces inquiétudes. Ces signalements concernaient des médicaments, censément destinés à lutter contre le cancer ou différentes maladies graves, et dont les patients, trop crédules, découvraient bientôt qu’ils s’agissaient de faux produits non autorisés.
lire la suite sur : http://www.jim.fr/en_direct/pro_soc...
Réforme des études infirmières : que ceux qui ont compris lèvent le doigt !
Paris, le mercredi 4 juin 2008 – Certains esprits chagrins affirment que les failles de notre système universitaire résident dans l’absence de sélection. Qu’ils se rassurent, il existe bien une sélection à l’entrée de nos facultés : elle repose sur la compréhension de l’organisation des diplômes ! Il ne fait guère de doute que les étudiants qui auront réussi à saisir les subtiles différences entre les ECTS et les ECVET et qui ne confondront plus le processus de Bologne avec le programme européen Leonard Da Vinci auront toutes leurs chances de passer avec succès des examens autrement moins compliqués !
à lire sur : http://www.jim.fr/en_direct/pro_soc...
J-2 pour la campagne TV de valorisation de l’officine
Deux spots déclinent les qualités essentielles du pharmacien
« Au cœur de ma vie, ma pharmacie ». La campagne TV orchestrée par le Groupe PHR, l’UNPF, l’USPO et l’ANEPF va démarrer vendredi 6 juin. Deux films d’une durée de 15 secondes chacun montrent, sur le ton de la comédie, des clientes échanger sur les qualités d’une tierce personne qui s’avère au final être… leur pharmacien.
lire la suite sur : http://www.impactmedecine.fr/index....
Les malades bataillent toujours pour obtenir un crédit
à lire sur : http://www.lefigaro.fr/immobilier/2...
Pas de nouveau cabinet médical avant 2010
Le gel de l’ouverture de nouveaux cabinets médicaux en Suisse sera maintenu à titre transitoire pour contenir les coûts de la santé. La Chambre du peuple a accepté mercredi de prolonger ce moratoire jusqu’à fin 2009.
à lire sur : http://www.swissinfo.ch/fre/24_heur...
"La santé polluée... la télé aussi !!!", par Denis Lebioda
à lire sur : http://www.contaminations-chimiques...
Génériques, contrefaçon et chômage dans la pharmacie
à lire sur : http://www.naturavox.fr/article.php...
JOSEPH Didier
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