Revue de presse du 05 Décembre 08
vendredi 5 décembre 2008 par JOSEPH Didier
- Formation médicale continue
- Seules les complémentaires
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- Décembre 2008 : activités (…)
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- Coalition contre le futur (…)
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Formation médicale continue
Dans un projet de rapport confidentiel que Le Quotidien s’est procuré, l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) propose au ministère de la Santé une simplification du dispositif de formation médicale continue obligatoire et d’évaluation des pratiques professionnelles. Elle suggère d’inscrire les médecins dans une démarche de développement professionnel continu - au sein duquel l’EPP aurait la priorité - et de mutualiser toutes ses sources de financements. Le pilotage du nouveau système serait assuré par un conseil national regroupant les représentants de la profession (Ordre, associations de formation, syndicats, sociétés savantes, collèges universitaires…) des pouvoirs publics, de l’Assurance-maladie et des patients. La Haute autorité de Santé (HAS), s’appuyant sur des fédérations de spécialités, serait chargée de définir les besoins de développement continu. L’Ordre des médecins aurait pour mission d’agréer les obligations.
Le sévère constat de l’IGAS
À QUOI RESSEMBLERA la formation médicale continue (FMC) obligatoire l’an prochain ? Le dispositif doit connaître une réforme de grande ampleur après l’adoption de la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) dont l’examen par le Parlement est programmé au début 2009. Il pourrait connaître de nouveaux bouleversements si le ministère de la Santé retient les propositions de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS). Le Quotidien s’est procuré une copie du projet de rapport que l’IGAS a consacré à la simplification du dispositif de FMC, d’EPP et de formation professionnelle conventionnelle (FPC). Il s’agit du 4e rapport de l’IGAS sur la FMC depuis 1993. Ce nouvel opus intervient deux ans et demi après un réquisitoire qui dénonçait des « conflits d’intérêts » dans la gestion du système de FMC, une articulation « floue » avec l’évaluation des pratiques professionnelles (EPP), l’absence de pilotage efficace, des données parcellaires sur les pratiques actuelles et les coûts de formation et les financements principaux « opaques » (Le Quotidien du 9 février 2006).
Après avoir auditionné à nouveau les principaux acteurs du milieu de la FMC, Gilles Duhamel et Pierre-Louis Bras ont dressé un état des lieux actualisé des dispositifs de FMC et d’EPP avant de faire leurs propositions de simplifications.
Des réalités de la formation continue lacunaires.
Le constat était déjà dressé par l’IGAS en 2006. Difficile de disposer d’informations exhaustives sur la FMC en France. « On dispose d’un certain nombre d’informations relatives aux organismes agréés ou financés par les dispositifs nationaux en place (CNFMC, FPC et FAF-PM) Malheureusement, ces informations ne sont pas homogènes selon les dispositifs. Elles se chevauchent en partie pour ce qui concerne CNFMC et FPC ». L’IGAS déplore ne pas avoir d’études plus fines « que pourrait réaliser la DHOS » afin de savoir ce que les médecins pensent de l’obligation de FMC et du barème, quelles sont leurs attentes (thèmes…)
Un dispositif trop « complexe ».
Le mot « complexe » est employé à de très nombreuses reprises pour évoquer le barème de la FMC, le dispositif d’évaluation ou le financement des deux démarches. Le dispositif d’EPP est difficilement lisible puisqu’il met au prise de multiples acteurs : HAS, URML, CME, médecins habilités et organismes agréés.
Surtout, l’IGAS estime que la HAS a donné une « orientation différente » à l’EPP de « l’évaluation sanctionnante » prévue par les textes de loi. « La Haute autorité insiste sur le fait que l’EPP n’est pas une évaluation sanctionnante mais une évaluation formative dans le but de créer une dynamique. [.] On peut penser que cette réorientation est opportune », jugent les inspecteurs.
Ainsi les modalités d’EPP reconnues par la HAS sont très diverses allant de l’action classique d’évaluation proposé par un organisme agréé aux groupes de pairs, aux réunions de staff, aux cas d’audits clinique individuels, aux accréditations pour les spécialités à risque, à l’utilisation des logiciels fournissant des aide-mémoire et un suivi d’indicateurs de routine…
Un financement hétéroclite
S’appuyant sur le rapport d’activité des CNFMC, l’IGAS souligne la multiplicité des sources de financement des organismes agréés. Sur les 48 millions d’euros déclarés par 138 organismes qui ont répondu à l’enquête des Conseils en 2007, 14 millions proviennent d’un financement conventionnel (OGC) et 1,27 million d’un financement du Fonds d’assurance formation de la profession médicale (FAF-PM). 52 organismes ont bénéficié de l’aide financière des industries de santé à hauteur de 5,4 millions d’euros. « La situation décrite peut susciter des interrogations souligne l’IGAS. La dépendance des praticiens à l’égard de l’industrie pour leur formation est-elle susceptible d’avoir une influence perverse sur leurs comportements ? »
L’IGAS note en revanche qu’il n’y a « pas de politique de financement organisé pour soutenir l’EPP mais des sources de financement multiples ». Actuellement les URML participent en financement les interventions des médecins habilités, des cercles de qualité (Bretagne) se constituent à l’initiative de l’URCAM et de l’URML. A l’hôpital public, « on peut penser que certaines pratiques d’EPP financées par le budget de l’établissement ».
Agréments et conflits d’intérêts
L’IGAS relève qu’il existe trois dispositifs d’agrément des organismes de formation (CNFMC, FPC et FAF-PM) avec leur propre procédure de reconnaissance sans qu’il existe « de différences essentielles dans les critères pris en compte par les trois dispositifs pour juger de la qualité pédagogique et scientifique des organismes, de leurs programmes et de leurs actions ». Elle observe qu’il est « difficile de se faire une opinion sur l’impact de la procédure d’agrément mise en œuvre par les CNFMC sur la qualité réelle des programmes de formation ».
Les rapporteurs soulignent qu’un certain nombre d’insuffisances ont fait l’objet de « simples observations » (objectifs de formation, évaluation de la qualité des programmes) sans « faire obstacle à la délivrance d’un agrément ». D’autres insuffisances sont également pointées du doigt comme les « garanties d’indépendance en matière de transparence des financements et de gestion des conflits d’intérêts ».
›CHRISTOPHE GATTUSO
http://www.quotimed.com/journal/ind…
Seules les complémentaires financeront le Fonds CMU
à lire sur : http://www.mutweb.fr/fnmf/AFIM.nsf/…
Numéro thématique - L’infection à VIH-sida en France Special issue - HIV and AIDS infection in France
à lire sur : http://www.invs.sante.fr/beh/2008/4…
Décembre 2008 : activités de fin d’année
à lire sur : http://www.conseil-constitutionnel….
Hospitalisation et prise en charge médico-sociale
La CNAM veut consolider ses propres établissements
Le conseil de la Caisse nationale d’assurance-maladie examine aujourd’hui un projet d’orientations stratégiques pour les établissements sanitaires et médico-sociaux gérés par la Sécu (réseau UGECAM).
QUAND l’assurance-maladie négocie, elle ne se positionne pas toujours du même côté de la barrière. En tant que financeur, la Caisse nationale d’assurance-maladie (CNAM) a entamé des discussions conventionnelles ardues avec les syndicats de médecins libéraux. En parallèle, elle s’apprête à négocier bientôt avec le gouvernement en portant cette fois une autre casquette, celle d’offreur de soins. Le régime général gère en effet 150 établissements sanitaires et médico-sociaux qui doivent faire l’objet d’une annexe à l’actuelle Convention d’objectifs et de gestion (COG) conclue avec l’État pour la période 2006-2009. Dans la COG signée en 2006, la CNAM et l’État avaient simplement convenu de conserver dans le giron de la Sécu ces structures gérées depuis 1999 par 13 UGECAM régionales (Unions pour la gestion des établissements des caisses de l’assurance-maladie). Les deux parties s’engageaient aussi à orienter la gestion de ces établissements « dans le sens d’une plus grande efficience », en attendant de fixer ensemble des objectifs spécifiques dans une annexe à la COG. Depuis, la CNAM a renforcé le pilotage national de son réseau d’établissements. En revanche, la conclusion d’un accord État/CNAM sur le devenir du groupe UGECAM a été sans cesse repoussée ; elle pourrait désormais intervenir au premier trimestre 2009.
Dans cette perspective, le conseil de la CNAM examine aujourd’hui un plan d’orientations stratégiques pour ses établissements, qui devrait lui servir de base de négociation avec l’État. Ce document met d’abord l’accent sur la place du groupe UGECAM en tant qu’« acteur majeur de l’offre de soins et de services du secteur privé non lucratif ». Le groupe UGECAM se présente notamment comme le « premier opérateur en France » dans le secteur de la réinsertion professionnelle des travailleurs handicapés.
Face au défi de l’application de la T2A (tarification à l’activité) aux soins de suite, les nouvelles orientations stratégiques consistent à « concentrer son action sur la prise en charge des patients les plus lourds, et/ou en difficulté sociale ». Le groupe UGECAM doit se restructurer « afin de le rendre financièrement équilibré, tout en l’adaptant aux besoins réels des patients » (intégration dans des réseaux et filières, optimisation des actifs immobiliers…). Surtout, la CNAM ne manque pas de revendications vis-à-vis de l’État au nom du groupe UGECAM : comme tout offreur de soins, elle plaide en faveur de tarifs et moyens plus élevés au regard des pathologies complexes prises en charge, et veut des financements via les plans Hôpitaux 2007 et 2012. Après avoir été autorisé en 2008 à recourir aux partenariats public privé, le réseau UGECAM veut se voir « accorder les mêmes souplesses de gestion que l’hôpital public ».
› AGNÈS BOURGUIGNON
Le Quotidien du Médecin du : 04/12/2008
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21% des remboursements de soins de ville découlent des prescriptions hospitalières
C.H.
Les médecins exerçant dans les établissements publics et les établissements privés participant au service public (Psph) sont à l´origine de 21% des prescriptions délivrées en ville (soit 8,3 milliards d´euros), révèle une étude inédite de l´Assurance maladie. Rédigées à l´issue d´un séjour à l´hôpital, lors d´une consultation externe ou dans un service d´urgence, ces prescriptions hospitalières émanent pour 45% des centres hospitaliers universitaires (CHU), dont 20% pour les trois CHU les plus importants (AP-HP, Hospices civils de Lyon, AP de Marseille).
Entre 2004 et 2007, ces prescriptions hospitalières ont augmenté plus vite que celles de l´ensemble des prescripteurs : +5,7% en moyenne annuelle contre +3,8%. « Elles expliquent une bonne partie de la croissance des dépenses de soins de ville, il y a donc un vrai partage de la responsabilité », a commenté jeudi Yvon Merlière, directeur adjoint de la stratégie, des études et des statistiques à la Cnam.
En 2007, les médecins hospitaliers ont été à l´origine de près d´un quart des prescriptions de médicaments (23%, y compris rétrocession). Les prescriptions hospitalières de pharmacie expliquent ainsi près de la moitié (46%) de la croissance des dépenses de médicaments, soit 2,1 points de croissance sur un totale de 4,6%. Le ratio est le même concernant les prescriptions hospitalières de transports. Au total, les médecins salariés de l´hospitalisation publique sont à l´origine de 1,1 point dans le taux d´évolution de 5% de l´enveloppe des soins de ville en 2007.
« Les médicaments prescrits à l´hôpital ne sont pas les mêmes qu´en ville, dans la mesure où les hospitaliers initient les traitements les plus innovants et les plus coûteux. Néanmoins, il est indispensable de développer des actions de maîtrise médicalisée à l´hôpital », a estimé Frédéric Van Roekeghem, directeur général de la Cnam.
Parmi ces actions, la Cnam entend inciter les médecins hospitaliers à prescrire des médicaments génériques. Elle souhaite l´élargissement du répertoire des génériques et contrer « les stratégies marketing à l´origine de déplacements de prescription à l´extérieur de ce répertoire, ce qui constitue un phénomène propre à la France », a indiqué son directeur général.
Mais la Caisse se heurte encore à son impossibilité d´identifier individuellement les prescripteurs hospitaliers.
http://www.egora.fr/commun/script/w…
Coalition contre le futur secteur optionnel
C. L B
Placées sous la surveillance du président de la République qui menace d´intervenir si elles n´aboutissent pas d´ici à la fin de l´année, les négociations pour la mise en place du nouveau secteur optionnel font des déçus. Ce matin, les dirigeants de six organisations syndicales* ont réuni la presse pour expliquer pourquoi « la copie est à refaire », selon les mots de Martial Olivier-Koehret, le président de MG France. « Les négociations en cours ne conviennent ni aux chirurgiens, ni aux anesthésistes ni aux gynécologues-obstétriciens », résumait le Dr Philippe Cuq, président de l´Union des chirurgiens de France (Ucdf). D´après son analyse, ni les spécificités de l´exercice en plateau technique, ni la nécessité de combler les retards tarifaires ne trouvent de réponses dans le schéma envisagé par les syndicats médicaux, l´assurance maladie et les organismes de protection complémentaire réunis dans l´Unocam. « Ce nouveau secteur va rendre encore plus complexe une situation à laquelle nos patients ne comprennent déjà rien », expliquait le Dr Cuq, en soulignant qu´il risquait de mettre à mal la « cohérence des équipes », puisque l´accès à ce secteur serait accordé sur titres, à des praticiens du secteur 1 ou 2. Et qu´enfin, il n´y avait dans les négociations en cours, « aucune garantie de la prise en charge des complémentaires ».
A l´issue de la dernière réunion sur le sujet, les négociateurs avaient arrêté un schéma où ce nouveau secteur serait ouvert, sur titre donc, aux médecins du secteur 1 et 2. Trente pour cent au moins des actes devront y être effectués en secteur 1 (CMU, actes d´urgence notamment), les dépassements remboursés par les organismes de protection complémentaire devant être inférieurs ou égaux à la moitié du tarif de l´acte pratiqué. En outre, l´Unocam exige que les praticiens optant pour ce secteur s´engagent sur le respect de critères de qualité « incontestables et définis par les autorités scientifiques, et les rendent tangibles pour les patients et leurs organismes complémentaires dans le respect du secret médical ». L´Unocam vient d´ailleurs d´inviter les syndicats à « faire leurs propositions d´indicateurs mesurés et évalués de bonnes pratiques professionnelles ». Elle pose en corollaire d´un éventuel accord, « des mesures conventionnelles de régulation du secteur 2 », pour accroître l´offre de soins en tarif opposable ou tarif encadré… Mesures inacceptables à bien des égards pour les coalisés.
« Nous sommes contre l´éviction des titulaires de CES, ce n´est pas ainsi que fonctionne une maternité, commentait le Dr Jean Marty, du Syngof et de l´Uccmsf. L´équipe, c´est capital, notre critère de qualité, c´est la sécurité des patientes », ajoutait-il en expliquant que ce schéma ne pouvait pas fonctionner, car il avait été négocié « sans les professionnels concernés ». « Nous faisons des propositions, notamment celle du contrat d´exercice chirurgical où les dépassements d´honoraires sont pris en charge par les organismes complémentaires, mais on ne nous écoute pas », confirmait le Dr Cuq. De plus, explique le Dr Jean-Claude Régi, président de la Fédération des médecins de France (FMF), syndicat où l´on milite pour la mise en place d´un secteur réunifiant les deux secteurs actuels, le secteur optionnel tel qu´il est conçu « ne réglera pas les quinze ans de retard pris sur la valeur réelle des actes ». En matière de régulation du secteur 2, après avoir réglé le problème des quelques cas de dépassements « ahurissants et scandaleux », les professionnels de plateau technique seraient d´accord pour mettre en place « transparence et qualité sur les pratiques tarifaires », ajoutait en substance le Dr Marie-Pascale Quirin, au nom des anesthésistes de l´AAL. Signataire de la convention médicale, le président de MG France justifiait sa présence par le souhait d´améliorer l´accès aux soins de ses patients. Avec des tarifs « lisibles » et des professionnels « payés à leur juste prix » alors qu´aujourd´hui, pour l´assurance maladie et en matière d´honoraires relevait-il, « un radiologue vaut deux fois plus qu´un chirurgien », sans que personne n´y trouve à redire.
Dans un communiqué diffusé ce jour, l´Unocam réitère ses exigences concernant le secteur optionnel, annonce qu´elle va modifier ses statuts pour prendre en compte le fait que la loi de financement de la sécurité sociale, lui accorde un « rôle renforcé dans les négociations conventionnelles ». Et assure « qu´elle recommandera à ses membres la prise en charge dans les limites fixées par l´accord en cours de négociation ».
*Union des chirurgiens de France, Association des anesthésistes libéraux, Union collégiale (Uccmsf), Syngof, Fédération des médecins de France, MG France.
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Les actes et les tarifs des libéraux consultables sur Internet
C.H.
A partir de janvier prochain, le grand public pourra consulter, sur le site de l´Assurance maladie ( www.ameli.fr) ou par téléphone (36 46), les actes techniques pratiqués par les professionnels de santé libéraux et les tarifs qu´ils appliquent habituellement. Parmi les 7600 actes techniques répertoriés, les 100 plus courants seront présentés : scanners, échographies, chirurgie de la cataracte ou pose d´une prothèse de hanche, endoscopies digestives… Ces informations viendront enrichir le service « Adresses et Tarifs » mis en ligne en juillet 2008, et qui a reçu 560 000 visites en quatre mois.
En indiquant le nom du professionnel et sa spécialité, le patient obtiendra sa fiche détaillée présentant son activité clinique et technique. Il pourra aussi établir des comparaisons parmi les médecins d´une même spécialité, dans une zone géographique définie. Pour chaque médecin, seront présentés les actes (décrits de façon simplifiée) pratiqués les plus fréquemment (supérieurs à un certain seuil d´activité) et les tarifs correspondants :
- Pour un médecin de secteur 1, les tarifs dans le cadre et en dehors du parcours de soins ;
- Pour un médecin de secteur 2, une fourchette de tarifs ainsi que le plus fréquemment pratiqué ;
- Lorsque des actes d´imagerie ou d´anesthésie sont associés à l´intervention, les tarifs habituels de ceux-ci. Les données tarifaires, qui reposent sur une période d´observation de six mois de remboursement, seront mises à jour tous les trimestres.
« Le service s´enrichira prochainement des données relatives aux cabinets de groupe, aux secteurs privés à l´hôpital et aux cliniques. Il sera aussi vraisemblablement souhaitable d´indiquer le nombre d´actes effectués par chaque professionnel, en respectant les précautions déontologiques », a indiqué jeudi Frédéric Van Roekeghem, directeur général de la Caisse nationale d´assurance maladie.
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Refus de consultation CMU : une « responsabilité très partagée »
G.D.L
Deux études réalisées dans les Hauts-de-Seine et l´Eure, par le Fonds de financement de la protection complémentaire de la couverture universelle du risque maladie (CMU), éclairent les difficultés cachées dans les circuits administratifs entre les caisses d´assurance maladie et les professionnels de santé. Elles font état d´une « responsabilité très partagée » entre l´assurance maladie et les professionnels, dans les cas de refus de consultation opposés aux bénéficiaires de la CMU-C. Le taux de rejet des bénéficiaires de la CMU étant de 3,7 % début 2008 contre 2,6 % pour l´ensemble des bénéficiaires. Mis en cause, les professionnels de santé arguent de deux problèmes majeurs : l´absence totale ou partielle de règlement de certains dossiers et les délais de paiement par l´assurance maladie.
L´étude effectuée dans les Hauts-de-Seine (5 % de bénéficiaires de CMU) révèle que les difficultés administratives ont été « accentuées » par le parcours de soins. Les rejets sont quatre fois plus nombreux avec les feuilles de soins papier par rapport aux feuilles de soin électroniques. La faute revenant souvent à l´assurance maladie qui emploie des termes « bien ésotériques » pour expliquer les motifs de rejet. Les rejets de dossiers sont par ailleurs souvent liés à la mise à jour de la carte Vitale, le bénéficiaire n´ayant souvent plus droit à la CMU-C. Quant aux professionnels de santé, ils ont leur part de responsabilité, en raison notamment du mauvais remplissage de la feuille de soins. Trois types d´erreurs reviennent régulièrement : l´exonération du ticket modérateur, la dispense d´avance de frais et des actes déjà payés ou en cours de règlement. « Ainsi la confusion entre le bénéfice de la CMU-C et l´exonération du ticket modérateur conduit à un rejet car le système informatique de l´assurance maladie, en application de la législation, fait primer le droit à l´exonération du ticket modérateur au titre d´une ALD sur le droit à la CMU-C ; la bonne intention du médecin se retourne ainsi contre lui à ses dépens et le rejet est bien souvent perçu comme une erreur de l´assurance maladie », note l´étude, qui souligne que les professionnels n´ont pas les moyens de connaître en temps réel l´état du droit à la CMU-C des personnes qu´ils soignent.
« Alors que le parcours de soins devait simplifier le suivi du patient dans l´organisation du système de santé, celui-ci s´est révélé compliqué à gérer pour des personnes qui n´ont pas effectué de déclaration de médecin traitant ou qui suivent peu le parcours de soins, n´y étant pas financièrement contraints. Des majorations appliquées à tort ont entraîné de nombreux refus de remboursement et donc in fine un reste à la charge du professionnel de santé », analyse le Fonds CMU. Il préconise des actions pédagogiques des caisses primaires pour rendre systématique la déclaration de médecin traitant (largement en dessous du reste de la population) ou l´actualisation des droits à la couverture maladie universelle complémentaire.
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10 millions de personnes en ALD
Catherine Holué
Fin 2007, près de 10 millions de personnes en France étaient atteintes d´une affection de longue durée et prises en charge à 100% dans le cadre de cette maladie, dont 8 millions pour le seul régime général (soit près d´un assuré sur sept). L´an dernier, le nombre de patients en ALD a progressé de 4,2% par rapport à 2006, une hausse plus élevée que celle de 2006 (+3,6%) et « supérieure à celle de la démographie », a noté jeudi le Dr Alain Weill, médecin-conseil à la Caisse nationale d´assurance maladie des travailleurs salariés (Cnam). Selon lui, cette augmentation est due au fait que « les personnes vivent de plus en plus longtemps en ALD, grâce au développement des diagnostics précoces, à l´amélioration des prises en charge et à l´allongement de l´espérance de vie ». Les médecins et leurs patients auraient aussi de plus en plus tendance à demander l´ALD : « L´assouplissement des conditions d´entrée, comme cela a été le cas pour le diabète (la part des patients diabétiques en ALD est passée de 70% en 1998 à 83% fin 2007), des plans spécifiques de santé publique, comme le Plan Alzheimer, et le fait que les médecins traitants bénéficient d´un forfait pour suivre les ALD, contribuent à l´augmentation des déclarations », a expliqué Frédéric Van Roekeghem, directeur général de la Cnam.
En termes de profil, l´âge moyen des personnes en ALD est de 61,6 ans (70 ans en moyenne pour les maladies cardiovasculaires, 48 ans pour les pathologies psychiatriques de longue durée, 82 ans pour la maladie d´Alzheimer). Le taux de personnes en ALD approche 25% chez les 50-54 ans, puis croît très rapidement pour atteindre plus de 75% à partir de 90 ans. A âge identique, les hommes sont davantage touchés que les femmes : entre 70 et 74 ans, 49% d´entre eux sont en ALD contre 33% des femmes.
En termes de pathologies, trois groupes représentent plus de 5,7 millions de malades, soit 70% du total des assurés en ALD : les maladies cardiovasculaires (2,6 millions de personnes dont 1 million traité pour une HTA sévère), les cancers (1,6 million de personnes dont 450 000 cas de cancers du sein et 280 000 cas de cancers de la prostate) et le diabète (1,5 million de personnes dont 1,3 million pour le seul diabète de type 2). Ces trois pathologies connaissent une croissance soutenue sur l´année (supérieure à 6,4%) et participent à plus de 75% de l´augmentation de la population en ALD, selon la Caisse. « Il apparaît donc primordial de renforcer la prévention relative au tabagisme et au surpoids, de développer les dépistages précoces et d´améliorer le suivi des pathologies chroniques afin d´en réduire les complications, ce qui est l´objectif de l´expérimentation Sophia pour le diabète ainsi que du contrat d´amélioration des pratiques individuelles (Capi) actuellement en discussion avec les médecins », a commenté le Dr Weill.
Pour l´Assurance maladie, les ALD représentent un enjeu financier de taille : elles génèrent 64% des remboursements et près de 90% de la progression annuelle des dépenses. Au sein même des ALD, 5% des assurés représentent 41,5% des remboursements. En moyenne, les dépenses annuelles d´un patient en ALD atteignent 9 000 euros : 7 000 euros pour le diabète, 7400 euros pour les pathologies cardiovasculaires, plus de 10 000 euros pour les cancers.
« Ces chiffres confortent d´une part la nécessité d´augmenter l´efficience du système de soins, d´autre part de s´interroger sur l´opportunité d´un autre système de prise en charge qui permettrait de mieux répartir les dépenses et de soulager l´Assurance maladie obligatoire. Des questions se posent sur les modalités de prise en charge en ALD (selon les pathologies ou selon les revenus) et sur le taux moyen de prise en charge en ALD », a conclu le directeur de la Cnam, en faisant allusion à la relance du débat sur le bouclier sanitaire. Ce dernier n´a toutefois pas souhaité se prononcer plus en détail sur les recommandations du rapport Door, qui suggère notamment de transférer aux médecins traitants la responsabilité de mettre fin au régime ALD de certains de leurs patients.
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Les psychiatres vent debout contre Nicolas Sarkozy
Huit organisations de psychiatres * dénoncent les mesures annoncées mardi par le Président de la République relatives aux hospitalisations sous contrainte, estimant qu´elles témoignent « d´une méconnaissance des réalités de la psychiatrie » et qu´elles ne peuvent être « qu´un facteur aggravant de violence ».
Dans un communiqué, syndicats et associations rappellent que « les malades décrits comme « potentiellement dangereux » sont avant tout des patients qui ont besoin de soins et qui ne peuvent progresser que dans un climat de confiance avec une levée progressive des contraintes qu´impose au départ leur état de santé. » Ils soulignent qu´en dehors de l´augmentation des unités pour malades difficiles, les mesures envisagées « sans aucune concertation avec les professionnels, les représentants des patients et des familles, constituent des atteintes graves à la liberté individuelle et aboutissent à l´inverse de l´effet proclamé : l´augmentation de la violence dans les institutions et le milieu social ».
Le Syndicat des psychiatres d´exercice public, le Syndicat des psychiatres des hôpitaux, le Syndicat des psychiatres de secteur et l´Union syndicale de la psychiatrie ajoutent leurs voix à la grogne générale et fustigent de leur côté « une approche exclusivement sécuritaire de la psychiatrie qui apparaît comme une régression inacceptable pour une organisation des soins qui a fait ses preuves et n´a pas à rougir de ses résultats ». Pour les Drs Marie Napoli, Norbert Skurnik, Angelo Poli et Pierre Farragi, le problème majeur tient à l´augmentation constante de l´activité de psychiatrie et à l´érosion de moyens. « La qualité, l´efficience et la sécurité des soins pour les usagers depuis l´admission jusqu´à la sortie ne peuvent se décréter, elles reposent sur des organisations institutionnelles stables disposant de moyens et d´effectifs suffisants, ce qui n´est plus le cas actuellement », proclament-ils.
*Syndicat des psychiatres des hôpitaux ; Syndicat universitaire de psychiatrie ; Union syndicale de la psychiatrie ; Syndicat des psychiatres français ; Syndicat national des psychiatres privés ; Syndicat des médecins psychiatres des organismes publics, semi publics et privés ; Association française pour la formation en psychiatrie ; Association des secteurs de psychiatrie en milieu pénitentiaire.
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Les pédiatres réclament l´accès au secteur optionnel
G.D.L
Avant la prochaine réunion de négociations conventionnelles du 10 décembre, les pédiatres donnent de la voix. Ils s´indignent de ne pas avoir été associés à la proposition d´extension du secteur optionnel faite aux anesthésistes-réanimateurs et aux gynéco-obstétriciens, alors qu´ils sont eux-aussi des « médecins de la naissance » et demandent à avoir accès à ce nouveau secteur.
Le syndicat national des pédiatres français, qui souhaite être partie prenante des prochaines discussions, rappelle que le décret du 9 octobre 1998 rend obligatoire la disponibilité pédiatrique en maternité 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. « Leur exclusion du secteur optionnel serait en contradiction avec l´exercice en équipe sur un même plateau technique dans le même champ d´activité, la périnatalogie », font-ils valoir.
Le secteur optionnel, tel qu´il est envisagé par l´assurance maladie et les syndicats de médecins partenaires de la convention, obligerait les médecins souscripteurs à pratiquer au moins 30 % de leur total d´activité en tarif opposable, prioritairement dans le contexte des urgences ou des soins aux personnes démunies (CMU). Les dépassements d´honoraires remboursés par les assurances et mutuelles devront être « inférieurs à 50 % du tarif conventionnel de l´acte, y compris les suppléments ». Une « démarche de qualité et de transparence » est attendue de la part du praticien. Quant à l´assurance maladie, elle prendrait à sa charge, une partie des cotisations sociales du praticien en secteur optionnel, calculée sur la part de l´activité exercée en secteur 1 et s´engagerait à fournir au médecin les informations nécessaires à son activité et lui fournissant une aide dans l´évaluation de sa pratique professionnelle.
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Les réseaux de santé font l´union
C´est hier mardi à l´Université Paris Descartes, que les représentants de 93 réseaux de santé, se sont dotés d´une Union nationale des réseaux de santé (Unrs). Saluée par la Direction de l´hospitalisation et de l´offre de soins (Dhos), et la Caisse nationale d´assurance maladie (Cnam), l´initiative est soutenue par MG France et les patients du Collectif interassociatif pour la santé (Ciss). L´Unrs se donne la mission de promouvoir les réseaux dans le système de santé et d´œuvrer au dialogue et à la construction entre tous les partenaires : institutions politiques et administratives, organisations professionnelles et associations de patients. Plusieurs chantiers sont déjà ouverts à l´Unrs comme le rôle des réseaux dans l´organisation régionale des soins (Sros), l´articulation ville-hôpital, l´appui aux médecins traitants et l´innovation de santé. L´Unrs est présidée par le Dr Thierry Godet, secondé par quatre vice-présidents : les Drs Michel Varroud -Vial, Bernard Elghozi, Roselyne Robinel, Christian Hervé. Le Dr Noëlle Vescovali est secrétaire générale, le Dr Gérard Mick, adjoint à ce poste. Enfin, Valérie Cornu est trésorier.
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Psychiatrie : Sarkozy annonce sa réforme et renforce le pouvoir des préfets
Pamela Messi
Trois semaines après le meurtre d´un jeune homme poignardé par un schizophrène échappé d´un hôpital grenoblois, Nicolas Sarkozy a annoncé un plan de sécurisation des établissements psychiatriques d´un montant de 30 millions d´euros ainsi que la création de quatre unités pour malades difficiles (UMD), pour un coût total de 40 millions d´euros. Immédiatement après le drame, le président de la République avait demandé à trois de ses ministres (de l´Intérieur, de la Justice et de la Santé) d´élaborer une « réforme en profondeur du droit à l´hospitalisation psychiatrique ».
Son plan de sécurisation visera à « mieux contrôler les entrées et les sorties des établissements et à prévenir les fugues », a expliqué le Président lors de la visite d´un hôpital psychiatrique à Antony (Hauts-de-Seine). Certains patients, hospitalisés sans leur consentement, seront d´ailleurs « équipés d´un dispositif de géolocalisation ».
Mais surtout, Nicolas Sarkozy a promis de déposer un projet de loi réformant l´hospitalisation psychiatrique d´office – il n´a pas précisé la date – qui réservera aux préfets ou à la justice la possibilité de prononcer les autorisations de sortie des patients. Car selon le Président, cette décision, « ce doit être à l´Etat ou, dans certains cas la justice, pas l´expert ». « Il y a un Etat, une justice qui doivent trouver l´équilibre entre des intérêts et des points de vue contradictoires », a-t-il ajouté. C´est à la rencontre de ces points de vue – celui qui a la charge du patient et celui qui a la charge de l´ordre public – que l´on peut trouver le bon équilibre. » Parmi les pistes explorées par les ministères consultés figure un encadrement des « sorties d´essais » d´établissements psychiatriques, prises par le préfet après doubles avis de psychiatres et procureurs de la République.
Le chef de l´Etat prévoit également l´instauration d´une obligation de soins en milieu psychiatrique. Quant à la création d´un fichier national des hospitalisés d´office, qui avait suscité beaucoup d´inquiétude chez les professionnels, il n´en a pas explicitement reparlé, mais a tout de même promis que le gouvernement veillerait à ce que « les informations administratives sur les hospitalisations d´office soient partagées dans tous les départements avec un secret médical respecté de la façon la plus stricte ».
Les professionnels de la psychiatrie sont sur le qui-vive en attendant les détails du plan de Nicolas Sarkozy. Il y a trois semaines, beaucoup d´entre eux – et notamment l´Union des cliniques psychiatriques de France – avaient déploré la précipitation du chef de l´Etat à légiférer sur un sujet aussi complexe que l´hospitalisation psychiatrique. L´annonce d´une réforme suite à un fait divers leur rappelait en effet de bien mauvais souvenirs : en 2007, Nicolas Sarkozy avait tenté d´inclure un volet santé mentale dans sa loi de prévention de la délinquance. Il avait du y renoncer, alors que s´amorçait sa campagne présidentielle, face à l´hostilité de la communauté « psy » et des associations d´usagers.
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L´obligation de prescription en DCI n´enthousiasme pas les seniors
Gaëlle Desgrées du Loû
Le projet de loi de financement de la sécurité sociale (Plfss) 2009, adopté en commission mixte paritaire en fin de semaine dernière, réintègre plusieurs articles supprimés par le Sénat, les plus emblématiques étant la surtaxe sur les alcools forts et l´obligation de recours à la dénomination commune internationale (DCI) pour les médicaments pour lesquels il existe un groupe générique (article 50). Cela alors que sont inscrites au répertoire des groupes génériques « les spécialités qui se présentent sous une forme pharmaceutique orale à libération modifiée différente de celle de la spécialité de référence, à condition que ces spécialités et la spécialité de référence appartiennent à la même catégorie de forme pharmaceutique à libération modifiée et qu´elles ne présentent pas de propriétés sensiblement différentes au regard de la sécurité ou de l´efficacité » (article 49).
La réaction des syndicats de médecins à cette disposition – qui avait été retoquée dans le Plfss 2008- illustre le fossé générationnel entre juniors et seniors. Michel Chassang, président de la Confédération des syndicats médicaux français (Cmsf) y est farouchement opposé : « C´est un acharnement. Nous ne sommes plus dans la recherche d´économies mais dans l´idéologie pure. Le générique n´a jamais aussi bien marché et cette disposition va ennuyer profondément les médecins », estime-t-il, en rappelant que 60 % des médecins ne sont pas équipés de logiciels de prescription et que les visites médicales, au cours desquelles il est impossible d´avoir accès au logiciel, représentent 20 % de l´activité. « Ce n´est pas une mesure qui va dans le sens de la simplification administrative », poursuit-il. « Heureusement que je pars bientôt à la retraite », ironise pour sa part Jean-Claude Régi, le président de la Fédération des médecins de France (FMF). S´il approuve le principe de rédaction des ordonnances en nom de molécules, il considère que l´application de cet article, notamment pour les produits associés, va être particulièrement difficile. « C´est toute une culture à réintroduire. Cela ne va pas être de la tarte », pronostique-t-il. Vice-président de MG-France, François Michel, y est au contraire favorable. « Cela fait une douzaine d´année que je prescris en DCI, c´est extrêmement confortable de travailler en molécules, d´emblée on sait où l´on est », commente-t-il. Alors qu´il n´est pas question de sanctions dans le texte voté par les parlementaires, Fabien Quédeville, président du Syndicat national des jeunes médecins généralistes (Snjmg), se demande comment s´appliquera l´obligation. « Prescrire en DCI est une bonne chose, cela permet de mieux éviter les erreurs de prescription et d´avoir une meilleure information sur le médicament aussi bien pour le patient que pour le médecin. Mais il serait moins abrupt d´inciter et d´expliquer plutôt que d´obliger à prescrire en DCI. Pour les praticiens plus âgés, qui ne disposent pas tous du matériel informatique, cette mesure ajoute une contrainte importante, quand le système les incite déjà à déplaquer », note-t-il, en plaidant pour « une vraie politique du médicament ».
Les sept sénateurs et sept députés de la CMP ont par ailleurs supprimé du Plfss la compensation à l´euro des dépenses exposées par la Caisse nationale d´assurance maladie au titre de la couverture maladie universelle complémentaire. « Nous avons accepté de céder à la pression amicale du gouvernement à ce sujet », a expliqué le rapporteur Alain Vasselle (UMP). Ils ont entériné plusieurs dispositions souhaitées par le Sénat, comme l´extension du forfait social de 2 % aux primes exceptionnelles versées dans le cadre des accords d´intéressement, l´instauration d´une visibilité sur trois ans de la taxation des entreprises pharmaceutiques et la tarification directe à la Cnam des dépenses résultant des prescriptions des médecins à l´hôpital. La date de généralisation de la facturation directe des hôpitaux a été fixée au 1er juillet 2011. Un « objectif ambitieux compte tenu des délais nécessaires à la préparation de cette réforme complexe et de la nécessité de la mettre en œuvre dans l´ensemble des établissements de santé », a souligné Roselyne Bachelot.
Quant aux nouvelles prévisions économiques, revues à la baisse pour 2009 et 2010, elles établissent un déficit de la sécurité sociale à - 10, 5 milliards d´euros en 2009, contre 9,3 milliards cette année. Ce déficit étant aggravé de 1,9 milliard d´euros pour 2009, les perspectives d´équilibre des comptes, promises depuis plusieurs mois pour 2012, sont repoussées à 2013 voire à 2014. La ministre de la Santé s´est engagée à veiller « au strict respect au cours de l´année » de l´Objectif national des dépenses d´assurance maladie (Ondam) qui devra être tenu à + 3,3 %.
Lire le texte du projet de loi adopté par le Sénat le 27 novembre 2008 : http://ameli.senat.fr/publication_p…
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L´hospitalisation à domicile s´ouvre aux libéraux
Catherine Holué
« Roselyne Bachelot a répondu à nos attentes » : la présidente de la Fédération nationale des établissements d´hospitalisation à domicile (Fnehad) était satisfaite, mardi, après le discours prononcé par la ministre à l´occasion de la 12e journée nationale de l´hospitalisation à domicile. « Nous bénéficions désormais d´un vrai soutien, d´une vraie considération des pouvoirs publics, pas seulement conjoncturel et dénué d´arrière-pensées », s´est réjoui le Dr Elisabeth Hubert.
Reconnaissance
Lors de son intervention, la ministre de la Santé a effectivement réaffirmé son soutien à la HAD : « Le nombre total de structure d´hospitalisation à domicile est passé en France de 108 en 2002 à 204 en 2007, votre activité a encore progressé de plus de 20% en 2007. Cette augmentation sensible est une chance pour les malades qui souhaitent rester le plus longtemps possible dans leur environnement. Elle est une opportunité pour désengorger les hôpitaux », a-t-elle déclaré devant les congressistes. Puis la ministre s´est engagé, via son projet de loi Hôpital, Patients, Santé et Territoire (Hpst), à donner « un ancrage législatif attendu à l´hospitalisation à domicile » et à rendre l´HAD « plus visible en tant qu´établissement de santé ». « La notion même d´ « alternatives à l´hospitalisation » disparaît », a-t-elle précisé. Cette reconnaissance consistera, en 2009, à clarifier les spécificités de l´HAD en les distinguant « des activités qui relèvent de simples prestations de service à domicile » (la Haute Autorité de Santé élaborera un référentiel des indications de prise en charge en HAD), à protéger l´appellation « HAD » et à clarifier son financement en élaborant une échelle nationale puis un référentiel de coûts spécifiques.
Ouverture aux libéraux
A l´instar de l´hospitalisation privée, l´HAD pourra à l´avenir accueillir des étudiants stagiaires, a indiqué la ministre. Cette ouverture en matière de formation permettra « d´une part de développer les possibilités de stages, notamment en médecine générale, et d´autre part de renforcer l´attrait des étudiants pour la médecine générale par la réelle expérience de coopération entre les divers professionnels de santé qui existe dans la pratique professionnelle d´HAD », a-t-elle justifié.
Autre avancée majeure pour le développement de l´hospitalisation à domicile, la possibilité pour les structures d´HAD de contractualiser avec les professionnels de santé libéraux sera aussi inscrite dans la loi Hpst. « Les libéraux sont très demandeurs de travailler avec nous dans un souci de continuité des soins », a indiqué Elisabeth Hubert. Un protocole d´accord a d´ores et déjà été signé entre la Fnehad et quatre syndicats d´infirmières libérales, fin octobre, afin de formaliser les modalités de coopération entre les infirmières et les établissements d´HAD. LA Fnehad compte travailler en 2009 à la conclusion d´accords similaires avec les médecins, les pharmaciens et les kinésithérapeutes. Mais les questions posées sont nombreuses : « Il y a un équilibre délicat à trouver entre, d´un côté, notre statut d´établissement et notre tarification T2A, et de l´autre, la rémunération des intervenants libéraux, la charge de travail supplémentaire que représente pour eux des malades lourds, très chronophages, ainsi que leurs besoins de formation », a expliqué le Dr Hubert.
Perspectives de développement
Désireuse de faire de l´hospitalisation à domicile une « interface privilégiée entre l´hôpital et l´ambulatoire », la présidente de la Fnehad a rappelé l´implication de ce secteur dans la prise en charge du cancer, des maladies neurodégénératives et des traumatismes cérébraux, des soins de support et des soins palliatifs (lesquels représentent entre 30 et 40% de son activité). Elle a aussi présenté ses ambitions relatives aux futurs champs d´intervention de l´HAD :
- la chimiothérapie à domicile : « pour les patients vivant loin de l´hôpital »,
- l´obstétrique compliquée : les fins de grossesse difficiles donnant jusqu´à maintenant lieu à des hospitalisations de plusieurs semaines,
- la pédiatrie : la prise en charge à domicile des enfants cancéreux et des nourrissons souffrant de pathologie grave (insuffisance rénale, attente de greffe etc.),
- la gériatrie : l´HAD a la possibilité, depuis fin 2007, d´intervenir dans les établissements accueillant des personnes âgées « notamment pour leur éviter de finir leurs jours à l´hôpital ». « Quand nous serons capables d´accueillir en HAD, dans une zone rurale, un nourrisson souffrant d´une pathologie grave, nous aurons atteint notre phase de maturité », a-t-elle commenté.
Quant au conflit d´intérêt qui persiste avec certains médecins hospitaliers, lesquels « ont encore peur qu´on leur prenne une partie de leur activité », Elisabeth Hubert y trouve une réponse pragmatique : « Avec la T2A, l´hôpital est obligé de réduire les durées de séjour. En prenant le relais, l´HAD libère des places à l´hôpital et aussi des ressources financières, puisque le prix moyen d´une journée en HAD est de 200 euros contre plus de 700 euros à l´hôpital ».
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Urgentistes
Quelques informations ici et là sur le mouvement des urgentistes.
Qui demandent donc que leurs 48h par semaine et plus soient effectivement payées, alors que la base théorique est à 39h.
Qui signalent que certains ont fait leur quota annuel d’heure à la mi-novembre, ce qui correspond à du 52h par semaine (en annualisé).
Qui signalent que les gardes de nuit pour le même travail sont payées du simple au double selon le statut.
On peut apprendre que Pelloux est à 4 300 euros nets par mois, lors de son interview ce matin même sur France 2, émission "les 4 vérités" (désolé je ne peux mettre le lien, over-blog semble à nouveau en travaux …).
Rappelons tout de même que sur une base équivalent salarié en couverture sociale et pour 48h par semaine le médecin généraliste moyen est à 3 200 euros ….
Bon, le jour où les urgentistes mettront en avant la nécessité impérative d’une régulation au bouzin, ils gagneront en crédibilité me semble-t-il.
14 millions de passages par an, 80 % qui n’ont rien à y faire, 80 % qui ont lieu aux heures ouvrables, un coût moyen de 220 euros, dix fois celui d’une consultation de médecin généraliste.
Pays de Logique et de Raison Pure.
http://www.le-toubib-est-generalist…
Apaisée
Roselyne Bachelot-Narquin, Ministre de la santé
Oubliées, les tenues flashy et les gaffes. Si cette politique futée se fait aujourd’hui remarquer, c’est pour sa maîtrise des dossiers. Une reconnaissance obtenue après des années de féminité exacerbée.
à lire sur : http://www.challenges.fr/magazine/p…
Médicament, transport sanitaire
Les hospitaliers alourdissent les dépenses de ville
à lire sur : http://www.medecinews.com/index.php…
Dr Eric Galam Généraliste, spécialisé du burn-out
Médecins au bord de la crise de nerf
à écouter sur : http://www.medecinews.com/index.php…
Boulogne-Billancourt - Santé - Hôpital au bord de la crise de nerfs
à lire sur : http://www.lepoint.fr/actualites-re…
PDS : l’idéalisme n’est plus de mise
L’expérience de l’urgence est indispensable à la perfection du métier et le médecin qui refuse de participer à la permanence des soins n’est pas digne d’exercer. Les réquisitions préfectorales pour remplir la liste de garde d’un territoire de santé sont une injure à la déontologie médicale. Le regroupement des praticiens dans des structures adaptées favorisera le retour à ces astreintes partagées.
GUY VALLANCIEN
Mais suffit-il d’être plein de bonne volonté et tout imprégné d’une idéologie désuète pour prendre en charge la permanence des soins comme médecin généraliste sur un secteur géographique.
Le code de déontologie à la lecture de la jurisprudence reste largement dissuasif dans cet exercice somme toute périlleux, pour le médecin, d’autant plus qu’il n’existe pas de certitude quant à la prise en charge par une assurance quelconque de la sinistralité qui s’y rattache. Le médecin généraliste reste seul et en première ligne lorsqu’il prend sa garde et endosse, ce faisant, une véritable chape de plomb jurisprudentielle. Il s’impose à lui de multiples obligations médicolégales ne serait-ce qu’en ce qui concerne le matériel nécessaire.
« L’article 71 édicte que le médecin doit disposer « de moyens techniques suffisants en rapport avec la nature de actes qu’il pratique ou de la population qu’il prend en charge ».
Certes, cet article ne vise expressément que le lieu d’exercice professionnel.* Mais il a le mérite d’offrir 2 critères généraux relatif à la qualité du dispositif matériel du médecin.
Le matériel doit répondre à 2 exigences : être en rapport avec la nature des actes et être en rapport avec la population prise en charge.
L’équipement du médecin de garde doit donc être adapté à la médecine de garde. Il importe donc au médecin d’apprécier, de mesurer et d’évaluer ce que requiert la médecine de garde (telle qu’il la pratique dans sa spécialité) comme moyens matériels pour satisfaire aux conditions de l’obligation de moyens.
Il résulte des dispositions de l’article 78 du Code de déontologie médicale que pour satisfaire à l’obligation de moyens, le médecin amené à accomplir des gardes doit être doté d’un dispositif de communication infaillible pour être joint à tout moment au plus vite. Il doit être équipé, soit individuellement, soit par l’intermédiaire de la structure pour laquelle il assure la garde ou l’astreint
e. Le dysfonctionnement de ce dispositif, quel qu’il soit, engagera la responsabilité du médecin même s’il garde la possibilité de se retourner contre l’installateur en cas de défaillance technique et non humaine.
En ce qui concerne plus précisément les moyens en matériel médical, l’article 33 de ce même Code précise que « le médecin doit toujours élaborer son diagnostic avec le plus grand soin, en y consacrant le temps nécessaire, en s’aidant dans toute la mesure du possible des méthodes les mieux adaptées… ». analyse de Béatrice COURGEON
Docteur en droit - Juriste M.A.C.S.F
En 2008 en France, on est loin de la déontologie bienveillante et bienpensante de papa. Les procès dans le cadre de la permanence des soins concernent essentiellement les médecins généralistes dans leur délai d’intervention, dans leurs erreurs diagnostiques, dans leur modalité de prise en charge mais aussi dans leur environnement matériel .On peut y rajouter l’impossibilité pour le médecin généraliste de faire reconnaître par ses pairs autant que par les autorités administratives son droit naturel au repos légitime après une période de travail diurne conséquente. De même il lui est impossible de se faire reconnaître dans l’incapacité d’exercer la nuit, tout se passe un peu comme si l’exercice sur une période nocturne avait les mêmes conséquences sur la santé ou même simplement sur la fatigue que l’exercice de jour, quel que soit l’âge du professionnel. L’asthénie résultant d’une veille ou d’un travail de nuit est pourtant reconnue chez les travailleurs salariés. Elle a été longuement étudiée chez les pilotes de ligne clairement authentifiée et estimée scientifiquement. Mais elle reste à la porte du CNOM et des CDO qui sont responsables de définir l’aptitude au travail de nuit des médecins chargés de la garde. Ceux –ci, sans convoquer les médecins qui demandent à ne plus travailler la nuit, estiment que celui qui est apte au travail de jour est apte au travail de nuit. Ces paroles qui ne s’appuient que sur l’intérêt de leurs auteurs n’ont donc rien de scientifique ni même de réaliste.
C’est cette évidence- là qu’il aurait fallu que le CNOM accepte de revisiter en ce qui concerne la Garde. Curieusement et parallèlement le CNOM et les CDO se penchent avec une attention redoublée sur le phénomène d’épuisement professionnelle comme s’il s’agissait d’une entité apparue ex nihilo et indépendante de l’exercice harassant que constitue la double fonction de médecin traitant et de médecin de garde. Le lien qui lie le burn out au nombre d’heures de garde de nuit, à la responsabilité endossée et au travail de jour des médecins généralistes libéraux reste transparent pour bon nombre de responsables ordinaux en charge de décerner les dispenses de garde. Cet aveuglement porte en lui les germes de l’inefficience dans l’organisation du tableau de garde et concourt à discréditer l’institution ordinale tant auprès des médecins qu’auprès des autorités administratives lorsqu’elles envisagent d’organiser les ARS sans représentant du CNOM.
Monsieur Guy Vallancien écrit sa conception de la Médecine avec un M majuscule. Il parle d’un poste dont les revenus et les conditions d’exercice ne sont pas ceux de généralistes qui tirent au quotidien sur la corde de leur santé et de celle de leur famille. Son discours, s’il chatouille les oreilles de politiques prêts à sacrifier la gente généraliste aux nécessités terre à terre d’une présence médicale territoriale, reste très éloigné de la réalité de terrain.
Redescendez sur terre monsieur Vallancien !
http://guillemette-reveyron.blog.le…
RTT aussi pour les médecins de ville
Les médecins libéraux ne connaissent toujours pas les joies des trente-cinq heures. Cependant, en l’espace de trente ans, ils ont sensiblement réduit leur temps de travail. Selon une étude inédite du Centre de sociologie de la démographie médicale, les médecins libéraux ont réussi à se dégager un peu plus de cinq heures de liberté sur leur semaine de travail. Ainsi, en 2007, ils exercent encore 50,6 heures par semaine contre 56 heures en 1977 (la moyenne est de 42,1 heures chez les cadres). Mais ce sont surtout les plus jeunes qui ont d’emblée choisi d’avoir des semaines plus courtes : la semaine professionnelle de 2007 dure 11 % de moins que celle de 1977 avant 40 ans et 12 % de moins chez les 40-54 ans. En revanche, chez ceux qui ont commencé à travailler au début de la période considérée, on n’a finalement su, que très légèrement, lever le pied. L’effet « RTT » est beaucoup moins net chez les plus de 54 ans. Ces derniers n’ont effectivement diminué leur temps de travail hebdomadaire que de deux petites heures par rapport à il y a trente ans.
42,4 heures pour les femmes et 40,2 pour les hommes
En revanche, les femmes qui représentent dé-sormais 44 % du corps médical ont vu leur temps de travail augmenter sur la même période, même si elles travaillent effectivement toujours moins que leurs confrères masculins : 42,4 heures par semaine contre 40,2 heures, trente ans plus tôt. En outre, la permanence des soins occupe désormais un quart du temps de travail des généralistes qui y prennent part : soit près de 60 heures en moyenne par mois. Mais leurs gardes les occupent presque deux fois plus que les spécialistes. Enfin, de manière générale, les libéraux demeurent les plus gros « bosseurs » parmi les médecins. On ne travaille que 34,5 heures en moyenne dans les centres de santé et à peine 30,9 heures pour les moins de 40 ans qui en sont salariés. Dans les hôpitaux, à l’inverse des cabinets libéraux, on diminue progressivement son temps de travail au fil de sa carrière. Dans un CHU, un médecin de moins de 40 ans travaille 52 heures par semaine contre 48 heures au-delà de 54 ans. Depuis, la mise en place des 35 heures en 2002, les médecins hospitaliers ont accumulé 1,6 million de jours de RTT. Leur rachat par l’Etat devrait coûter entre 250 et 350 millions d’euros.
Malgré les RTT, les médecins libéraux demeurent les plus gros « bosseurs ».
http://www.legeneraliste.fr/layout/…
Renouvellement de la pilule par les infirmières
à lire sur : http://www.infirmiers.com/actu/deta…
La Sécurité sociale joue déjà un rôle d’amortisseur
à lire sur : http://www.lesechos.fr/info/sante/4…
Jean Leonetti : "On doit supprimer la souffrance sans supprimer le malade"
à lire sur : http://www.lemonde.fr/societe/artic…
Des gynécos hostiles à la prescription et au renouvellement de contraceptifs oraux par les infirmières
à lire sur : http://www.espaceinfirmier.com/actu…
Génériques : de petites différences avec les originaux
à lire sur : http://www.lefigaro.fr/sante/2008/1…
Psychiatrie : "Il faut aussi se soucier des malades non hospitalisés"
à lire sur : http://www.lexpress.fr/actualite/sc…
Le dossier pharmaceutique va pouvoir être généralisé dans toutes les officines
Paris, le mercredi 3 décembre 2008 – Après une première autorisation d’expérimentation du dossier pharmaceutique (DP) en mai 2007 dans six départements, la Commission nationale informatique et liberté a donné aux officines la possibilité de poursuivre cet essai jusqu’au 15 novembre 2008. L’opération semble avoir été couronnée de succès. En effet, le 28 août 2008, la barre du million de DP créés a été franchie comme l’annonçait l’Ordre des pharmaciens et ce dispositif rencontre désormais l’approbation de la majorité des Français (90 %). Cet outil informatique qui permet de recenser pour chaque patient les différents produits dispensés aux patients en officine a pour principale vocation de sécuriser la délivrance de médicaments. L’Ordre des pharmaciens souligne ainsi que le DP permet au pharmacien de « déceler les risques de redondances de traitements ou d’interactions indésirables entre eux, d’améliorer son conseil et de faciliter le suivi thérapeutique ». Aujourd’hui sonne une nouvelle étape pour ce dispositif, puisque la CNIL vient de donner son feu vert pour sa généralisation à l’ensemble des officines du territoire français. En août dernier, 3 192 officines étaient « raccordées au DP, soit une officine sur sept ».
A.H.
http://www.jim.fr/e-docs/00/01/98/7…
Les génériques tout aussi efficaces que les médicaments de marque
à lire sur : http://www.lesechos.fr/depeches/med…
Fillon pour un financement du congé d’accompagnement de fin de vie
à lire sur : http://www.lesechos.fr/info/sante/4…
Les urgentistes vont aider les patients à porter plainte pour défaut de moyens
à lire sur : http://www.google.com/hostednews/af…
Fin de vie : Leonetti propose d’améliorer la formation des médecins
Sans surprise, le rapport de la mission menée par Jean Leonetti sur la fin de vie, rendu le 2 décembre par le député, ne préconise aucune modification de la loi 2005 mais émet des propositions d’amélioration. Mise en place après l’affaire Chantal Sébire, la mission a entendu 74 personnes et s’est rendue dans quatre pays européens. Ses conclusions sont néanmoins sans surprise : refusant de « reconnaître un droit à la mort », elle demande à ce que la loi du 22 avril 2005 soit mieux appliquée. « Réclamé à l’unanimité », un observatoire des pratiques médicales de la fin de vie sera mis en place pour « fournir des données objectives sur les pratiques et les moyens ». L’offre de soins palliatifs devrait être développée, avec des unités dans chaque région d’ici janvier 2010 et dans chaque département d’ici 2013. Un congé d’accompagnement, d’une durée de 15 jours et payé par l’employeur, devrait être expérimenté pour la famille accompagnant un mourant. Le troisième volet d’amélioration concerne le renforcement de la formation des médecins, notamment en créant des chaires spécialisées en soins palliatifs dans les facultés de médecine. Le rapport propose aussi de préciser, dans le code de déontologie médicale, « les modalités des traitements à visée sédative qui doivent accompagner les arrêts de traitement de survie ».Enfin, un « médecin référent en soins palliatifs » devrait être désigné dans chaque région pour intervenir « dans les cas litigieux ou complexes ».
CORNIOU MARINE
http://www.impactmedecine.fr/medeci…
Désinformation
Grande étude, petites conséquences
Comment l’industrie pharmaceutique a étouffé l’essai ALLHAT
à lire sur : http://www.formindep.org/Grande-etu…
La coopération médecins généralistes/infi rmières améliore le suivi des patients diabétiques de type 2
à lire sur : http://www.irdes.fr/Publications/Qe…
Le Dossier Pharmaceutique généralisé
à lire sur : http://www.i-med.fr/spip.php?article270
En route vers la e-prescription ?
à lire sur : http://www.i-med.fr/spip.php?article268
Loi de Finance de la Sécurité Sociale 2009 : La saga de la prescription en DCI
à lire sur : http://www.i-med.fr/spip.php?article269
Pour les gynécologues, la pilule est amère
à lire sur : http://www.lepoint.fr/actualites-sc…
Tournay. fermeture des maternités : Waren est né sur le canapé
à lire sur : http://www.ladepeche.fr/article/200…
Les Suisses avalisent par référendum la prescription d’héroïne à certains toxicomanes
à lire sur : http://www.lemonde.fr/archives/arti…
Hôpital, la dramaturgie des urgentistes
à lire sur : http://societe.blogs.liberation.fr/…
JOSEPH Didier
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