Espace Généraliste

Revue de presse du 04 Mars 2008

mardi 4 mars 2008 par JOSEPH Didier

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Accès aux soins : des modes d’exercice à l’étude

Comment s’y reconnaître dans le maquis des projets

Dans la perspective de la réforme en préparation du système de soins, Roselyne Bachelot souhaite apporter une aide financière à la création de « maisons de santé pluridisciplinaires ». Le député UMP André Flajolet veut, lui, créer le concept de « communautés de santé » tandis que, dans la Mayenne, des « pôles de santé pluridisciplinaires » sont sur le point de voir le jour. Des maisons médicales ainsi que des cabinets de groupe existent déjà un peu partout sur le territoire. Que recouvrent exactement ces différentes appellations ? Tour d’horizon.

EN MATIÈRE de nouvelles formes d’exercice et de regroupement, un certain nombre de vocables fleurissent ici et là, sans que soit clairement définie la réalité qu’ils recouvrent. C’est ainsi que l’on parle aujourd’hui de « cabinets de groupe », de « maisons médicales », de « maisons médicales de garde », de « maisons de santé pluridisciplinaires », de « pôles de santé », sans oublier le dernier-né, issu des travaux du député UMP André Flajolet, les « communautés de santé ».

De façon générale, ces différentes appellations, qui ne disposent pas de définition juridique, désignent toutes un lieu de consultation et de soin partagé par plusieurs professionnels de santé. Mais ils recèlent malgré tout des différences. Et si les URCAM (unions régionales des caisses d’assurance-maladie), sur leur site Internet, mettent dans un même sac une bonne partie de ces différentes expressions – les maisons médicales de garde (MMG) mises à part, structures spécifiques à la permanence des soins –, l’Ordre des médecins y voit quelques différences. Analyse.

- Les cabinets de groupe, maisons de santé ou maisons médicales.

Selon le Dr André Deseur, membre du Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM), où il est chargé de la communication, ces trois termes recouvrent peu ou prou une seule et même réalité. Il s’agit de lieux où exercent plusieurs médecins, à l’exclusion d’autres professionnels de santé. La seule notable différence qui peut exister entre le cabinet de groupe, d’une part, et la maison de santé ou la maison médicale, d’autre part, réside dans le fait qu’un cabinet de groupe n’est parfois qu’une mise en commun des locaux et des moyens administratifs, alors que, dans les maisons de santé ou maisons médicales, un projet médical a souvent précédé l’association. Les médecins qui exercent dans ces structures peuvent bénéficier de différentes aides de l’Etat et des collectivités territoriales, comme la majoration de 20 % des honoraires, si elles sont installées dans des zones déficitaires en offre de soins. Dans ces mêmes zones, les collectivités territoriales peuvent aussi participer au financement de la structure.

- Les maisons de santé pluridisciplinaires.

A la différence des simples maisons de santé, elles abritent en un même lieu des professionnels de santé médicaux et paramédicaux, qu’il s’agisse de médecins (généralistes et spécialistes), de dentistes, de kinés, d’infirmiers, d’orthoptistes, de podologues ou de diététiciens. Cette distinction entre maisons de santé et maisons de santé pluridisciplinaires est faite par l’Ordre des médecins, alors que les URCAM n’en établissent pas de formelle. Cette liste de professionnels de santé pouvant travailler conjointement dans une maison de santé pluridisciplinaire n’est évidemment pas exhaustive, précisent les URCAM sur leur site, et peut s’adapter à la demande de soins du bassin de population concerné. Tout récemment, à l’issue des premiers travaux des EGOS (états généraux de l’organisation de la santé), Roselyne Bachelot a annoncé la participation de l’Etat à la création de 100 maisons de santé pluridisciplinaires, « à hauteur de 50000euros au maximum par projet » (1). Selon le ministère de la Santé, ces aides ne seront pas réservées exclusivement aux maisons de santé pluridisciplinaires situées dans des zones déficitaires en offre de soins.

Comme pour les maisons de santé, les médecins qui y exercent peuvent bénéficier de la majoration de 20 % de leurs honoraires s’ils exercent en zone déficitaire. Par ailleurs, l’assurance-maladie, à travers des organismes comme le FAQSV (fonds d’aide à la qualité des soins de ville) ou le FIQCS (fonds d’intervention pour la qualité et à la coordination des soins), peut aider à la conception du projet, par exemple en participant aux études préalables, aux équipements (investissements, aménagement), au démarrage (par des aides limitées dans le temps et dégressives), ainsi qu’aux dépenses d’évaluation du dispositif.

- Les maisons médicales de garde (MMG).

Il s’agit de lieux de consultation et de premiers soins ouverts en dehors des horaires habituels des cabinets, c’est-à-dire aux horaires de la permanence des soins (PDS) : tous les soirs à partir de 20 heures, le samedi à partir de 12 heures et le dimanche à partir de 8 heures. Une maison médicale de garde peut, dans certains cas, fonctionner dans les locaux d’une maison de santé, pluridisciplinaire ou non. Les médecins qui y exercent aux horaires de la PDS bénéficient du paiement d’une astreinte (50 euros par tranche de quatre heures) et d’honoraires majorés. Ils peuvent aussi, s’ils exercent dans une zone déficitaire en offre de soins, voir leurs revenus de PDS défiscalisés. Les MMG peuvent également bénéficier d’aides du FAQSV ou du FIQCS, sans que ces aides soient conditionnées à une implantation en zone déficitaire en offre de soins.

- Les pôles de santé.

Dans le département de la Mayenne, un projet de huit pôles, déjà validé par les collectivités territoriales, est en cours de négociation avec les professionnels de santé libéraux du département. Pour l’un des principaux promoteurs de ce projet, le Dr Luc Duquesnel, les pôles de santé se distinguent des maisons de santé pluridisciplinaires en ce qu’ils s’intègrent dans une dimension territoriale plus globale : un pôle de santé ne se conçoit pas de manière individuelle, mais dans un schéma (territorial, départemental ou régional) de l’organisation des soins primaires. Pour le reste, un pôle de santé présente de nombreuses similitudes avec les maisons de santé pluridisciplinaires, notamment en ce qu’il rassemble comme elles des professionnels médicaux et paramédicaux. Ces structures peuvent bénéficier des mêmes aides que les maisons de santé pluridisciplinaires, mais, dans la pratique, leur dimension territoriale les rend plus attrayants encore aux yeux des mairies, des conseils généraux ou régionaux.

- Les communautés de santé.

C’est le nouveau vocable lancé par le député UMP André Flajolet, chargé par Roselyne Bachelot d’un rapport sur les inégalités d’accès aux soins en France. Par ce terme, il désigne « un lieu de partage de tâches, dans lequel, outre des médecins généralistes et spécialistes, on trouve aussi des paramédicaux, de l’administration, du suivi, de l’HAD et des soins de fin de vie ». Pour André Flajolet, il s’agit de « lieux pertinents sur un territoire cohérent, dans lesquels les collectivités locales seront impliquées, tant dans le domaine de la prévention primaire que secondaire ou tertiaire ». Le député UMP n’ayant à ce jour rendu qu’un prérapport à la ministre de la Santé, il est trop tôt pour savoir si cette proposition sera retenue, quels en seront les contours précis, et si ces nouvelles formes de regroupement bénéficieront d’aides spécifiques.

Toutes ces différentes structures, à l’exception parfois des cabinets de groupe, ont (ou auront) généralement élaboré un projet médical, préalable au regroupement des professionnels qui y travaillent (ou y travailleront). Pour Luc Duquesnel, un projet médical est « un accord passé entre des professionnels de santé qui souhaitent travailler ensemble, sur l’organisation et le fonctionnement de leur regroupement, ainsi que sur leurs objectifs en termes de soins et de prévention. Ce projet s’articule avec le secteur médico-social du territoire concerné, ainsi qu’avec ses structures hospitalières, qu’il s’agisse d’un hôpital local, d’un centre hospitalier ou d’un centre hospitalier universitaire ».

> HENRI DE SAINT ROMAN

(1) Cet engagement devrait trouver une traduction juridique dans le projet de loi de santé publique sans doute discuté à l’Assemblée à l’automne prochain.

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Le conseil de la CNAM se réunit jeudi

Pression de toutes parts pour rendre les franchises plus claires

Après les syndicats médicaux, les partenaires sociaux siégeant à la Caisse nationale d’assurance-maladie (CNAM) s’inquiètent des risques de confusion qu’entraîne le prélèvement en différé des franchises pour les assurés. Une demande de clarification est demandée au patron de la Sécu.

LA CAISSE nationale d’assurance-maladie (CNAM) s’est enorgueillie, il y a quelques jours, d’avoir déjà engrangé au mois de janvier « 69millions d’euros » d’économies au titre des nouvelles franchises (« le Quotidien » du 21 février). Mais, au sein même de la CNAM, les partenaires sociaux et les représentants des usagers qui siègent dans ses instances (et s’étaient opposés en vain à la mise en place de ces franchises) pensent plutôt qu’il n’y a pas de quoi pavoiser ni verser dans l’autosatisfaction.

« Il n’est absolument pas prouvé que les 69millions d’euros seront au rendez-vous », dénonce pour sa part André Hoguet, président CFTC de la Commission de suivi des dépenses de santé (CSDS) de la CNAM. Ce syndicaliste fait remarquer qu’il existe un décalage dans le temps entre la date des soins ou traitements soumis aux franchises (voir encadré) et la récupération effective de ces dernières par les caisses. Les franchises ne sont ainsi pas payées par l’assuré dans les pharmacies qui lui délivrent des médicaments en tiers payant, si bien que la Sécu déduit les franchises dues sur des remboursements ultérieurs (comme elle le fait déjà pour le forfait de 1 euro).

« Bouteille à l’encre ». Lors de sa dernière réunion fin février dans l’enceinte de la CNAM, la CSDS a d’ailleurs soulevé le problème de la tuyauterie compliquée des franchises. Les représentants du patronat, des syndicats de salariés et des usagers de cette commission se sont mis d’accord pour réclamer au patron de la CNAM, Frédéric Van Roekeghem, une communication à la fois plus claire et plus précise auprès des assurés sociaux sur les modalités de prélèvement des nouvelles franchises. « On a souhaité un débat là-dessus au conseil de la CNAM du 6mars, explique le délégué de la CGT Georges Simoni. Le forfait de 1euro, c’est déjà compliqué, alors, si l’on ajoute les franchises, cela risque d’être la bouteille à l’encre. On demande à la direction de la CNAM quelles mesures prendre pour que l’assuré s’y retrouve dans son décompte et qu’il n’y ait pas de contestation. » François Joliclerc de l’UNSA (Union nationale des syndicats autonomes) attend aussi du directeur de l’assurance-maladie « des informations et des engagements » en la matière. Les franchises, explique-t-il, « sont déjà une mesure impopulaire et vont poser des difficultés supplémentaires si, en plus, elles paraissent complètement opaques » aux assurés.

Jusqu’à présent, la déléguée de l’UNAF (Union nationale des associations familiales) constate qu’une bonne partie des patients s’illusionnent encore sur l’entrée en vigueur des franchises.

Compréhension. « Quotidiennement, des gens nous font la réflexion qu’elles ne sont pas mises en place puisqu’ils continuent à bénéficier du tiers payant, constate Valérie Tellier. Il y a un réel problème de compréhension des gens par rapport à leurs remboursements. C’est une source de confusion énorme. »

Cette « source de confusion » avait du reste été pointée dès le 1er janvier par MG France. Dans un communiqué, le syndicat de médecins généralistes soulignait que « la récupération des franchises médicales sur le remboursement des actes des médecins généralistes (allaient) faire croire que, au final, ce sont les actes des médecins généralistes qui sont moins remboursés ». MG France y voyait « un mauvais signal donné aux Français, par le moindre remboursement, de moins utiliser la médecine générale ». A la CSMF (Confédération des syndicats médicaux français), le Dr Michel Chassang a regretté aussi cet « effet pervers » des franchises qui les conduits à « influer sur le remboursement des honoraires médicaux » alors qu’elles n’ont pas d’impact immédiat sur la prise en charge des médicaments.

A la CNAM, on se défend toutefois de n’avoir rien expliqué aux assurés sociaux. D’une part, fait valoir la caisse, le dispositif est décrit dans le dernier numéro de « la Lettre aux assurés » (n° 30 de janvier-février), adressée à « 12millions de personnes en moyenne ». Et, d’autre part, l’assurance-maladie rappelle qu’elle a mis en ligne sur son portail Internet (www.ameli.fr) un topo sur les franchises avec des questions-réponses, dans la rubrique « ce qui est à votre charge ».

Quoi qu’il en soit, le sujet devrait revenir sur la table au conseil de la CNAM après-demain. Le président de la caisse lui-même, Michel Régereau (CFDT), souhaite « des clarifications », ne serait-ce que pour prévenir toute confusion entre les différents plafonds de reste à charge…

> AGNÈS BOURGUIGNON

Chiffres clés

Les franchises, entrées en vigueur au 1er janvier 2008, s’appliquent sur les médicaments (50 centimes par boîte), les actes paramédicaux (50 centimes par acte d’infirmier, de kiné, d’orthoptiste, d’orthophoniste, de pédicure) et les transports sanitaires (2 euros par trajet en ambulance, VSL ou taxi). Sont exonérés des franchises : les bénéficiaires de la CMU, les enfants de moins de 18 ans et les femmes enceintes. Le montant cumulé des franchises est plafonné à 50 euros par an. Il y a aussi un plafond journalier pour les actes paramédicaux (franchise de 2 euros au maximum pour des actes effectués chez le même praticien dans la journée) et pour les transports sanitaires (4 euros/jour), mais pas pour les médicaments. Selon la CNAM, les franchises lui auraient permis d’économiser 69 millions d’euros en janvier, bien que leur rendement ait été atténué par le remboursement de soins et traitements datant de fin 2007 (et donc non soumis aux franchises). A ce rythme, la CNAM pense donc atteindre en fin d’année l’objectif de 850 millions d’euros de rendement (prévu par la loi de financement de la Sécu pour 2008).

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Projet de loi de modernisation des soins

Bachelot promet d’être à l’écoute des usagers

INVITÉE aux 2es Journées nationales du Collectif interassociatif sur la santé (CISS), la ministre de la Santé a été accueillie d’emblée par un sombre état des lieux dressé par Christian Saout, président de ce collectif regroupant 27 associations de patients et d’usagers. Pour le chef de file du CISS, également président de la Conférence nationale de santé (CNS), le principe constitutionnel d’un accès aux soins garanti à chacun par la nation est « violé chaque jour », du fait des refus de soins à l’encontre des bénéficiaires de la CMU, des « ressources médicales mal réparties » et des prix des actes « mal encadrés et mal contrôlés ». Christian Saout a demandé à Roselyne Bachelot que son projet de loi sur la modernisation des soins « consacre une logique de coordination sur la base d’une définition claire de ce que sont les soins de premier recours, qui ouvrent naturellement sur le reste du système de soins si cela se révèle nécessaire à la prise en charge d’un patient ». Mais cette « logique de coordination » doit, a-t-il ajouté, « trouver sa place dans une logique territoriale », grâce à la création de « territoires de santé, de taille infradépartementale », à partir d’un « schéma régional d’organisation des soins mixant la ville, l’hôpital et le médico-social ». « Et, compte tenu du haut niveau de socialisation de la dépense de santé, il n’est pas illégitime que la réponse territoriale soit efficiente et au service de l’objectif d’égalité d’accès aux soins fixé en 1945, a poursuivi le président du CISS. Cela ne va pas contre le principe de liberté d’installation des médecins. »

« Gains qualitatifs ». Christian Saout a réclamé « simplement que l’on fasse la balance entre (ces) deux contraintes », à savoir la liberté d’installation et la garantie d’accès aux soins des Français.

« Nous ne pouvons pas rester sourds plus longtemps aux attentes des usagers », lui a répondu la ministre, qui s’est efforcée de rassurer les cadres du CISS. « Aucune réforme n’aboutira sans une concertation préalable engageant tous les acteurs du monde de la santé. (…) Le succès de la loi de modernisation des soins que je présenterai cet été devant le Parlement impliquera autre chose qu’un tête-à-tête entre les pouvoirs publics et les professionnels de santé », a martelé Roselyne Bachelot.

Elle attend du projet de loi des « gains qualitatifs » pour le système de santé. Concrètement, cela devrait se traduire selon la ministre par « une répartition plus harmonieuse de l’offre de soins sur tout le territoire, une permanence des soins mieux assurée, des urgences moins saturées, des plateaux techniques hospitaliers plus performants et mieux sécurisés, des médecins à proximité, des pharmacies, mais aussi une meilleure coordination entre la ville, l’hôpital et le médico-social ».

> A. B.

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Recherche et développement

Servier crée un institut d’innovation galénique à Orléans

Nouvelle illustration de son effort intensif en faveur du développement de ses moyens de recherche, Servier, premier groupe pharmaceutique français indépendant, a inauguré à Orléans un nouvel institut d’innovation galénique et de biopharmacie. Une création qui marque également l’attachement du Dr Jacques Servier, président et fondateur du groupe, à cette ville où tout commença en 1954.

D’UNE SURFACE de plus de 6 000 m2 et accueillant 33 chercheurs de haut niveau, le nouvel institut d’innovation galénique et de biopharmacie créé par le Laboratoire Servier, à Orléans, et qui représente un investissement de 13 millions d’euros, vient compléter une plate-forme de recherche et développement dédiée à la pharmacocinétique, à la sécurité et à la qualité des médicaments du groupe. Une structure qui compte déjà plus de 300 chercheurs.

Véritable science, la galénique consiste à transformer un principe actif en un médicament utilisable, acceptable pour le patient. Mais de multiples contraintes conditionnent cette transformation qui va devoir prendre en compte les paramètres physico-chimiques du principe actif, son goût, la dose active nécessaire, la pathologie qui sera traitée, le type de patient, la voie d’administration, la stabilité du médicament, la pharmacocinétique, sans oublier la réglementation avec les bonnes pratiques de fabrication et la production. Derrière cette partie visible qu’est la forme galénique, il y a des hommes, de la science, une technologie considérable.

Au travers de ses différentes facettes, la galénique permet de réaliser un médicament adapté aussi bien au patient qu’à sa maladie. Innover dans ce domaine, c’est améliorer l’efficacité, la sécurité, le suivi du traitement et, in fine, la qualité de vie.

Outil de pointe. Ainsi, la conception de formes orales capables de délivrer le principe actif au niveau d’un site spécifique du tube digestif, ou, pour les anticancéreux administrés par voie intraveineuse, l’utilisation de vecteurs (liposomes, par exemple) pour cibler la distribution du principe actif au niveau de la tumeur, ou encore les formes implantables à base de polymères biodégradables qui permettent de réduire les fréquences d’administration de traitements anticancéreux à une fois par mois, et même une fois tous les trois mois, sont autant d’innovations qui concourent au progrès médical.

« La galénique est une phase essentielle de la découverte du médicament, et c’est pourquoi nous avons choisi de nous doter d’un outil de pointe avec la construction de cet institut d’innovation galénique et de biopharmacie », a déclaré le Dr Jacques Servier, président du groupe. Doté d’équipements extrêmement performants, cet institut sera en effet l’un des centres de recherche et d’innovation galénique les plus importants d’Europe.

Le succès de la recherche et le très fort développement du groupe à l’international (présence dans 140 pays, 82 % de la consommation de ses médicaments) profitent pleinement à l’activité économique et scientifique de la région Centre. Dans le Loiret, Servier compte aujourd’hui près de 1 300 collaborateurs.

C’est à Gidy, près d’Orléans, que plus de 60 % de la production mondiale sont réalisées. Avec une exportation de plus de 1,33 milliard d’euros en 2007, le groupe a ainsi participé à hauteur de 28,8 % à l’excédent de la balance commerciale française des produits pharmaceutiques.

> RITA DEVISE

Une recherche en plein développement

Dans la poursuite du développement de ses moyens de recherche en France, 2008 est une année très importante pour Servier. Outre le nouvel institut d’Orléans, le groupe a ainsi inauguré en janvier dernier un centre de recherche de chimie médicinale à Budapest, et le centre de Croissy-sur-Seine, dans les Yvelines, spécialisé en cancérologie, dans les maladies du vieillissement (maladie d’Alzheimer, maladie de Parkinson) et celles du système nerveux verra doubler sa surface totale avant la fin de l’année.

Groupe indépendant des marchés financiers, organisé en fondation, Servier investit chaque année près de 25 % de son chiffre d’affaires en recherche & développement.

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Prix des médicaments non remboursables

Laboratoires et pharmaciens signent un accord de bonne pratique

ROSELYNE BACHELOT a reçu, il y a quelques jours, les syndicats de pharmaciens d’officine ainsi que des responsables des Laboratoires Servier, sanofi-aventis, Pierre Fabre, Abott France et Negma-Lerads. Objet de la réunion : le prix des médicaments non remboursables, et notamment des veinotoniques.

Cette rencontre, indique des responsables du ministère de la Santé, « fait suite au courrier adressé fin décembre par la ministre aux laboratoires et aux pharmaciens, les appelant à la modération pour éviter que les déremboursements programmés depuis 2006 et applicables au 1erjanvier 2008 ne conduisent à des augmentations de prix des médicaments concernés ». Car si les derniers déremboursements « n’ont pas conduit à une hausse généralisée des prix, comme l’assure le ministère, certains médicaments ont malgré tout fortement augmenté, jetant le discrédit sur les efforts réalisés ».

Au cours de cette rencontre, les syndicats pharmaceutiques (Fédération des syndicats pharmaceutiques de France, Union nationale des pharmaciens de France et Union des syndicats de pharmacie d’officine) ont présenté à la ministre de la Santé un projet d’accord de bonne pratique commerciale sur la médication officinale, en clair un accord de modération des prix sur les médicaments déremboursés. Cet accord devrait être approuvé dans les prochains jours par les syndicats pharmaceutiques, ainsi que par les laboratoires eux-mêmes à travers le LEEM (Les Entreprises du médicament, association qui regroupe les industriels du médicament présents en France) et l’AFIPA (Association française de l’industrie pharmaceutique pour une automédication responsable).

Pour Philippe Gaertner, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France, il s’agit de « trouver de nouvelles règles, car, si les prix des médicaments d’automédication augmentent trop, les gens ne se prendront plus en charge ».

Selon Philippe Gaertner, cet accord devrait être validé par les différentes parties avant le 1er avril, c’est-à-dire avant la mise en libre accès dans les officines des médicaments non remboursables.

> H. S. R.

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Politique hospitalière

Une chronique en bd

COMMENT ACCUEILLE-T-ON dans les hôpitaux les diverses décisions prises au ministère de la Santé ? Au moins avec humour, est-on tenté de répondre à la lecture de la chronique en bandes-dessinées que viennent de publier Stan Le Scolan et Thierry Peterschmitt (1). Le premier est versé dans les ressources humaines, le second – qui est aussi le dessinateur – est directeur d’hôpital. Leur « santé ! à consommer avec modération ! » croque en 150 pages les émois des directions, les affres du service public face à la concurrence du privé, les tensions médecins-administration, les pièges de l’informatique et ceux du dialogue social… Un chapitre spécial s’attaque à la vie hospitalière dans les DOM-TOM (moustiques et colibris constituant visiblement une inépuisable source d’inspiration).

L’ouvrage s’est trouvé deux éminents préfaciers. « Il est heureux que la vision décapante et pleine de dérision de quelques hospitaliers décomplexés permette de prendre un peu de recul », se réjouit l’ancien patron de la DHOS (direction de l’hospitalisation et de l’organisation des soins, au ministère de la Santé), Edouard Couty, tandis que son compère Yves-Jean Dupuis, directeur général de la FEHAP (Fédération des établissements d’hospitalisation et d’assistance privés à but non lucratif), salue « une bouffée d’oxygène dans l’atmosphère un peu confinée du monde de la santé ».

Les auteurs, en tout cas, savent indéniablement rire d’eux-mêmes : « Ma baguette magique est mon meilleur outil de management », explique ainsi un petit homme en costume-cravate et coiffé d’un chapeau pointu de sorcier. Venant de spécialistes, l’assertion fait mouche.

Stan Le Scolan et Thierry Peterschmitt, « santé ! à consommer avec modération ! », volume 2 spécial DOM-TOM, éditions de santé Stan le Scolan.

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Le déséquilibre médical est soigné au cas par cas

à lire sur : http://www.challenges.fr/france/200...

   

Les - trop fréquentes - erreurs médicales

à lire sur : http://www.lepoint.fr/actualites-sc...

   

Traitement de choc pour tuer l’hôpital public

à lire sur : http://www.monde-diplomatique.fr/20...

   

Quelques propositions

à lire sur : http://www.monde-diplomatique.fr/20...

   

Les Américains manquent de sommeil avec les longues heures de travail

à lire sur : http://fr.news.yahoo.com/afp/200803...

   

Sainsbury propose des consultations médicales dans un supermarché

à lire sur : http://fr.news.yahoo.com/afp/200803...

   

Après les profs, les médecins notés en ligne

Profitant de la polémique déclenchée par le site de notation des enseignants par les élèves note2be.com, un site d’évaluation des médecins par les patients se prépare à ouvrir le 15 mars. A l’origine de note2bib.com, la société D&E Investments, qui exploite le site de rencontres « éthique et déontologique » Sirius-concept…

Selon l’un des concepteurs, Nicolas Herson-Macarel, il ne s’agira pas de note mais plutôt d’évaluation sur une échelle de valeurs. Le site se défend d’évaluer les capacités techniques des médecins et veut se focaliser sur les qualités d’accueil et d’empathie des professionnels de santé (infirmière, kiné, dentistes… sont également concernés).

Parmi les critères retenus, le respect des horaires de rendez-vous, la qualité de l’écoute, la chaleur humaine, etc. Un médecin ne figurera sur le site que si plusieurs avis (cinq ?) sont envoyés à son sujet. « Nous sommes sûrs qu’il y aura plus de commentaires favorables aux médecins que l’inverse », assure son concepteur.

L’entreprise apparaît en tout cas hasardeuse, tant parce qu’il n’est pas facile de vérifier l’identité des internautes et donc la véracité des témoignages que parce que la législation française n’y est pas favorable. Le tribunal des référés a d’ailleurs ordonné ce lundi la suppression de toutes les données nominatives sur le site de notations des enseignants… Voilà qui devient nettement moins croustillant.

> M-F.P

http://www.quotimed.com/flashs/inde...

   

Diminution du nombre de secteurs de garde pour les médecins

à lire sur : http://www.droit-medical.net/spip.p...

   

Commissions régionales de conciliation et d’indemnisation : un succès

à lire sur : http://www.droit-medical.net/spip.p...

   

À la recherche de nouveaux alliés

Bruno Keller, rédacteur en chef

Àl´approche d´une réforme de la santé présentée, de manière peut-être un peu tapageuse, comme refondatrice, le gouvernement et l´assurance maladie cherchent visiblement à élargir le cercle de leurs partenaires dans le monde de la santé.

La participation de la FMF mais surtout de MG France à la dernière séance de négociations conventionnelles atteste la volonté de l´assurance maladie de faire entrer dans le jeu des syndicats jusque-là marginalisés parce que non signataires de la convention médicale. Syndicats dont on estime aujourd´hui que mieux vaut les avoir à l´intérieur du système qu´à l´extérieur. En outre, MG France pourrait se révéler un allié précieux pour accompagner certaines des réformes envisagées : évolution du mode de rémunération, nouvelles formes d´exercice, limitation des dépassements d´honoraires, etc.

Parallèlement, le gouvernement entend ne pas se couper des organisations de praticiens qui ont soutenu la réforme de 2004, et notamment de la principale d´entre elles – la Csmf – qui apparaît comme un élément central, incontournable malgré la perte d´audience enregistrée lors des dernières élections professionnelles. La récente rencontre entre Nicolas Sarkozy et la Csmf ne relève pas seulement d´égards protocolaires ou d´un exercice de dispensation de bonnes paroles. Elle témoigne sans doute d´une conviction : celle qu´il est difficile de mener une réforme de la santé contre l´avis de la principale organisation professionnelle.

L´admission de certains syndicats à la table des négociations et les propos rassérénants tenus à d´autres doivent cependant être considérés avec circonspection. Ce qui apparaît aujourd´hui comme une opération séduction pourrait, demain, se révéler n´avoir été qu´une opération rideau de fumée. Qui peut dire si le gouvernement optera pour une réforme a minima de la santé, composant au mieux avec les intérêts corporatistes, ou s´il fera preuve d´audace en adoptant des mesures plus radicales concernant les dépassements d´honoraires, la liberté d´installation, la maîtrise des dépenses, les modes de rémunération ? Et voudra-t-il épargner les professions de santé alors qu´il s´apprête, selon toute vraisemblance, à mettre les patients à contribution par une réforme des ALD et par un transfert de certaines dépenses de l´assurance maladie vers les complémentaires ?

http://www.egora.fr/commun/script/w...

   

C à 23 euros : le préalable à toute discussion pour l´Unof

G.D.L

L´Union nationale des omnipraticiens français (Unof), qui tenait son assemblée générale le 1er mars, exige que « tout nouveau développement conventionnel débute par l´acquisition d´une consultation de base de 23 euros pour toutes les spécialités, dès le premier juin, tel que signé dans l´avenant n°23 ». Fin décembre 2007, la revalorisation promise de la consultation de base des généralistes de 22 à 23 euros au 1er juin, qui dépendait de la réussite des objectifs de maîtrise médicalisée des dépenses, semblait pourtant compromise aux yeux de Michel Chassang, président de la Confédération des syndicats médicaux français (Csmf), à laquelle est affiliée l´Unof. Pour le Dr Chassang, la loi de financement de la sécurité sociale 2008, qui spécifie qu´à partir du premier janvier, tout accord tarifaire n´entrera en vigueur que six mois après son approbation par le gouvernement, et pourra être suspendu en cas de risque de dérapage des dépenses des soins de ville, rend improbable cette augmentation à cette date. Le directeur de l´Union nationale des caisses d´assurance maladie (Uncam), s´était de son côté dit favorable à « un accord de principe sur la hausse du C à 23 euros en 2008 ». Michel Combier, le président de l´Unof, estime que « cette base » permettrait alors l´élaboration d´une nouvelle nomenclature clinique. « La classification clinique des actes médicaux (Ccam), fait valoir le syndicat des médecins de famille, permettrait une prise en charge et une rémunération « proportionnée à l´investissement médical ».

Alors que la ministre de la Santé, en conclusion de la première phase des Etats généraux de l´organisation de la santé (Egos), a retenu l´idée du développement des maisons de santé pluridisciplinaires, dans les zones sous-dotées ou dans les zones dites fragiles, la branche généraliste de la Csmf demande que soit préservé « l´existant immobilier des médecins généralistes libéraux ». Elle insiste pour que ces maisons de santé soient « réservées aux zones en difficulté démographique, quand elles reposent sur un besoin et un projet médical auxquels adhèrent les professionnels de proximité ».

Satisfait de la revalorisation engagée de la médecine générale, même si « elle est loin d´être suffisante », le syndicat souhaite que la médecine générale « garde sa prérogative de médecine de premier recours ». La définition des missions du généraliste, qui sera inscrite dans le Code de santé publique, indique que celui-ci doit assurer la prise en charge médicale du premier recours, orienter le patient dans le parcours de soins, faire de la prévention et participer à la permanence des soins des territoires de santé. L´Unof-Csmf reprend quasiment à son compte les termes de cette définition, sans mentionner toutefois la permanence des soins. Selon le Dr Combier, la médecine générale doit occuper « toute sa place dans le soin, l´orientation des patients, la coordination des soins, la santé publique et la prévention ».

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Les jeunes praticiens ne baissent pas la garde et veulent rencontrer Sarkozy

L´ensemble des syndicats et associations de jeunes médecins et d´étudiants en médecine a demandé à être reçu par Nicolas Sarkozy « pour clarifier les intentions de l´Elysée sur le contenu de la loi » prévue pour l´été 2008. Ce projet de loi de modernisation de la santé est déjà présenté comme une réforme majeure du système de santé, dont les jeunes médecins entendent bien être partie prenante. L´Association nationale des étudiants en médecine de France (Anemf), l´Intersyndicale autonome représentative des internes de médecine générale (Isnar-IMG), l´Intersyndicat national des internes des hôpitaux (Isnih) et le Syndicat national des jeunes médecins généralistes (Snjmg) rappellent, dans un communiqué commun, que le protocole d´accord qui avait suspendu le mouvement de grève d´octobre 2007 prévoyait que les conclusions des Etats généraux de l´organisation de la santé (Egos)soient approuvées par les jeunes médecins. Il s´agissait, selon eux, d´un « préalable sine qua non à un débouché conventionnel ou législatif ». « Conscients des enjeux majeurs qui se jouent pour la santé de nos concitoyens, nous tenons à réaffirmer notre attachement à un système de soins efficient et plus juste pour chacun, et entendons bien démontrer que notre implication, sans précédent dans des Etats généraux, ne sera pas une aventure sans lendemain », indiquent-ils.

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Bientôt un site pour noter son médecin ?

G.D.L

Après les professeurs, les médecins. La société D&E Investments qui s´est donnée pour mission de développer des sites internet destinés à favoriser la communication entre les internautes, dans le respect de la déontologie et de l´éthique, a annoncé la mise en ligne, le 15 mars 2008, du site www.note2bib.com. A l´image du site www.note2be.com, qui propose aux élèves de noter leurs enseignants, le site « note2bib » se propose d´être « un observatoire de la relation humaine dans le domaine de la santé, un lieu d´échange entre les patients, un instrument d´alerte également afin de réduire les risques de nouveaux drames mis en lumière bien trop tardivement » . Pour Jean-Claude Fargialla, directeur de la publication de D&E Investments et Nicolas Herson-Macarel, directeur de la rédaction, les patients attendent notamment de leur médecin une qualité d´écoute, des explications précises et simplement formulées, une certaine disponibilité et un profond respect de leur personne sur le plan moral et physique. « C´est hélas loin d´être le cas avec tous les professionnels de santé. Et qu´en est-il alors de la conspiration du silence qui couvre les mauvais au détriment des meilleurs ? Elle jette des hommes et des femmes en position de faiblesse dans les cabinets de mandarins, de notables, d´intouchables praticiens qui les traitent comme une sorte de marchandise sans connaissances et donc sans droit », écrivent-ils. Le ton est donné. Et déjà les réactions offusquées se font jour comme cela a été le cas pour les professeurs. Avec les suites que l´on connaît. Le Tribunal des référés a ordonné, ce jour, la suspension de toute donnée nominative sur le site de notation des professeurs, et la Commission nationale de l´informatique et des liberté (Cnil) saisie de plusieurs centaines de plaintes rendra publiques les suites données à cette affaire jeudi 6 mars.

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85 % des salariés souhaitent que la complémentaire santé soit obligatoire dans les entreprises

à lire sur : http://www.empruntis.com/assurances...

   

Le décret sur les psychothérapies

à lire sur : http://societe.blogs.liberation.fr/...

   

Universités : un classement pointe le retard français

à lire sur : http://www.lefigaro.fr/actualites/2...

   

Note2bib pour noter votre médecin

à lire sur : http://www.atoute.org/n/article91.html

   

Plan "Santé Jeunes" : la MSA très active auprès des jeunes ruraux

à lire le : http://www.msa.fr/front/id/msafr/S1...

   

Quand l’éthique est toc…

à lire sur : http://lebloganti-knock.blog.20minu...

   

Médecine : l’autarcie, la liberté sans limites n’est-elle pas le contraire de l’éthique ?

à lire sur : http://pharmacritique.blog.20minute...

   


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