Revue de presse du 04 Janvier 2008
vendredi 4 janvier 2008 par JOSEPH Didier
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Les anesthésistes rejoignent les urgentistes : la grève menace de se durcir
La grève des médecins urgentistes prend de l’ampleur, après la décision des anesthésistes-réanimateurs de rejoindre le mouvement. Ils organisent ensemble, demain vendredi, une conférence de presse commune. De son côté, le gouvernement cherche à calmer les esprits en annonçant le début, lundi, de la concertation sur les comptes épargne-temps et les heures supplémentaires à l’hôpital.
ROSELYNE BACHELOT NE MÉNAGE PAS sa peine et son temps. Le 31 décembre, elle s’est rendue aux urgences du centre hospitalier de Pontoise dans le Val-d’Oise pour saluer le travail des médecins particulièrement sollicités en ce dernier jour de l’année. Le 10 janvier, elle se rendra à l’hôpital Simone Veil d’Ermont-Montmorency, toujours dans le Val-d’Oise, pour rencontrer, confirment ses proches collaborateurs, les chirurgiens, les anesthésistes et les personnels des blocs opératoires.
Entre-temps, dès lundi, elle aura rencontré les responsables des quatre grands syndicats de praticiens hospitaliers (CPH, CMH, INPH et SNAM) et les organisations syndicales de la fonction publique hospitalière pour organiser la concertation sur les comptes épargne-temps et les heures supplémentaires à l’hôpital.
Il est vrai que le temps presse et que le gouvernement craint à l’évidence que la grogne des médecins urgentistes, qui a débuté le 23 décembre et qui ne s’est pas démentie depuis, ne gagne du terrain. Certes, ce mouvement de grève ne pénalise guère le fonctionnement des urgences hospitalières, puisque les médecins occupent leurs postes, mais il bénéficie d’une publicité évidente et, surtout, est bien compris par le public et les patients.
L’histoire se complique pour les pouvoirs publics avec l’entrée dans ce mouvement des deux principaux syndicats d’anesthésistes-réanimateurs, le Syndicat national des praticiens hospitaliers réanimateurs (SNPHAR) et le Syndicat national des médecins anesthésistes-réanimateurs non universitaires (SMARNU). L’annonce est à prendre en considération, d’autant que selon des responsables de cette dernière organisation, « il s’agit simplement pour l’instant de lancer une grève d’avertissement », mais si « aucun accord cadre et aucun échéancier ne sont conclus rapidement, d’autres formes d’action, interrompant cette fois le fonctionnement normal de l’hôpital, seront envisagées ».
Preuve de cette détermination : les SAMU de France, l’Association des médecins urgentistes de France (AMUF) et les deux syndicats d’anesthésistes-réanimateurs qui organisent demain une conférence de presse pour affirmer leur volonté de poursuivre ensemble le mouvement, voire même de le durcir si les pouvoirs publics ne font aucune proposition concrète. Ils demanderont aussi à être réellement présents et représentés lors de la concertation qui doit débuter lundi prochain. Une échéance réellement cruciale.
J.D.
Quotimed.com, le 03/01/08
http://www.quotimed.com/dossiers/in...
Le gouvernement relance l´aide à la complémentaire santé avec le chèque santé
G.D.L
Les personnes dont les revenus sont compris entre 606 euros - au dessus du plafond donnant droit à la couverture maladie universelle - et 727,25 euros par mois ont désormais accès à un « chèque santé » pour couvrir près de 50 % du coût de l´acquisition d´une complémentaire santé. « Jusqu´à aujourd´hui, la complexité du dispositif permettant d´avoir accès à cette aide freinait considérablement son utilisation par les assurés : sur deux millions de bénéficiaires potentiels, 10 % seulement l´ont utilisée », justifie le ministère de la Santé, qui lance aujourd´hui ce nouveau dispositif destiné aux « foyers les plus modestes ». Le montant de ce chèque peut aller de 100 à 400 euros et varie en fonction de l´âge et de la situation de famille.
Titulaire du chèque qu´il aura obtenu après avoir rempli un formulaire disponible sur le site de la Caisse nationale d´assurance maladie (Cnam) ou auprès d´hôpitaux ou d´associations, l´assuré devra l´envoyer à la complémentaire santé de son choix pour en bénéficier. « Une démarche immédiate et simple », fait valoir le ministère. Un effort d´information sur l´accès au dispositif est prévu par le réseau des caisses de sécurité sociale et les organismes de protection complémentaire. Des courriers ciblés vers les bénéficiaires du minimum vieillesse et ceux des prestations familiales dont le revenu correspond approximativement aux publics éligibles seront d´ailleurs envoyés en début d´année.
Créée par la loi de réforme de l´assurance maladie du 13 août 2004, l´aide à l´acquisition d´une complémentaire santé (ACS) n´avait pas eu le succès escompté, ne touchant selon une enquête de l´Irdes (Institut de recherche et documentation en économie de la santé) que 200 000 personnes sur 2 millions de bénéficiaires potentiels. Réservée aux assurés sociaux dont les revenus n´excèdent pas de plus de 20 % le plafond d´attribution de la CMU complémentaire, cette aide financière de 100 à 400 euros permettait de réduire à peu près de moitié le montant du contrat individuel d´assurance complémentaire santé souscrit auprès d´une mutuelle, d´une société d´assurance ou d´une institution de prévoyance. Après l´avoir demandée auprès de sa caisse d´assurance maladie, le bénéficiaire potentiel obtenait, en cas d´accord, une attestation à présenter à la complémentaire santé. « L´ACS ne marche pas, en grande partie parce qu´elle n´a pas été portée par les institutions sociales », jugeaient en septembre Bertrand Fragonard et Raoul Briet dans leur rapport sur la mise en œuvre du bouclier sanitaire.
En déplacement mercredi à la caisse primaire d´assurance maladie de la Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine), pour remettre les premiers chèques santé, Roselyne Bachelot a par ailleurs insisté sur la nécessité d´établir des « règles claires » entre le médecin et le patient sur le sujet des honoraires et des dépassements. Décidée à « garantir un égal accès au système de santé », la ministre de la Santé a rappelé l´obligation pour le médecin ou le dentiste de remettre une information écrite préalable précisant le tarif des actes qu´il se propose d´effectuer, ainsi que éventuellement, la nature et le montant des dépassements qu´il facturera, et ce lorsque les honoraires seront supérieurs à un seuil fixé par arrêté ministériel. Un seuil qui « devra être fixé à un niveau suffisamment élevé pour ne concerner que les actes lourds », a-t-elle précisé. Roselyne Bachelot a également annoncé que le décret sur l´affichage des honoraires dans les cabinets médicaux est en cours d´élaboration. Elle s´est enfin montrée déterminée à renforcer les sanctions en cas de non respect de ces nouvelles dispositions.
http://www.egora.fr/commun/script/w...
Franchises : la grogne de MG France
Le syndicat de généralistes MG France vient de protester contre les modalités de mise en œuvre des franchises médicales qui s´appliquent depuis le début de l´année (0,50 euro par boîte de médicament et par acte d´auxiliaire médical et deux euros par transport sanitaire, dans la limite de 50 euros par an).
En pratique, le montant de ces franchises ne sera pas perçu directement lorsque le patient achètera un médicament, bénéficiera d´un acte d´auxiliaire médical ou d´un transport sanitaire. La plupart de ces actes étant réalisés en « tiers payant » (voire en « tiers payant intégral » quand le patient à une complémentaire) la récupération lors de l´achat ou de la prestation aurait été difficile. Le montant des franchises sera donc récupéré ultérieurement par l´assurance maladie lors du remboursement des actes qui ne sont pas effectués en tiers payant, c´est-à-dire notamment les consultations chez les généralistes. C´est précisément cette modalité qui fait bondir MG-France. « La récupération des franchises médicales sur le remboursement des actes des médecins généralistes va faire croire qu´au final ce sont les actes des médecins généralistes qui sont moins remboursés », s´insurge ce syndicat. C´est selon lui « un mauvais signal donné aux Français », un « contresens politique incompréhensible, alors que les Etats généraux de l´organisation de la santé vont conforter le rôle essentiel des généralistes dans le premier recours ».
http://www.egora.fr/commun/script/w...
Grève aux urgences : le ralliement des anesthésistes servira-t-il d’électrochoc ?
à lire sur : http://www.jim.fr/en_direct/pro_soc...
JOSEPH Didier
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