Revue de presse du 04 Décembre 2007
mardi 4 décembre 2007 par JOSEPH Didier
Navigation rapide
- Espace Généraliste confirme dans une enquête le fossé ville hôpital, p1
- La guerre généralistes/spécialistes est rouverte, p1
- Bras de fer autour de la PDS en Saône-et-Loire, p1
- « Je suis à l’écoute des médecins », p1
- Sept mille spécialistes de médecine générale, p1
- MG-France joue la carte du contentieux sur le C = CS, p1
- Amélioration des conditions de travail, p1
- Baisse des cotisations du régime d’Alsace-Moselle, excédentaire, p1
- Extension du service aux assurés de la MSA, p1
- "Un balancement constant entre vision sociale et managériale", p1
- Objectif : 9 millions de Français sous traitement psychiatrique, p1
- Et aprés le 1° décembre …, p1
- Le chirurgien incriminé à l´hôpital de Metz disculpé par l´Igas, p1
- Hôpital et accès aux soins : Sarkozy et Fillon reprennent la main, p1
- Tarifs des spécialistes : la polémique enfle, p1
- Premier round pour les Etats généraux : de multiples attentes, p1
- Mme la Ministre de la Santé : prochik ? Chiche !, p1
Espace Généraliste confirme dans une enquête le fossé ville hôpital
Gaëlle Desgrées du Loû
La grande majorité des médecins généralistes (57 %) ne rend « jamais ou rarement » visite à ses patients hospitalisés, alors qu´ils sont 44 % à vouloir le faire. C´est ce qu´indique une enquête (non représentative) d´Espace Généraliste, à laquelle ont répondu 468 généralistes libéraux, âgés en moyenne de 50 ans. Auditionné par la mission Larcher, le syndicat leur a adressé un questionnaire sur les rapports médecine de ville/hôpital et la permanence des soins. « Le résultat est parlant. Nous l´avons (Ndlr : le rapport) remis à la mission en insistant sur la nécessité d´améliorer la communication ville-hôpital et de cesser d´aggraver année après année le différentiel de moyens consacrés à l´hôpital et à la ville », explique Claude Bronner, président du syndicat. L´échange d´informations est la plupart du temps à l´initiative du médecin généraliste, souligne aussi cette enquête. Seulement 9 % des personnes interrogées par le syndicat disent que c´est l´hôpital qui les appelle pour donner ou demander des informations. Ils sont par ailleurs 50 % à considérer que la rémunération de la visite d´un patient hospitalisé ne changerait rien à cet état de fait.
Voici quelques extraits, qui témoignent de la difficile relation ville-hôpital
Le manque de temps et la distance
- « Pas assez de temps disponible pour prendre du temps pour aller à l´hôpital voir des patients. Il faut prévoir une heure aller retour au minimum plus le temps de la visite ». Un médecin du Var.
- « Je n´ai pas le temps (12h à 13 h de travail par jour). Un médecin de l´Essonne « L´hôpital se trouve à 50 km de mon cabinet » Un médecin de Corrèze
Le manque d´accueil et de considération
- « On se sent complètement exclus de la médecine hospitalière ». Un médecin des Bouches-du-Rhône.
- « Appeler à l´hôpital c´est une gageure ! Je peux le faire maintenant que j´ai une secrétaire car elle peut s´y reprendre à 4 fois mais seule c´est impossible : « le docteur fait la visite, il est au staff, non, il est allé manger » ; j´en passe et des meilleures » Un médecin du Pas-de-Calais - « L´hôpital oublie souvent que le patient a un médecin traitant. Nous ne sommes jamais conviés aux décisions importantes prises pour le patient ». Un médecin du Loir-et-Cher - « La majorité des hospitaliers et surtout les jeunes n´ont aucune connaissance et ne prêtent aucune attention à ce qui concerne la prise en charge du patient à domicile : courrier du médecin traitant non lu ; modification du traitement du patient à molécule plus ou moins équivalente et retour à domicile sans redonner le traitement que le patient avait avant ; pas de réponse aux questions posées dans le courrier d´entrée ; pas de prise en compte du contexte familial et psychologique (…) ». Un médecin du Morbihan.
- « Je ne vais plus à l´hôpital depuis 10 ans, depuis que le parking médecin est « interdit » aux médecins traitants de ville ». Un médecin des Yvelines.
- « J´ai arrêté d´y aller car j´étais trop mal reçu, notamment par des internes mal à l´aise et mal coachés par les PH et Puph. On ne fait pas attendre 20 minutes un médecin généraliste qui passe pendant la visite ». Un médecin parisien.
Les praticiens libéraux interrogés avancent leurs solutions :
La rémunération
- « Il ne faut surtout pas que la visite à l´hôpital soit rémunérée (faudra-t-il un jour en arriver à codifier le sourire, la poignée de main, l´accolade, le clin d´œil ?). Un médecin d´Eure-et-Loir - « Cela me paraît fondamental d´aller voir les patients hospitalisés. Si c´était rémunéré, cela serait mieux, car on passe beaucoup de temps et c´est un acte à part entière ». Un médecin de l´Isère Moyens de communication
- « Une connection informatique avec l´hôpital permettrait d´avoir des relations plus faciles avec les services ». Un médecin des Bouches-du-Rhône
- « Il serait intéressant que l´on reçoive un compte-rendu dans les 24-48 premières heures en quelques lignes pour nous renseigner de l´état général du patient de son unité d´hospitalisation (médecine, chirurgie ou soins intensifs) et de l´orientation diagnostique et thérapeutique. La solution pourrait être informatique en envoyant de façon automatisée la synthèse des observations par courriel par exemple ». Un médecin de Haute-Garonne - « Manque une structure interface ville-hosto, qui permettrait de mettre en place des solutions, car il persiste un grand fossé et donc des incompréhensions créées bêtement ». Un médecin de la Meuse
- « J´appelle de tous mes vœux l´intranet hôpital-ville prévu, alimenté en temps réel, pour communiquer efficacement, perdre moins de temps à courir après les interlocuteurs appropriés, éviter les doublons d´examens et les défauts d´informations vitales telles des allergies ou des associations contre-indiquées entre services hospitaliers d´une part, entre médecins traitants et médecins hospitaliers d´autre part ». Un médecin du Bas-Rhin.
Pour lire l´enquête d´Espace Généraliste :
http://www.apima.org/img_bronner/Re...
http://www.egora.fr/commun/script/w...
La guerre généralistes/spécialistes est rouverte
Publié le 03/12/2007
Paris, le lundi 3 décembre 2007 – L’un des articles de la nouvelle loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) contestés à l’unanimité par les syndicats médicaux concerne le gel des revalorisations, qui sont désormais suspendues au respect de l’objectif national des dépenses d’assurance maladie (ONDAM). Cette disposition se révèle notamment particulièrement dommageable pour les médecins généralistes auxquels était promis en 2008 le passage du tarif de leur consultation à 23 euros. Dans ce contexte, tout accord s’appliquant avant le 1er janvier est observé comme le rescapé d’une période annoncée de rigueur. Tel est notamment le texte signé par l’Assurance maladie et les syndicats signataires de la convention le 20 novembre dernier. Il confirme la deuxième phase de la refonte de la Classification commune des actes médicaux (CCAM) cliniques. En vertu de cet accord, une revalorisation générale de 5 % est attendue le 1er janvier 2008. La Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) ne cache pas qu’au regard d’un avenir plutôt sombre, cette augmentation est particulièrement « appréciable ». Dans sa lettre du 23 novembre, le syndicat encore majoritaire chez les spécialistes se félicite : « La CSMF a été le seul syndicat médical à se battre pour obtenir cette nouvelle avancée, qui aurait été compromise, si rien n’avait été fait par l’entrée en application des stabilisateurs économiques contenus dans le PLFSS pour 2008 ». De son côté, MG France qui n’a pas connu pour sa part la chance de voir les revalorisations promises aux omnipraticiens actées avant le 1er janvier 2008 juge avec amertume la victoire des spécialistes. Cité par le Parisien ce samedi 1er décembre, Martial Olivier-Koehret ravive une guère fratricide : « Visiblement, il y a de l’argent pour les uns, mais pas pour les autres. On pleure sur les déserts médicaux, mais il faudrait peut-être aider les généralistes à s’y installer ».
15 millions d’euros d’économie… L’Assurance maladie, la CSMF, le syndicat des médecins libéraux (SML) et Alliance n’auront pas été uniquement visés par les attaques du syndicat aujourd’hui majoritaire chez les omnipraticiens. Préférant apparemment faire œuvre de polémique, plutôt que pédagogique, la Mutualité française n’a pas hésité à lancer son propre couplet. Dans le même Parisien qui assure dans son article que « pour les médecins spécialistes, le Père Noël est déjà passé », la parole est donnée au directeur général de la Mutualité française qui s’exclame : « Au moment où l’on demande un nouvel effort aux assurés sociaux avec les franchises médicales, la revalorisation des spécialistes est plutôt malvenue ». Face à cette lecture politique de cette revalorisation des actes cliniques, l’Assurance maladie a tenu à s’expliquer. Par la voix de Frédéric Van Roekeghem, il a notamment été rappelé que la refonte de la CCAM était un chantier entamé de longue date et que « cet accord n’a pas été signé en catimini ». En outre, la progression de certains actes de 30 % est à mettre en parallèle avec la diminution de nombreuses autres cotations. « On augmente certains tarifs, on en baisse d’autres, cela a été le cas en septembre pour les radiologues » remarque le directeur de l’Assurance maladie. Ce dernier souligne encore que la révision des CCAM doit aboutir à terme à un gain de 15 millions d’euros par an pour la Sécurité sociale.
Symbole et lutte fratricide Ce travail d’explication de Frédéric Van Roekeghem ne permettra sans doute pas d’apaiser la colère de certains observateurs et à atténuer la portée symbolique de cet accord conventionnel. Il ne permettra sans doute pas plus d’éviter l’ouverture d’une nouvelle guerre picrocholine entre les spécialistes de la CSMF et les généralistes de MG France. Outre les revalorisations obtenues dans le cadre de la révision de la CCAM, la colère des omnipraticiens a en effet également été piquée au vif à la fin du mois de novembre par l’obtention de la « prorogation de la Majoration provisoire de consultation (MPC) ». La CSMF explique que « cette majoration de deux euros menacée par le PLFSS 2008 a (…) été sauvée. Elle continue de s’appliquer sans changement, au-delà du 1er janvier 2008 pour certaines consultations ». MG France commente : « Ces avenants valorisent les spécialités d’organe, pompent un peu plus les finances publiques et interdisent donc en pratique l’augmentation promise de la consultation des généralistes en 2008 ».
A.H.
http://www.jim.fr/en_direct/pro_soc...
Bras de fer autour de la PDS en Saône-et-Loire
Le préfet reprend la main
Le précédent arrêté préfectoral mettant fin aux gardes de nuit en Saône-et-Loire ayant été annulé par le tribunal administratif de Dijon pour des raisons de forme, le préfet du département, Anne Merloz, en a rédigé un nouveau. Ce texte confirme l’arrêt des gardes à minuit.
EN SAÔNE-ET-LOIRE, un bras de fer oppose depuis quelques mois le député socialiste Arnaud Montebourg au préfet, Anne Merloz. Motif de la discorde, la permanence des soins (PDS). Le préfet de Saône-et-Loire, utilisant les ressources que lui confère la loi, avait en effet pris voilà six mois un arrêté stipulant que la garde libérale prenait fin à minuit dans tous les secteurs du département (« le Quotidien » du 22 novembre), compte tenu du très faible nombre d’actes constaté à cette heure de la nuit.
De son côté, le député socialiste de Saône-et-Loire, Arnaud Montebourg, arguant du fait que les médecins des secteurs ruraux de Saône-et-Loire, et notamment ceux de la Bresse, souhaitaient poursuivre les gardes de nuit, avait saisi le tribunal administratif de Dijon (Côte-d’Or). Il avait obtenu l’annulation de l’arrêté préfectoral pour « erreur de droit », le préfet n’ayant pas motivé sa décision secteur de garde par secteur de garde, comme l’exigent les textes en vigueur. La représentante de l’Etat n’a pas baissé les bras et a réuni la semaine dernière le CODAMUPS (comité départemental de l’aide médicale urgente et de la permanence des soins). Se basant sur une analyse des données médicales d’activité effectuée par l’URCAM (qui fait ressortir la très faible activité médicale libérale aux heures profondes de la nuit), le CODAMUPS, instance consultative, a donné un avis favorable à l’arrêt des gardes libérales sur l’ensemble des secteurs du département, pour la période comprise entre minuit et 8 heures. Un nouvel arrêté préfectoral doit donc être signé aujourd’hui-même par le préfet. Cet arrêté ne devrait différer du précédent que par le fait qu’il argumente la décision secteur de garde par secteur de garde.
Le sentiment des médecins. Ce nouveau texte semble faire l’unanimité chez les médecins du département. Pour le Dr Jean-François Guyonnard, secrétaire général du CDOM (conseil départemental de l’Ordre des médecins), « quelques médecins, très peu nombreux et situés dans des zones rurales éloignées des hôpitaux, auraient souhaité continuer leurs gardes entre minuit et 8heures, et nous aurions préféré que cette possibilité leur soit laissée. Le préfet estime que ce n’est pas possible au vu du très faible nombre d’actes constatés, mais nous reconnaissons qu’il y a eu une vraie concertation dans cette affaire, et que cette décision préfectorale correspond à une demande massive des médecins du département. » Tandis que d’autres médecins de Saône-et-Loire n’hésitent pas à murmurer qu’Arnaud Montebourg « cherche surtout à se faire mousser dans cette affaire ».
Mais le député socialiste ne s’avoue pas pour autant vaincu. Il fait tout d’abord remarquer que les médecins des secteurs ruraux désireux de poursuivre les gardes ont voté contre la proposition préfectorale au cours de la réunion du CODAMUPS (36 voix pour, 7 voix contre, 3 votes blancs et 1 nul). De plus, estimant que le préfet « a voulu passer en force et fait du zèle », il a décidé d’interpeller la ministre de la Santé sur le sujet lors de la séance de questions orales sans débat prévue ce matin à l’Assemblée nationale.
Quant à la question de savoir si les médecins désireux de poursuivre la garde dans leur secteur entre minuit et 8 heures pourraient continuer à le faire malgré l’arrêté préfectoral, le Dr Guyonnard répond par l’affirmative, avec cependant un léger bémol : « Rien ne les empêche de continuer à assurer leur garde. Mais, dès lors que le préfet a publié l’arrêté faisant cesser les gardes à minuit, ils ne pourront prétendre au versement de l’astreinte conventionnelle de 100euros pour la période minuit-8heures. »
> HENRI DE SAINT ROMAN
Le Quotidien du Médecin du : 04/12/2007
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« Je suis à l’écoute des médecins »
Dans un entretien avec « le Quotidien », Anne Merloz, préfet du département, justifie sa décision.
LE QUOTIDIEN – Quelles sont les raisons qui vous ont poussé à prendre l’arrété qui fait cesser les gardes à minuit ?
(DR)ANNE MERLOZ – Les raisons sont simples. Je viens d’un autre département où j’ai déjà travaillé sur ces questions. En Saône-et-Loire, la réquisition était utilisée pour compléter les tableaux de garde dans certains secteurs. Il me semblait que la réquisition ne pouvait constituer un dispositif pérenne et j’ai senti aussi qu’il y avait une réelle demande exprimée par un certain nombre de médecins pour arrêter la permanence entre minuit et 8 heures du matin. Les journées des médecins sont longues et l’activité médicale sur cette tranche horaire diminuait beaucoup.
Vous aviez d’ailleurs fait connaître votre souhait de ne pas réquisitionner…
Réglementairement, je suis habilitée à réquisitionner, et je dois même le faire si les tableaux de garde ne sont pas complets. Mais à chacun ses responsabilités, j’ai expliqué aux médecins que je préférais qu’ils remplissent les tableaux de garde avec le Conseil de l’Ordre sans recours à la réquisition. Je leur ai dit aussi que j’étais à leur écoute, que j’allais observer et que nous allions nous concerter pour vérifier s’il convenait ou non de supprimer la PDS entre minuit et 8 heures.
N’aurait-il cependant pas été possible de laisser la garde dans les secteurs où les médecins souhaitaient continuer à l’assurer ?
Le système de garde doit répondre à un besoin. Or, l’analyse de l’activité médicale, secteur par secteur, montre qu’elle reste en très forte baisse entre minuit et 8 heures. La régulation par le centre 15, avec une forte implication des médecins libéraux, est un dispositif qui fonctionne bien et qui a contribué à cette réduction considérable de l’activité de consultation et de visite de nuit. C’est le constat qu’à fait la majorité des médecins. Ils en ont tiré la conséquence en demandant l’arrêt de la permanence des soins de minuit à 8 h. J’aurais effectivement pu répondre aux sollicitations de quelques-uns en laissant ceux qui le voulaient faire des gardes. L’activité ne le justifiait pas et le système aurait manqué de cohérence et de lisibilité pour les populations, sans même aborder le coût qu’il représente.
Arnaud Montebourg vous reproche de ne pas pratiquer la concertation et d’avoir voulu passer en force…
Je ne passe pas en force. Ni pour le premier ni pour le deuxième arrêté. Le Conseil de l’Ordre et les médecins peuvent en témoigner. J’ai pratiqué la concertation pendant plus d’un an avant de prendre cette décision. Aujourd’hui, la concertation est faite, le CODAMUPS a donné un avis favorable à une large majorité. Le projet d’arrêté est prêt. Après une relecture attentive durant le week-end, je vais probablement le signer aujourd’hui mardi. Je voudrais enfin souligner que dans le département de Saône-et-Loire, il y a une bonne articulation entre l’AMU, l’aide médicale urgente (SAMU, sapeurs-pompiers et ambulanciers privés) et la permanence des soins. Le problème est que souvent ces deux dispositifs distincts mais complémentaires sont confondus.
Vous faites allusion à Arnaud Montebourg ?
Il est important de distinguer les deux. La préoccupation d’Arnaud Montebourg touche aussi à l’aménagement du territoire. C’est vrai que dans la Bresse, sa circonscription, il n’y a pas de service d’urgence. Le plus proche est à Chalon-sur-Saône, à quelques trente kilomètres de Louhans. Mais au maillage des services d’urgence s’ajoute le maillage des sapeurs-pompiers et celui des ambulanciers et demain celui des correspondants SAMU. C’est cet ensemble cohérent PDS, AMU, qui permet d’apporter une réponse à la demande des populations en tout point du territoire départemental.
> PROPOS RECUEILLIS PAR H. S. R.
Le Quotidien du Médecin du : 04/12/2007
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Sept mille spécialistes de médecine générale
La procédure de qualification se déploie lentement
Selon l’Ordre des médecins, plus de 7 000 omnipraticiens ont demandé leur qualification de spécialiste. Des syndicats de libéraux estiment que les médecins qualifiés peuvent utiliser la nomenclature spécialisée. L’assurance-maladie rappelle que les augmentations tarifaires dépendent uniquement des négociations conventionnelles.
LA QUALIFICATION des spécialistes de médecine générale lancée en avril dernier gagne du terrain. Sur les 50 000 omnipraticiens concernés par cette procédure, plus de 7 000 ont obtenu le précieux sésame. « A une exception près, toutes les commissions départementales de qualification sont installées et ont commencé à étudier des dossiers », explique le Dr Xavier Deau, président de la section formation et compétences médicales au Conseil national de l’Ordre des médecins. Même si les consignes ont eu du mal à passer dans certains conseils départementaux très syndiqués, il n’y aurait plus de blocages dans l’examen des dossiers déposés. Des syndicats déploraient la lente installation des commissions et la disparité de traitement des candidatures, certaines commissions étant plus tatillonnes que d’autres. Il y a maintenant consensus entre les conseils départementaux et les syndicats. La procédure de qualification par les commissions départementales doit se prolonger jusqu’en octobre 2010. Il reviendra ensuite à une commission nationale d’examiner les compétences des médecins qui en feront la demande. L’Ordre souhaite sensibiliser les praticiens peu informés du déroulement de la procédure. Les 8 000 à 10 000 remplaçants, mobiles et peu identifiés, sont les plus difficiles à toucher. « Ils ne seront autorisés à demander leur qualification que lorsqu’ils seront thésés, précise le Dr Deau. Il faudra alors qu’ils fassent valoir leur parcours de remplaçant pour obtenir leur qualification. »
Des spécialistes privés de CS. Le CNOM a récemment agité le « Landerneau » médical. Après analyse juridique, il estimait que « la cotation CS du médecin spécialiste en médecine générale ne dérog[eait] pas aux prescriptions du code déontologie » (« le Quotidien » du 28 septembre). Depuis cette prise de position, le CNOM se montre beaucoup plus réservé. « Il n’est pas de la mission du CNOM de dire que le C doit être égal au CS, affirme Xavier Deau. De toute façon, il le sera tôt ou tard. » Sans attendre la revalorisation du C à 23 euros programmée sous conditions en juin 2008, MG-France s’est engouffré dans la brèche juridique ouverte par l’Ordre. Conforté par la circulaire ordinale, le syndicat a appelé en septembre tous les généralistes qualifiés spécialistes à coter CS. Le syndicat a lancé une pétition nationale pour « obliger les caisses à respecter la réglementation sur le remboursement du CS à 23euros ». Elle a recueilli 1 300 signatures. La Fédération des médecins de France (FMF) et Espace Généraliste n’ont pas été en reste, arguant que les médecins ne devaient pas déroger au code de déontologie en sous-cotant leurs actes. « La question n’est pas de savoir si les généralistes vont appliquer le CS mais quand les syndicats vont demander de l’appliquer massivement, explique le Dr Claude Bronner, président d’Espace Généraliste. Il faut qu’il y ait un potentiel important de médecins qualifiés pour le faire. Ce sera le moment au début de l’année prochaine. » Les syndicats opposés à la convention médicale pourraient lancer alors une action tarifaire commune. Pour l’heure, le Dr Jean-Paul Hamon, président de la branche généraliste de la FMF, indique que son syndicat est sur la même longueur d’onde que MG-France et Espace Généraliste. Il reste pourtant d’une grande prudence quant aux consignes tarifaires « pour ne pas avoir la concurrence sur le dos ». Le Dr Michel Combier, président de l’Union nationale des omnipraticiens de France (UNOF), exprime toujours sa plus grande réserve sur les consignes tarifaires : « Ce mot d’ordre est dangereux pour les médecins et je leur conseille de ne pas le suivre. Le plus raisonnable serait d’avoir le C à 23euros en juin. »
Fermeté de la CNAM. L’assurance-maladie rejette l’interprétation des syndicats opposés à la convention. Elle s’appuie sur la « jurisprudence Lancry » rapport sur les conséquences juridiques de la spécialisation de la médecine générale remis en février dernier à Xavier Bertrand par Pierre-Jean Lancry. Le directeur de la santé de la Mutualité sociale agricole (MSA) préconisait la création d’une lettre clé spécifique CG pour les spécialistes de médecine générale, que le ministre de la Santé avait rejetée à l’époque. La Caisse nationale affiche sa fermeté. Elle a donné des consignes claires aux caisses primaires. « Le tarif de la consultation, c’est 22euros, martèle-t-on à la CNAM. L’augmentation éventuelle fait partie des négociations conventionnelles. » Les médecins contrevenants à cette règle sont rappelés à l’ordre. Ils s’exposent à des procédures et des contentieux (lire par ailleurs). La CNAM assure, sans préciser les chiffres, que le mouvement de cotation CS par les généralistes qualifiés spécialistes « n’est pas répandu ».
> CHRISTOPHE GATTUSO
Le Quotidien du Médecin du : 04/12/2007
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MG-France joue la carte du contentieux sur le C = CS
Le syndicat de généralistes a pris la tête du combat pour la cotation CS par les nouveaux spécialistes de médecine générale. Objectif : une jurisprudence enfin favorable. Témoignages.
LES SPÉCIALISTES en médecine générale, dûment qualifiés, peuvent-ils coter « CS » sur leurs feuilles de soins comme tout spécialiste digne de ce nom ? La CNAM répond toujours par la négative et a (re)donné des consignes de fermeté aux directeurs de caisse (cotation CS « non conforme » à la réglementation, avertissement aux généralistes sur la procédure qui peut aller jusqu’au déconventionnement, information parallèle des patients, feuilles rejetées, refus partiel ou total de remboursement…) ; mais les opposants à la convention veulent croire à une jurisprudence en leur faveur qui ouvrirait une brèche.
Sur le terrain, les cadres locaux de MG-France ont pris la tête de la contestation et encouragent les médecins à porter leur requête devant les tribunaux. Une quarantaine d’affaires seraient suivies par le syndicat.
Qualifié « spécialiste » dès le 22 juin, le Dr Bruno Deloffre, président de MG-92 (Hauts-de-Seine), est sans doute le praticien le plus avancé dans cette voie du contentieux. Après avoir coté « deux actes en CS pour des patients en CMU », explique-t-il au « Quotidien », la procédure s’est enclenchée. Feuilles de soins rejetées, fin de non-recevoir de la CPAM, saisine de la commission de recours amiable. « N’ayant pas eu de réponse dans le mois », le Dr Deloffre a déposé un référé au début de septembre devant le TASS (tribunal des affaires de Sécurité sociale). Dans son ordonnance du 25 octobre, « le tribunal a botté en touche », regrette ce médecin (la validation ordinale de sa qualification a été contestée). La procédure suit son cours. Le Dr Deloffre (dûment requalifié) a fait appel et devrait être rejugé en janvier. Le dossier a surtout été transmis au TASS pour un jugement sur le fond (mais les délais habituels sont de plusieurs mois). « Pendant ce temps, un avenant a augmenté les actes techniques, il faut qu’on arrête de prendre les généralistes pour des abrutis », tempête le Dr Deloffre, figure emblématique du combat pour l’équité tarifaire.
Déconventionnement « de fait ». Dans l’Eure, où plus de 250 généralistes ont déjà été qualifiés spécialistes, le Dr Thomas Bourez, président de MG-27, défend lui aussi une stratégie « radicale » et procédurière. Dans la Maison médicale où il exerce, les « sept médecins appliquent le CS », traduction d’une démarche « identitaire, pas financière ». Selon lui, « une bonne trentaine de généralistes travaillent en CS ». Là encore, la caisse locale n’a laissé planer aucun doute. « On n’est plus remboursés pour les patients en tiers payant, raconte le Dr Bourez. C’est un déconventionnement de fait. » Il ira « au TASS », sans doute au début décembre, avec le soutien logistique de MG-France. Les médecins concernés sollicitent également la protection juridique de leur assureur. Dans ce département, les médecins les plus mobilisés distribuent des tracts et arborent un T-shirt « je cote CS, et toi ? ».
Dans le Calvados, deux médecins pratiquant le CS sont dans le collimateur de la caisse (le Dr Marc de la Provôté, responsable local FMF, et le Dr Marc Delauné, membre actif de MG-14) ; « quelques autres » ont reçu des mises en garde. Pour le Dr Jacques Battistoni, délégué régional MG pour la Basse-Normandie, « leur situation est intenable, ils ont le couteau sous la gorge ». Ici aussi, le conflit sera porté devant le TASS. « On a enclenché un mouvement de solidarité en appelant à pratiquer le CS à 23euros sur les actes en tiers payant », déclare le Dr Jacques Battistoni.
Dans la Drôme (26), enfin, la polémique sur le C = CS bat son plein (« le Quotidien » du 28 novembre). Une centaine de généralistes ont manifesté devant la CPAM pour l’égalité de traitement, accompagnés par des patients (eux-mêmes alertés du risque de non-remboursement). « Les contacts avec la caisse de Valence n’ont rien donné », déplore le Dr Geneviève Royannez, déléguée régionale de MG-France. Le syndicat a déposé une plainte au civil (pour dénoncer l’immixtion de la caisse dans les rapports médecins-patients) et le dépôt des requêtes devant le TASS est « imminent ».
> CYRILLE DUPUIS
Le Dr Laure Lefèbvre, généraliste à Val-de-Reuil, dans l’Eure, montre l’exemple
Le Quotidien du Médecin du : 04/12/2007
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Amélioration des conditions de travail
Xavier Bertrand oriente les négociations à venir
XAVIER BERTRAND vient d’adresser aux partenaires sociaux un document de cadrage pour les négociations prévues par la conférence tripartite sur l’amélioration des conditions de travail, qui a réuni gouvernement, syndicats et patronat il y a deux mois (« le Quotidien » du 8 octobre).
Cette conférence a débouché d’abord sur le lancement d’une mission sur les risques psychosociaux au travail, qui a été confiée au début novembre à Philippe Nasse (économiste et statisticien) et au Dr Patrick Légeron (psychiatre).
Mais le ministre du Travail et les partenaires sociaux avaient aussi prévu, lors de la conférence d’octobre, de négocier ultérieurement sur trois thèmes : le dialogue social sur les conditions de travail dans les petites entreprises, l’évolution des CHSCT (comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) et l’instauration d’un droit d’alerte des salariés sur les questions de santé au travail.
Dans son document d’orientation, Xavier Bertrand fixe des objectifs aux discussions à venir. Pour améliorer les conditions de travail au sein des petites entreprises, les partenaires sociaux devront négocier en vue de « promouvoir le rôle du CHSCT », qui n’existe pas encore dans toutes les sociétés de plus de 50 salariés, et envisager « une représentation du personnel dédiée à la santé et à la sécurité au travail » dans les autres établissements qui ne peuvent avoir de CHSCT.
La négociation sur le fonctionnement des CHSCT doit, quant à elle, permettre de « moderniser les capacités d’expertise » des comités (développement de la formation de leurs membres ou moyens d’action accrus). Enfin, sur le droit d’alerte, le ministre du Travail souhaite que les partenaires sociaux arrivent ensemble à « identifier un mécanisme d’alerte quelle que soit la taille de l’entreprise et pour des risques majeurs, y compris dans les entreprises dépourvues de toute représentation du personnel ».
Xavier Bertrand a proposé aux centrales syndicales et au patronat de négocier sur ces trois sujets soit de manière séparée, dans un délai à déterminer, soit d’intégrer les discussions à une négociation plus large sur la « démocratie sociale » (incluant la représentativité et le financement des syndicats de salariés, ainsi que la validation des accords collectifs).
> AGNÈS BOURGUIGNON
Le Quotidien du Médecin du : 04/12/2007
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Baisse des cotisations du régime d’Alsace-Moselle, excédentaire
LES SALARIÉS ET RETRAITÉS DU régime local de sécurité sociale en Alsace et en Moselle bénéficieront une nouvelle fois d’une baisse de leurs cotisations de 1,7 à 1,6 % à partir du 1er janvier, en raison de résultats excédentaires, a annoncé le conseil d’administration. Une baisse de 1,8 à 1,7 % des cotisations était déjà entrée en vigueur au 1er juillet en raison des bons résultats financiers obtenus dans les trois départements alsaciens et mosellan. Les administrateurs du régime local ont en outre exprimé « leur profond désaccord » avec la « vision étriquée de la solidarité nationale » dont témoigne, selon eux, l’instauration des franchises sur les médicaments, les transports et les actes paramédicaux. « Ces franchises, dont on dit que le produit sera affecté à la recherche sur le cancer et sur la maladie d’Alzheimer, font peser financièrement l’effort au développement de cette recherche sur les malades », critiquent les administrateurs qui regrettent aussi « l’interdiction de prise en charge de ces franchises faites aux régimes complémentaires ». Ils déplorent, en outre, que le remboursement des médicaments génériques à 100 %, voté en décembre 2005, ne soit toujours pas effectif du fait du retard dans la mise à niveau des systèmes informatiques de la Caisse nationale d’assurance-maladie. Les excédents du régime local sont dus notamment à la « forte décélération de la prescription de médicaments, particulièrement ceux à vignette bleue (remboursés à 35 %), dans les départements alsaciens et mosellan, entraînant une nette diminution de la dépense pharmaceutique », explique l’administration. Le régime local a été introduit à titre provisoire en 1945, lors du retour à la France de l’Alsace et de la Moselle, afin de combler l’écart des remboursements entre les systèmes de protection allemand et français. Il a ensuite été pérennisé et compte aujourd’hui 2,2 millions de bénéficiaires et 1,5 million de cotisants.
Le Quotidien du Médecin du : 04/12/2007
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Extension du service aux assurés de la MSA
Les médecins libéraux peuvent désormais consulter l’historique des remboursements (ou « Web médecin ») des 4 millions d’assurés et d’ayants droit couverts par la Mutualité sociale agricole (MSA). L’historique des remboursements, qui a été généralisé depuis juillet 2007 dans le régime général, est déjà utilisé en ligne par 13 000 médecins libéraux au moyen de la carte Vitale et de la carte de professionnel de santé (CPS). Il permet de visualiser les actes, médicaments et indemnités journalières dont a bénéficié un patient sur les douze derniers mois.
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"Un balancement constant entre vision sociale et managériale"
LE MONDE ECONOMIE | 03.12.07 |
Quand le thème de la santé au travail surgit-il en France ?
En 1898 est votée une loi sur les accidents du travail (AT), qui crée un droit à réparation à la charge de l’employeur. En 1919, une autre loi reconnaît l’existence de maladies professionnelles (MP), dont la prise en charge est aussi financée par les seuls employeurs, à l’inverse des assurances-maladie ou retraite : il serait immoral que le salarié paie juge le législateur. De ce fait, l’argent de la santé au travail est, et demeurera, géré par les seuls employeurs !
Jean-Claude Devinck est doctorant à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) ; Paul-André Rosental est directeur de recherches à l’EHESS et chercheur associé à l’Institut national d’études démographiques (INED).
Par ailleurs, pour être reconnue comme MP, une maladie doit figurer sur une liste et correspondre à un métier. En 1919, n’y figurent que le saturnisme (dû au plomb) et l’hydrargisme (mercure) : la silicose (charbon), à l’époque la plus mortelle pour les salariés, ne sera ajoutée qu’en 1945 ! Au départ, ces listes sont dressées par des experts désignés par le ministère du travail et les employeurs. Le souci de ces derniers sera, et demeure toujours, de la limiter. Les syndicats, représentés à partir des années 1930, tenteront de l’allonger. Mais ce sont surtout les commissions techniques paritaires de l’assurance-maladie, lorsque est créée après la guerre la branche ATMP de la Sécurité sociale, qui feront reconnaître de nouvelles MP.
Comment est apparue la médecine du travail ?
Certains secteurs (transports, mines) et certaines entreprises "sociales" créent des services médicaux pour leurs salariés dès le XIXe siècle. En 1929, un congrès international de médecine professionnelle réunit à Lyon médecins, hauts fonctionnaires, employeurs et syndicats. Le Bureau international du travail fait alors campagne contre le "retard français" en la matière. A la suite du congrès, des instituts de médecine du travail sont créés dans les facultés de médecine à Lille, Lyon et Paris, instaurant une discipline au carrefour de la médecine légale, de l’hygiène industrielle et de la physiologie du travail. De cette origine complexe naît le balancement, toujours actuel, entre une vision hygiéniste et sociale, visant à la prévention et à la protection de la santé des travailleurs, et une vision biologiste et managériale de sélection et d’amélioration du rendement de la main-d’oeuvre.
A quel moment la médecine du travail devient-elle obligatoire ?
Pendant le Front populaire, sous l’impulsion de Guy Hausser, médecin proche de la CGT, est formulée l’idée d’implanter des services de santé dans toutes les entreprises. En 1939, cette idée est reprise dans les industries d’armement, où l’on veut augmenter les cadences au maximum. Le 9 juin 1940 est adoptée par le gouvernement une "recommandation" visant à créer de tels services dans tous les secteurs. Elle sera suivie par le gouvernement de Vichy qui instaure le 31 octobre 1941 une inspection médicale du travail, puis impose le 28 juillet 1942 la création de "services médicaux et sociaux du travail" dans les entreprises de plus de cinquante salariés. L’une de leurs premières actions sera de signer les certificats d’aptitude au service du travail obligatoire (STO, au bénéfice de l’occupant allemand), ce qui entachera durablement leur réputation aux yeux des salariés.
En 1945, ces textes sont abrogés et rétablis le 11 octobre 1946, pour être étendus à toutes les entreprises, avec un système de services interentreprises dans les PME. Mais le principe de 1919 est conservé : ces services, leur organisation et la rémunération des médecins sont à la charge de l’employeur.
Propos recueillis par Antoine Reverchon
Objectif : 9 millions de Français sous traitement psychiatrique
Une campagne de marketing sans précédent déferle sur les ondes pour vanter les mérites des antidépresseurs. Qui finance ? Quels sont les protagonistes cachés derrière cette vaste opération médiatique ? Quelles peuvent être les conséquences désastreuses de cette orientation publique ?
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Et aprés le 1° décembre …
Ca y est, c’est fini le 1° décembre est passé. Le 1° décembre, c ’est quoi ? Même à LIbération, bien peu de personnes savent que cela correspond à la journée mondiale contre le sida. L’histoire ne se répète pas, elle s’oublie. Par exemple, pour la première fois depuis 20 ans, nous n’avons pas fait d’évènement ce jour là dans le journal. La cause ? On n’en avait parlé deux jours avant, et une semaine avant, et soyons honnête, de la presse française nous avons dû en écrire le plus sur "la plus grande catastrophe sanitaire de la planète".
Il n’empèche, le sida n’est plus percu comme une singularité sur laquelle s’inscrivent les ruptures. On me ressort toujours : "Mais le palu tue plus de gens"… Ah bon, et en plus c’est faux. Dommage, car il y a des questions passionnantes à aborder, comme le bras de fer actuel entre Unitaids et le Fonds mondial contre le sida, comme ce qui se passe chez les migrants en France. Mais aussi sur la prévention : ainsi, ce débat que j’avais fait entre Didier Lestrade et Pierre Marie Girard. C’est un des débats les plus passionnants que j’ai eu à à faire. Il est passé sur le site, samedi. Je le mets sur le blog pour ne pas l’oublier. Jusqu’à l’année prochaine.
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Revalorisation de certains actes médicaux au 1er janvier
Challenges.fr | 03.12.2007 | 12:20 | Réagir à l’article
Les actes techniques seront revalorisés de 5% en moyenne, selon un accord passé entre l’Assurance-maladie et les syndicats.
Certains actes techniques de médecins spécialistes seront augmentés au 1er janvier 2008, après l’accord passé entre l’Assurance-maladie et trois syndicats, dont la CSMF (majoritaire), le 20 novembre dernier. C’est Le Parisien qui révèle l’accord samedi 1er décembre. Ce "programme en trois étapes" de rééquilibrage des tarifs d’actes techniques des médecins spécialistes a été "approuvé par le gouvernement", confirme la Cnam (Caisse nationale d’assurance-maladie) dans un communiqué.
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Le chirurgien incriminé à l´hôpital de Metz disculpé par l´Igas
G.D.L
L´inspection générale des affaires sociales (Igas) a prononcé un non-lieu dans l´affaire du chirurgien de l´hôpital Bon-Secours de Metz-Thionville, chef du service cardio-vasculaire, soupçonné il y a six mois d´extorsion de fond (3000 euros) envers une patiente. « Le chirurgien concerné exerce son activité libérale en CHR en secteur 2 avec droit à dépassement permanent (…). Il apparaît, dans les constats de la mission, respecter la durée de 20 % de son temps hebdomadaire consacrée à ses activités privées. Le deuxième critère fondamental qui est celui d´une activité privée inférieure à l´activité publique est aussi respecté. Les comparaisons nationales avec des chirurgiens de même spécialité permettent de considérer que les tarifs de secteur privé pratiqués par ce praticien respectent le principe déontologique d´une fixation avec tact et mesure », conclut l´Igas, qui avait chargé par le gouvernement en juillet d´une enquête à ce sujet. En ce qui concerne ses pratiques médicales, « aucune anomalie notable n´a été relevée ; nous avons seulement constaté une certaine propension à la performance chirurgicale avec un taux relativement élevé d´interventions complexes pour un centre de capacité moyenne ».
L´affaire de Metz intervenait quelques semaines après la médiatisation d´une affaire du même ordre à Chalon-sur-Saône, où un patient accusait son chirurgien (lui aussi blanchi) de lui avoir demandé un dessous-de-table de 5000 euros. « Ces deux affaires étaient donc vides », réagit Xavier Gouyou-Beauchamps, secrétaire générale de l´Union des chirurgiens de France, qui avait pris la défense du chirurgien exerçant à la clinique Sainte-Marie de Chalon et avait à l´époque « exprimé son indignation devant cette affaire montée de toute pièce ». Le président du syndicat, Philippe Cuq, avait dénoncé une manipulation médiatique et politique, « une agression intolérable », estimant « gravissime de confondre compléments d´honoraires, pratiques frauduleuses et la non prise en charge financière par l´assurance maladie d´un matériel prothétique ». Les deux praticiens blanchis avaient annoncé qu´ils porteraient plainte pour « dénonciation calomnieuse » si le non-lieu était avéré. A Chalon, le député (PS) Arnaud Montebourg avait contribué à la médiatisation de l´affaire.
Le rapport de l´Igas fait néanmoins état d´un défaut de « vigilance » concernant l´information des patients sur leur prise en charge en secteur privé. « L´affiche qui doit donner les premières informations sur ce sujet en salle d´attente de consultations ne comportait pas, lorsqu´elle était apposée, suffisamment de renseignements ». Plus généralement, le Dr Sylvain Picard, inspecteur général des affaires sociales, dresse un bilan critique de l´activité libérale au CHR de Metz-Thionville. Celle-ci, constate-t-il, est « mal encadrée » depuis 2003 et le fait que la quasi-totalité des praticiens aient opté pour la perception directe de leurs honoraires « n´a pas contribué à la transparence du système ». Pour un certain nombre de praticiens, le principe d´un volume d´actes inférieur en privé par rapport à celui de l´activité publique « n´était pas respecté ». Le rapport assure que le service de chirurgie thoracique et cardio vasculaire est actuellement confronté à « des difficultés relationnelles graves ». Ainsi « deux médecins titulaires du service alimentent des polémiques contre le chef de service. Tous les autres médecins du service et la grande majorité des médecins du CHR lui apportent au contraire leur soutien ainsi que la quasi-totalité des personnels du service ».
Néanmoins, l´Igas indique que la situation de l´encadrement de l´activité libérale est « en voie de redressement » et estime que « les dérives constatées pour les années antérieures ne sont pas d´une gravité telles qu´elles aient pu justifier l´engagement de procédures disciplinaires à l´encontre des praticiens incriminés ».
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Hôpital et accès aux soins : Sarkozy et Fillon reprennent la main
G.D.L
La santé des Français sera « la priorité pour 2008 », a annoncé Nicolas Sarkozy samedi lors d´un déplacement à l´hôpital du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), à l´occasion de la journée mondiale de lutte contre le sida. Accompagné de la ministre de la Santé, le chef de l´Etat a souligné la nécessité de poursuivre « l´effort en matière de recherche et l´effort en matière de prévention », en rappelant que le combat contre l´épidémie n´était pas gagné. « Nous vous donnerons les moyens nécessaires pour continuer. Il faut que la recherche française soit moteur », a-t-il insisté.
Cette visite du service de médecine interne et maladies infectieuses du Pr Jean-François Delfraissy, directeur de l´Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales ( Anrs) a été aussi l´occasion pour le président d´aborder la question des moyens des établissements hospitaliers . Devant des infirmiers et des internes qui se plaignaient du manque de personnel, le président a évoqué l´ « ankylosage » de l´hôpital. « Je n´ignore nullement le malaise de l´hôpital (…) La carte hospitalière a beaucoup vieilli, on ne peut pas garder ce maillage. Je voudrais vous donner plus d´autonomie, comme je l´ai fait pour les universités », a-t-il ajouté.
Le secteur de la santé était également ce week-end au cœur des préoccupations du Premier Ministre, François Fillon, qui a profité de l´inauguration d´un hôpital à Sablé-sur-Sarthe pour annoncer le dépôt d´un projet de loi sur l´accès aux soins pour « l´été prochain ». Celui-ci, a-t-il précisé, sera « un texte fondateur pour la modernisation de notre système de santé ». Ce projet de loi devrait être issu, selon Les Echos, des Etats généraux de l´organisation de la santé (Egos). Plusieurs chantiers seront à l´ordre du jour, tels la création des Agences régionales de santé, la restructuration de l´offre de soins sur le territoire et l´adaptation de la rémunération des personnels hospitaliers. La mission Larcher rédige actuellement un rapport pour préparer cette réforme de l´hôpital.
Interpellé sur le problème des comptes épargne temps (CET) et des heures supplémentaires, lors de son déplacement de samedi, le chef de l´Etat a assuré que des négociations étaient engagées. A la fin de 2005, les médecins qui ont choisi de travailler plus que les 48 heures hebdomadaires réglementaires, sans poser l´ensemble de leurs jours de RTT, avaient déjà accumulé un million de jours sur leurs CET. Le rapport de Dominique Acker sur les 35 heures à l´hôpital estimait à 550 millions d´euros le coût des heures épargnées sur des CET à la fin de 2005. Ceux-ci ont continué d´enfler depuis, sans avoir été dans la majorité des cas provisionnés par les hôpitaux. Nicolas Sarkozy s´était prononcé, sur TF1 et France 2 le 29 novembre, en faveur d´une « monétisation (…) notamment à l´hôpital » des CET, c´est-à-dire d´une transformation des jours de RTT en salaire. Dimanche soir, c´est François Fillon qui a pris le relais. A l´issue d´une réunion de ministres à Matignon, il a déclaré qu´un projet de loi global sur les CET serait déposé « dans les tout prochains jours ». Objectif : permettre « le rachat des heures de RTT et comptes épargnes temps, le déblocage de la participation et la mise en place d´une prime de 1000 euros dans les entreprises de moins de 50 salariés qui n´ont pas vocation à mettre en œuvre le système de la participation ». La veille, il avait annoncé l´ouverture prochaine d´une concertation avec les organisations syndicales représentatives de la fonction publique hospitalière ainsi qu´avec les syndicats de praticiens hospitaliers sur les heures supplémentaires non payées et les comptes épargne temps à l´hôpital.
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Tarifs des spécialistes : la polémique enfle
La signature de l´avenant à la convention médicale concernant la revalorisation de certains actes techniques des médecins spécialistes continue à susciter des polémiques. L´Union des médecins spécialistes (Umespe, affiliée à la Confédération des syndicats médicaux français) vient de répliquer à un article du Parisien du 1er décembre intitulé les « spécialistes décrochent des hausses de tarifs » ainsi qu´aux propos de MG France et du Syndicat national des jeunes médecins généralistes qui s´indignaient de ce que l´on augmente les honoraires des spécialistes alors que, affirment-ils, rien n´est fait pour les généralistes.
L´Umespe fait remarquer que ces revalorisations sont la conséquence d´un accord conclu au printemps dernier entre les syndicats médicaux signataires de la convention et l´assurance maladie et approuvé par le gouvernement. Elle ajoute que si certains tarifs augmentent ceux de trois spécialités (radiologie, médecine nucléaire, cardiologie interventionnelle) baissent. La Csmf dénonce elle une « campagne odieuse visant les spécialistes ».
L´assurance maladie fait remarquer pour sa part que globalement cet accord « est synonyme d´une économie de quinze millions d´euros pour l´assurance maladie ».
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Premier round pour les Etats généraux : de multiples attentes
Gaëlle Desgrées du Loû
Les Etats généraux de l´organisation de la santé (Egos) sont sur les rails, avec la tenue ce vendredi de la première réunion du groupe permanent de concertation regroupant des représentants des syndicats représentatifs de médecins, du Conseil de l´Ordre, des étudiants, des internes, des chefs de clinique, des élus locaux, des usagers et des administrations. Cette rencontre préparatoire a pour objet « de préciser les questions à traiter lors des différentes auditions, d´arrêter le calendrier prévisionnel des auditions et plus largement de nos travaux collectifs », ont indiqué dans une lettre aux membres du groupe permanent Annie Podeur et le Pr Yvon Berland. La directrice de l´hospitalisation et de l´organisation des soins (Dhos) et le président de l´Observatoire national de la démographie des professions de santé (Ondps) ont défini les axes de travail : « établir un diagnostic partagé » de l´organisation territoriale de l´offre de soins libérale et de la répartition des ressources des professionnels de santé ; aboutir à « des propositions concrètes visant à structurer et dynamiser l´offre de soins de premier recours sur l´ensemble du territoire » et « éclairer les partenaires conventionnels sur les moyens d´améliorer la répartition des professionnels de santé, notamment libéraux, sur le territoire ». Un autre groupe de travail réunira parallèlement les autres professionnels de santé.
Les sujets sont pléthore. A l´Assemblée nationale, Roselyne Bachelot, qui répondait mardi au député Jean-Luc Préel (Nouveau Centre) lors des questions au gouvernement, a assuré que la formation initiale et continue, l´installation, l´accès aux soins, les honoraires, le rôle des complémentaires pourront faire l´objet des discussions. « Les réflexions que nous allons mener rejoignent le chantier que nous avons lancé au travers de la transformation des agences régionales de l´hospitalisation en agences régionales de santé », ajoutait-elle.
Du côté des participants, les attentes sont nombreuses et diverses. « Nous attendons de connaître la finalité exacte de cette concertation. Je regrette un peu de ne pas me trouver directement en confrontation orale avec les autres professionnels de santé, tels que les kinés ou les pharmaciens. Il sera essentiel que dans la réunion de restitution, chacun apporte ses doléances sans que l´un des groupes ne prenne plus de place que l´autre », souligne le Dr Dinorino Cabrera. Le président du Syndicat des médecins libéraux (SML) estime « qu´il y a trop de sujets » et avoue « craindre la démagogie et la démocratie participative de type 1968 ». Le discours que le syndicat signataire de la convention tiendra est « blindé », affirme-t-il à Egora : « Nous voulons sortir la permanence des soins du champ conventionnel pour qu´elle soit pilotée par les futures ARS. Concernant le parcours de soins, nous nous opposons au passage obligé chez le généraliste et prônons l´incitation ». Alors que la Fédération des Médecins de France (FMF) et MG-France, non signataires de la convention, font partie du groupe de concertation, le Dr Michel Chassang, président de la Confédération des syndicats médicaux français (Csmf) monte au créneau : « Est-ce en gage de reconnaissance de leur docilité pendant les débats du Plfss 2008 ? En tout cas, cette attitude, si elle devait être confirmée, reste choquante de la part de l´Etat. Cette remarque ne concerne naturellement pas les syndicats de jeunes qui ont leur mot à dire sur l´avenir ». Le centre national des professions de santé (Cnps) se dit pour sa part « surpris de découvrir que le comité de pilotage n´est constitué que de médecins, excluant ainsi les autres professionnels de santé qui seront par ailleurs auditionnés par celui-ci ».
Quant à l´Isnar-IMG, syndicat des internes en médecine générale, il souhaite se concentrer sur un objectif : « se parler sans tabou et apporter chacun sa pierre à l´édifice pour construire le système de santé de demain », précise son porte-parole, Lionel Michel. « Le sujet prioritaire doit être de définir les compétences de chacun dans le système de soins et le rôle des prestataires de premier recours. Le parcours de soin devra être repensé. On ne peut pas par exemple concevoir que ce soient seulement les gynécologues qui assurent le frottis, la prescription de pilule et le suivi de grossesse, quand les généralistes sont tout à fait en mesure de le faire », remarque-t-il.
Le groupe de concertation doit travailler vite. Trois rendez-vous sont fixés pour les auditions qu´ils ont à mener auprès de l´ensemble des professionnels et acteurs de santé au cours des « conférences de concertation intermédiaires » : le 13 décembre, le 20 décembre et le 21 décembre. Il faudra ensuite attendre le 4 février 2008 pour la séance plénière de restitution de cette consultation nationale. Auparavant, deux séances en province auront été organisées le 25 janvier à Rennes et le 1er février à Châlons-en-Champagne.
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Mme la Ministre de la Santé : prochik ? Chiche !
CLICANOO.COM | Publié le 3 décembre 2007
Madame la ministre, vous venez sur notre île à l’occasion du grand colloque sur le chikungunya et des futures maladies dites émergentes, transmises par les moustiques, et nous vous en remercions.
Un gros travail depuis deux ans a été fourni par les acteurs de la lutte antivectorielle avec les résultats que l’on peut apprécier à ce jour ; le système d’alerte s’est un peu amélioré, mais en raison de ressources financières peu importantes, il reste malheureusement très artisanal. Mais rien de concret, ni de consensuel, ni valide, n’a encore été entrepris au niveau des professionnels médicaux concernant les signes cliniques et les thérapeutiques de telles maladies, qui puissent nous aider rapidement à alerter les autorités en cas de nouvelle épidémie. Les intervenants de ce congrès international sont exclusivement des hospitaliers et des scientifiques ; ils ne peuvent donc être considérés seuls, comme des relais valides de ce que nous voyons tous les jours dans nos cabinets médicaux ! Malgré plusieurs sollicitations, le comité scientifique de ce colloque n’a pas jugé bon de retenir les quelques communications émanant de la médecine de terrain. La portée pratique de ce colloque international qui se déroule une fois de plus en semaine alors que les praticiens concernés seront dans leurs cabinets …, ne pourra être que faible par rapport à son coût global… supporté notamment par les collectivités réunionnaises. La mutualisation des moyens, des hommes, des idées, est la seule garante d’une recherche pragmatique, adaptée à la réalité et donc efficace pour une meilleure prise en charge de nos patients à la Réunion et peut-être aussi, bien au-delà de nos frontières… faut-il encore l’organiser et surtout vouloir l’organiser. Madame la Ministre, merci de faire mettre en place par vos représentants locaux, des études descriptives pour qu’enfin on en sache un peu plus sur la clinique et les thérapeutiques, notamment les éventuels bienfaits et effets indésirables de tout ce qui peut être proposé à nos patients comme produits censés soulager leurs douleurs. Plutôt que de chercher l’inaccessible, essayons de trouver l’accessible en restant pragmatique et donc en faisant enfin intervenir dans les organes décisionnels et les congrès, l’ensemble des acteurs de terrain médicaux mais aussi associatifs : nous attendons cela depuis…. 2005 ! ! Cela évitera les « gâchis » humains et financiers, révélés par le teneur d’un tel congrès (dont le coût global restera probablement inconnu) et dont on peut vraiment se demander quelles seront les retombées pour les acteurs de santé que nous sommes et donc pour nos patients. Plutôt que d’importer des « recettes » non validées, et donc probablement non adaptées au terrain en cas de crises, profitons des énergies humaines présentes à la Réunion, faisons leur confiance et modélisons un savoir faire qui pourra ensuite servir ailleurs. Je vous invite pour les détails à lire le poster affiché dans ce congrès ayant pour titre « Le tour du chik à contre-courant… ou le passé, bâtisseur d’avenir »… Une réponse de votre part Madame la ministre, concrète au niveau des aides, et adaptée à nos besoins, est bien sûr très attendue par l’ensemble de la communauté médicale réunionnaise, « bassement » mais basiquement scientifique, qui s’est démenée avec pragmatisme et qui se démène toujours autant que possible, pour prendre en charge au mieux les 100 % des malades atteints par le chik. Alors, Mme la Ministre : chik et chiche ?
Dr Philippe de Chazourne médecin de quartier
http://www.clicanoo.com/index.php?p...
JOSEPH Didier
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