Revue de presse du 01 Mars 2008
vendredi 29 février 2008 par JOSEPH Didier
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- Automédication : dire la vérité, p1
- Convention : bataille de sièges pour les instances conventionnelles, p1
- Convention : la composition des commissions paritaires crée la confusion, p1
- Maladies rares : un décret bientôt publié pour améliorer l’accès aux médicaments, p1
- Système de santé : les inégalités font peur, p1
- Tact et mesure, p1
- Plan santé jeunes : aucun frais supplémentaire pour les étudiants (ministère), p1
ASSOCIATION R.E.P.O.S. Respect et Egalité des Professionnels dans l’Organisation des Soins.
172 place du Champ de Foire 01400 Chatillon sur Chalaronne Tel 06 78 89 34 24
Monsieur André Flageolet Député UMP du Pas de Calais
Chatillon sur Chalaronne Le 28 février 2008
"Si, je suis favorable à l’idée de récompenser le volontariat, mais je crois nécessaire de pénaliser, surtout qu’ils sont très peu nombreux, ceux qui ne jouent pas le jeu."
Monsieur
Cette phrase est issue de vos récentes réponses aux questions des journalistes du Quotidien du Médecin. Je l’ai relue plusieurs fois, en essayant de comprendre ce que vous vouliez dire.Je l’ai lue alors à mes enfants âgés de 10 à 16 ans. Ils m’ont confortée dans mon interprétation : »ça veut dire qu’il n’y a plus volontariat mais bien obligation ».Voilà, les choses sont plus claires, énoncées ainsi.
Monsieur le député,je vous rappelle quelques réalités auxquelles nous sommes confrontés aujourd’hui en France :Les médecins généralistes sont de moins en moins nombreux ,pas plus de 55 000 ce jour en France. Leur moyenne d’âge avoisine les 50 ans,. Les jeunes médecins sont très réticents à exercer ce métier dont les exigences ne sont pas à la hauteur des moyens mis en œuvre. Les jeunes médecins sont majoritairement des femmes qui aspirent à partager leur vie de façon plus équitable entre le travail et la famille.Toutes ces réalités semblent bien loin des incantations politiques qui dégoulinent à longueur d’ondes ou de journaux sous la pression sans doute des électeurs.
Monsieur le député, sachez également que le récent rapport du CNOM sur la PDS nous informe que les réquisitions préfectorales continuent à contraindre les non volontaires dans 41 départements sur 90 départements français .La coercition existe d’ores et déjà d’autant que ces médecins réquisitionnés ne touchent pas le montant de leurs astreintes et ne choisissent pas les dates de leur réquisition. Ils sont donc bien punis de ne pas être volontaires…Et pourtant, depuis 2003, depuis le décret de loi sur le volontariat, la réquisition est devenu un moyen commode « d’organiser « la mission de service public qu’est la permanence des soins. Pourquoi donc les préfets continuent-ils à réquisitionner ?Les médecins sont ils à ce point inconscients,irresponsables,rebelles,idiots aussi ?
La réponse semble plus complexe et le rapport du CNOM nous livre quelques éléments : Dans les départements où les non volontaires sont nombreux,il n’y a plus de garde de nuit.Y-a-t-il dans ces départements plus de décès liés à cette absence de PDS ?En auriez-vous vous-même été informé ?Mais pourquoi donc alors les préfets,dans ces départements continuent-ils à prendre le risque de cette inorganisation du service public ? le nombre des volontaires est en baisse.Les médecins seraient-ils à ce point inconscients ?ou masochistes ?
La réponse est donnée aussi par les membres de cette association qui luttent pour faire abolir les réquisition,véritable travail forcé. Les médecins qui refusent la garde le font souvent car ils ne peuvent pas se relever la nuit entre deux jours de 12 heures de travail sans compromettre la vie de leur patients ou la leur. Le code du travail impose aux travailleurs de se soumettre à une visite d’aptitude. Pour les médecins, même femmes enceintes, même vieillissants aucun ne peut bénéficier de cette protection. Pourquoi, alors qu’ils sont considérés comme acteurs du service public ?Serait-ils surhumains,infatiguables,épargnés par les effets délétères du manque de sommeil et du surmenage ?Et que faire de leurs patients s’ils sont contraints de se reposer le lendemain d’une garde ?Les adresser au service des urgences, par exemple ?Ne frise-t-on pas le ridicule ?
La réponse parfois n’est pas celle qu’on attendait :parfois des médecins se suicident,d’autres ont un accident car le manque de sommeil équivaut à l’absorption d’alcool en terme de conduite automobile comme d’exercice de la médecine.D’autres montent leur tension et font des accidents cardiovasculaires.
La réponse est parfois d’une logique infaillible :beaucoup de ces médecins réquisitionnés dévissent soit pour changer complètement d’activité soit pour un poste salarié,soit pour aller s’installer en ville,dans une ville où la permanence des soins est professionnalisée au prix fort d’ailleurs mais c’est un autre histoire.
Monsieur le député, exigez, inscrivez dans la Loi, pénalisez, réquisitionnez, vous ne ferez qu’accélérer l’exode rural. Plus sage serait de repenser le problème dans sa globalité, d’interroger l’absence de régulation de l’accès aux services d’urgence et de professionnaliser intelligemment et économiquement la permanence des soins. Monsieur le député, les patients, les citoyens demandent à être guidés, conseillés et soignés les nuits et les jours fériés. Ils demandent qu’on y mette un certain sérieux. Je ne vois rien de tel dans vos propositions. Après ses 60 heures de service hebdomadaire, le médecin de jour ne peut pas raisonnablement se transmuter en médecin de nuit.
Docteur Guillemette REVEYRON Réquisitionnée dans un secteur déficitaire Présidente de l’Association REPOS
Automédication : dire la vérité
à lire sur : http://www.prescrire.org/aLaUne/dos...
Convention : bataille de sièges pour les instances conventionnelles
C. L B
La reprise des négociations conventionnelles, hier soir dernier, a tourné court lorsqu´il s´est agi de répartir les sièges dans les commissions conventionnelles, en tenant compte des nouveaux arrivants, MG France et la Fédération des médecins de France (FMF) tous deux signataires de l´avenant N° 27 sur la permanence des soins. Mais non du texte de la convention, qui porte le paraphe de la Confédération des syndicats médicaux français (Csmf), du Syndicat des médecins libéraux (SML) et d´Alliance. Si MG France avait, à plusieurs reprises, fait connaître son intention de participer activement à la vie conventionnelle, pour « capitaliser » rapidement les avancées des Etats généraux de l´organisation de la santé (Egos), il n´en allait pas de même pour la FMF. Le Dr Jean-Claude Régi, son président, allait jusqu´à déclarer qu´ « il n´avait aucune intention de se renier » en signant un texte qu´il « avait combattu ». Pourtant, hier soir, la FMF a fait allégeance au texte de la convention… « Du bout des lèvres », grince le SML. « Ils l´ont fait », corrige Michel Chassang, le président de la Csmf.
Ce contexte conflictuel explique pourquoi le Dr Dinorino Cabrera, président du SML, n´a pas accepté que le directeur de l´Uncam propose d´accorder à la FMF – dont la branche généraliste n´est pas représentative - un siège de plus qu´au SML, pour tenir compte des résultats des élections aux unions professionnelles. « Le SML a refusé de cautionner cette entorse au droit et à la légalité », s´indigne le syndicat dans un communiqué, en accusant le directeur de « jouer sur la confusion entre représentativité et élections ». Les parties n´ayant pu se mettre d´accord, les négociations ont été ajournées pour une quinzaine de jours, et le conseil d´Etat, saisi par l´Uncam, pour qu´il procède à une analyse juridique des textes de la convention concernant la composition des commissions conventionnelles. « Franchement, voilà qui est fort éloigné des préoccupations de la base, qui attend des réponses sur la FMC et les avancées conventionnelles », commentait Michel Chassang, le président de la Csmf, dès le lendemain.
« La FMF demeure opposée au texte conventionnel actuel », tenait-elle à préciser (curieusement) dès le lendemain, tout en applaudissant à « l´attitude d´ouverture » du directeur de l´Uncam et en stigmatisant « l´attitude de blocage consternante d´un seul syndicat, largement minoritaire en terme d´audience professionnelle, qui s´apparente à un alibi de rupture ». Pomme de discorde, la FMF-G a fait savoir qu´elle serait prête, « en attendant sa représentativité officielle dans la loi », à participer activement à la convention, si le bureau de la FMF lui en donne mandat ».
Quant à MG France, qui avait accepté – sans succès - de donner l´un de ses sièges à la FMF-G pour sortir de la crise, il joue les rassembleurs. « La participation de tous les représentants des médecins de ville, généralistes, autres spécialistes cliniques, et spécialistes à plateau technique, est indispensable pour accompagner les nécessaires réformes en cours », plaide Martial Olivier-Koehret, son président.
http://www.egora.fr/commun/script/w...
Convention : la composition des commissions paritaires crée la confusion
La réunion conventionnelle de jeudi soir, qui réunissait pour la première fois l’ensemble des syndicats médicaux représentatifs et l’Assurance-maladie, ne s’est pas conclue par un succès. Notamment parce que les syndicats médicaux n’ont pu se mettre d’accord sur la composition des commissions paritaires nationale et locales. En particulier, le Syndicat des médecins libéraux (SML) s’est opposé à une proposition du directeur de l’Union nationale des caisses d’assurance-maladie (UNCAM) visant à attribuer à la FMF, dans les commissions paritaires, un poste dans le collège des généralistes. Pour le SML, la FMF n’étant pas représentative des médecins généraliste, cette proposition est contraire au droit. Mais, pour la FMF, le patron de l’UNCAM en faisant cette proposition tient compte des résultats aux élections régionales de médecins libéraux de 2006. L’opposition du SML a incité le directeur de l’UNCAM à demander une analyse juridique à un conseiller d’État. De sa réponse pourrait bien dépendre l’avenir des discussions conventionnelles.
En tout état de cause, la FMF ne devrait pas signer la convention si la proposition de l’UNCAM est rejetée. Une nouvelle réunion devrait se dérouler dans les quinze jours. Les dossiers conventionnels importants ne manquent pourtant pas, qu’il s’agisse de la création du secteur optionnel, du calendrier du passage du C à 23 euros, de la mise en oeuvre de la CCAM clinique ou enfin du déblocage des mesures d’urgence en faveur des spécialités cliniques, pénalisées par l’instauration du parcours de soins.
http://www.quotimed.com/flashs/inde...
Actualités médicales et revue de presse du 23 au 28 février 2008
à écouter sur : http://www.univadis.fr/medical_and_...
Maladies rares : un décret bientôt publié pour améliorer l’accès aux médicaments
à lire sur : http://fr.news.yahoo.com/afp/200802...
Système de santé : les inégalités font peur
à lire sur : http://www.destinationsante.com/fr_...
Tact et mesure
Editorial par Maurice Ulrich
à lire sur : http://www.humanite.fr/2008-02-28_P...
Plan santé jeunes : aucun frais supplémentaire pour les étudiants (ministère)
à lire sur : http://www.vousnousils.fr/page.php?...
JOSEPH Didier
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