Espace Généraliste

Revue de presse du 01 Juillet 2008

lundi 30 juin 2008 par JOSEPH Didier

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La Cour des comptes refuse de certifier le budget de la Sécurité sociale

La haute juridiction financière réévalue à 10,5 milliards d’euros le déficit du régime général en 2007 et conteste en particulier la comptabilisation de la CSG sur les revenus de placement. Le gouvernement réfute en bloc ces critiques.

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200 médicaments sans ordonnance en libre accès dans les pharmacies

Le sirop Humex pour la gorge, l’anti-inflammatoire Nurofen, les patchs de sevrage tabagique Nicorette… Voilà quelques-uns des 217 médicaments sans ordonnance qui peuvent désormais être vendus en libre accès dans les officines françaises, c’est-à-dire devant les comptoirs des pharmacies.

à lire sur : http://www.lesechos.fr/info/sante/4...

   

Prison avec sursis pour un médecin qui avait soigné un braqueur

Poursuivi pour recel de malfaiteurs, un médecin qui avait soigné sans le dénoncer un homme blessé par balles et soupçonné d’avoir participé à une tentative de braquage, a été condamné par le tribunal correctionnel de Lille à six mois de prison avec sursis et 5.000 euros d’amende. « Comment peut-on condamner un médecin qui n’a fait que son devoir, a commenté son avocate pour l’AFP. Il avait l’obligation de soin et du secret médical. Il devait soigner et devait se taire. »

Le 15 septembre 2005, deux hommes avaient été atteints lors d’une fusillade au cours de l’attaque d’un fourgon de transport de fonds, qui avait échoué, à Villeneuve-d’Ascq. Une femme avait hébergé l’un des braqueurs, touché au ventre, et c’est chez elle que le praticien, contacté par une connaissance commune, s’était rendu. La femme a écopé de trois mois de prison avec sursis et l’ami qui avait conduit le braqueur présumé en Italie à deux ans de détention, dont un avec sursis.

> R. C.

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La Cour des comptes juge le déficit 2007 de la Sécu sous-estimé

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L’OMS recommande aux pays d’interdire la cigarette

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Les Français savent se soigner seuls et réutilisent les médicaments

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Médicaments en libre service la liste bientôt dévoilée

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Un nouveau numéro unique pour joindre sa caisse

Pour appeler la Sécu, où que vous soyez, faîtes le 36 46. A partir du 1er juillet, ce numéro commun à toutes les cpam de métropole remplace les numéros existants. C’est plus simple pour l’assuré, et la Sécu assure que ce sera aussi trois fois moins cher, puisque l’appel coutera 0,028 euro la minute en heures pleines depuis un poste fixe, contre 0,12 euro auparavant.

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Nouvelles frontières

PANORAMA DU MEDECIN du 30 juin 2008

Bruno Keller, rédacteur en chef

S´il est une formule qui, depuis longtemps, semble spécieuse, c´est bien celle selon laquelle la médecine c´est la santé. Le corps médical connaît bien les limites de son art, qui peut beaucoup pour soigner et parfois pour prévenir. Mais qui est souvent désarmé pour garantir la bonne santé, « cet état de complet bienêtre physique, mental et social », pour reprendre la définition quelque peu tautologique et un rien utopique de l´OMS.

La médecine ne peut aujourd´hui ignorer tout ce qui contribue à la santé et à sa dégradation. Elle ne peut faire litière du concept de développement durable. L´allergologue et l´infectiologue savent bien les ravages que peut causer un habitat insalubre. Le cancérologue ne peut ignorer les conséquences de la qualité de l´air, les dégâts de la junk food. Et le généraliste voit tous les jours défiler dans son cabinet les victimes d´une croissance incontrôlée, d´un environnement dégradé, d´un stress quotidien et d´addictions en tout genre.

On ne compte plus les défis à relever pour que la médecine n´ait plus à traiter tant bien que mal – mais, en général, plutôt bien que mal – les victimes de tous ces maux évitables. Ces défis, ce sont ceux de la prévention, de l´éducation sanitaire, de la lutte pour l´amélioration de l´environnement dans toutes ses composantes, de la sécurité alimentaire, mais aussi de la qualité de la nourriture. Les chantiers sont innombrables et immenses et cela ne saurait être l´affaire des seuls médecins. Pouvoirs publics, chercheurs, enseignants, chefs d´entreprise et tout simplement chefs de famille ont leur rôle à jouer pour que les progrès de la société s´accompagnent d´une amélioration de la « santé nationale brute », précurseur du « bonheur national brut ».

Mais dans ces combats-là, le médecin doit tenir son rang. Souvent plus sensible que d´autres aux maux que la société s´inflige à elle-même, il doit être aux avant-postes du développement durable. Encore faut-il qu´on lui en donne les moyens. En le formant bien en la matière, ce qui est loin d´être le cas à l´heure actuelle. En réorientant le système de soins vers la prévention, objectif sans doute plus facile à proclamer qu´à réaliser. En donnant aux praticiens les moyens financiers de ces missions alors qu´aujourd´hui le système de rémunération des libéraux finance le soin et non la prévention ou l´éducation sanitaire. Enfin, en faisant travailler le corps médical avec toutes les disciplines qui participent au développement durable. Ce sont là pour les médecins d´exaltantes nouvelles frontières.

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Quelles perspectives pour les technologies de l´informatisation et de la communication ?

P-Y.P.

Le dossier médical personnel a perdu un temps préjudiciable à cause d´une vision idéologique, centralisatrice et technocratique des choses. On ne peut que faire cet amer constat à la suite du séminaire organisé vendredi dernier par l´association des étudiants en économie de la santé de Paris Dauphine (association Dessein) en partenariat avec Panorama du médecin sur le thème des nouvelles technologies de l´information et de la communication en santé. Les récentes déclarations de Roselyne Bachelot sur le sujet laissent espérer un changement salutaire de cap, la ministre de la Santé s´appuyant sur le rapport de Michel Gagneux, inspecteur général des Affaires sociales. Invité à ce séminaire, ce dernier, ainsi que la majeure partie des intervenants, a montré qu´un nouveau souffle était possible. A condition de revoir les concepts et la philosophie du projet. « Il faut, dit-il en substance, focaliser l´effort sur un dossier professionnel partagé, utile à l´amélioration de la qualité des soins », qui reste certes le dossier du patient, mais doit s´articuler avec le « dossier métier » du professionnel. « Ne faisons pas de la définition exhaustive de son contenu un préalable et laissons l´usage qui en sera fait guider son architecture » a-t-il encore ajouté. Ce qui va définir ce « dossier professionnel partagé », ce seront les informations que le médecin et les autres professionnels de santé « auront estimées nécessaires à une meilleure continuité des soins ». Michel Gagneux se méfie même de l´expression « dossier socle »- qui porte la marque du conseil national de l´Ordre des médecins – car elle peut laisser penser que son contenu est « prédéfini », alors que, articulé avec le dossier des professionnels, il sera constamment enrichi par ces derniers. Rien n´empêche qu´il soit assorti de services périphériques, ou que le patient soit associé à sa prise en charge. Le nouveau dossier cumulera un espace de partage d´information entre professionnels de santé, un dossier auquel le patient aura accès, et une circulation d´informations autorisées par le patient.

On l´aura compris, l´auteur du rapport sur « le DMP : quelles perspectives ? » prêche pour le pragmatisme. D´ailleurs, quand on regarde ce qui se fait sur le terrain, on voit que les choses sont possibles. Voilà dix ans que l´hôpital Saint-Joseph à Marseille a mis au point un dossier patient informatisé, comme en témoigne Isabelle Salesse-Lavergne, directrice des systèmes d´information et de l´organisation de l´établissement. Prise de rendez –vous depuis le cabinet du médecin de ville, intégration en temps réel des examens, des prescriptions et même des comptes rendus de visites, consultation possible au chevet du malade, tout ceci participe de la continuité des soins, et surtout de leur amélioration et de leur traçabilité, sans compter les innombrables services qui concourent au confort du patient tout au long de son séjour à l´hôpital et organisent sa sortie de l´établissement. Ressources optimisées, mises en place de protocoles de soins, saisie des actes à la source « permettant un pilotage médico-économique au plus près », les avantages de l´informatisation apparaissent assez évidents. En termes de prise en charge des patients également. Michel Varroud Vial, président de l´association nationale des réseaux en témoigne. L´analyse de la prise en charge de 4000 patients diabétiques par 360 médecins, par exemple, a permis d´améliorer les pratiques en les comparant les unes aux autres.

Le dossier pharmaceutique est une autre réussite à mettre à l´actif de toute une profession. 600 000 patients bénéficient aujourd´hui de cet outil qui vise à sécuriser la délivrance des médicaments. Une fois sur huit, lorsqu´il l´alimente, le pharmacien apprend que le patient consomme un produit dont il n´avait pas connaissance quand l´informatisation de la délivrance n´existait pas. Ce taux est de « une fois sur six » les jours de garde. Cela nécessite un changement de culture tant du professionnel que du patient, souligne Isabelle Adenot, en charge du dossier pharmaceutique au conseil national de l´ordre des pharmaciens.

De son côté, la Csmf, comme l´explique son président, Michel Chassang, réfléchit à un dossier médical professionnel, DM pro, qui permettrait de réaliser un volet médical de synthèse à partir de l´existant sans saisie supplémentaire.

Les nouvelles technologies qui ne sont d´ailleurs plus si nouvelles que cela, améliorent également la vie du praticien. On songe, comme le souligne Michel Varroud Vial, à l´e-learning, à la formation à distance, aux vidéo conférences, à la télémédecine qui permet d´envisager une meilleure répartition des professionnels sur l´ensemble du territoire.

Plus généralement, comme l´a souligné un participant au séminaire, les technologies de l´information et de la communication accompagneront la réorganisation territoriale de la santé vers laquelle on s´achemine. L´évolution des besoins et des attentes de la population, l´explosion des maladies chroniques, la relative pénurie de professionnels, du moins dans certaines régions, conduiront la France à rattraper son retard dans ces domaines.

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La Basse-Normandie se mobilise pour le déploiement des pôles de santé

G.D.L

La Basse-Normandie est décidément une région érigée en modèle en matière d´organisation des soins. La ministre de la Santé, qui a fait de l´accès aux soins de proximité une priorité de la future loi Santé Patients Territoires, s´est rendue vendredi à Caen (Calvados) pour saluer la signature d´une charte partenariale régionale sur l´offre de soins ambulatoire et sur le déploiement des pôles de santé libéraux et ambulatoires dans la région. La charte engage l´Etat, les collectivités territoriales, l´Agence régionale d´hospitalisation, l´Urcam (Union régionale des caisses d´assurance maladie), la Mission régionale de santé (MRS), les associations d´usagers, les différents ordres professionnels, la faculté de médecine, les remplaçants et l´Union régionale des médecins libéraux (Urml). « Permanence des soins, évaluation des pratiques professionnelles, veille sanitaire, déploiement régional des outils communicants : les actions menées par l´Urml, ça marche très bien », s´est félicité le Dr Antoine Leveneur, président de l´Urml, en constatant que l´architecture générale élaborée par l´Union a déjà été reprise dans les conclusions des Etats généraux de l´organisation de la santé, au printemps dernier. L´objectif poursuivi par les signataires de la charte est de pallier les conséquences défavorables du déficit démographique des professionnels de santé. Le texte, signé pour trois ans, s´appuie sur le principe de la coordination des moyens humains et financiers.

Le fil rouge de la charte ? L´élaboration d´un projet professionnel pour un bassin de vie – avec la prise en compte des besoins de santé de la population- fondé sur le regroupement pluri-professionnel et sur le volontariat. La question de la structuration de l´offre de soins ambulatoire étant pensée dans le cadre de l´aménagement du territoire. Les signataires s´engagent en premier lieu à la mise en place d´un « diagnostic territorial commun », avec la définition de pistes d´organisation et des mises à jour périodiques. L´Etat et la région s´engagent pour leur part à mobiliser l´ensemble des services ainsi que des crédits spécifiques et les programmes européens pour soutenir et accompagner les projets de pôles de santé. « Le pôle de santé libéral et ambulatoire ainsi défini permet d´assurer la transition entre l´exercice professionnel d´aujourd´hui et celui de demain, favorisant par ailleurs des possibilités de remplacement et de succession », indique la charte. Figurent parmi les objectifs opérationnels des pôles de santé libéraux, la mise en place de systèmes d´informations partagées, l´allègement de la charge administrative des professionnels de santé, et la mise en place de réseaux de santé pour favoriser les décloisonnements. La faculté de médecine de Caen s´est engagée à la promotion de l´exercice ambulatoire, notamment en milieu rural.

« Sachez Madame la ministre que tout n´est pas gagné. Nous déplorons que les mesures d´aides annoncées pour l´accompagnement et l´investissement ne soient pas assorties d´aides nécessaires au fonctionnement de telles structures innovantes », a cependant lancé Antoine Leveneur à Roselyne Bachelot. Il a également appelé les pouvoirs publics à une définition précise des missions de chacun dans la réforme des Agences régionales de santé.

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L´Ordre s´oppose à la directive européenne sur le temps de travail

Le Conseil national de l´Ordre des médecins juge inacceptable « toute disposition, qui modifie d´autorité le temps de travail des praticiens (…) quand elle obère la qualité et la sécurité des soins ». Dans un communiqué, le Cnom réagit à l´acceptation, par le Conseil Emploi, politique sociale, santé et consommateurs de l´Union, de la série d´amendements de la directive européenne sur le temps de travail, présentée par la présidence slovène. « Les conditions d´exercice du médecin, quel que soit son statut libéral ou salarié, doivent prendre en compte impérativement un temps de travail compatible avec des soins en toute sécurité aux patients », souligne l´Ordre. Le texte contesté prévoit notamment de porter de 48 heures à 60 ou 65 heures par semaine la durée maximale du travail (et de calculer cette durée sur une moyenne annuelle), de ne pas comptabiliser comme temps de travail les périodes durant lesquelles les médecins sont de garde à l´hôpital mais ne travaillent pas effectivement, et d´assouplir la réglementation sur le repos de sécurité obligatoire après une garde (ce repos devrait être pris dans un « délai raisonnable » et non plus immédiatement après la garde). Si le projet de directive est avalisé par le Parlement européen, la France aurait la possibilité - mais non l´obligation - d´appliquer ces nouvelles règles. Le gouvernement a toujours indiqué qu´il n´en ferait rien et que la réglementation nationale actuelle resterait en vigueur.

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Les propositions de Xavier Bertrand pour une réforme de la médecine du travail

« Il est nécessaire de poursuivre la réforme de la médecine du travail », estime Xavier Bertr and. Le ministre du Travail en a présenté les grandes orientations vendredi dernier lors de la deuxième conférence sociale sur les risques psycho sociaux.

La première orientation vise à « développer une véritable culture de la prévention », c´est-à-dire à prendre en compte « plus en amont » la santé des travailleurs et donc d´identifier les risques autour de « communautés de travail ». Le ministre propose de renforcer les services de santé au travail par l´apport « de compétences aussi bien techniques que paramédicales ».

La visite d´embauche serait elle-même réorientée, consacrée à l´information du salarié sur les actions de prévention et de suivi adaptées à sa situation. Elle pourrait constater des « contre-indications » pour certains postes. Le ministre convient qu´il faudra réfléchir à des actions de prévention envers les salariés « atypiques » comme les intérimaires ou les salariés des entreprises de sous-traitance.

La deuxième orientation concerne le renforcement de l´efficacité des services de santé au travail (SST) par la pluridisciplinarité. La procédure d´habilitation de ces services devrait être revue, la profession de médecin du travail revalorisée. Si le conseil supérieur de la prévention des risques professionnels doit se transformer afin de « nourrir le dialogue social autour des priorités de la santé et de la sécurité au travail », des comités régionaux devront définir un schéma régional des services de santé au travail. Ces services pourraient signer des conventions avec l´Etat et les caisses régionales d´assurance maladie. Enfin, serait mise en place une gestion paritaire de leur conseil d´administration.

Troisième axe : le financement. De nouvelles modalités de financement devraient, selon le ministre, satisfaire à quatre objectifs : déconnection du mode de financement du nombre de visites médicales réalisées, renforcer la légitimité des SST, transparence de la gestion financière, niveau de ressources suffisant. Les partenaires sociaux sont appelés à réfléchir à l´assiette des cotisations et à la modulation de leurs taux par secteurs d´activité ou par région.

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Une nouvelle peur collective

La crainte de ne pas pouvoir être soigné

Les risques hospitaliers alimentent davantage les peurs des Français que les catastrophes naturelles. Et le déremboursement des médicaments frappe presque autant les esprits que la crainte de contracter la maladie d’Alzheimer. L’Observatoire des risques sanitaires (Institut Pasteur-Vae Solis) révèle l’émergence de nouvelles inquiétudes collectives, alors que les grandes peurs pandémiques (grippe aviaire, SRAS…) marquent le pas.

Les Français redoutent notamment la pénurie de personnels à l’hôpital(S. Toubon/"le Quotidien")C’EST LA NOUVEAUTÉ de l’Observatoire des risques sanitaires pour sa troisième édition : émergent en tête du hit-parade des craintes selon les types de risques, juste après les risques liés à l’action de l’homme sur l’environnement (noté 7,63/10), les risques hospitaliers (7,13/10), puis les risques de santé publique (6,76/10). Ils viennent devant les catastrophes naturelles (6,56/10), les risques liés au secteur industriel (6,25/10) et les risques domestiques (5,50/10).

Évidemment, la mémoire que gardent les Français au sujet des crises sanitaires est directement corrélée au traitement qu’en font les médias. C’est ainsi que, absente de l’étude publiée en 2007, la maladie d’Alzheimer « explose » en 2008, selon la formule du directeur de Vae Solis, Arnaud Dupuis-Castères. Elle est suivie par la peur de pénurie de personnel hospitalier (6 %), là aussi en lien avec un fort relais médiatique du sujet, tout comme le chikungunya (5 %), ou le déficit de la Sécurité sociale, au même score.

Les Français continuent bien sûr de focaliser surtout sur le sida (33 %), le sang contaminé (19 %) et les cancers (15 %, en progression de 4 points par rapport à l’an dernier).

La grippe aviaire moins redoutée. Exacerbée dans les esprits l’an dernier, la peur de la pandémie de grippe aviaire, s’apaise spectaculairement, chutant de 30 à 17 %. Est-ce l’effet d’un surtraitement médiatique qui a brutalement zappé le sujet ? Ou la réussite d’une gestion gouvernementale du risque qui aura été bien menée ? L’Observatoire incline vers la deuxième interprétation ; 76 % des Français jugent en effet que les pouvoirs publics ont fait « le nécessaire » pour réduire les risques d’apparition de la pandémie, contre 24 % qui partagent l’opinion contraire. En particulier, 91 % des sondés estiment que la préparation d’un stock de vaccins prépandémiques aura été utile, tout autant que la création d’un stock de médicaments antiviraux, 74 % se félicitant de la nomination d’un délégué interministériel chargé de coordonner les mesures du plan Pandémie et 64 %, des exercices de simulation qui ont été organisés. Au final, on ne recense pourtant que 54 % de la population pour considérer que le gouvernement serait capable d’assurer la sécurité des personnes grâce aux médicaments et aux masques.

L’Observatoire des risques mesure par ailleurs des scores parfaitement irrationnels : la crise de la vache folle frappe encore 19 % des esprits, en deuxième position derrière le sida (33 %), alors que les médias ont délaissé le sujet depuis près d’une décennie, un sujet qui n’aura jamais provoqué la catastrophe sanitaire tant annoncée. « C’est la preuve que tout ce qui a trait aux risques alimentaires réveille les grandes peurs en dehors de toute approche cartésienne », commente Arnaud Dupuis-Castères.

Des peurs alimentaires en face desquelles les Français sont 86 % à juger que les médecins sont les acteurs les plus avertis (loin devant les pouvoirs publics (61 %), les agriculteurs (52 %) et les industriels agroalimentaires (48 %).

Au chapitre de l’information, les scientifiques décrochent la palme (55 %). Les organisations internationales, telles l’Organisation mondiale de la santé, sont talonnées par les associations (46 et 43 %). Comme si la démocratie sanitaire empruntait d’autres circuits que ceux des institutions républicaines : le gouvernement recueille un score catastrophique, à 3 %, bien supérieur néanmoins à celui des élus locaux (2 %) et des parlementaires (1 %).

Quant aux journalistes, avec 24 % d’opinions favorables, ils souffrent aussi d’une massive perte de confiance. À telle enseigne que seulement 4 % des sondés considèrent qu’on leur dit tout, 86 % ayant le sentiment qu’on leur cache beaucoup de choses pour éviter la panique. Ce qui n’empêche pas 4 % d’optimistes incorrigibles de professer que seules sont répercutées les informations les plus inquiétantes, en une surenchère catastrophiste. Des optimistes qui doivent se sentir bien seuls au milieu des prophètes de malheur : 92 % des Français pensent que le nombre des crises dans le domaine de la santé est appelé à augmenter à l’avenir. L’apocalypse sanitaire est pour demain.

> CHRISTIAN DELAHAYE

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Sécu : un déficit 2007 sous-évalué pour la Cour des comptes

Pour la deuxième fois depuis la loi organique relative aux lois de financement de la Sécurité sociale de 2005, la Cour des comptes vient de rendre ses conclusions sur la certification des comptes du régime général pour l’année 2007. Elle a pris position sur neuf comptes : les cinq de la branche maladie, de la branche accidents du travail-maladies professionnelles, de la branche famille, de la branche retraite et de l’activité de recouvrement ainsi que les comptes des 4 caisses nationales concernées (CNAMTS, CNAVTS, CNAF et ACOSS).

La Cour a certifié avec des réserves que les comptes des trois branches maladie, accidents du travail-maladies professionnelles et retraite sont « réguliers, sincères et présentent une image fidèle », de même que les comptes de la CNAMTS et de la CNAVTS. La Cour a en revanche indiqué ne pas être en mesure d’exprimer une opinion sur les comptes de la branche famille et de la CNAF, « en raison de l’ensemble des limitations ainsi que des désaccords et incertitudes affectant substantiellement les comptes ». Les magistrats de la rue Cambon ont refusé de certifier les comptes de l’ACOSS et de l’activité de recouvrement. Ils ont constaté « trois désaccords avec le producteur des comptes et sa tutelle ».

L’impact de ces désaccords sur le régime général représenterait 980 millions d’euros. « Le déficit du régime général de la Sécurité sociale n’est pas de 9,5 milliards d’euros mais de 10,5 milliards d’euros en 2007 », a annoncé Philippe Séguin, premier président de la Cour.

C’est la première fois que la Cour des comptes refuse de certifier une partie des comptes. Le ministre du Budget, Éric Woerth, a souligné dans un communiqué qu’il regrettait que « la Cour n’ait pas été en mesure de certifier les comptes de la branche et de la Caisse nationale ». Le ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique a indiqué qu’il ne « partageait pas pleinement le bien-fondé des observations de la Cour des comptes ». Il estime que les comptes présentés le 18 juin dernier par la commission des comptes de la Sécurité sociale « donnent une image fidèle des résultats du régime général en 2007 ».

> CH. G.

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Dépassements d’honoraires : la fête est bientôt finie !

Bientôt, des décrets d’application de la loi de Sécurité sociale devraient mieux encadrer les dépassements d’honoraires médicaux qui explosent en métropole. La situation locale est moins inquiétante car ces surtarifications ne peuvent pas être appliquées à la clientèle dépendante de la CMU (Couverture maladie universelle), très importante ici. Mais ce sont à la Réunion les mêmes spécialistes qu’en métropole qui dépassent le plus les tarifs conventionnés, gynécologie et ophtalmologie en tête.

à lire sur : http://www.clicanoo.com/index.php?p...

   

RAPPORT DE CERTIFICATION DES COMPTES DU RÉGIME GÉNÉRAL DE SÉCURITÉ SOCIALE
  • EXERCICE 2007 -

à lire sur : http://www.lesechos.fr/medias/2008/...

   

Haut Conseil de la santé publique

AVIS

sur le projet de décret relatif aux actes professionnels et à l’exercice de la profession d’infirmière et modifiant le Code de la santé publique

lire la suite sur : http://www.hcsp.fr/hcspi/docspdf/av...

   

Xavier Bertrand enquête sur le stress au travail

à lire sur : http://www.vedura.fr/actualite/4005...

   

Décès du Dr Jean-Paul Gendron de Beauharnois 5000 patients à la recherche d’un nouveau médecin

Sylvain Daignault

Les médecins omnipraticiens sont une denrée rare au Québec. Et ceux en poste le sont souvent depuis longtemps. Pas étonnant dans ces conditions que le décès de l’un d’entre eux suscite autant d’émoi. Suite au décès du Dr Jean-Paul Gendron survenu chez lui à Beauharnois le mardi 17 juin dernier, quelque 5000 patients se retrouvent sans médecin de famille.

lire la suite sur : http://www.hebdos.net/lsc/edition27...

   

Communiquer, un enjeu pour la profession

Communiquer vers le patient-consommateur, impossible d’y échapper aujourd’hui ! L’actualité récente le prouve une nouvelle fois. Toutefois, la communication est un art qui s’apprend et doit s’adapter - encore - aux contraintes réglementaires.

à lire sur : http://www.impactmedecine.fr/index....

   

Etau

De nouvelles économies sont à attendre et l’étau se resserre une nouvelle fois sur le médicament et la pharmacie. Certes, le comité d’alerte n’a pas déclenché comme l’année dernière de procédure d’alerte, le gouvernement jugeant que l’ONDAM 2008 peut être atteint, malgré le risque de dépassement estimé à 700 millions d’euros (il était de 3 milliards il y a un an). Mais souhaitant revenir à l’équilibre au plus tard en 2011, il a annoncé clairement la couleur lors de la réunion de la Commission des comptes de la Sécurité sociale : des efforts accrus de maîtrise médicalisée seront ainsi demandés aux prescripteurs, à travers par exemple la construction de référentiels de prescription sur certaines classes de médicaments - sachant que les textes d’application de la LFSS pour 2008 relatifs à cette maîtrise médicalisée ne sont toujours pas mis en oeuvre. Et il est demandé au CEPS de mettre en oeuvre avec les industriels des baisses de prix ciblées de certaines spécialités pharmaceutiques, notamment des génériques - sans plus de précisions -, et ce avant la fin de l’année.

lire la suite sur : http://www.impactmedecine.fr/index....

   

Incinérateurs d’ordures ménagères : la santé publique triomphe

à lire sur : http://www.destinationsante.com/fr_...

   

On a l’âge de son souffle !

à lire sur : http://www.destinationsante.com/fr_...

   

Une charte européenne pour l’équité du système de santé

à lire sur : http://www.vedura.fr/actualite/4009...

   

Les professionnels de la santé au chevet des sans-papiers

à lire sur : http://www.20minutes.fr/article/240...

   

Agence régionale de santé. Les syndicats reçus par le préfet

à lire sur : http://www.letelegramme.com/gratuit...

   


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