Espace Généraliste

Revue de Presse du 09 juillet 2007

lundi 9 juillet 2007 par JOSEPH Didier

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Les dépenses de santé pourraient augmenter de 50 % d’ici à 2015

L’AGGRAVATION prévisible du déficit de la Sécurité sociale - 12 milliards d’euros pour 2007, dont un peu plus de la moitié pour les dépenses de santé -, a relancé la controverse sur l’efficacité de la réforme Douste-Blazy de 2004 et les conditions de prise en charge des pathologies les plus lourdes. Même s’ils restent convaincus que les nouvelles dispositions ont freiné les dépenses, les dirigeants de la Caisse nationale d’assurance-maladie (CNAM) considèrent que le rythme de croissance annuelle des vingt-cinq dernières années (1,3 point supérieur au produit intérieur brut) n’a pas de raison de s’infléchir.

Sur la base des tendances observées depuis 1998, ils estiment qu’" à l’horizon 2015, les dépenses d’assurance-maladie devraient atteindre 210 milliards d’euros contre 140 milliards actuellement, soit une hausse de 50 % ". A l’origine de cette aggravation, l’augmentation des maladies chroniques et des polypathologies, devrait peser très lourdement. Selon la CNAM, 73 % des dépenses de soins de ville (1 000 euros par an et par assuré) étaient, en 2005, concentrées sur 20 % des assurés sociaux, soit 7,4 millions de patients atteints d’une des maladies reconnues en affection de longue durée (ALD) couverte à 100 % pour la partie spécifique de leur traitement. En 2015, leur nombre pourrait atteindre 12 millions. Parmi elles, les victimes de tumeurs malignes et de cancers risquent de passer de 1,4 million en 2005 à 2,6 millions en 2015 et les diabétiques de 1,3 million à 2,6 millions.

RENFORCER LA PRÉVENTION

La CNAM prend aussi en compte le développement des maladies cardio-vasculaires, l’insuffisance respiratoire chronique, les affections neurologiques ainsi que les troubles spécifiques du vieillissement comme la maladie d’Alzheimer. Dès lors, " la croissance des dépenses d’ALD représenterait plus de 80 % de la hausse tendancielle des dépenses, principalement sur les médicaments et l’hospitalisation ". Cette évolution n’est pas sans conséquence sur l’organisation du système de soins et le financement de la protection sociale. La CNAM préconise de renforcer la prévention, la généralisation du dépistage et les programmes d’accompagnement des maladies chroniques. Ce suivi suppose une modification des pratiques à l’hôpital comme avec le médecin traitant, les infirmières, les kinésithérapeutes… La Haute Autorité de santé (HAS) devrait avancer d’ici peu de nouvelles préconisations thérapeutiques.

Le coût des ALD est au coeur de la controverse provoquée par la création de franchises médicales, dont la ressource estimée serait sans commune mesure avec l’augmentation des dépenses. En revanche, la proposition formulée par Martin Hirsch, haut commissaire aux solidarités actives, en faveur d’un " bouclier sanitaire " lié aux revenus de ménages suppose une transformation radicale de la prise en charge de ces ALD. Dans un avis qui devrait être publié jeudi 12 juillet, le Haut Conseil pour l’avenir de l’assurance-maladie devrait lui aussi formuler des pistes de réflexion sur le niveau " supportable " des dépenses de santé. Tout en reconnaissant qu’elles ne règlent en rien le déficit actuel.

Michel Delberghe

http://www.lemonde.fr


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Les futurs internes fustigent le « scandale » de la répartition des postes

G. D L

Le Mouvement des futurs internes, qui regroupe des étudiants en 6e année de médecine, et l´Association nationale des étudiants en médecine de France (Anemf) dénoncent « le scandale et les manipulations, de Mme Bachelot et de tout le ministère de la Santé », concernant la répartition des postes d´internes en 2007. Publié lundi au Journal officiel, l´arrêté fixe à 5366 le nombre total de postes offerts aux épreuves classantes nationales (ECN) en médecine (contre 4760 en 2006-2007). En juin, 5 500 candidats avaient passé l´ex-concours de l´internat. « Si jamais un seul étudiant ne peut choisir de poste, tout sera annulé et devra être recommencé, retardant la formation des médecins », s´insurgent les représentants étudiants qui rappellent que « juridiquement les épreuves garantissent un poste par candidat ».

L´autre grief majeur des organisations syndicales concerne la répartition entre généralistes (2 866 postes contre 2 533 en 2006-2007) et spécialistes. « Les bureaucrates ont décidé depuis trois ans que désirer une spécialité autre que la médecine générale était devenu un tabou : leur proportion ne cesse de baisser alors que pour certaines le manque de praticiens est criant », affirment l´Anemf et le Mouvement des futurs internes. Selon eux, le nombre de postes de médecine générale « ne cesse de croître déraisonnablement », sans prise en compte des besoins démographiques régionaux et des capacités de formation.

Ainsi, relèvent-ils, « 50 postes à Besançon depuis trois ans, c´est trop peu ; 110 postes à Poitiers (+55% en un an) ou 125 à Dijon (+72%) : on ne peut pas les former ».

Le nombre de postes offerts en spécialités médicales a néanmoins augmenté en un an, passant de 760 à 835. Mais les futurs internes demandent que « la répartition soit revue, proposant un poste par candidat, une proportion équivalente entre médecine générale et les autres spécialités, et tenant compte de la réalité démographique de terrain et des capacités de formation ». Par rapport à l´an dernier, le nombre de postes en spécialités chirurgicales est resté le même (550), tout comme le nombre de postes en gynécologie médicale (20), en médecine du travail (60), en psychiatrie (300) et en santé publique (70). Il a très légèrement augmenté pour l´anesthésie-réanimation (250), la biologie médicale (60), la gynécologie obstétrique (155) et la pédiatrie (200).

http://www.egora.fr/


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Vers la personnalisation des contrats d’assurance complémentaire santé

Des complémentaires santé taillées sur mesure pour les malades chroniques, les amateurs de massages, voire les gros consommateurs de Viagra, le tout avec des frais de gestion réduits… le rêve des assureurs commence à prendre forme.

Premier pas vers la personnalisation des garanties, la carte Duo entre en phase d’expérimentation. Destinée à remplacer l’attestation papier permettant de bénéficier du tiers payant, elle vise à automatiser entièrement le système et la télétransmission des factures pour assurer les remboursements en trois jours.

Au total, 140.000 cartes seront distribuées par quatre assureurs pilotes, AXA, Groupama-GAN, MMA et Aviva, d’abord dans les Bouches-du-Rhône, puis dans cinq autres départements dès la rentrée. A l’origine du projet, la Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA) et Santé Pharma ont prévu de faire le point dans un an en vue de généraliser le système. D’autres expérimentations

Conçue avec les professionnels de santé, la carte Duo s’inscrit dans le dispositif existant Sesam-Vitale. Mais les assureurs veulent distribuer une carte à puce spécifique. D’abord pour contrôler l’initialisation et la mise à jour des droits, en évitant aux assurés le passage aux bornes carte Vitale et en facilitant la mise en opposition si leur situation change. Ensuite pour fidéliser les professionnels de santé, qui s’épargneront la saisie ou la vérification manuelles liées à l’avance de frais et toucheront cinq centimes d’euros par télétransmission. Enfin pour véhiculer l’image de l’assureur et lui permettre, à terme, d’offrir des services spécifiques, y compris bancaires.

Voilà pour demain. Mais le véritable enjeu stratégique est pour après-demain. Car AXA, Groupama et Swiss Life mènent en parallèle d’autres expérimentations visant à accéder aux données des feuilles de soin sous forme de flux détaillés, après les avoir rendues anonymes, comme le préconisait le rapport Babusiaux. Avec à terme, en combinant les deux systèmes, la perspective de « modifier la façon dont on rembourse la pharmacie et dont on structure les contrats », comme l’explique un représentant de la FFSA. En clair, adapter les garanties au profil de chaque client pour bâtir une offre ultracompétitive. B. J.

http://www.lesechos.fr


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La Mutualité Française s’installe sur la carte Vitale

Dans la course à la gestion automatisée du tiers payant, la Mutualité Française a choisi sa route. Au contraire des assureurs privés, qui ont opté pour la distribution d’une carte spécifique pour profiter d’un accès privilégié à leur base de clients, la Mutualité Française a choisi de charger les droits à l’assurance-maladie obligatoire de ses adhérents sur la carte Vitale, dans une zone de la puce prévue à cet effet. Ce service, jusqu’à présent réservé aux seuls adhérents de mutuelles également gestionnaires du régime obligatoire, va progressivement s’étendre à l’ensemble des membres de la Mutualité Française, organisme qui fédère la quasi-totalité des mutuelles santé en France. A terme, 18 millions d’adhérents bénéficieront de remboursements plus rapides, à condition toutefois de mettre à jour leur carte Vitale et de consulter des professionnels de santé équipés de la version 1.40 de Sesam-Vitale.

http://www.lesechos.fr


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Six cents francs de médicaments par an

Les médicaments, seulement 10% des coûts de la santé

Les Suisses dépensent en moyenne 1,7% de leur revenu en médicaments, soit à peu près autant que pour leurs appels téléphoniques, selon Interpharma, association d’entreprises pharmaceutiques suisses. La dépense annuelle par personne (chiffres de 2004) pour les médicaments atteint en Suisse 424 dollars US - ou environ 600 francs suisses - soit sensiblement moins que dans certains pays voisins, selon Interpharma.

En Allemagne, par exemple, la dépense se monte à 429 dollars. Elle est de 752 dollars aux Etats-Unis. L’Autriche (407 dollars), la Suède (348), le Danemark (270) viennent ensuite avec des dépenses moindres alors que la France (599) et l’Italie (520) ont des dépenses moyennes par personne supérieures, selon Interpharma. Marché en légère croissance Le marché des médicaments en Suisse a augmenté l’an dernier de 1,9% pour atteindre 4,2 milliards de francs. La croissance en Suisse, selon l’industrie pharmaceutique, est inférieure à la moyenne mondiale qui est de 6,3%.

Une nouvelle fois, les ventes de génériques remboursés par les caisses-maladie ont augmenté : la hausse atteint même 46%. Environ 16% de tous les médicaments vendus le sont sans ordonnance. Biotechnologies L’an dernier, selon Interpharma, les ventes de médicaments obtenus par des procédés issus des biotechnologies ont été multipliées par huit. Si l’on en croit l’association, les dépenses de recherche et développement de la branche pharmaceutique ont augmenté en 2006 de 13,8% à 4,4 milliards de francs.

ap/kot

http://www.tsr.ch


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