Réguler la démographie médicale
mardi 18 septembre 2007
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Titre |
REGULER LA DEMOGRAPHIE MEDICALE
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Situation |
La situation démographique des médecins en France se traduit par un ratio généralistes-spécialistes pratiquement à 50/50 et une évolution générale vers la diminution du pourcentage de généralistes, en tout cas, ceux réellement disponibles pour les tâches dévolues aux médecins généralistes.
Une partie importante des actes de spécialités sont en fait des actes de premier recours (payés au tarif du deuxième niveau théorique) et ne devraient pas être réalisés par des médecins spécialistes en spécialité. Sans parler des nombreux actes des services d’accueil des urgences traités au troisième niveau à l’Hôpital dont ils n’auraient jamais dû franchir les portes avec une application réelle du parcours de soins.
La liberté d’installation est totale. Tous les acteurs sont d’accord pour dire qu’une régulation serait indispensable. Les pouvoirs publics sont pour des régulations fortes, les jeunes syndicats médicaux sont opposés à tout changement de règles pour les étudiants en cours de formation, les syndicats d’installés sont partagés entre la logique d’organisation et les avantages de la libre installation.
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Commentaires Espace Généraliste |
On soulignera ainsi que
- le déficit sur certaines spécialités est déjà important, et va donc aller s’accentuant - la cartographie des spécialités est infiniment plus pathologique que celle des généraliste. En effet, depuis la fin des CES et l’augmentation du Numérus Clausus, la plupart des spécialistes formés sont « Anciens Internes » et « Anciens Chefs », et donc – actuellement – presque TOUS les spécialistes ont « droit » au Secteur 2 ! ce qui indéniablement favorise l’installation libérale en centres urbains et régions riches… - ça ne sert à rien de vouloir mettre des généralistes
dans des régions soi-disant déficitaires de campagne ou banlieues pour en
faire des médecins officiers de santé à tout faire et même des gardes sur
réquisition, si on continue à former 50% de spécialistes uniquement pour les
centres urbains
La fin de l’installation liée à un conventionnement automatique et équivalent pour tous les médecins sur le territoire est envisageable pour Espace Généraliste dans une optique de service rendu à la collectivité et de nécessité d’aménagement du territoire.
Mais elle est conditionnée par des mesures qui augmentent considérablement l’attractivité du métier de Généraliste : - équivalence moyenne entre les généralistes et les autres spécialités, tant en reconnaissance qu’en rémunération. - règles d’installation équivalentes pour les médecins généralistes et les médecins des autres spécialités - développement rapide de la filière universitaire de la médecine générale (voir fiche spécifique)
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Aménagements législatifs utiles dans la situation actuelle
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- Donner au moins une réalité aux mesurettes mises en places en mettant dans les textes des contraintes de réalisation pour les pouvoirs publics |
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Solutions Espace Généraliste |
Il est prématuré de parler de solutions techniques : elles ne se conçoivent que dans une négociation globale dont l’abord dépend de préalables clairement posés sur la place des médecins des différentes spécialités dans le système de soins et d’une politique de revenus cohérente et affichée de ces médecins.
Il est évident qu’un volet important de cette négociation concerne les autres spécialités et que cette évolution ne peut être que progressive.
Le volet régionalisation est une piste à explorer.
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Personnes ressources |
Dr Jean-Benoît Chenique Dr Claude Bronner (06 07 88 18 74 mail : dr.cbronner@wanadoo.fr) Syndicat ESPACE GENERALISTE http://www.espacegeneraliste.info/ |
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