Nos convictions pour la médecine générale
mardi 6 décembre 2005 par NEVIANS Pierre
La médecine générale, c’est l’entrée naturelle du patient dans le système de soins.
Elle doit offrir à tous un accès aux soins de premier recours.
Médecin traitant = médecin généraliste, c’est une question de bon sens.
La médecine générale, c’est la continuité des soins.
Le médecin généraliste est le dépositaire naturel du dossier médical du patient.
Le DMP ne se mettra pas en place sans y intégrer les généralistes.
La médecine générale, c’est bien d’autres choses que le soin.
C’est la prévention, l’épidémiologie, la santé publique.
Ces fonctions doivent être reconnues et rémunérées par un contrat clair avec l’Etat ou la sécurité sociale.
LA REMUNERATION
- Mise en place immédiate d’un C unique aligné sur la valeur actuelle du CS pour tous les médecins.
- C2 pour les actes lourds (par exemple l’ouverture de dossier, plus de deux motifs de consultation, deux ALD…).
- Droit aux majorations de coordination pour les généralistes
- Diversifier les rémunérations en fonction des tâches sur la base du volontariat : capitation pour la continuité des soins et la synthèse, forfaitisation pour des fonctions d’acteur de santé publique (prévention, dépistage, éducation sanitaire…), etc.
- Les patients qui acceptent d’organiser leur suivi médical en concertation avec leur généraliste doivent bénéficier d’un haut niveau de remboursement. Ils devraient ainsi être exonérés des forfaits de 1 et 18 euros.
LA PROTECTION SOCIALE ET LA RETRAITE
- Les contraintes conventionnelles, notamment tarifaires, doivent être contrebalancées par une protection sociale digne de ce nom, en particulier pour les femmes médecins et pour le régime de retraite. L’ASV, avantage essentiel pour les médecins en secteur 1, ne peut être bradée pour des raisons idéologiques.
L’ENTREPRISE MEDICALE
- Le généraliste est à la tête d’une micro-entreprise. Il est juste de rémunérer non seulement son temps et son savoir mais aussi un plateau technique, un accueil et un service qui ne sont ni reconnus ni rémunérés.
- Cet élément, gisement d’emploi et facteur d’aménagement du territoire, doit être maintenant pris en compte.
LES OUTILS PROFESSIONNELS
- Tous les outils qui bénéficient aux organismes d’assurances sociales ou aux collectivités doivent être financés par eux (télétransmission, outils de prescription en DCI, référentiels, DMP…).
- Tous les échanges avec les caisses doivent être possibles par voie électronique.
LA FORMATION PROFESSIONNELLE ET L’EVALUATION DES PRATIQUES
- La nécessaire démarche qualité ne doit pas être subie sous forme de contrôles individuels ou de contraintes bureaucratiques.
- Elle doit viser une optimisation de nos pratiques et non pas une optimisation économique.
- Elle ne pourra être efficace sans une amélioration simultanée de nos conditions de travail et d’exercice.
- La médecine générale doit être promue au rang de spécialité à part entière au sein du Conseil National des Universités. Ses enseignants doivent être titularisés à tous les niveaux. La formation (universitaire) initiale doit être plus attractive, plus proche du terrain, pour attirer les internes vers notre discipline.
LA PERMANENCE DES SOINS
- Tous les moyens nécessaires doivent être mis en oeuvre pour assurer une continuité des soins en médecine générale les journées de WE et fériés sur la base du volontariat et du droit au repos de sécurité (régulation des appels, paiement forfaitaire attractif, couverture assurantielle etc.).
- En revanche, plus question d’avoir à assumer des gardes de nuit d’un autre temps, sauf dans le cadre d’organisations spécifiques (SOS, associations de médecins urgentistes libéraux, création d’un véritable statut de médecin collaborateur du S A M U . . .).
LA REPRESENTATION DES MEDECINS GENERALISTES
- Les syndicats médicaux des médecins généralistes doivent avoir les moyens de leur indépendance et de leur action.
- Comme c’est déjà le cas pour tous les syndicats de salariés, ils doivent bénéficier d’une subvention publique au prorata de leur résultat aux élections professionnelles, qu’ils aient ou non signé la convention.
NEVIANS Pierre
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1 réaction
Forum
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Nos convictions pour la médecine générale5 janvier 2006
Tout ceci est l’évidence même et est souvent repris par de nombreux médecins " de terrain" dans les discussions, à tel point qu’on se demande pourquoi cela n’a pas été défendu par aucun des différents syndicats existants… A moins qu’ils ne nous représentent pas réellement. Ce ne doit pas être l’idéologie qui doit pousser les syndicats mais la défense des intérêts de tous(et pas de certains seulement) et la mise en oeuvre du bon sens !
un MG encore adhérent à aucun syndicat (mais cela pourrait changer !)
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Nos convictions pour la médecine générale23 mars 2006
je suis pour une coordination syndicale des medecins français et des medecins étrangers à diplome validés en france et travaillant en france. je suis également pour une cotisation syndicale obligatoire pour tous ces medecins , dans le syndicat de leur choix à un tarif acceptable par tous ( ex 1 c ) ce syndicat sera coordoné aux 8 autres syndicats et sa représentetion sera proportionnelle à ses adhérants. les discutions et revendications se feront entre nous et le front des propositions sera commune et représentera 200 000 adhérants .les pouvoirs publics n’auront alors qu’un partenaire en face d’eux et ne pourront plus diviser pour faire leur loi.
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