Le Généraliste, auteur désigné de tous les indus
mercredi 18 octobre 2006 par JUNG Georges
Dr F C
60 OISE
A : Commission de Recours Amiable
Rue Ribot
BP 201
60313 CREIL CEDEX
Double : M le Directeur de la CPAM de Creil
Rue Ribot
60100 CREIL
Service Contrôle- Mme BOYER
CPAM CREIL
Rue Ribot
60100 CREIL
Madame, Monsieur,
Je réponds ce jour à votre courrier du 20 Septembre 2006 pour lequel j’ai été amenée à faire enquête en vos lieux et place.
Mme N… S… a consulté le 17 Mai 2005 à mon cabinet à 19H20, justifiant la facturation d’une consultation à 20 euros. Le motif de la consultation était tel que je dispose dans le dossier du compte rendu radiologique ayant motivé la consultation.
J’ai donc contacté par téléphone votre service pour vous le signaler.
Là, j’ai été profondément choquée de la réponse qui m’a été faite.
Si j’ai eu droit à votre courrier que j’appellerai diffamatoire (« Lors d’une étude portant sur des dossiers présentés au remboursement sur la période du 01/09/2005 au 31/12/2005, la Caisse Primaire d’Assurance Maladie de CREIL a semble-t-il constaté des erreurs dans votre activité. En effet, aux dates indiquées, les assurés concernés étaient hospitalisés. Néanmoins, il apparaît que vous avez facturé des actes pendant cette période d’hospitalisation. Vous trouverez annexé au présent courrier, le détail des prestations indues dont l’incidence financière s’élève à 20.00 euros » daté du 20 Septembre 2006), j’ai appris qu’aucune vérification n’avait été faite auprès de l’hôpital où cette patiente était censée être hospitalisée.
Pourquoi est-ce que ce serait forcément le médecin généraliste qui aurait mal facturé ?
Je me suis aussi entendu dire que c’était à moi de faire l’enquête auprès de l’hôpital concerné (Cochin à Paris) ! J’ai enquêté parce que j’étais choquée de l’accusation qui m’était faite. Travaillant aussi comme PH à l’hôpital de Compiègne (qui avait orienté la patiente pour une prise en charge hyperspécialisée vers l’hôpital Cochin), j’ai pu accéder au dossier de Mme S.. Le compte-rendu d’hospitalisation adressé par le chef de service qui suit Mme S… à Cochin stipule une présence en hospitalisation du 23 au 27 Mai 2005 et non du 16 au 27.
J’apprécierai sans aucun doute que vous annuliez toute créance.
J’apprécierai aussi une lettre présentant des excuses pour le soupçon que vous avez fait peser sur moi.
J’apprécierai encore que vous me remboursiez les frais engagés pour faire l’enquête à votre place et qui a de toute façon annulé le bénéfice que j’avais pu faire lors de cette consultation, et annuler une partie du reste de mes bénéfices.
Je détaille :
- 2 heures passées à rechercher les consultations de Mai 2005 dans l’ordinateur et dans le cahier de rendez-vous, archivé. A téléphoner pendant les heures d’ouverture des secrétariats à la CPAM de Creil, à l’Hôpital Cochin ou je n’ai jamais pu joindre les admissions, à joindre le secrétariat du service hospitalier de Compiègne pour faire sortir le dossier de cette patiente . A me rendre à l’Hôpital de Compiègne. Soit une perte brute du temps de 8 consultations d’1/4 heure, soit 160 euros.
- Appels téléphoniques auprès de la CPAM, de l’Hôpital Cochin, de l’Hôpital de Compiègne
- Trajet en voiture de mon cabinet au CHG de Compiègne (environ 20 km)
- 1heure passée à la rédaction de ce courrier ce jour de 6H15 à 7H15 du matin (j’aurais sans doute préféré dormir)
- 2 courriers simples et 1 courrier recommandé (papier, encre, affranchissement).
Plus de 200 euros en tout.
Je ne compte pas le préjudice moral. Je fais part de cette lettre également aux syndicats médicaux de généraliste.
J’apprécierai sans doute aussi une relation moins suspicieuse de la caisse vis-à-vis de la généraliste que je suis. M’accuser sans preuve et sans avoir fait toutes les vérifications utiles est blessant.
Avec mes meilleurs sentiments.
Le 17/10/06
JUNG Georges
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Forum
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Celà ne me surprend pas, hélàs !!18 octobre 2006, par Pierre-Christian GUTH
J’ai eu l’occasion d’être, à 3 reprises en 4 ans, convoqué ( par 2 courriers R + AR à chaque fois) à la CPAM rue de Bercy, Paris 12e : 2 fois pour non respect de l’ordonnancier bizone (j’avais prescrit du clamoxyl et du doliprane en partie haute , à un patient coronarien…), une fois pour non respect de l’AMM ( j’avais co-prescrit avec un AINS un IPP à un patient qui signalait présenter des épigastralgies lors de prises antérieures d’AINS ; mon tort ? ce patient avait moins de 65 ans et n’avait pas d’ATCD d’ulcère gastro-duodenal documenté, j’étais donc hors AMM…). Outre l’ambiance très particulière de ces entretiens où je fus reçu par 2 confrères (mais en sont-ce encore ??), l’un médecin conseil qui avait scruté mes ordonnances, l’autre médecin conseil chef lisant, telle la Bible, Vidal et RMO (à l’époque), je fus surpris qu’à la fin de chacun de ces entretiens on me fasse signer un paragraphe par lequel je reconaissais avoir été convoqué au terme d’un examen de mon activité, avoir pris conscience des remarques qui m’avaient été formulées….tout ça pour m’entendre dire au final : "mon cher confrère, votre pratique est médicalement irréprochable, mais règlementairement, je ne peux en dire autant"…. Il est clair que pour le controle médical (ou administratif, faudrait-il dire), si le système de sante est dans le rouge, c’est forcément la faute des médecins….(ce sont bien eux qui prescrivent, non ?)… tenez-nous au courant, si d’aventure la CPAM s’excusait et remboursait vos frais et préjudice (mais je n’y crois guère…). P-Ch GUTH
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